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UC-NRLP
^B 5T1 SOD
' *■* ■
LÉON/WIEGER S.J.
FOLK-LORE
CHINOIS
MODERNE
f^ m ï^
IMHilMËPlË DE LA MISSION CATHOLIQUE
1909
DVêuperibrîs regûîaifs Slîssîonis lîcenlM.
Wi IdSienhsien, 15' Augusti 1908.
iEmilius Becker, S.J.
t
L --
i-^- .
Tous droits réservés.
PREFACE,
Ce livre contient tm nombre de pièces suffisant pour faire bien connaître
k Folk-k)re chinois moderne, c'est-à-dire postérieur à la période |§ % k^ài-
yuan 7i3-7ii (emi)ereur ^ ^ Iluân-tsoung des ^^ T4ng), J'ai réservé
ie Folk-lore ancien et médiéval (9^ siècle avant J.C , au 7^ siècle après J.C),
pour un autre ouvrage, datis lequel j'exposerai révolution des idées chinoi-
ses. — Le système contenu dans le Folk-lore moderne, est le résultat de l'a-
«nalgamedu I^éo-bouddhisme d'Amogha (719), avec le Néo-taoïsme de Tem-
pereur flt ^ Tchénn-tsoung ùq% ^ Sông (1043), le Néo-confucianisme
<le ^ JK TchôU'hi (1200)^ et Jes superstitions des Om"goars, Arabes, Ton-
gouses, Mongols, Alains, «t autres races, lesquelles conquirent la Chine pour
un temps, ou do^t ies soldats mercenaires séjournèrent dans la capfitale de
la Cbine, par milliers -et par4i)yriades, c(^iMne gardes de l'^îûipereur, duS^au
Ue siècle. Ajoutez ce que les marchands étrangers de toute nation^ purent
importer d'idées, durant \q iDêfue temps. La résultante fi-naie du «lélange de
ces éléments hétérogènes, devenue etalionnatre, forme la croyance popu-
laire chimoise moderne. — Le système est plein d'incohéreaces et de con-
tradictions, bien entendu, comme tout système erroné. J'en ai exposé les
traits généraux, dans une courte Introduction, pour n'avoir pas à me redire
trop souvent. Les points spéciaux sont éclaircis dans une brève note, ajoutée
à presque chaque pièce. — Tous l«s textes sont oiîginaux, et reproduits sans
aucune retouche. Les ouvrages dont ils sont tirés, sont indiqués entre ( ),
au bout d'un chacun. La table bibliographique intitulée Sources, qui suit
cette préface, donne les dates certaines ou approximatives de la composition
00 compilation de ces ouvrages. — Je me suis efforcé de conserver, dans la
traduction, le style toujours naïf, parfois maladroit, du narré chinois. — Les
fflœurs et la morale qu'expose ce livre, sont les mœurs et la morale païen-
nes, que S* Paul a résumées dans le chapitre premier de son Epître aux
Romains. Ce n'est, le plus souvent, ni beau, ni bon, ni honnête, ni chaste.
w :
Cependant les manifestalions de la conscience naturellement chrétienne, ne
font pas absolument défaut. — J'ai parfois conservé, dans ma traduction, un
terme chinois expliqué ensuite en note. Cela, pour ne pas influencer par
remploi d'un terme imparfaitement équivalent. Car il est essentiel dans cette
matière complexe et délicate, de s'abstenir de préjuger, de substituer, de
confondre, d'introduire dans les interprétations de fausses valeurs. —Je ren-
voie par les lettres TP à mes Textes Philosophiques, et par les lettres TH
à mes Textes Historiques, en attendant l'ouvrage beaucoup plus considéra-
ble, qui remplacera ces résumés.
M M Sienhsien, le 15 Août 1908.
Léon Wieger S J.
SOURCES.
Toutes les sections 5§ de Thistoi-
re dynastique ofûcielle 1f ft, et
les ^» officiels des préfectures et
sous-préfectures de tout l'empire,
■ souvent cités en celte matière. Ces
ig couvrent tous les siècles de Tère
chrétienne.
De plus, les ouvrages spéciaux
suivants:
6« siècle.
^ m m
3« siècle.
4« siècle.
M^m
i£llie
V siècle.
iiiiie
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m m m m
8» siècle.
1 :?, ÎB
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5« siècle.
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9« siècle.
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10« siècle.
14* siècle.
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lie çiècle.
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12« siècle.
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^I tS *!f lê
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13« siècle.
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15* siècle.
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18* siècle.
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S n- m ii «
INTRODUCTION.
Grandes lignes du système.
Le monde esl gouverné par un Être
Suprême, lequel est désigné, soit par les
appellallls primitifs et classiques 3^ T*lên
Ciel ou J: ^ ChangMl Sublime Souve-
rain, soll par le titre ^ è U-hoang Pur
Auguste, lequel désigne le même Être,
par décret de l'empereur jf^ ^ Tchênn*
isoung, en Tan 1015.
It
m $ Koûn-li ou lis ^ Koân-feoung,
de son nom ^ ^ Koân-u, général mal*
heureux du troisième siècle, esl le mau'
dalaire sur la terre, une sorte de minis'
(re plénipotentiaire) du Sublime Souve*
rain, depuis l'an 1594. Il est souvent
appelé ig H^ Chéng-ti le Sage Empereur^
ou ^ ^ Où-ti l'Empereur Guerrier.
m
te Ciel, ISuMlme ^uter|iin« Pur
Auguste, sait par lui-même tout ce qui
f'e passe sur la terre. Mais* en règle
flénéralef il fait comme sMi ne savait pas,
attend qu*il soit Informé par voie admi-
Diitrallve, et répond par la même voie,
exactement comme fait Tempereur de la
Chine. Ses ministres et officiers sont, de
haut en bas, Koân-tl ministre général;
puis les mandarins, gouverneurs préfets
ou 8ou6*préf ets des villesi appelés i^ ^
tch'éng-hoaog, génies des villes; puis le
maire de chaque village, appelé j^ ^
roù'tl, génie du lieu ; enfiiii dans chaque
iamilie, le ||[ ^ tsAo-kiunn, génie du
loy^r. Organisation hiérarchique du
monde inférieur )^ yfnn, absolument
identique à celle du monde supérieur
M yâng. Les tch*éng-hoang, et proba-
blement aussi tous le» autres officiers du
monde inférieur, sont des hommes dé-
funts. Ils sont promus, cassés, suj^tts à
toutes les vicissitudes de leurs congénè-
res du monde supérieur. On parle parfois
de leurs épouses. I>e temple du tch'éog-
hoang est pour les défunts de chaque
district, ce que le prétoire du mandarin
est pour les vivants du même district. Ces
fonctionnaires iiifernanx ont à leur ser-
vice des salelilles, lesquels ne valeut pas
plus cher que ceu* du monde supérieur.
Etc.
IV
Dans le cas de crimes énormes, dont
la sanction doit être connue des vivants
pour les effrayer, ie Ciel fait exécuter
le criminel fraf ^ ^ Lél-koung le génie
de la foudre. On représente ce génie
avec une boucbe en bec de perroquet. Il
a des ailes aux épaules, ou des roues aux
pieds. D'une main il tient un marteau, de
l'autre une sorte de gros clou« le car-
reau, qu'il lance d'un coup de son mar'
leau. La plupart des textes ne parlent que
d'un seul génie de la foudre, pour le
moucle entier, et expliquent ainsi pour^
quoi la Justice d'en haut est parfois si
tardive. Il faut au géule de la foudre,
qui fait sa tournée, le temps d'arriver.
S'il ne trouve plus le criminel en vie, il
foudroie son tombeau. D'autres texte»
mettent de petits génies de la foudre à la
diiiposillon des tch'éng-hoang de haut
grade, vice-rols et gouverneurs. Tout
comme les bourreau* oillt-iels du gou-
vernement chinois.
V
Le jufle des enlers IS] ^ Yéu-wano»
ou les juyes des enfers, lauceDl, par leurs
satellites les f/ç Jf^ cha-cheun, les man-
dats d'amener les Ames, à l'heure écrite
sur le livre du destin. Le destin est le
décret du Sublime Souverain, basé sur
le bilan des existences précédentes. Les
âmes sont jugées, punies, réincarnées.
11 y a, sur ce point capital, de uombreu-.
ses et Importantes divergences. Les idées
bouddhiques prédominent. Gela se com-
prend, les Conlucidnistes ne disant rien
6ur Toutre-tombe, et les Taoïstes pas
grand'chose. A noter, que les juges in-*
lernaux traitent avec grand respect les
défunts nobles ou lettrés. Tous les man-
darins du monde inférieur défèrent aux
avis et aux ordres que leur donnent ceux
du monde supérieur. Il y a communion
et coopération entre les fonctionnaires
des vivants et ceux des morts, les uns et
les autres se rattachant au même Sublime
Souverain, de qui vient toute Juridiction
sur les hommes.
VI
A l'heure de la mort, un ou deux sa-
tellites infernaux exhibent au mourant
leur mandai d'amener, et l'appréhendent.
On les représente parfois armés d'un croc,
qui leur sert à extraire l'àme. — Sur la
descente aux enfers, Il y a deux versions
principales. — Ou bien l'âme est con-
duite à l'Ouest, vers le Séu-tch'oan, ap-
pelé dans l'antiquité par mépris ^ |^
koèl-kouo pays des barbares, terme dont
la légende a fait depuis le pays des morts.
Là se trouve la ville de j|^ fp Fông-tou,
vestibule des enfers. — Ou bien l'ùme
traversant une tempête de poussière
jaune qui l'aveugle (la couche de limon
jaune qui constitue le sol de la Chine),
arrive dans une région inlérieure, abso-
lument semblable au monde des vi-
vants. — Le trépas se passe sans peine ni
douleur, si bien que souvetit l'àme ue
s'en aperçoit pas.
Vil
Tous ceux qui se suicident ou qui pé-
rissent de malemort, n'ayant pas été
cités et n'étant pas conduits, ne peuvent
pas trouver le chemin des enfers, et doi-
vent errer provisoirement. Les céré-
monies bouddhiques pour faire arriver
les âmes errantes ù la réincaroation,
sont, le système étant admis, assez rai-
sonnables. Mais, dans le Lore moderne,
les idées les plus incohérentes et les plus
fantastiques règuent sur ce point. — Une
chose est admise comme certaine par
tous, sans qu'on puisse l'expliquer par
aucune théorie. C'est que l'âme de tout
suicidé, cherche à tuer ou à induire au
suicide un autre homme. Si elle réussit,
elle sera réincarnée, et l'autre âme er-
rera à sa plactt. Ue là la croyance géné-
rale, que tout lieu où quelqu'un s'est pen*
du ou noyé, est hanté et dangereux. —
L'état des ^ koèi âmes errantes, est à
peu près celui des prêtas bouddhiques
(TP page 363). Les âmes de ceux qui
ont été tués, dites % ^ yuân-koei, dé-
noncent leurs meurtriers aux juges, ou
se vengent elles-mêmes sur eux. Ces
âmes sont aussi parlois appelées ^
tch'âug.
VIII
Uue catégorie spéciale d'êtres mal-
faisants, sont les -jf^ ^ yâo-'koai, spectres
plus puissants et plus adroits que les
autres, «le pense qu'ils sont la forme
chinoise des asuras bouddhiques (TP
page 351 ). Les :g jg^ ie-lch*a, yakchas
bouddhiques ( TP page 365), jouent
aussi un asse^ grand rôle dans la légen-
de. — Les génies des monts, des fleuves,
des forêts, sont appelés chêun, ou koèi,
ou koâi. Le folk-lore moderne parait les
9
classer plutôt dans cette deroière caté-
gorie.
L'homme a deux âmes. Apres la mort)
Tàme supérieure ^ hoûon ou jff chénn
se dissipe, disent les NéoMionluclanistes ;
se réincarne, disent tes Bouddliistes ;
t'en va Vivre dans le monde inférieur)
dJséol les l^aoi'stés. PraticfUement, la
réincarnation, la métempsycose, est
admise par lOus, quoi qu'il en soit de
leurs théories, et le peuple ne connaît
que cela. Elle se lait, ou bien dans le
fœtus à terme d*une lemme enceinte^ le-^
quel n'est inlormé, avant l^accOuchement)
que par une âme inférieure; ou bien
• dans un cadavre encore frais d'homme ou
de béte. L'âme peut aussi revenir à son
propre cadavre, tant que celui-ci n'est
pas décomposé» De sorte que la résur-
rection d'un mort, est, pour les Ghinois»
une chose assez naturelle, et qui ne
prouve pas grand'chose. ^ Une âme
supérieure peut aussi se loger â temps
dans le corps d'un homme vivant, possé*
der cet homme, parler par sa bouche»
agir par ses mains» etc. — Quand l'âme
supérieure a quitté le corps, l'âme infé-^
rieure ^ p'âi peut conserver celui-ci»
durant un temps qui varie selon le degré
de sa force, de sou énergie; puis elle
s'éteint, et le corps tombe en poussière»
Quand l'âme Inférieure, laquelle est dé»
raisounable, est très forte, elle conserve
le corps très longtemps, et s'en sert â
I ses lius. Ces corps Informés seulement
I par une âme inférieure, qu'on appelle
^ P kiâng-cheu, sont d'affreux vampl>
res, stupides et féroces, qui tuent et dé*
vorent les hommes, violent les lemnies,
etc. Pour éviter ces malheurs, tout corps
qui ne se décompose pas normalement
après la mort, doit Cire Incinéré. — Un
squelette décharné, un crâue, un os quel-
conque, peuvent, du fail de l'âme iulé^
rieure qui y adhère encore, commettre,
après de longs siècles, toute sorte de
méchancetés. De là vient que les osse-
ments sont redoutés, et éloignés des
habitations. — Outre les deux âmes prin^
cipales, 11 y a de petites âmes des divers
viscères. Etc»
Durant le rêve, Tâme supérieure sort
du corps par la grande fontanelle au
haut du crâne, et va flâner. Les choses
rêvées, sont ce qu*elie rencontre et
éprouve durant sa flânerie» des réalités
objectives vraies. Il est très difficile de
persuader les Chinois de la subiectivlté
des songes* — Tandis qu'elle flâne de-
horsi l'âme supérieure peut être captu->
rée> ou tellement ellrayée qu'elle ne re»
trouve pas son corps. Dans ce cas» ou
bien l'âme Inférieure continue â faire
vivre le corps, et l'homme reste dément )
ou bien l'âme Inférieure s^éteint» et le
corps se décompose. — Gerlains indlVl^
dus peuvent aussi envoyer leur âme au
loin, à volonté» dans l'état de veille» pour
explorer, s'iulormer, etc»
t^restliife toujours l'âme supérieure
sortie dU corps» est représentée comme
gardant la ligure du corits, costume
compris. L'âme inférieure déraisonnable
restée dans le corps» est parfois repré»
sentée comme raisonnable. De là les Cas
de doubles plus ou moins parfaits, le
même individu dédoublé biloqubht»
agissant en deux lieux, conversant avec
soi-même» etc. Ces histoires extraor-
dinaires, sont au fond contraires à la
théorie de toutes les sectes» >- Parfois
l'âme supérieure sortie du corps, appa*
raît sous une autre forme» mouche, gril-
lon, etc.
2
19
xu
Les moris conservent leurs amours
et leurs haines, lis se livrent aux occu-
pations qu'ils aimaient de leur vlvanf,
muslque^dansef jeu, chasse. Les armées
de Jadis, se font encore la guerre. Aucune
théorie n*ex>ptlQue ces choses. Rien de
plus ian(asti(|ue, (|ue les scènes macabres
du lolk-lore chinois. Le traK le plus
hideux, le plus exploité, le plus rebattu,
ee sont les rapports sexuels entre morl.s
et vivants.
XIII
MinuH est Theure des spectres. Le
chant du coq et l'aube du jour les ch«»^
sent tous. La présence d'honnêtes gens
sullit aussi parfois pour les taire déguer-
pir. La tisane de gingembre lait revenir
k eux les vivants qu'ils ont épouvantés.
X4V
Êe même qu'une ^ne peut passer
d'un corps dans un autre^ de même une
partie matérielle d'un corps peut être
substituée «^ la partie (Correspondante
d'un autre corps, une tête à une tête, un
eœur à un cœur. Gette croyance taoïste
est pratiquement admise par tous.
XV
dans le cimetière un os de l'un des
siens. — L'astrologie est moins cultivée
que jadis, mais elle a encore ses adeptes.
XVI
On peut se procurer des renseigne'
ments sur les choses d'outre-tombe, el,
dans de certaines limites, sur l'avenh-,
par le ^ ,jfL lôu-loau, pratique spirlle
qui consiste à suspendre un pinceau sou»
un crible, au-dessus d'une feuille de pa-
pier ou d'une couche de cendre line.
L'évocateur pose la question. Le pinceau
se meut, et écrit la réponse, sur le papier
ou sur la cemlre.
XVII
Un pouvoir transcendant, mais li-
mité, est reconnu indistinctement par
tous, aux bonzes, tào-cheu, el lettrés ver-'
tueux; spécialement au 5^ ^gip Tchâng^
t'ien-cheu Maître céleste Tchang, le
patriarche .des taoïstes (voyez TH page
1845). — Les tào-cheu ont la spécialité
des ^ fôu charmes protecteurs, el de la
capture des liôèi et des yâo-koai. Ils le»
enferment dans des bouteilles, qu'ils
scellent d'un sceau, et enferment dans
une cave souterraine. — Le t«xte du livre
des Mutations est très eifieace contre I«»
revenants et les maléfices. — L'aspersioo
par le sang de clkien, rompt tous les char-
mes, et ôte leur pouvoir aux- magiciens.
La géotnancie,'Sou8 totHes ses formes^
et avec toutes ses conséquences, est crue
et pratiquée par tous. L'Influx heureu»
d'un terrain fasle,'est dérivé sur les mem-
bres d'une famille,' par les ossements de
leurs ancêtres enterrés dans ce terrain^
ces ossements servant commn de conduc-
teurs. L'influx peut être capté à son pro-
fil, par celui qjil enterre secrètement
XVIII
Les magiciens j^ /i^ yâo-jenn, sont
censés pouvoir faire, par leurs formules^
les choses les plus fantastiques. En ce
genre, les Ghinols ne doutent absolument
de rien. Tout est possible, disent-ils, à
cpii a le mol. — En particulier, les magi-
ciens peuvent extraire l'àmc supérfeu^re
H
des vivants, se l'asservir, en abuser. — Ils
enlèvent ou changent, à volonté, des
parties du corps. — Ils pratiquent toutes
les formes de i'envoûtement, dessinent le
portrait d'une personne qu'ils font en-
suite souffrir ou mourir en y eufouçanl
des épingles, fabriquent des figures ou
des objets en papier qu'ils lancent contre
leurs victimes et qui se changent en
agresseurs réels, etc. — Les histoires de
ce genre, innombj*ables, iuiniaginables,
crues par tous, ont causé rindittéreu-
tlsme absolu du peuple chiuoii», pour
tous les iails d'ordre surnaturel. Dé-
pourvu qu'il est de cHtique, à tout récit
luerveilieux 11 a tôt tait de répoudre,
dans nos légendes nous avons plus fort
que cela.
Tout objet antique, devient, avec le
temps, trausceudaul, iutelligent, animé,
parfois bienfaisant, ordinairement miil-
laisant. Par exemple, les stèles, les lious
et les tortues de pierre, s'aulmeuliu nuii,
revèleul d'autres formes, et font des
choses iniinagiuabies. item tous les
objets reuieriuéft dans les tomijeaux.»
Mais il n'eu faut pas tant que cela. Une
vieille corde, un vieux balai, un vieux
soulier, un morceau de bois pourri, tout
vieil objet, peut devenir un ^ niéi,^lre
iransceudaut, féroce et homicide. Pour
ue pas parler de» figurines des pagodes,
des sculptures des ponts, des pièces d'un
jeu d'échecsy etc. 11 faut à|)solument bri-
der et brûler ces objets néfastes. Jls ré-
pandent alors du sang, et une odeur
iulecte. — Leur influx pernicieux s'ap-
pelle ^ soél, ou -g- chèug. — Les dénious
(les cauchemars s'appeileui j^ yen.
XX
Certains animaux |)euvcnt à volonté
apparaître sous forme humaine, se con-
duire en hommes, et avoir commerce
avec les hommes. Cela est surtout le cas
pour les renards. Ils se transforment en
garçons ou eu filles, et Jouent le rôle des
incubes et des succubes des légendes
médiévales. Des chiens, des loups, des
ânes, des porcs, et autres animaux, en
font parfois autant. Ceci est d'origine
bouddhique. Pour les Bouddhistes, au-
cuue difiérence essentielle entre l'hom-
me et les animaux (TP page 350). —
Les tigres réduisent en esclavage les
ààues des hommes qu'ils ont dévorés. Ces
âmes marchent devant eux, pour leur
iiidiquer les pièges, pour leur servir de
rabatteurs, etc. — Tous les animaux qui
creusent des terriers, qui vivent dans
des trous, spnt un peu ^ chéuu trans-
cendants. Parce que, durant le silence
des nuits, ils entendent quelque chose
de ce qui se passée dans le monde infé-
rieur, dit la ihéorie. — Les renards relè-
vent d'une Juridiciion spéciale, dont le
centre est au mont sacré 4^ \[\ T'âl-chan.
XXI
A noter que l'impudicllè, la prostitu-
tion, même la sodomie, quoique décla-
rées être choses moins raisonnables, sont
jugées très béniguemeut dans les consul-
talions spiritcs et par les tribudaux in-
fernaux. C'est que, disent toutes les sec-
tes, après tout, S*Ê5I*®»*^II*
*B « T^ a ^ ;* â^ * ^ 'û* c'est faire
ce que font continuellement le ciel et la
terre, dont l'embrassement produit tous
les êtres.
iî
cS^^^^
TEXTES. : . - -'-.y/iS
^^I^ 1 Xiiméra. *.:•.. ,:,...
§§ ^ ^ ^ Tchâo-cheu raconte que, au temps
jtu f^ rc: ^> où il était étudiant, un condisciple
> ^ '\ ^^^ ^ dormant profondément dans une cellule
^P ^^ yB Ïb 9 retirée du collège, ses camarades vou-
lant se divertir, disposèrent devant son
lit des parfums, des bougies, des fleurs,
des fruits, du papier-monnaie, tout ce
t^ ^ Wi ^ ^ qu'on dispose devant les morts. Puis
Wt ^ ftt ^ ^ '*^ ^^ mirent à Tafifût, pour voir ce qui
j^ =ib ^ m arriverait. A la fln, le dormeur s'éveil-
]« ' Bx E^; Kl la, considéra cet appareil, et dit: il
^B ^ ^ ^ paraît que je suis mort. Sur ce, il se
— Më Is^ Jth recoucha, poussa quelques soupirs, et
^ ^ parut se rendormir. Comme il restait
>fB ^ ^(k toujours étendu, ses condisciples l'exa-
minèrent. 11 était vraiment mort. Ils
enlevèrent prestement les parfums et le
reste, et se promirent mutuellement le
>2 Qi ^ secret. — Evidemment Tâme supérieure
^ÉÊ filf ^^ £1 ^^ ^^ jeune homme, partie durant son
g TO m sommeil, se trouvant à son retour en
\ ^, kÀ présence de cet appareil funèbre, avait
& E9 $ ^^" '^^ P'"^ devoir rentrer dans son
corps, et s'était dissipée.
Voyez Introduction IX et X. — Texte du treizième
siècle.
èMjfi
2^ MBU
W P d^^ â^
^ m,^z
ylè S ^ i^ ^^^^*^ bonne réputation. Aussi fut-on
^ ^ ^v >|. 1res étonné de le voir mourir foudroyé.
nP- ïâS yV 1^ Alors un vieux soldat du même corps,
"o" -7^2^ '*^^<^*^'^ ce qui suit. — Sans doute, dit-il,
Durant le second niois de Tan 1738,
la foudre tua un soldat. Cet homme
' -'Q: ^'^'IS; tà^ M ^^P"*^ ^'^" ^^s années, cet homme se
'^*^' iÉ*IP;'A" ^ ffî conduisait bien. Mais, il y a de cela
£ S? :^ fiff ^ S S '^"^^' '"'' ^"'""'^ ""' expédition, il
7K WV 1B P/l TT ag- td commit une faute, que je sais, pour
W '^ ^ ^ ^ lî ^ ^^'^"" ^^^ ^'^^'^ son compagnon. Comme
Rn ^ 4dtt :> F2 ^^ t@ notte général chassait au pied du mont
liil !!jj WP ^ ^ ^® ^ Kâo-t'ing. mon camarade dressa notre
"^^ ^ ffif ^ ^ ft Q tente au bord d'un chemin. Siir le soir,
^ilât'/llEjécBè ""^ ^^^^^ bonzesse passa par là. Proû-
iC ^ ^ d^ ih 4^ ^^"^ ^^ ^^ ^"^ '^ ^*^" était désert, mon
'tt ^ ^ <JS mJ tT camarade la saisit, l'entraîna dans la
î^ -5! # ^"^ IP T ^ tente, et voulut lui faire violence. La
JK I tf é^ ^ :S: li bonzesse résista énergîquement, et réus-
Jt^>4^5Η sità s'échapper, sans son pantalon,
'*P W Û — ' S -U- — <î"'*' ^»ii avait arraché. Comme II lui
"S^ ro ;^ >J^ 1$ 4?i + donnait la chasse, elle se réfugia dans
"lïl P ^ B i?;? B ^ *^°^ ^^^°^^* ^^^" camarade revint fort
A^ Cà p^ Tt m ^ ^ désappointé. — Dans la ferme où la
f^ IJ^ #1 K ^ ^ It bonzesse avait cherché asile, il n'y avait
^ ifr V*f ^ ^ ^ M qu'une jeune femme avec son petit en-
^ ï ~ S S S m ^^'^^^ ^^ "'^" travaillant au dehors. La
^ ij^ z=l ^y ^ ^ nr jeune fenwne ne voulut d'abord pas re-
^0 H |t| ^ M ^ ^^^^^^ ^^ bonzesse. Mais, quand celle-
Sfô^âY^fflS:'^ ^^ lui eut raconté son aventure, et l'eut
'^ TU ^ Vm ^ M^ a suppliée de la garder pour la nuit, la
^ IW @ X i^ ^ 1^ femme touchée de compassion y con-
^ '^ É^ Ma ^ A\ ' sentit, et lui prêta son pantalon de re-
^ yC^ ^ ^ ^ ra * change, que la bonzesse promit de rap-
^^ m Ki M' Kà W porter au plus tard le surlendemain.
^ 4* ïÉ >A A ® ^ ^^^°t l'aube, la bonzesse partit. — Ce
prj |fi j- xp lUi BEI jour-là, le fermier étant rentré crotté,
i ^ >|C 1^ »Hr ISI demanda à sa femme son pantalon de
^ ^ ^ -21 ffl ^h ^ rechange. Celle-ci ayant ouvert le coffre
^ ^ ifl^ ^ M 1S ^"^ habits, n'y trouva que son propre
^ i^ zt. ^i- :M: ^ Ut pantalon; celui de son mari manquait.
-7L ffp -^ pq ;Jk flj ^ Elle comprit alors que, par inadvertan-
^ "© 5^ <! t:M ^ ^ ^^' ^^'^ ^^^*^ donné à la bonzesse le
"K" 4^ i5â iW" +-J^- Iffi îA panlalen de son mari au lieu du
S -£ ïï — r2 I îoï ^'^"' "" '^^^"^ ^"'^^'^ ^'^^ imaginé que
A^mM^W^j^ <li''e pour s'excuser, le petit enfant
— 2. —
15
^ ^ en -^ i^ B
^ ^ w. ^^u
tmm m ^^^
mm 5FD n^^
j©. ^ ^ -^ îi ^
mm m iîtf
^^ ^f=- ^^^
ISh -t TUS" "^ ^ ^
3fr ^r ^ ^ mit
s 5 ^i ^« ^ ^
^^ ^^ rr* ^^ ir 4i
s*écria: c'est le bonze, qui a passé la
nuit, qui l'a emporté. — Le fermier
dressa Torpille. Que dis-tu là? deman-
da-l-il à l'enfant. — Hier soir, dit celui-
cr, un bonze est venu. A sa prière,
maman l'a gardé pour la nuit, et lui a
donné un pantalon. Il est parti avant
le jour. — Ce n'élait pas un bonze,
c'étaH une bonzesse, protesta la fem-
me. — Le mari ne la crut pas. Il lui
dtt les pires injures, la battit cruelle-
ment, pufs alla conter sa disgrâce à tous
ses Toisins. La chose étant arrivée du-
rant la nuit, ceux-ci ne purent rien dire
pour la défense de la femme. — Outn'îo
de l'affront qui lui était fait, celle-ci se
pendit. Le mari mit son cadavre en
bière. — Le lendemain, au moment où
H ouvrît sa porte, la bonzesse se pré-
senta, pour remercier du service rendu,
avec le pantalon emprunté, et un pa-
nier de gâteaux. Dés qu'il la vit, l'en-
fant s'écria: papa, voilà que le bonze,
qui a passé la nuit ici, est revenu. —
Le fermier comprit alors son erreur.
Fou de douleur, H assomma son enfant
devant le cercueil de sa mère, puis se
pendit. — Pour s'éviter les tracas et
les frais d'une déclaration au mandarin^
les villageois ensevelirent toute eelte
famille, le père, la mère et l'enfant, et
aucune recherche ne fut faite. Cepen-
dant, un an après, notre général étant
de nouveau allé chasser dans les mêmes
parages, ils lui parlèrent du malheur
causé par Tun des siens. Seul à savoir
qui élait le coupable, je ne le dénonçai
pas, mais Texhorlai forlemonl, et il^
changea de vie. Je pensais (|ue sa bon-
ne conduite aurait couvert son méfaiL
16 • — 2, 3. —
^ ^ ^ ^ M ^' ^^^'^ ^"^' ^P**^^ ^^"6^ ^ûs, le Ciel
:^iliS'ïSm 1^
l'a frappé. On ne lai échappe pas.
si^ tJ^ 'SJU ^» bCtl rfi^ ^oy*^* Introduction IV. — Bonzes et bonzesses ont
^m WL W^ 9: f^ ra ** ^^^e rasée, et portent des ^•«lements presque identi-
tfl* IVf ittffr I 4^ ^"®^' ^'^ P®^'^ ®"^^°' P^"' '^® confondre facilement.
JRC 1^ 'AHÏ ^ ^ Voyez TP pages 440 et 448. ~ L'ameublement d'un
py> Il H A:±, .L» ..^ ^Trr Paysan cliinois comprend, une caisse pour les sapèques,
^ ifl TnF y> • tW "•* ^^^""^ P"^"*" '^^ '*''*^''*' quelques Jarres et panier»
pour les provisions.
m^^
WAZAm
3
z
En 1673, durant Thiver, un mar-
chand venant du midi, allait pour ses
M^^ Wi M dâ ^ff^^'"^s au Chân-tong. Il avait dépassé
^ ilS ^m !ni JBL Jf\ Sû-tcheou-fou, et approchait de Fôu-li.
i^ Jëi ^ 1? -T '^^ ""*^ ^^"^* ^ *^ deuxième veiile, le
^M ^ m M iU ^ vent du nord se mit à souffler avec
^ ^ î^ f^ y^ 5Ê violence. Le marchand vit alors, au
bord de la route, la lanterne d'une
auberge. Il entra, demanda du vin à
*^^ ^ lÉ ifc
^ 'Wfc ^ A ^ '^ *^oJï'e, et un gîte pour la nuit. Lesgens
H P!I S IW *j^^ ^ ^^ l'auberge parurent contrariés. Ce-
rfc ES S -i^ 3S ^ pendant un vieillard, le voyant harassé,
3E l5fl J^ W 3È 3^ eut pitié de lui et lui dit: Nous venons
â^ M ^ HH ^ f^ ^^ préparer leur souper à des soldats
Tif^ s LVf â Mè é& qui reviennent de loin. 11 ne nous reste
^ r^ ^ S ^f m P^^ ^^ ^^" ^ ^'^*^^ donner. Mais, à
^ JS ^ ^ ^3 P9 droite, il y a un cabinet, où vous pour-
1^ p^ îg ^ ;;;;2* ^^ ^'^^ passer la nuit... Cela dit, il condui-
^ liïî 31 ^^ *A ^^^ marchand au lieu indiqué. —
^ lut 51 ^ SX Celui-ci souffrant de la faim et de la
'W % ^ K| ^(j ^^^^' "^ P"^ P^s s'endormir. Bientôt il
ppr -ë^ ^ "g; tel entendit, dans la cour, un bruit confus
„„ ^ ^ "X ^ d'hommes et de chevaux. Piqué de
Rx -sP- ^ ^ 397 curiosité, il se leva, et regardant par
j8t db 01 ^ ^ ""® ^^^^^^ ^^ '^ porte, il vit la cour de
^ fj^ ^jO =fcB g l'auberge et les alentours remplis
JW ^ îfw tin ytà d'hommes d'armes, qui, assis à terre,
î^ iU @ iS buvaient, mangeaient, et parlaient de
•^ s. -^ M
iP ^ f5 -î/i^ ^h m choses militaires, nuxquelles il ne
fâ^ 35 Hi 4^ rt ifn comprit rien. Soudain tous crièrent: le
^ ^ pj ^ ^ ^ général arrive ; et, comme on enten-
h 3£ /5 ^ 3Ë 'K clait déjà les appels de son escorte, les
^ f^ FJI 'fê \ ^ soldats qui remplissaient la cour sorti-
^ 1{S A -aT SL HK '^"^ ^^^^ ^ ^^ rencontre. Bientôt, pré-
Inbi 2 ^ > cédé par plusieurs dizaines de lanternes
^ Ife S W '^ *^ ^° papier, un homme à Tafr robuste et
Jt -^ PT 35 'P* Sfr "^^* ^^^*' ^ '^ longue barbe, arriva à la
ICBT S '*fi^ ^ I- ^ ^^"^^^ ^^ Tauberge, descendit de cheval,
vn Ma l&c in J^ % entra^ et s'assit à la place d'honneur
Hi P^ î" ^ fii ^ ^û"s *^ grande salle. Tandis que ses
4(^ ftt KSf tI? 1® 3^ officiers se tenaient à la porte de de-
W ^ 1^ «te ^ ^ ^^"^' les gens de Tauberge lui servirent
W W "b j8 W ffO son repas, du vin et des mets. Il man-
^ tî 51 :^ è ^ gea et but bruyamment. Quand il eut
"IjI rt. B ig ffl ^*"'' '* appela ses oFficicrs en sa p(*é*
Y^ ^ -^ ^'w ^ ""* sence, et leur dit: Voici lohgtemps que
>w ^ ^ ÏÏO ^ É|È ^^"s ^^^s sortis. Retournez chacun à
sa section. Je vais prendre un peu de
repos. Quand Perdre en sera venu»
nous nous remettrons en campagne
W >I@É Éc.^ y^ ^ sans retard» --Les officiers répondirent
par Tacclamation accoututnée, et sor-
tirent. Alors le général appela A-ts'il
nr^BBm
1^ ttfc P3 Pï M "F Aussitôt un tout jeune officier sortit
43^ H iîS J^ ^ M ^^ Tappartement latéral de gauche.
m '^^ ^ '^ ^ Les gens de Pauberge- fermèrent la
M ^ W 5k ÎS /\ porte de devant, et se retirèrent. —
^ ^ 4^ >& OJ jfi ^"**'^ introduisit le général barbu dans
flb ^ JM* >*> /fi h Tappartement de gauche. Les rayons
^ "^ d'une lampe filtraient à travers les fen-
^^m U\ ^ '^ ^ tes. Intrigué, le marchand sortit de
^ i^ ^ ik ^ -^ ^^" cabinet à droite, et vint épier ce
4^ të^* -M% ^ n l ^"* ^^ passait dans l'appartement. Il
"K ^ Xttfe jt -EL A n'y vit qu'un lit de camp en rotin, sans
^ ^ -j^ ^ ^ 1^ literie. Une lampe était placée sur le
^ d5 "HT tË fâl^ "** sol. — Alors le général barbu prit sa
^ MH -*r /fi 1^ 1^ tête à deux mains, l'enleva de dessus
S'v SS ^ 2£ « I J ses épaules, et la déposa sur le lit de
18
— 3.
mmmm
nmmm
#±^^
m ^ ^ W
camp. Puis A-ts'i Jui enleva les deux
bras, et les déposa sur le lit, l'un à
droite, l'autre à gauche. Ensuite, le
corps étant étendu, A-ts'i défit et dis-
posa de môme les membres inférieurs
droit et gauche. A ce moment la lampe
s'éteignit. — Epouvanté, le marchand
s'enfuit dans son cabinet, se coucha, se
couvrit les yeux avec ses manches, et ne
dormit pas de la nuit. Entre le premier
et le second chant du coq, H se sentit de
plus en plus pénétré par u!> froid très
vif. Il s'enhardit enfi» à découvrir ses
yeux. L'aube blanchissait. Il était cou-
ché dans un bailler sauvage, en pleine
[ande. Pas' trace, ni d'une habitation,
ni d'une tombe. Transi de froid, il
raarcha l'espace de trois stades, et arri-
va à ur>e auberge, dont on ouvrait jus-
tement le» pertes. Etonaé de voir ud
hôte arriver à une heure aursi matinale,
l'aubergiste lui demanda d'où il venait.
Le marchand lui raconta sen histoire»
Vous avez dormi, lui dit l'aabergistef
sur un ancien champ de bataille.
Voyez Inlrodtïction Xn. — Sû-tcneou-fàu, Tan"
eienne J^ i^ P'ing-tch'eng, fal une place forle
importante à toute» les périodes de l'histoire de Cbine.
Son territoire vit de fréquentes et immenses boucherie»
humaines. Voyez par exemple, Ttï page 316, le récit
d''une journée, qui y coiila la fie à près de 300 mille
homme», en 305 avant hC — Il s'agit probablement,
dans cette histoire, d'un ancien général, lequel, tombé
sur le champ de bataille, Ait démembré par les soldat»^
arides de toucher la prime promise à qui le tuerait.
Voyez les circonstanees de la mort de 1g[ ^ Hiâng-tsie,
TH page 330. — Ce fut toujours l'usage des officiers
chinois, de se faire servir par de t^ès jeunes gens, pres'
que des enfants. Voyez TK page 98i en note.
— 4, 5. ~ 19
P:^UÛ^ ^ 4 et 5.
^ l^ — ' J^ ii^ "^ ^' '^^"^ *^^ ^^^^ provinces Tûon-
^-f J4. j^ ^ j^ tfiL nan et Koéi-tcheou, les sciences occul-
— I ^ ^ 5^ ^^s s^"^ ^'*^s cultivées. Le grand-juge
H /J^ 5^ î^ iît ^^ Koéi-tcheou, Féi-yuanloung, se
i^ $^ it "te @ 7R rendait au Tûnn-nan. Soudain un cer-
-^ ^ ^ J^ 5 >n- tain Tchâng, cavalier de son escorte,
^ ^ 4§ -# ^ ''^ poussa un cri et tomba de cheval. Sa
i ifc ^ ^ ^ ^ j^"^^*® gauche avait disparu. Fëi com-
H t» ^ A lA ^''^ qu'un magicien avait fait ce coup.
P iiP| IW y\ ^ Il fit afficher une proclamation, promet-
■^ ^ ± W ^ tant grosse récompense à celui qui
t^ A 1^ Wl rendrait sa jambe au Tchâng. Un vieil-
ïn m ^ ^ Êi ^^*^^ ^^ présenta. C'est moi, dit-Il, qui
^ ^U ^ ^ ::R ai puni ainsi ce Tchâng, des excès qu'il
ë ^ (m) )^ TT* '@6 ^ coeimfs sous le couvert de son maî-
^ 3t EË @ ^ ® ^^^'" ^^ Tchâng demanda pardon, et
S ^ ^ 5? ^ —^ *® supplia de lui rendre sa jambe...
T^ Si ^ 3fc w 7C Alors le vieillard tira d'une bourse qui
^ ^ ^ >ô ^ Se pendait à sa ceinture, une toute petite
^ -^ ^ i^ gg ;^ jambe, grosse à peine comme la patte
W ^ Ml hK SR ^ , d'une grenouille. Il souffla dessus,
^ ^ JE ^ S ^Mt 'écita une formule, et la jeta au
^ Wi 'hH'^ M ^ Tchâng, lequel se retrouva instantané-
S S ^Ti TO ^ S ^^^^ ^^^^ ^^"^ j^^^^^ pareilles, com-
Ç ^ W si* * ^ me devant. Le vieillard toucha la ré-
•féR IK ^ ^ M 9l compense promise, et s'en alla. —
£ im ^ Sii ^ #1^ Mais, medirez-vous, pourquollegrand-
S I 2 ^ 2 S î"^® Féi-yuanloung ne le ftt-il pas ap-
Mwm.^y m préhender et punir?.. C'est qu'il n'était
in ^ *£* H ^ «^ pas sûr d'en avoir raison. Voici, en
Ïj^ ^ j^ >& h ^^^'' ^^ ^"'** ^^^^^ ^" jadis, au Koéi-
B W ^ '^ JL tchôou. — 5. Un jeune vaurien avait
^ ti ffi ^ ^ ^* X commis tant de crimes, que ses dossiers
ftj ^ ra y^ A -^ / J"<^»c'*si»^6s formaient une montagne de
^ ^ ^ fia S Hï / P^P^^^- ^^^ mandarins l'avaient fait, à
^ ^ 4? fn X. nr \ diverses reprises, battre à mort, déca-
S' fé fï 'j^ lÉ ' P^^<^^» j^^^^ ^ *^ rivière. Chaque fois,
20
— 5. —
- ^1 m ^ -T- ^
^ # « E f^
le troisième jour, il était ressuscité, et
avait recommencé, dés le cinquième
jour, à commettre de nouveaux crimes.
Enfin le gouverneur de la province
exaspéré, Je fit de nouveau décapiter.
On jeta sa tête et son corps eu des
lieux distants Tun de Pautre. Trois
jours après, la tête avait rejoint le
corps, et notre homme était encore res-
suscité, il ne lui restait, de ses diverses
décapitations, qu'un filet rouge autour 1
du cou. Il se remit aussitôt à perpétrer,
de nouveaux crimes. — Un jour II battit I
sa mère. Mal lui en prit. La vieille alla
trouver ie mandarin, lui remit un bocal,
et lui dit: Dans ce vase est contenue
Tàme supérieure d.e mon méchant fils.
Quand il se prépare à faire un mauvais
coup, il commence par la retirer do
son corps, la réconforte, et l'enferme
dans ce vase. Ce que le mandarin châtie
ensuite, ce n'est que son corps (informé
par l'âme inférieure). Après le suppli-
ce, son âme supérieure réconfortée,
ranime son corps, et le troisième jour
il ressuscite. Maintenant qu'il m'a bat-
tue, il a comblé la mesure de ses for-
faits. Prenez ce vase, brisez-le, mettez-
le dans un tarare. Quand son âme
aura été dissipée par le souffle de la
machine, exécutez son corps, et c'en
sera fait de lui. — Le mandarin fit
comme la vieille venait de dire. 11 dis-
sipa l'âme, et fil assommer le corps...
Le vaurien ne ressuscita pas, et, avant
dix jours révolus, son cadavre fut en
pleine décomposition.
Voyez Tntroiluclion IX, et TP page 184. — L'âme
est sustentée, réfonforl«^e, par terlains alimeDls (sang),
ou cçrlaiues iln>gnes (ciuahrf). — Un^ âme âupérieuro
6
— 5, 6. — 2i
'S '"jr 1^1 ""* *Jfi 6 '^'*'"^*' P*"*^ guérir le corps, même d'une Itlessare morlel-
i" -^^ 3S — * <Ttl le. Une àme faible, ne peut rien pour lui.
w Bo ^ ^ — :m
^ S "^ '^ "^ ^ Le bachelier Mà-chealinn de
^ ffi jMj ^ ^ yj^ Tch'âng-lcheou (Kiàng-son) raconte
^ ^ ja n|| i^ t^ que, dans sa jeunesse, étudiant dans
-r^ :r.^ •H'^ W jT jjj maison de son père, il habitait à
l'étage une chambre, dont la fenêtre
donnait sur la terrasse d'un certain
Wang, marchand de chrysanthèmes
(terrasse élevée, donnant du jour aux
Mm mm "M -^.
W ^* "6^ ^ ê ^ plantes cultivées en pots, et les mettant
^ ^ % 4^ lëi ^ àPabri des indiscrets). Un jour, de très
na ié* ^ î^ ^ ^ bonne heure, alors que l'aube blanchis-
^ la. ^ fB ^ ^ sait à peine, le jeune Ma s'élant levé
P^ ^ J^ j^ ^ ;^ et approché de la fenêtre, pour voir le
^ ^ --r- rj-^ -j- gig . temps qu'il faisait, vit le Wang sur sa
3u — S terrasse, occupé à arroser ses fleurs.
g\ I/v ^ tif ;!^ w Celui-ci finissait et allait descendre,
ii iE^ >K SE ^ dp quand un homme portant deux seaux
^ ^ â^ ^ M jfcS ^^ purin, vint à passer. Il s'arrêta
^ y^ W^ * ^ ^ d'abord, puis, sans déposer sa charge,
^ -7 ^ ifcf^ ^ W gi'a^'it la rampe qui conduisait à la ter-
ih SS -4^ SI* ^ ËM rasse, soi-disant pour aider le Wang à
^ » O 1^ » S arroser. Mécontent, le Wang rebuffa
il2i ^ aE Jl ^ j^ cet intrus naalpropre. Celui-ci s*obstina.
itti é ^ ?^ ^ Si ^^^ ^^^^ hommes se heurtèrent. Com-
— ^^ ^^ me il avait plu peu auparavant, la
rampe était glissante. L'envahisseur
^ ^ "]f% ;^ ^ ^ perdit pied, et tomba du haut en bas.
Ses deux seaux lui tombèrent sur la
poitrine, et le tuèrent net. Le Wang
épouvanté, eut la présence d'esprit de
*J£l:ê«3E . . __.
^ ^ ^ ^ ^ ^ ne pas jeter un cri. Il ouvrit la porte
de derrière de son habitation, prit le
cadavre par les pieds, et le traîna au
bord de la rivière. Puis il alla prendre
— 6. —
-A "W B$ i^ 3i ^ ^^s. deux seaux, les porta près du ca-
Hli A §S KH ^^ fô ' ^^^^'^^ rentra, ferma sa porte, et se
« 'û 2 -- /I S ""^ ^" **^' ~ Quoiqu'il fût encore fort
tT m w ^ ir m jeune, Mà-cheulînn comprit qu'il valait
1^ ^ ^ fô % ffi mieux ne rien dire d'une si grave af-
faire. Quand le jour fut venu, il enten-
dit crier qu'on avait trouvé un cadavre
+ 31^/'^ a ,.,.._ _„.
"^ ffl* ^ ^ /^ H au bord de la rivière. On prévint le
mandarin, lequel arriva, en grande
pompe, vers midi. L'expert n'ayant
trouvé sur le cadavre aucune blessure,
^ i5^ W ^ ^ K conclut qu'il n'y avait pas eu meurtre,
mais mort par chute accidentelle. Le
mandarin interrogea encore les villa-
i^mmm^^
3^ '^ 131 /L JE Sm geois. Tous dirent qu'ils ne savaient
rien. Alors le mandarin àt mettre le
cadavre dans une bière qu'il scella,
ordonna de rechercher les parents du
*^ ^ ^ ^ '^ ^ mort, et s'en alla. — Neuf ans plus
llfs 4b SS ""* »6l :^ tard, Mà-châuiinn âgé de 21 ans, fut
'^ j a^ T* ^^^^ bachelier. Son père étant mort
fULV^ m î ^^ laissant la famille dans la gêne. Ma-
cheulinn continua à habiter sa cham-
brette à l'étage, et vécut de leçons don-
nées à quelques élèves. L'époque de
miiimAMm
JS ^ ^ $ ^ ^ l'examen tnennal des bacheliers appro-
« * .lis U ^
chant, il se levait avant le jour^ pour
repasser ses classiques. Un matin, coni-
T* ^ W Br me il ouvrait sa fenêtre, il vit au loin,
^ ^ ^ M ^ 9 ^^"^ ^^ ^^^'' "" homme qui jiortait
deux seaux, et s'approchait lentement.
11 reconnut le porteur de puiin. Très
_ Li ^ |iC effrayé, le Ma pensa que ce koèi venait
^tfùWi^^iSk évidemment se venger du vieux Wang.
«.^ J~ *^^ "^^ -** HS MqÎo nm» • là IrnÀt noacD Hnvant la nnrto
Mais non ; le koài passa devant la porte
du Wang, enQla une ruelle, fil encore
)@ ^ ^ ^ ^ )^ quelques dizaines de pas, et entra dans
@ P^ i@ ^ ftn Pâ ^^ ^^"^* d'une famille Li, famille aisée
lï. aÏ ^^ ^"^^® ^" ^^" '"^"*^^' celui-ci alla
^ ^ ^ ^ ^ iP aux informations. A la porte des Lî, il
— 6. —
2;
:t^ ^ J« ^ .fil ^ M
» :* ^^ mmmm
m M: ^^ ^ i£ n f s
^ ,^ ^ifc^l^
^ « S^ ^l^B^
m^ — ^^'^"^
» _t ^ mmm^
5f m ^ .^ # - M
{& c^ ^ ^ S A H
rencontra un serviteur de la maiso
qui sortait... Qu*y a-t-il? demanda
Ma... Il y a« répondit le domestiqu
que notre maîtresse est prise des doi
leurs de Tenfantement; je vais quéi
Faccoucheuse... Est-il entré cliez vo
un homme portant deux seaux? d
manda le Ma... Du tout, répondit
domestique... Au même instant, ui
servante rappelait le domestique, (
disant: inutile de cliercber Tacco
cbeuse; notre maltresse vient de me
tre au monde un beau garçon... Le 1
comprit alors, que le porteur' de pur
était venu, non pour se venger, mi
pour se réincarner. Cependant, se d1
il, c'est étrange I Pourquoi ce pauv
diable est-il venu se réincarner da
cette ricbe famille? — Depuis lors, sa
rien dire, le Ma observa les Li du co
de rœll, pour voir ce qui arrivera
Sept ans plus tard, le petit Li grandi
sant, montra une profonde aversi(
pour rétude, et un goût prononcé po
rélevage des oiseaux. Le vieux Wân
alors âgé de plus de 80 ans, raffolait
ses chrysanthèmes plus que jamais.
Un jour, de grand matin, le Ma éta
de nouveau à sa fenêtre, et le Wâ:
arrosant encore ses fleurs sur sa te
rasse, le petit Li ouvrit la lucarne
son pigeonnier. Une dizaine de pigeo
s'envolèrent, et allèrent se percher s
la balustrade de la terrasse du Wâi
Craignant qu'ils ne prissent le lar^
Kenfant les rappela. Comme ils ne re
traient pas, il prit un caillou et le le
jeta. Le caillou frappa le Wang, q
s'apprèlait à descendre de sa terrasî
Saisi, le vieillard perdit Téquilib
^n
davre. Il s'est tué par accident, dirent-
ils; et Ils Tenterrérent, après les pleurs
Cas de mélempsycose el de rétribution. Voyez Intro-
duction IX et XI. — Koèi, ici l'âme sapérieure du défunt,
ayant conservé sa forme, essentiel el accessoires. — Les
âmes qui ne veulent pas pardonner, restent koèi, et se
vengent dans cet état sciemment. Celles qui ont par-
donné, sont parfois réincarnées, par ordre des juges
infernaux, de manière à venger elles-mêmes leur an-
cienne injure incoBSciemment. C'est lo cas dans l'histoire
ci-dessu»%
— 6, 7. -
Wi ^ ^ "ë J£ tomba du haut en bas, et se tua net.
^ ^ jju jHK jHg; ï-e petit Li ne cria pas, ferma la lucarne
.™ "J vlé yZ y^ du pigeonnier, et se retira. — Quand
■ ^ Î^H ^ «^ *® JO"** ^"t ^®""< J^s enfants et petits-
ASH % Séc îiir enfants du Wang ramassèrent son ca
^ ïi w n^
^ ^^ ^ 95 1^ ^'"^^^«
"^zm mm
%M^ a (t
fil :2: fil ^ ^
#AW fgS§/t 7
il H ^ ^ ^ "^adls, à Hâûg.tcheOu*!ou (Tchée-
kiaog), de jeunes vauriens s'étalent
réunis eu bande. Ils avaient tous bu
du vin mêlé de leur sang, s'étaient
juré une fidélité inviolable, et s'étaient
^ft ^ W j^ ^"^^ tatouer sur le dos limage d'un
^ W ^ ^ dragon noir. Cette bande du dragon
- % , "^^^ désolait bourgs et villages par ses
M^ iS ffl[ îS brigandages. En 1735, le grand-juge
lï ^ ^ >^ Fân-kouosnan la traqua. La plupart de
AQ ^ju 3^ .:2:, ^^s membres furent mis à mort, mais
1S ?E fT *T" le chef Tông-toh'ao parvint à s'échap-
#^ 1^ ^ ^ P^*"- ^'^ P^** P*"^ ^^^^» j*^* oublié
St^ ^ 9 ^ ^° quelle année, durant l'hiver, ceux
a^ S ^ -^ ^® ^^ bande qui avalent été décapités,
§t nr ^ Jk lui apparurent en songe et lui dirent:
jW ^ JC ^ Vous étiez notre chef. Jusqu'ici vous
Pî iSS" ^ ^ ®^®^ réussi à échapper à votre ch»^ti-
£-1 î^* /In ^ ment. Mais, l'an prochain, le Ciel vous
wt ^ ^ ^ frappera. — Très effrayé, le Tàng leur
-- 7. - 25
'^ ^ -H5? ^ J^a iïÉ demanda s'il n'y avait plus pour lui
*tf^ i^ iKS 'fô "S* i^ Bucun moyen de salut. — Ses anciens
^B Ua RR IR -qp- ^ camarades répondirent: Adressez- vous
2* ^ 3^ ® ^ f^ ^" ^^^"^^ nul habite une paillote prés
^ 4* IfH 7^ ftlr îfe ^® '^ pagode Pào-chou-l*a, attachez-
7- /^ PI o;^ ^ j^ ^<^us à lui comme disciple, observez
^ / y3 ^ ^ ^ bien la régie, et vous serez peut-être
^ 1^ ^ f^ iS ^ sauvé. — Quand II se fut réveillé, le
âb ^ PI ^ ^ gg Tông alla à Pendrolt Indiqué. Il y
^ ^ ^ ^ 1^ trouva de fait un \letix bonze, assis
^ ^ Vt Mi S la ^î^ns une petite paillote, et récllantses
-^ U flï BS ^ 1^ prières, le Tèng se prosterna à ses
1^ i^ h M^ '^ i^ pieds, pleurant, confessant ses pécliés,
l« ^ X |£E *9b C£ et le priant de vouloir bien le sauver
ÏÏO ^ 4ij '^ iÈ. ^ *'" racceplant pour son disciple. I.e
^ Se ^ n yâi t^ bonze chercha d'abord à réconduire,
^ tt^ ^ ^ !^ ^" protestant humblement de son inca-
^m^fSi Mm pacitft. Mais comme le nng persistait,
^ ^ >^J^ ^S ^ ^ touché de la sincérité de son repentir,
i(t iSA ïé Ù^ âS ni? *^* bonze lui coupa les cheveux et le
h)^ 1Î88 5iB JJlfc ^p se reçut comme novice. Il lui imposa de
^ ^ il ^ ^ Pj réciter des prières durant le jour, et
de battre le tambour de bols durant la
^ ^ç. _-| - ^ j^ nuit, en Implorant la pillé de Boud-
M W tm iU Myt dba. - Durant le reste de l'hiver et
^ ^ ]^ ^ "^ ^ tout le printemps, le novice se donna
beaucoup de mal. Au quatrième mois,
un jour qu'il revenait de quêter sur le
W w ^ i R marché, il entra pour se reposer dans
fg» ±. ^ ^ g* le temple du génie du lieu, et s'y en*
dormit. Ses anciens compagnons lui
apparurent de nouveau en songe, et lui
# «^ lii H :%,
g |g ^ ^ ^ ^ dirent: Rentre vile I rentre vitel Ce
soir le génie de la foudre passera par
ici. ^ La frayeur éveilla le Tông, qui
rentra vile à la pagode. Le jour bais-
IJC "o i£ M iS f f ^^^^' ^" entendit bientôt au loin le
|Xj /g. pj ^ M^ j-ti, roulement du tonnerre. Le novice conta
T^ ™ p^ ^ ëîfc ^ son rêve au vieux bonze. Celui-ci le lit
ttB f& M '^ ^ fâ^ mettre à genoux de\ant lui, plaça sa
i
20 — 7/8.
>^ ^ ^ Ji^ ii ;è *^'^ *"'' ^^^ genoux, la couvrit de ses
mm:s
longues manches, et se mit à réciter
im n UJ S ^iî '^ des prières. Bientôt l'orage se déchaîna.
V7 /L 711 M Cl ^ ^-^ foudre toral)a coup sur coup, sept
B3 /L ISJ S >S 4î ^" huit fois de suite, tout autour de la
^ H :^ IZ -P- iïra paillote. Puis la tempête et le tonnerre
W J- ^ ^ j^ se turent, le ciel se découvrit et la lune
35c ^ ^ ^ l^i^ ^''iJ'a- - J^e danger est passé, dit le
3§î V^^ R ifet ISJ ^^*^"^ bonze, en relevant le novice;
/V S iS* S S 5 désormais tu n'as plus rien à crain-
"^ yZ m ^ B 90 dre. - Rassuré, le Tông remercia et
flS i^ M -S ^ ê ^^^^^^ ^^ *^ paillote. Au môme instant,
ir ^ «; h llf* ^ u» éclair éblouissant jaillit, accorapa-
~ " w JL itL ^ gné d'un coup de tonnerre formidable,
^ ^ ^ '^^ ^ Hi ^ '''^"^ tomba foudroyé sur le pavé.
ï3t tM ^St Jtt /V ^ "^^^ iDlroducliou IV et XVH.
iR'J ^ W P3 ^ f§ A Hôn-tcheou-fou (Tchée-kiang),
J^ 'J>t ^ - iffi 4^ l'assesseur Chènn-pingtchenn faisait la
#Q ;^ I I sieste dans son cabinet de travail. Sou-
H "W jr 3^ dain un satellite se présenta devant
Jj3[ ^^ ^\ ^ t^ lui, et l'Invita à le suivre. 11 le con-
"^3? ^ M duisit à travers une cour ombragée par
^^ ^^ '^^ d'épais bosquets de bambou, à une sal-
le où se dressait sur un piédestal un
^rU- _„ .
^^ ^ j^ ^ "Ws ™i*'oî^' baut de plus d'une toise. Le
.^ ^ t!^ (^ r^ satellite lui dit: Voyez ce que vous avez
^ nM ^ ra 11 été, dans votre dernière existence. —
N^L ^ Yf |1| ^ Chènn regarda dans le miroir, et vit
^ jii. ^ îMI Si ^^ personnage coiffé d'un bonnet car-
'^t* ^^ T7W tnJ j,^^ chaussé de souliers rouges, costume
des lettrés sous la dynastie Mîng. —
mmm ^hn,
^ ^ ïp ^ J^ Voyez maintenant, dit le satellite, ce
3t ^ ^nt ^ ^ ^^^ vous avez été, dans votre avant-
<P> TOî BX % y^ dernière existence. — Chènn regarda
7C£ ^ /te 3u m de nouveau dans le miroir, et vit un
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A B-H
^ fit If :^
— 8. —
officier supérieur en costui
dynastie Mîng, chapeau n
rouge, ceinture à boucle déjà
noires. — A ce moment, un d(
entra, se prosterna devant (
lui dit: Me reconnaissez- vou
votre serviteur à Tâ-foung-i
de cela deux cents ans... C
remit à Chènn un écrit... Qu
demanda Chènn. — Voici, dil
teur. Durant la période
(15-22-1566) de la dynastie M
vous appeliez Wâng-siou, et
siez les fonctions d'intendant
du district de Tâ-t'oung- fou (
Vous avez été cité aujourd't
une affaire de ce temps-là. Ci
koèi ont porté plainte au juge
Wênn-sinn-wang. Vous allez i
rogé, à cause de leur mort.
votre serviteur d'alors, je me
que ces 500 hommes ont été tu
votre avis. C'est le général X
fait égorger. C'étaient des reb
s'étant soumis après la défaite
ts'i, avaient ensuite repris le
Le général X les fit raassaci
les empêcher de recommencer.
lui aviez écrit une lettre, pot
«uader 4j'aglr ainsi. C'est cet
que je viens de vous remell
vous fera acquitter. — En e
ce récit, Chènn se souvint auss
sèment de ces choses lointî
remercia son ancien domestî
Voulez-vous continuer votre c
pied ou en litière? demanda
lite. — Comment un haut fonct
irait-il à pied? s'exclama le (
que. — Alors une jolie lilière
î« — 8. —
)^ ^(lÙ ^Wi^ f^ ^ porteurs enleva Chènn. Après un trajet
de plusieurs stades, il arriva à un pa-
lais. Dans la grande salle siégeait un
"^ f!^ "& ^^ ^ M !M personnage à barbe blanche, vêtu d'un
mm^^mm^ . .. __._
^ ^ ^ -© ^ >C ^ Veuillez appeler d'abord le général X,
costume royal. Un huissier en robe
violette et bonnet noir, tenant un re-
gistre, appela l'intendant Wâng-siou. —
dit Chènn, car c'est de son affaire qu'il
rfb ^t> Jrti rr- -ji -T j^ s'agit. — L'huissier appela le général
yrWm^A^m X. Aussitôt un homme de haute stature,
'^^^ALtfL^^{fu ^" uniforme et cuirasse, sortit d'un
5^ iH* éÉ T îîiB 'fis î=r î^PPî^'^tement latéral. Chènn le reconnut
^ JCl WS ^ WL m iy pour son ancien collègue. Le juge l'in-
W i :^ <I *â Hi; terrogea longuement, puis appela dere-
-Ih j& jjft ^ œ qp m chef Wàng-siou. Chènn s'avança, salua
^ i ^ ^ ^ 5 ^ des mains, et se tint debout. — Le Juge
» A 3C |0J ;^ ^ Si- lui dit: Le général X vient d'avouer
^ W ^ -^^ >Ê M ^*"^ ^'^^^ '"* ^"* ^ ^^•'' "^^^^*^^ ^ ™^''^
û^iim^î^
5(30 hommes de la bande de Liôu-ts'i.
Vous prétendez que vous êtes absolu-
>y^ iM 5t "M* ^ ment innocent, parce que vous lui aviez
"^ pr|* -M "5* jgf g^ ^ *'*^''*^ ^^ "^ V^^ *^ ^^'»''t' Mais les statuts
M^ -^ll A '^ !l- â^ *^^^ '^^"^ ^^"^ donnaient sur lui plus
^ OT A. w 11. 1^ de pouvoir que cela. Or vous n'avez
Ml ife 4^ ^ ife jtt |l^ . I'*'^'^ f^'»^ davantage. Vous avez donc été
«3^ 'É^ A jËc qp ^ rfi au moins faible! —Chènn en convint. —
HB ^ ^ 2 ft '^ T ^'^''*'' '*' général reprit la parole. Il m'a
^ Bh 2 ^ ^ :^ ^ fallu tuer ces 500 hommes, dit-Il. C'é-
^ ^ >|\ Q RB A T *''*^ nécessaire. Ilsavaient déjà manqué
f^'4M ft Se ^ -tb ^ ""'■ ^^^'"^ '^ ^*^"' parole. Si je les avais
9^ J^ *^ ™ »=' ^ '9^ lâchés, ils y auraient manqué une se-
!^ ^ ^ ^ M :^ M ^^»*'^' ^«^s- Comme général, je les ai
7^ 3S& li^ :ê ^5^ Éâ A **^*^' ^^"' '^ *^*'^" *^" ^^^^' ^^ "^" ^^'^'"
vtC ^ Trtd "H Pn >n@« S haine personnelle. — A ce moment,
SSL B'J Wi ^ -4^ ^ ^ "" tourbillon noir comme de l'encre,
JE* ^ W IBî BT yS ^ s'éleva devant le tribunal, accompagné
Z^ uûT JL - -^ ^^^ sifflements, et d'une insupportable
•^ 3^ ^ \h ^Jf ^ ^ odeur desang. Puis, dans le tourbillon,
8. —
29
'f-M.mBmAmm^
^w^M^mB^^
^mAmm.:^mR'dù
^^"^mmB^f
500 crânes roulèrent comme des billes, •
suivis de 500 squelettes. Les crânes
ouvraient leurs mâchoires, et cher-
chaient à happer de leurs dents le gé-
néral X... Cbènn était terriûé. — Frap-
pant sur sa table, le juge cria: Miséra-
bles ! n'avez-vous pas été décapités, pour
vous être révoltés de nouveau après une
première soumission? — C'est vraî,
répondirent les koèi. — • Alors le général
vous a fait décapiter justement, dit le
juge. — Non pas, répondirent les koèi;
il Ta fait pour plaire à Tempereur,
pas pour le bien du pays et du peu-
ple. — Pas pour votre bien, peut-être,
ricana le juge; mais certainement
pour le bien du pays. D'ailleurs voilà
deux siècles que la chose est faite. Elle
est périmée pour ma juridiction. J'en
référerai au tribunal suprême du Pur
Auguste. En attendant je décide:
l^que, un soupçon planant sursacon-
duite passée, l'ex-général X ne sera
provisoirement pas promu chênn;
2" que, comme vous ne voulez pas
renoncer à votre ressentiment, vous ne
serez pas encore réincarnés en hommes ;
30 que, en punition de sa faiblesse, Tex"
intendant Wâng-siou renaîtra fille,
dans sa prochaîne existence. — Les
500 koèi, tenant chacun sa tête, se pros-
ternèrent en disant: Qu'il soit fait com-
me vous diles! — Le juge ordonna au
satellite de reconduire Cbènn. 11 repas-
sa par la cour. ombragée de bambous,
et par la salle au miroir. Son ancien
serviteur le félicita de son acquitte-
ment. — Venez ici, dit le satellite;
voyez ce que vous avez été durant cette
existence. — Chènn regarda dans le
30 ^ 8, 0. ^
6^ ^ ttl— •^ifc^:^ "^"'^^''^ ^^ s'y ^»t ^" coslume d'asses-
^ ^ 6& ^ — S ^ T ^^"' ^^ '^ dynastie Ts'îng. — Regardez
T^œ^^^î-^'^^ maintenant ce que vous allez devenir,
>1> ra Bqp :zr S dK ^ W ^»t '^ satelIlte. - A ces mots, Chènn
^^I^i^^'^Ai^EE ^"^ tellement saisi, qu1l s'éveilla, suant
'ffcâ^--fiH'Jft^i:^^^ ^ gi'osses gouttes. Il était étendu dans
Viim'^ïmïm^l^W son cabinet de travail. Toute sa famille
•ffi ^ i^ ^ fl^ P^ H H Pipui^ait autour de lui. On lui dit quMl
^^^(51IB3 Fï^:2t ^'^*^ "^^^^^ ^^"^ connaissance, durant
^i X ^ a! 'ffil S ^ "" •'^"'' ^^ ""^ ""^^' '^ ''^^^^" ^" ^^'^*'
IH dt ^ 3E <i^ -^ W ^ s^"'® restant légèrement chaude. —
S A ^ ^ ^ iSl ^ 61 ^^^^^ avait vu, appendues autour du
iftP fit* =»• BK Tfr ^ A »H* ^''^'^""^' ^" J"o6 infernal, quantité de
77 ^ X <^ A ( Al sentences horizontales et verticales. Il
ftfc Ir ^-" W jg ^ 1^ tu "^ P"t s^ rappeler que les suivantes:
5^ tt ?t T "3^ S ^ ^'^ tribunal infernal ne fait pas accep-
--^ »S!«^^2 ^^^'^ ^^^^ personnes. Tout est compté
M S 'S ^ Pt sur l'abaque céleste. Quand l'eau l)ais-
'Im ll^ li l^if ffl ^^'' ^^^ cailloux paraissent; ainsi toute
iw iw ^ ryi fE; fa«te est révélée, en son temps.
Voyez Inlroduclion V. III. I. — Koèi, âmes non
réincarnées, souffraHlee ou méchantes. C/<^«n. âmes non
réincarnées, qui occupent les charges du monde infé-
rieur. — Notez comme les grands de ce monde, sont
iŒ. ^^ . ;^^ , tnités aux enfers avec déférence. — Sur le miroir révé-
^fy ^^ ]J(P wy <Ëp Jateur des consciences, ou des ^formée passées et futures,
• voyez TP pages 307, 340 et 34:2. — Nous retrouverons
souvent l'appel en dernière instance au Sublime Souve-
rain, au Pur Augusle.
mii\.
^& ^ ^ ^ ifc
™ ^ J^ «B ^ "** HJ ^ Nân-tctfang-hien du Kiâog-si, au
^ ^' Fi ^ A "ÈM ^ Pèi-laa-seu.deuxjeuues gens étudiaient
^^ ^ P^ 3@ ^ S ensemble. Ils s'aimaient beaucoup, et
S ^ ^ r J ^ 1Q §- étaient très intimes, r.'aîné des deux
t^ ^ TK ^h 9^ >Ê ^^^"^ ^"^ ^^''* s^ famille, moarut subî-
n* ^ *^ ^ ^ ^ i tement. Le plus jeune n'en savait rien
Hll ffi ^ ^ ^ ^ i ^"^^''^- ^" ^^'"^ ^"'*' venait de se cou-
im ^ ^ ^ ^ ^ ^ cher, son grand camarade ouvrit la
— y. —
31
MBB^mZsi}L9i
porte, eutia, s'assit sur le bord du lit,
lui caressa le dos et lui dit: Il n'y a
pas dix Jours que je t'ai quitté, et me
voilà mort. Je suis uu koèi. Mais Tami-
lié que j'ai eue pour toi subsiste. Aussi
n'ai-je pas voulu partir, sans venir
auparavant prendre congé de loi. — La
frayeur empêchant le petit de répondre,
le grand lui dit doucement; Si j'étais
venu pour le nuire, te pai lerais-je aussi
amicalement? Ne crains rien. Je suis
venu pour te conOer mes derniers sou-
haits. — Que souhaites-lu? demanda
le petit, un peu rassuré. — Voici, dit
le grand. Ma vieille mère a plus de
70 ans, ma femme n'en a pas 30. Quel-
ques boisseaux de grain chaque année,
sufflraient pour leur permettre de vivre.
Jeté prie de te charger d'elles... Je
laisse de bons manuscrits. Je te prie
de les faire éditer, afin qu'il reste quel-
que chose de moi... Je dois quelques
ligatures au marchand de pinceaux à
écrire. Je te prie d'acquitter cette det-
te. — Je ferai tout cela, dit le petit. —
Merci, dit le koèi. Alors il ne me reste
qu'à m'en aller... Cela dit, il sortit. —
Cependant le petit s'étant remis de sa
première frayeur, son affection pour
son ami s'était réveillée. Il le rappela.
Celui-ci rentra, et s'assit de nouveau
sur le bord du lit. Mais, quand le petit
le regarda^ c'était un être tout autre,
aux yeux fixes, aux traits défigurés, et ,
puant le cadavre. — Va-t-en, dit le
petit très effrayé... Le mort ne bougea
pas. — Va-l-en, cria le petite en frap-
pant sur son lit... Le mort se leva, mais
ne partit pas. — Terrifié, le petit sauta
du lit, et prit la fuite... Lu mo-rt courut
32 — .9. —
^ ^ ÎÏO -^è M ^ ^^''^* '"'• ■" ^' ^^^ ^^^^ dêlaler de tou-
^ m jwh A{* -j^ ^ les ses forces, le mort était toujours
/C ^ H* ®C ^l"* BS sur ses talons. -- Après avoir couru
ifiÉ ^ ^ i?i âË «fi^ a'"si respace de plusieurs stades, à
bout de forces, l'enfant sauta par-
J^ ^ ^ S i^ œ dessus un mur, et tomba épuisé de
ia IK -^ «T n© nO l'autre côté... Le mort ne put pas sau-
/S rtn ^ ^ t?5 ^ ^^' ^^ "^"'^^ "^^^^ chercha encore à lan-
A âÉ ^ ^ ^ @ cer sa bave au visage de l'enfant. —
y\ Q?B ^S ^ ^ IPB Cependant, le jour étant venu, des pas-
^ W ÎÏO fiP © ^ ^""^^ trouvèrent Penfant gisant sur le
tl ^Ê 6% M /|^ ^ ®^'* ^^ *^ rappelèrent à lui en lui fai-
2fcii -/r M -i- >»L A: *""^ "^^^''^ *^^ l'infusion de gingem-
W tfc ® ± ^P 9T bre. On avertit la famille du mort,
^ M'J 3î ^ O ^ ^1"^ cherchait son corps disparu.
^_^ ^ AA -t- ph ^ Elle l'emporta et l'enterra. — Voici
r "*!* rfic ^ »If! ^ comment il faut expliquer ce fait sin*
9sft ^ 5K ^ |9K ^ • gulier. L'àme supérieure est bonne,
^ ifr ifc ^ i5|c lÉT ''^"^^ inférieure est méchante; Tàme
-^ -^ ^ -^ fljj ^ supérieure est humaine, l'àme infé-
m ^ -^"^ 9>: îB^ Heure est brutale. L'enfant dont nous
^ ^ ^ f^ ^ i^ venons de raconter l'histoire, fut d'a-
bord visité par Tâme supérieure bonne
de son ancien ami. Mais l'àme infé-
rieure (corporelle, cadavérique) avait
"W ^, â ^ ^ suivi l'àme supérieure. Quand l'enfant
A^^ BH* ^ -to "â rappela l'àme supérieure partie, ce fut
L . ^ IMme inférieure qui se présenta. Or
ià ^ J^ ï!§ ^ c'est l'âme supérieure qui fait l'homme,
"Hl* Vd ^ if^ Hi ^^^^ ^^^ ^^"^ sentiments et ses affec-
rn ^— ^ •^ ^ tlons. L'âme inférieure est un tout
^ i7 ^fn 3&, autre être, stupide et bestial. L'àme
5^ ^ ^ -(^ A^ supérieure du défunt traita Tenfant en
w fffr pt rp d^ ami; son âme Inférieure faillit le détrui-
Hh ^ 1 nn 1^ ^^' ^^"^ '^^ cadavres errants, tous les
^ 'i' y\ ™ ÏSu vampires, sont des âmes inférieures
Wi ^ ^^^& (corporelles). Il faut qu'un homme soit
M3 ,% -^ A /i arrivé à l'apogée de la perfection, pour
ET 'u* ^ ^ que son âme inférieure elle aussi se boni-
^ ^ ^ )|^ llË fie quelque peu. C'est rarement le cas.
- MiJ T» ^ ^ ^
mu^ ^ ^«
mmm^m
^m^f'm^
mmiKm^
i^Mnm^
'Â^m:t'^
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Ji^m^"^^
^^m^^
i^mx^m
^mm^^-
mm mm m
mmn.m^i
^n-m^
MX!^r>m
- 0. m. - 33
VoyeE InIMucllatt LK. - L'haleine f l la bave de»
taoMs tuent. — En Chine, toute veuve jeune encore et
pauvre, cherche à se remarier. Si la veuve du défunt
s'était remariée, ça vieille mère ferait restée sans res-
BourceB. f)e là «a «ollicilude, filiale plutôt que conjujfale.
10
A Hoâi-nan(Kiâng-sOu), un cerlalii
W et sa fiirame vivaient dans la meil*
leure Intelligence. Le niarl n'avait pas
ijuaranle ans, quand il mourut. Après
qu'on l'eut mis en bière, sa veuve in*
consolable ue permit pas de clouer le
cercueil Matin et soir, quand elle avait
liui de pleurer devant le cercueil selon
Tusage, elle soulevait le couvercle et
confemplait le cadavre de son mari. --
La croyance populaire à Hoâi-nan étant
que, la septième nuit après la mort, le
satellite infernal ramène Tâme, person*
ne ne voulut rester dans la maison
mortuaire cette nult-là. La veuve mit
ses enfants en sûreté dans une autre
chambre, et veilla près du cercueil,
assise derrière le rideau de Talcôve.
Vers minuit, un souffle glacial remplit
Tapparlement, et la lumière des lampes
devint blafarde. Bientôt entra» par la
fenêtre, un grand diable haut de plus
d'une toise, aux cheveux roux, aux
yeux ronds. Il tenait d'une main une
fourche en fer, et de l'autre une corde
par laquelJe il traînait Fàme du mail
défunt. Dès qu'il eut vu Içs mets dis-
posés sur la crédence devant le cercueil,
il déposa sa fourche, lâcha la corde,
s'assit et se jwit à manger et à boire
goulûment. Cependant le juarl palpait
34 — 10. —
^ "h fê "F ^ ^" pleurant rameublement de son an-
gH ^ ESC ^ ^ cienne chambre, puis, s'élant approché
E|l ^ la ^ m (Je ralcôve, il enlr'ouvrit les rideaux.
^ ^ ë^ * ^ Sa femme tout en larmes le saisit à liras
^ g ^ M ibM '^ corps. Il élait froid comme glace.
-^ JL- I- ^T S^ ^'^^^ ^^'^ ^^ vould dans une couverture,
JPV ^> Jl ^ ^ pour le cacher au diable roux. Celui-ci
ifc 'êj ?S ^ ^ ayant fini de manger et de boire, se
M ^ l<i F lll tS "^^^ ^" devoir de chercher son captif.
ja !ffl ^ cr- '^^ ^^°^"™® ^^^^^'^ ^ grands cris ses
9TO iS TTC |t§ ^ enfants, qui accoururent dans la
S j^ 'î^ ^r VA. chambre. Le diable roux s'éloigna tout
SI "ibS T Ji Ms décontenancé, oubliant même sa four-
pi Af\ yZ ^ ^^ che. Alors la femme, aidée de ses
JS^ -Sfi ^ S i|(B enfants, introduisit dans le cercueil la
^ '^' " ■ couverture dans laquelle elle avait rou-
lé Tûme de son mari. Bientôt le cadavre
"X* SI commença à respirer. Alors la femme
A{r è^ ^ "& îâ* ^^ '^^ enfants le tirèrent du cercueil,
^ k^ 6^ 1*1 ^^ le déposèrent sur le lit, lui ingurgité-
ml(L^ m kA ^ rent de l'eau de riz. Quand l'aube blan-
* ^ filf 3^ ^^^*' ^*^ défunt revint à la vie et reprit
ses sens. — On examina la fourche
^ — ^ ^ V oubliée par le diable roux. C'était une
5T — • y^ ^ KA de ces fourchettes, sur lesquelles on
^ S '^ "U^ ^b brûle le papier-monnaie offert aux
morts. ~ Mari et femme vécurent enco-
I - -- ^ re ensemble durant plus de vingt ans.
I :/r ^ -1^ 5^ ^^ femme avait près de soixante ans,
4E — • ^ du njA quand elle alla un jour faire sa prière
au temple du génie de la ville. Soudain
elle vit deux archers, qui amenaient
^l^iïo^-
:=: T Jiif 1 j^
^ -îll ifc ^ lis ^" diable chargé d'une cangue. C'était
7b S ^ -ÊF ^ ^^" diable roux. 11 la reconnut et lui
-Uj riA. /^ hL âc ^*^* '^'^ gourmandise a fait que tu as
ypA ^ Jm fC^ ^ pu jadis te jouer de moi. Voilà vingt
3| ^ pl^ ^ ^ 3ns que je porte la cangue pour cet-
•^ Ûf AS ^-^^ f te faute. Mais aujourd'hui le jour
W /î'i ^ 3Rv 7v est venu pour moi de compter avec
'^^ ^^^^ toi. — La femme relourua à son logis.
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— 10, il. - 35
Elle mourut le jour môme.
Voyez Introiluclion VI, IX et XIII. Amo renlrén
dans son corps. — Le terme avciiera prouve qne cette
histoire est du quatorzième siècle, époque mongole. La
ib<*orie du sôjoor de l'âme durant sept jours, ou du retour
de l'âme après sept jours, avant son départ déflnitif,
n'est pas chinoise, mais arabe-tnrque.
11
^ ^ @ ^ ^ ât ^^ vieillard origluaire de la ville
71 >â^ âîf ^ ^ Sf ^^ Yàng-sinn au Cbân-tong, s'était éta-
y^ m mW ÏS ^ bli dans le village de Ts'âi-tien, à cinq
^ ^ ^ "" >\ ^ ^" ^^^ stades de la ville. Il y tenait,
P' -¥- ÎÏ2 H irt ^ avec ses fils, une auberge pour les mar-
•^ jS V S cliands de passage, piétons et voitures,
i^ 5i8 0^ M* ^ Un soir, à la nuit tombante, quatre
^ ^ /^> ^ iEÊ ' voyageurs descendirent chez lui. Tou-
^ 2rP IP un HT ^^^ '^^ ct)aml)res de l'auberge étaient
^ yO T^ 1^ jL <]êjà occupées. Les quatre hommes fa-
Ja f^ — /v "^r? ligués prièrent l'aubergiste de leur
^% p j^t^ j^ m trouver à tout prix un gîte quelconque
j^ ^ ^} ^ ^ pour la nuit. L'hôte grommela, puis
W ^ iK* 5K X dit: 4'ai bien «« locai, mais pas sûr
fê* Pfl ^( ^ -^ ^u'il vous convienne. — Pourvu que
OjE qr -y pi:i ^fu -"ous puissions nous étendre sur une
-^ m #»*4 ^ '^^^^^ ^^"^ ""* ^^^^* dirent les quatre
^ Ul 3 'Ë^ Pj§ hôtes, le reste nous importe peu. —
^ ^ ^ jj- (^ Alors venez, dit l'aubergiste. — Or une
^ c.r :^ p J Pj-. des belles-'filles de l'aubergiste venait
^^ tT ^ M" /i5 de mourir. Son cadavre, non encore
^ ^ ^ ^ ^ enseveli, avait été placé provisoirement
Mf zfc. â g^ ;i=f dans une dépendance de l'auberge,
^ S JS ^ « ^^^^^^ ^® *^"^'^ ^^^^ ^^ '^ ''"®' ^^"
^ Kfî 1B ^ n^ mari était allé acheter un cercueil. —
7^ ^ ^ J^ ;ft L'aubergiste conduisit les quatre hom-
W^ [ij ^^ rin ^ 1^168 dans cette dépendance. Dans une
WàKK ISJ) ^ grande salle, une lampe brûlait sur
^^J^Wi^ une table, devant un rideau. Derrière
36 _ il, -
Ht 4^ ^ ffl Çl A M J^ ^^ rideau, le corps de la morte habillé,
gisait sur un lit. Il était couvert de la
grande feuille de papier usuelle en
^ -» m "^ M' BA a*: BU ^^^"^'^ ^"'' "" '''• '' ^^^'^ ^^^^^'^ ^^ '^
^ ^ >S M ^ 2/ ^ grande feuille de papier usuelle en
:^ >l2k tSl ^ M Jt ^ pareil cas. Dans la salle, il y avait
^ MPt^ ^ ïS ^ ^ ^^^^^^ **^^' "^ Exténues de fatigue, les
iSE ^ oT >i m li^ w 4^ celle mise en scène macabre. Us se
^ î^^ ^ ffi ^ê. ^ W ^W couchèrent, et trois d'entre eux ron-
^ i^ *n BA W â {yt % Aèrent bien lot bruyamment. — Le
5 S^ ï Sfc i'iIm /ï 2 S ^"^^'^^"^c n'était pas encore complète-
^ B?C ^* 3P H0 it ^ Ih ni^nt endormi. Soudain il entendit cré-
ais ^ ÎÊ^ J<^ )^^ Pi RS ^"^^ '^ '^^ ^"'^ lequel reposait le ca-
Ac. ^ l>* :^ ^«a -fis Pl ^tr lueur de la lampe, que le cadavre re-
'^ W M ^ ^ WS K'J ^ rw>ussalt la couverture de papier, et se
s t s s î f î i T^'^T i:i^ ii'ri'
/3^''®@^îfilMRR morte s'avança vers les lits. Elle essu-
'^K'^-^'A^i^ffl ^^*^ ^^^^ "" chitîon de sole écrue, la
ffe EU "^ ^ JS. ia^ *Jt* "^ sueur jaunâtre et visqueuse qui suintait
^ Kl ^ flX 5r^ M A W (Je son visage. S'approchant des trois
«^ ^ ÏÎO ir B^ 1 ^ -9fl ^ hommes endormis, elle souffla succes-
>1^ # É ® è P^ É <^ 'j'"'"^"^ !'"*' ^"^' '"' '^^'""'^ ^'^"'^•
^ />e 5^ E^ «Itn KX :H: M ^n^u^anle, le quatrième se glissa sous
«i IT 5K 1--^ 5W B\ « ^ sa couverture, et retint son haleine.
^ § 5! ^ ^ ^ T 'ê\ '^^ morte souffla trois fols sur sa cou-
fcl'^nÉî ^ Si^-A*î^ verlure, puisse retira. Un Instant après,
-Ï2-ÏS2— S '^ P'^P^^*' *^''"**^^3^^' 'c lit craquait.
dS K >C TO ^ ^ ^ ^n. Notre homme sVnhardit à sortir la tôle
^ *ÎM. f^ iS ffi ^ S fil ^^^ dessous sa couverture. Le cadavre
A^ HA i^ S! ^ + i& — ^^^^^ recouché, Immobile, comme il
W lç\ W W W A fiS avait été d'abord. --- Il poussa alors du
•ft -^ ili ÏÏO ^ tIB ^ ^ Pi^d ses trois compagnons. Aucun ne
a^tf? 44?- 5K fili rfjSt ^ Bô mous. — i^e vampire avait parau-ii
WC 1a '©• 1^ 3^ rS 1^ entendu ses mouvements, car il se re-
^ISISIÈIRSBOI^ ï^^^'«' »'«^î"^ ^o"f«^»* plusieurs fois sur
BS^'Ste^PT^^ ^^ couverture, puis se retira et se re-
m ^ J^ I 2 JL coucha. — Cette fois, passant en bâte
Wm^d^W^f^m^ son pantalon, notre homme se précipita
'//. - 37
^ f' 19 ^ i^ ^ dehors. II n*osa pas frapper à la porte
7lâB-JI^®tâ.W*Ê*!^P ^^ TaubergQ, craignant de la trouver
A?R7iv"^^ mœ/"^ fermée et d'être pris dans l'impasse. 11
>l^ê4BBftô®^^âiift prit donc sa course, à travers la rue
É ^ ffl 5^ # ê ^ ^ et ^" ^»»>age, droit vers la ville, en pous-
fflffi:5^m^Serî«fi3t'> ^^"^ ^^^ ^"^ ^® terreur. Le vampire
n^ ^ ^ Cm wl rP «M iW O courait derrière lui. Arrivé au faubourg
-3t^^MW^i&®^ ^'■'^'^^^* ^® '^ ^»"^' '' «"^*^"^^^ ^^s
HJ sK# H ^Kg ^ "1^ "/l H '^^"^'^s ^"* chantaient leur office de la
I ^^^j^«i^â^ ""*^' ^" s'accompagnant du tambour
AM Ki mW Wi m m V^ de bois. Il appela, leur demandant
^ Wi^^^ic J^^ ^ FL ^^''^' *"^'^ ^"^' effrayés de son air,
Wi^ &k hJ88^FÏ^&fe refusèrent de lui ouvrir la porte. Il se
^ISegy r^^Cl3È^ retourna, et vit que le vampire allait
^ A^ ^^ f^^W^ijf^ yMemâve Devant la pagode se dressait
^D l-Ê%. fcsg ■_ j-f-A .^-%. >. ••«« _ lin nri*Qn/1 nmiikliAn II oa ■•Afi-inrSo /lAnt<îAi*/-k
un grand peuplier. Il se réfugia derrière
l'arbre, tournant autour, sautant à
droite et à gauche, pour éviter l'étrein-
îli ^ g, ^ /K ^ ^ H 4|g te du vampire. Soudain celui-ci fit un
^ !^ ^ i^*^ p ^ 19 iS ^ *^^"*^ suprême. L'homme s'effaça, mais
i^^^ ^ tomba épuisé sur le sol. Un grand si-
A^^^J^I^^^^ lence se fit. — N'entendant plus do
^ ^ ê ^ >^ 'fil -^ ^ ^* *^''"'^' ^^^ bonzes ouvrirent la porte, et
^ ^ ^ ^ T^ 7^ S ^ ^ sortirent avec des lanternes. Ils trouvé-
œpq^^yf^ ^-^4^^ rent le marchand étendu, et paraissant
fL*§'^^|^J^:^jSP>PP mort. Le vampire debout et immobile,
^^lË^fÊ^PI^^ étreignait à deux. bras le tronc du peu-
rf»h
t- . ^ jj^_j^ ' ' li — plier, qu'il avait saisi dans son élan^
^ -^ ^ W -IL ^h w A croyant saisir l'homme. Les bonzes
^M'J^MflffS'W^'2! ranimèrent le marchand, et donnèrent
12? "fc i&l Ti -/H iXi ifî i^ P^ ^^*^ ^*^ mandarin. Celui-ci étant arrivé,
^SwAiarrHUan ordonna à ses satellites de détacher
^^t^iMfS^lXlX ^^ vampire de l'arbre. Ils n'y réussirent
^ffl:^?^À^^P^ ^ ^^^' ^P*'^'^ examen, ils constatèrent que
M^ m^^'^^m'â !*e ''"^^'*^' ^^*^^^ ^^ ^'^^'^"^ "^'^*" ^^^*^"'
WTH>%«B^^|y4iaŒ enfoncés dans le tronc de Tarbre, de
^#. ISl^i^JB^îAl^ ^^"^^ '^"»* longueur. On les arracha,
PHft b' ^ M l&l W "^ 6C ^^ tirant en nombre et avec force. Cha-
/^ra^ ^^«a/vilTW que doigt avait fait dans le bois un
Û^AÂ^^fflol^KS trou semblable à une mortaise taillée
38 — 77, io, —
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au ciseau. — Sur ces entrefaites, k
marchand ayant recouvré l'usage de la
parole, avait raconlé son histoire. U
mandarin envoya ses satellites à l'au-
berge de Ts'âi-tien. Ils trouvèrent Fau"
bergisle stupéfait de la disparition de
sa l)elle-nile, et de la mort de ses trois
hôtes. Les satellites lui dirent ce qui
était arrivé. H alla avec eux au fau
bourg, pour chercher le cadavre. QuanI
au marchand, il dit en pleurant aï
mandarin: Je suis parti de chez roui
avec trois associés. Que penseront mcî
compatriotes, quand ils me verroni
revenir seul? — Le mandarin lui fil
remettre une pièce contenant le récil
authentique de l'événement, et quelque
argent pour la route.
IntroducUon IX. — Tout cadavre non encore enlcr
ré, est un dung^er pour tout le monde. Les âmes iurérieures
des meiUeures gens, sont, après leur mort, des êtres
féroces, qui tuent pour tuer ou pour dévorer.
12 et 13
\2. Le trait suivant est raconté dao
la biographie officielle de Koàn-loa, I
fameux devin du troisième siècle
Kl-tcheoa (Tchéa-li), les femmes e\
les filles de la famille du préfet, éprou-
vaient d'étranges frayeurs nocturnes,
et étaient affligées de singulières mala*
dies. Le préfet consulta Koàa-lou. Suus
les fondements de votre hôtel, lui dit
celui-ci, à Touesl, sont enterrés les
squelettes de deux hommes. L'un des
deux tient une pique, l'autre un arc et
des flèches. Leur tète est en-dedans
du mur, leurs pieds sont en-dehors.
— l'2, 13. — 39
^ A ^^ A >K ''^s coups du plquier causent les cê-
'^ fé ^ Tkfr iA* iB phalalgies de vos femmes, les flèches de
-'^ ^ ^ ®^ T^ l'archer sont cause de leurs cardialgles.
P^ |5J 3^ 'IH -fSË J^ Durant le jour ils vont flâner dehors,
^ A ffiî BM ^ -rtf '* ""'^ ^^^ tourmentent vos gens. —
4^ ^ ^ ^ S Le préfet fit creuser la terre à Tendroit
^ ^ Se iSf lï indiqué. Les deux squelettes furent
^à JliSi ^ ^ {ft ^ découverts et exhumés. Aussitôt les
ï&^ ^ 35 irî ±IS S& habitants de Fhôtel recouvrèrent la
3(M J^ ^^ ^1* ;^ 5Q* Inlnxfuclion IX. — Que les objeU eolerri^* avec
-jhn ]^ r-^ -M- «ti Yi ^** morts leur servent, c'est chose admise par tous.
S 2 2 « S 5 ^^- ^ Hâûg-tcheoQ (Tchée-kiaufl).
^b i/C ?% plu IaË ^T un certain Minn-maokia aimait à jouer
^ ^ 'fil -^ "^ ® ^^"'^ échecs. Son précopteur, un certain
% &SS^ 4^ ^ 1*^ Qti Soûnn, jouait volontiers avec lui. Au
^ ^ H^ 51 sixième mois de Tan 17-27, alors qu'il
3i Î5(c M ^ ^ î^ faisait très chaud, Minn invila quatre
^ iâSr iS *^ ttl i|V ^® ^^^ *"^*^ ®' ^^° précepteur. On joua
•Mft BK A> ^ .tJâ rf-i ^"^ échecs. Comme une partie venait
^ Br y 5^ ^ ^ de finir, le précepteur dit: Je me sens
zAj ^ ® ^$^1^5^ fatigué; je vais faire une petite sieste
H H |j,r M 2fl5 ^-^ Jfe danslebàtiment latéral oriental.— Peu
^ ^ îrf ^ — -S après, on entendit des cris venant de
fSt B S5 -^ ^=^ ^ Tappartement, où le précepteur s'était
7fQ %Yl^ ^ ÎE ^ fS retiré. Minn y courut avec ses quatre
amis. Ils trouvèrent le précepteur gisant
à terre, bavant et râlant. Quand ils Peu-
Jm 59 '^ ^ — * ^ rent ranimé en lui instillant de la tisane
^ j^ ^ "^ ^ -ffl ^^ gingembre, ils lui demandèrent ce
^ a M Pi 4t -^ ^^^ *"^ ^^"^^ arrivé. — Je sommeillais
W H W /3 Tu g sur le lit, dit-il, quand je sentis qu'un
VÊL ^ ^ ^ ^ ^Ij P^^"^ ^^ '^^^ ^^^' grand comme une
*l& -SJc tfn S f^ &. ^^^^' devenait froid. Bientôt le point
^ W /tB -& w ï?^ s'étendit, et atteignit les dimensions
41^ -t W ^ i¥ ïi5^ <i'tine assiette, le froid devenant de
'^ JSS& t^ «tS ^^ '^ P'"^ ^" ^'"^ intense. Je palpai la natte
sur laquelle j'étais couché, et la trouvai
glacée. Je cherchais en moi la raison
î^ ^^ @ 3l 5^ de ce phénomène, quand j'fntendis,
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sous le )lt, comme un bruit de souf'Oe.
Je regardai, et vis un crâne, qui souf-
flait vers la natte. Je fus si épouvanté,
que je tombal par terre. Le crâne bon*
dit, et me poi-la des coups de tête. Je
criai. Votre arrivée le tU disparaître. -»
Les quatre invités dirent tous qu'il lai*
lait creuser la terre sous le Ht, pour
exhumer le crâne auteur de cet atten*
tat. Mais la famille Mion, craignant
qu'il n'arrivât pis, préféra condamner
rapp-drtement, dont la porte fut cade-
nassée.
Introduction IX. — Le contact des morts est froid.
Leur souFAc est gtur.iul. Un coup de veat froid précèdo
leur arrivée.
14
C'est la croyance commune, que le
monde des vivants et celui des morts,
communiquent à Fông-tou, ville de la
piovince du Séu-tch'oan. Prés de celle
ville se trouve un puits, à l'oriûce du-
quel le peuple brûlait, bon an mal an,
pour trente millions de sapéques de
papier-monnaie et de papier-habits
pour les morts. Les gens du peuple ap-
pelaient cela payer l'Impôt infernal.
Ceux qui ne le payaient pas, seraient
punis par des maladies et autres fléaux,
dlsalt-on. — Vers Tan 1650, un nou-
veau sous-préfet nommé Liôu-kang
ayant pris le gouvernement de la ville,
entendit parler de cette coutume et
l'Interdit. Les gens du peuple réclamè-
rent. Le sous-préfet maintint sa défen-
se. Le peuple dit : quand vous vous
^ 14. -. 41
^ Sj >f^ ^ ^ ^ ^ ^^''^'^ entendu avec les habilanls du
aa 4« Aïi œ ^ i: ^rf, "londe Inférieur, nous vous obéirons.—
^ 2 fS ^" '^^ trouver? demanda le sous-
Jl la W ^ M ^ J^ P'éfet. - Au fond du puits, répondit
SI xR ftfe ftË T M K Itî peuple. — Qui descendra? — Person-
» fiB lié âR >m M ^ ne ne s'offrit. -Or le sous-préfet Liôu.
3E -^ ta tI> Wf XJA ^ kang était brave. C'est mon devoir, dit-
— ^ ^ "& ^ ^ \ *•' d'exposer ma vie pour le bien de
^ V% ^ ^ iQ & ^A ^^^ peuple. J'irai mol-môme. — Le
§ S >SL ^ -S S peuple eut beau protester. Le sous-
m ^ "W ^ ^ 2r ^ P'^fet flt apporter de longues cordes,
^ ^ -^ ^ ^ ^ ^ s'y attacha, et ordonna qu'on le des-
i& ^ StU ^ 'T -y- ^ cendlt dans le puits. Son secrétaire
4L ^ ^ ^ Li-8ien ayant demandé à l'accompa-
iÊiJJtt^mi^Pff^ gner, s'attacha aussi à une corde. On
h Si H iB" ^ "H* O *^^ descendit tous deux dans le puits. —
è a n V ^ -S Jusqu'à cinq toises de profondeur,
W ti >& A î^ ^ 'J^ l'obscurité devint de plus en pluscom-
M Jlt ^ K iîS ^ K ^^^^^' ^'"^ ^^^* ""® nouvelle lumière
las ^ ^ ^ lâê ^ S *^^ éclaira peu à peu, et ils entrèrent
'Bit ^ B( ^ ^ ^ Sw dans un monde inférieur, avec des vil-
ïia ^ ^ ^h ^ ^ ^ Jes et des édifices, tout pareils à ceux
^ M 'f a* tllà 71 ^ MT rtu monde supérieur. Seulement les
^ -61 ^ a 41- 5 ^ corps des habitants ne projetaient pas
^ Gfc "^ p yf "X" rî d'ombres, et pouvaient à volonté s'éle-
^H^ ^ ^ 3S^ jjl i^ ^^^' ^»"s ^'^"■- - Bientôt un officier de
1^ ^ pf a^ -^ ag 35^ rang inférieur aborda Liôa-kang et lui
î ^ S ^^ ? dit: Vous êtes mandarin dans le monde
J 1^ ^ ï@ i^ ^ ^ supérieur. Que venez-vous faire ici? —
-^ "^ ^ Mb H ê Je viens, dit Liôu-kang, pour demander
"^ qu'on remette à mon peuple l'impôt
infernal. — C'est un bon mandarin
1^ H ffi3 tr ^ ^ 'wn' celui-là, chuchota l'entourage du petit
officier. — Pour cela, dit celui-ci à
Liôu-kang, il faut vous adresser au juge
Pâo, qui siège actuellement à son tri-
1"^ iw ^ ^ fl^ ^ bunal. — Cela dit, il conduisit Liôu-
m^^j«:^;2:^
kang dans un grand prétoire, et le fit
monter à une salle haute, où siégeait
^ f^ ^ ^ '[^ 5p|§ un vieillard majestueux, vêtu comme
6
42 — 14. ~
Prt "K ^ A S WR |t^ un roi. Les appariteurs crièrent: le
7" ft ^ {é& =^*' iSf{ H sous-préfet de Fông-toa arrive. Le juge
^ GS -^ 1^ ïîîc W W s'avança à sa rencontre, Je salua, le ût
^ ^ ^ ^ mI ^ ^ asseoir à la place d'honneur, puis lui
"^mi^nm^m ^ ^ ^ ' " '"^"""
^Bmmwm^ , „ - _.
^ ik l§^ ^ ^ ^ ^ salua, puis dit: Depuis bien des années,
±i^mm^:fiT .-- „- --- „ - -
iiiS *ïë* itk >^ ^ '^ ^li 3us.^i, ne veut pas lui remettre les taxes;
- _ .. _ . . •.*- r.nmmfînf mnn nfîimlA nninTAÎf-il Anr.nrA
dit: Les mondes supérieur et inférieur
sont séparés. Pour quelle affaire étes-
vous venu ici? — Liôu-kang se leva,
dans Je district de Fông-toa, les récol-
tes ont été mauvaises; le peuple est
épuisé, et le gouvernement gêné lui
^ M li T K ^
comment mon peuple pourrait-il encore
payer Timpôt infernal? J'ai exposé ma
^ ^ ftfil "ï" Sr 1^ '15 ^*®' pour venir ici intercéder pour mon
peuple. — Le juge Pâo dit en riant:
Cet impôt infernal, c'est encore une
_ ,_ . invention de ce3 stupides bonzes et lâo-
^^ ^ ffitt ^ Wk ^ cheu. Que d'argent ces gens-là souti-
^- - - - rent au peuple, sous prétexte de faire
du bien aux morts. Et les morts ne
l9lU gl->| ^^ ^^^ TZ \**\ •— • uu uicii au A uiuiis. rut it5s uiuits no
W ^ ^ ^ E3 ^ ^ peuvent pas avertir les vivants que tout
B M e§ M iS: :r r "- " " """ ""' ^"" " ^'
^^^mmmi^ ..-.
^'^Wl^^W^^^ • requête est parfaitement juste. — A ce
fj g ^ it | *A^ j^i- gm lYir^mûnt un troîf riû liimîÀrû milorA Hac.
W 5^ 'P HE re HE ^
-a # 3fe « ^ ^ i: ....... ...... .. ™.-- .- . . -
^ ^ â ^ P .^ M lui paria longtemps de choses auxquel-
^ m ^ m ^ 4>t ^ Jes Liôu-kang ne comprit rien. Puis,
-3^ TT ^ m "^ ir ^ Joui à coup : Je sens ici l'odeur d'hom-
iË -W* ÏÏO IM ^ ffi mes vivants, dit-il. — Le juge expliqua
cela ne leur profite pas! Vous êtes un
mandarin intelligent, qui savez prendre
à cœur le bien de votre peuple. Votre
moment un trait de lumière rouge des-
cendit du ciel. Le juge Pâo se leva et
dit: Le Vainqueur des démons (Koàn-
ti) arrive. Veuillez vous retirer pour un
instant. — Liôu-kang et son secrétaire
se retirèrent dans un cabinet attenant
à la salle. Soudain Koân-ti descendit
d'en haut majestueusement. II était
vêtu d'une robe verte, et portait une
longue barbe. Il salua le juge Pâo, et
— i4. — . 43
^ ^ i^ 1^ J^ ^^ ^"^ ^'^ ^^^^^' ~~' ^^^^^ ^" ^^" '^^°"
5Mc ttf ili^ 0H 1*1 darin, dit Koân-tv; je veux le voir. —
^ ri TB W 1^ Liôu-kang et son secrétaire furent
^ R^ ^ tft §M introduits et saluèrent. — Koân-ti les
-gj* if| ^^ pr fit asseoir, leur parla très amicalement,
^ -n ^ S S ^^ ^^^^ ^'^ ^^"^' ^^ les affaires du monde
[M sJu w @ ^ supérieur étaient compliquées, celles
ptl jjf^ |||] j^ ^ du monde inférieur Tétaient bien da-
3* B Sft tH: Uïl vantage. — Or le secrétaire Li-sien
i a KF ffi ^' était un honime hardi et incivil. Sou-
^ "F -^ ^ ^ dain il*demanda à Koàn-ti: Et Hnân-
"îf ^ ^ JJt ^ tei, qu'est-il devenu? — Koân-ti ne
V| .^ ri ,y|, ^ répondit pas, mais son visage exprima
TV m {U \S^ tB la colère, £t ses cheveux se hérissèrent.
g^ t^ ^ gn ;^ Il se leva et prit congé. — Après que
US iM ^ t^ 6i '^ J"^^ ''^"^ reconduit: xMalheureux!
^ ^ ^ H ^*^"^' ^" secrétaire, tu périras certaine-
^ ^ Sn 9^ ^ ment frappé par la foudre; il n*est pas
5Q >2^ ^ ^ J^ 60 mon pouvoir de te sauver. Est-il
j^ ^ Q ^ ^ possible que tu aies osé demander pa-
«^ 'jÇ p-* ^ ^ reille chose, et parler à un ministre de
hJ "^ î[!^ ^ ^ s^ïï prince en désignant celui-ci par
j2^ ^ ;?/; ^ jjg son nom personnel ? — Liôu-kang de-
A âL. ^^ TO ^ manda grâce pour son secrétaire. —
I* tt ^ P9 ^ Tout ce que je puis faire pour lui, dit
^ ^ ^ ^ 'e juge, c'est de le faire mourir de mort
^ ^ ^ ^ i,^ naturelle avant que la foudre ne le
^ -â w 4fefc ^ frappe, et d'empêcher que son corps
^ 5^ yC lO S5 ûe soit réduit en cendres... Et tirant
^ >g WL ^ Uj de sa boite un sceau en jade d'un pied
M y» _. jt^ ^ carrédesuperllcie, il ordonna à Lî-sien
^ -A >l> 1^ ^ (je se découvrir, et le lui appliqua sur
^^ j||. S II le dos... Puis Liôu-kang et Li-sien
\Ê^ "Ê ^ S§ BEI prirent congé, retournèrent au puits,
^ va[ W^ J^ '^ et se firent remonter dans le monde
W H ïîC A^ sE supérieur. — Ils n'étaient pas arrivés
tu 1^ ^ ^ HK ^ '^ P^*^^^ méridionale de Fông-toa,
"^ ^ iK* â -â ^"^ Lî-8ien tomba mort, frappé d'apo-
W y B Wj E Cl plexie. On le mit en bière. Peu après
M ^ $^ >^ -â? "" orage épouvantable se décbalna.'La
U . — 14, 15. —
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foudre tomba sur le cercueil, le con-
suma avec les habits et le reste; mais
le corps manjué du sceau du juge in-
fernal, ne fut pas détruit.
Voyez Inlrodaclion VI. II. — Celle page est d'un
CnDfucianiste plutôt sceptique. Nous enlen'irons la noie
contniire. — £ ^ Hudn-tei est le nom personnel de
^Ij {jl Liôu-pei empereur |@ j^ ^ Tchâo-lie-ti de
la pelit*^ dynastie ries S ^ Hdn de Chàtt, pour lequel
Koân-u lutta et péril ( TH pages 1)75 el 970 ). Koân-u
éiant maintenant, dans le monde inrernal, au-dessus de
6011 ancien maître, il ne fallait pas lui parler de ce maî-
tre. Il fallait cneore moins appeler familièrement par
son nom, celui pour qui Koân-u s'était dévoué jusqu'à
la mort. Péchés mortels contre les rils. — L'âme infé-
rieure est censée résider dans la région lombaire. —
Etre tué par la foudre, est infamant. — Quand un corps
est incinéré, l'âme inférieure péril avec lui certainement.
De là vient qu'on brûle les êtres qu'on veut détruire
entièrement, vampires el autres.
15
Sous la dynastie mongole Yuan, à
Mîng-tcheou (Nîng-p'ouo du Tchée-
kiang), durant les cinq premiers jours
de la première lune, et le quinze de la
môme lune, le soir on illuminait les
rues. A celle occasion, la liberté était
grande. Jeunes gens et jeunes, filles
sortaient, pour voir l'illumination. — Eo
Tannée kéng-tzeu de la période tchéo-
tcheng (1360), la nuit du quinze, un
jeune lettré nommé K'iâo, qui venait de
perdre sa femme, regardait rillumlna-
tion du seuil de sa porte. Il élait minuit
passé, et la foule diminuait. Soudain
le jeune homme vit une bonne, portant
une lanterne sur laquelle étaient pein-
tes deux pivoines, qui éclairait les pas
d'une jeune fille de. 17 à 18 ans, vêtue
— 15. — 45
M^^ iî^K'®'tfe ^'"" surtout rouge sur une robe bleue.
ffi BÛ Sç ^ rnl >ai PI îR* ^'^ J^""® ^"^ ^® dirigeait vers l'Ouest.
a mS (^ Jg 4Ë A ïîff ^ v'^ qu'elle était fort jolie, et son cœur
4^7& P-T^^-^^aa: "^'^' P"*^ avança pour la considérer
^^yu'^'KWè^^ par devant. La jeune fille remarqua ce
î$ ^ ^ H ^ [p] Pf' >T^ manège. Tournant la tête et souriant
^m\ "é^ ift ^ m :>" ^ ^" jeune homme, elle lui dit: Que,
T ^ S îî î ^ ^ S ^"""^ "''"' ^^^^''^' P'"^^'^' "ous nous
h X ffiP -1^^ ii ^ ^ H rencontrions ainsi au clair de la lune,
^ ^ 1M S ^ ~^ 7b ^ c<^ïa n'est pas fortuit .. Le jeune homme
«i>^ ^H ^S» ^ tffi J}tç fi /y chaumière Phonneur de la visiter?..
^ ^ Ih ^ M ^ H M ^^"^ répondre, la jeune ftlle rappela la
^ ^ ^ ]Bfr ^ "T\ Jt^ bonne (|ui marchait devant. Revenez,
ë ^ — m* '^^ 4^ ^ Kinn-lien, lui dit-elle; éclairez-nous ..
BB w 'f^ 1^ elJ 2! mO Le jeune homme donna la main à la
^^ ^ ^ Éffîf.^^ Jeune fille, et la conduisit chez lui, très
M fl ^16 'tt' IT Y :fe D^? content de sa bonne fortune. Jl lui de-
T^iSfcj ^ manda d'où elle était, comment elle
'V'm^i::^^^^7t s'appelait. Je m'appelle Pôu-lik'ing, dit-
^ ^ ^ 44! /R f^ ^ ^^'^' ^^" P^*^^ était juge à Hoâ-lcheou
^ JSt ^ ^ I^M^bC (ï^oâng-long). Mes parents sont morts.
tï W 3® ^ UJ w^ ?VjÇ KC Je n'ai pas de frères. Je demeure seule,
^ -^ 1^ ^ i^ ^ ife ^ avec ma bonne Kïnn-lien, dans lequar-
^ îAî JS »H4 îfi ItT Zfc I^ tier Hôu-si... Le jeune homme la retint
H fâ ^ >>î ïï ri S^ « P^"^ '^ ""'^- E"^ P^»^^^^ ^^ant '^^»^«'
P SE /ëg i^y ^ ^6 ell »T puis revint le soir, quand la nuit fut
^ M, ÏÏS jfc ^ îlëif ^ ©[ tombée... Et ainsi de suite, durant une
■?• Jï^ IB 4ft "F* Pî -èf* -f* Quinzaine environ. — Cependant un
ai v2. I- voisin qui avait remarqué ces allées et
m Rlj SE "5fe Œ ^ ^ ^ venues, épia ce qui se passait, par une
^M® \ ^ ib ^ ^ fente.A lalueurdelalampe,ilvitquela
A— - tî^ âl Jh -tA tu ^ personne qui était assise à causer avec
^ m tfi 2^ « ^* le K'iâo, avait une lôte de mort fardée
^f^if^î^^êfjtj^lil et poudrée... Très inquiet, dés le len-
demain il alla trouver le jeune hom-
me, et lui dit: Si vous conlinuez, il
vous arrivera certainement malheur.
m
— i5. —
Mmmzmmm^m
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nBmmnzjsm
^jtMMmTm^Z
mmm-mi^^zm
M.mà^-mz'^x-
BïnT^m^zz
L'homme vivant est yâng, les morts sont
yïnn. Vous passez les nuits avec une
morte, sans crainte de vous souiller à
son contact. Elle épuisera votre esprit
vital, et vous Qnirez misérablement, à
la fleur de vos années. . Le jeune hom-
me effrayé lui dit les références que la
jeune fille lui avait données... Allez les
vérifier dés aujourd'hui, lui dit le voi-
sin. — Le jeune homme alla donc aux
renseignements dans le quartier Hôu-
si. II eut beau chercher et inlerroger,
personne ne connaissait Mademoiselle
Fôu... Faligué, il entra dans la pagode
Hôu-sinn-seu, pour se reposer. Etant
allé jusqu'au bout de la galerie latérale
occidentale, il arriva à une chambre
isolée. La chambre contenait un cer-
cueil, avec celte inscription : Fôu-lik'ing
fille du juge Fôu de Hoâ-tcheou. Devant
le cercueil pendait une lanterne, ornée
de deux pivoines. A côté du cercueil
se tenait debout l'image en papier d'une
bonne, avec les deux lettres £înn-lien...
A cette vue, les cheveux du jeune
homme se dressèrent sur sa tête, et
une sueur froide inonda tout son corps.
Il s'enfuit à toutes jambes, sans regar-
der en arriére. — N'osant pas passer la
nuit chez lui, de peur d'être visité par
le spectre, il demanda asile au voisin.
Celui-ci lui dit: Les charmes du tâo-
cheu Wêi, de la pagode Tuân-miao-
koan, sont très puissants. Allez le
trouver au plus tôt, pour lui demander
secours. — Le lendemain, dès le matin,
le jeune homme alla trouver le tao-
cheu. Avant qu'il eût ouvert la bouche,
celui-ci lui dit: Des effluves de malheur
s'échappent de tous vos pores. Que
i5.
il
f^ ^ ^ M"^ venez-vous faire ici?.. Le jeune homme
MR S fô îfe^ -® '""^ prosterna devant le lâo-cheu, et lui
V^ .1^^ ^ S 5 ^ 5 ^^"^^"^^^ ^^" histoire, en le priant de le
TW fe24 im. yf ^myf^ sauver... Le tâo-cheu trempa son pin-
*tJ -^^ tt& Pï # ^ # ^^^" ^^"^ '^' ^^''"^ï'^on, et traça deux
- — -» ^ ^' ^- /h ^^^'"^^s ^"'i' '«i »'emit, avec ordre de
^ iS, A 5ft 5E coller l'un sur la porte de sa chambre,
^Àft^^ ^^ *'*'*"^^^' ^^"^ l'alcôve de son lit. De
«fB -aa^ -* A a-' -«» I* P'"^ *' '"^ interdit absolument d'appra-
^ S 5 â 5 ^ ^- ^^^"^ °^^°^^ ^" Hôu.8mn.8eu. -1 Le
-^^ ^^ "J^ ^ ^ ?| "F i®""® homme revint avec les deux
5SI5 ^=f^ >W? îfn lÉ *fc H charmes, et fit comme le tâo-cheu lui
ft)^ ^ 3* ^ H^ ^^^^^ ^^^' *^"''^"^ P*"^ ^'"" ™o*s, il ne
-- ^ 7T n^ }/gÇ îgg reçut aucune visite nocturne. — Un
^K ^ ^ ^ iÛ^ ^ soir il sortit pour visiter un ami, avec
j8r^ # # ^ ^ i *^'^"^* '' hut jusqu'à une heure avancée
^«. ^^- ^ a ^ 2 2" *^^ '^ ""^^- ^'îv''e^se lui fit oublier les
X^ ^^ 30f « gÇ ^ jg^ ordres du lâo-cbeu. En revenant, il
^^^ '^^ -^ iR ^ § êîB ^*^^^^ devant le Hôu-sinn-seu. Kïnn-
^m^=^%%mvx
lien l'attendait à la porte. Voilà bien
longtemps que Mademoiselle vous dési-
^E ^^ ^ ^ *P ÏÎO ^ '^^' dit-elle. Comment avez-vous pu
vie f^ ^ ^ "S^ ^lè *'<^"^'»«»' a»»si? Venez! -^ Hébété, le
^2^ ^2^^^ ^ ^frâ- ah ^ S ^^""^ homme la suivit machinalement.
^^ 1^ ^ n W^B-^ Elle le conduisit, par la galeiieocciden-
Ëfll ^^ ^ — 6îB ^ m ^^'^' jusqu'à la petite chambre. Made-
J:^ r^f ^ rôl :î^ 4fc *^ moiselie était assise sur le cercueil.
^ ?^. WC ^ ^ termes: Nous nous sommes rencontrés.
^ j^ M g ^ J« vous ai plu. J'ai mis à votre disposi-
^^ im^ iH* -«âw ^^^" *^"^^ "^^ personne. Nous étions si
^ — ^ 3Uji ^ llL Tr* bien ensemble. Faut-il que vous ayez
'j^ ^fe r Œ f^ ^ ^ cru les mensonges d'un méchant tâo-
*||^ l^Ë — Jlê >Ij^ ^ — ^**®"' ^^ ^^^^ essayé de rompre avec
^^ ^è m ^ ^ISim n^oi?î Vous avez mal agi, in^rrat! Aussi,
J3S ^S^ >Ci 5^ ^ ^ ! a maintenant que je vous tiens, Je ne
^kf^ ilë ^ ^ ^ ^t^ ^^"^ lâcherai plus. — En disant ces
^g^ ^SSX^ jEh YH |>j . p^l "^^^^' ^^^^ ^^ *^^^^ ^^ saisit le jeune
^£& 1W^ ^ z7 fl^ f homme. Le cercueil s'ouvrit de lui-
^^ ^^ <1 7< W ri — ' même. Elle y entra, l'entraînant à sa
48 — 15. —
^"f-m^Z
lii -^ ^ ^ HF S5 PI ^"^^^' ^® ^^^^^ couvercle se referma
sur eux. Peu d'instants après, le jeune
homme élait mort étouffé. — Ne le
?M *^ ^ f7 >w voyant pas rentrer, le voisin conçut]
ifiF ^ IM + YJft *K gf ^es inquiétudes, et se mit à sa recher-
mi^m:^^-^^ ^^^' Ne rayant trouvé nulle part, il finit
fs W ^ ^ rr -^ A par aller voir au Hôu-sinn-seu. Ayant
^ tr 'fE ^î 6\ ^ IM constaté que le pan d'un liabit d'iîom-
^f^ 1* ^ |wy n an *"® ^^alt pris entre le cercueil et son
-^ ^ ^^ -^ ^^ couvercle, il avertit les bonzes. On
^ Y 5q /m 4^ 5Ë B3 ouvrit le cercueil. Il contenait le CcT
BiJ è 5if 1^ ft x'^ ^ davre d'une jeune fille en parfait étal
T^ ^ Si W^ -A- -^ ^ ^^ conservation, qui étreignait le ca-
^^ ^L 1k jllà 3C S^ 5E davre tout frais du jeune iiomme. -
^ 1^ & ^ ^^ ^ ^^^~^' P^s^î^^^* dirent les bonnes, que
cette personne se conduise ainsi! C'est
la fille du juge Fôu de Hoâ-tcheou.
^Mnmimmn
cela treize ans révolus. Sa famille
changeant de séjour, déposa son cer-
cueil ici provisoirement, et n'a plus,
'^^ ^ ^ ^ ^ W 'i^ Elle mourut à l'âge de t7 ans, il y a de
!l^ ^* ^ ^ f& if\^ ^ depuis lors, donné de ses nouvelles.
^ IKHV ^ ^^^ SS. ^^ ^ ^^^^ ^^*'^^ ^'^ ^^*^' ^^ vampire ne res-
«C Çm » & ^ wW ^ le,>a pas pj^^ longtemps ici. — Sur ce,
*^^ ^ rM ^ W<1^ 1^ on enterra le cercueil contenant la
W ^ ^ g ^ ;gt jeune fille et le jeune homme, hors la
^ ^ A t, ^ X^ porte occidentale de la ville. — Depuis
^ m -t jm ÎH ^"^ lors, durant les nuits sombres et ora-
1^ H ^^ ^ f?5 ^ geuses, on voit parfois le jeune homme
^Ul s :^ /U ^^ ^S et la jeune fille, qui se tiennent par la
^ ^ _ ^ ^ ^ main, et se promènent précédés par
^ ^ ^^ fW ^ vL une bonne, qui porte une lanterne
i^ 'K ^ $'J ^ ^* ornée de deux pivoines. Ceux qui reri-
^ ^j- ^é* ^ PI nn contrent ce trio, sont attaqués de tié-
f^ '^'^ in' Ci l^ vrcs chaudes. Ils doivent leur faire des
liX S ^ Wi y^ ^ olîrandes et des libations, sous pt'ine
/ïte /f"* /yfc f - fl^ -tp. Voyez liUrodoclion \1I. — La coulume de remiser
Ly3 --*-' • F -^ lK "^ provisoirement dans les pagodes, les cercueils de ceux
^^g fh£ J^ ll| -jLi ig|1 qui sont morls au loin, en alfendanl une occasion de les
>|\ 5>r Tï sHl -^ W* Iraiisporlcr au cimetière de la fiiuiille, c^l couIudjc
S {& ^ ^ ^ ^^ «éuétale en Chinf. - rm,»el VrfMg, les deux principes.
IT j^ jj. " iT -^ }àng le monâe supérieur des vivanls, yi«n le monde
BflF TO 3^ H '2< ra '«^ï^eiiéur des Idorls. VoyeeTPlablfe, deux principe».
W ^ ^ fW ^ Wl ^"^^"^ ^» P^'*^<x^« K'âi.yùan (713-
t^ itt: 1!;$* 2^ ^ M ^** ^' "" j^"*' '® P''^^^^ ^^ Hoâ-icheou
S S S 2î i ïï (Heûe-nan) oommé Wêi-siontchoang
^ if ^ ëS: ^ |& prenait Talr sur uue louri d'où la
WlW^^^M^ ^"® s'étendait sur le cours du fleuve
t- ^ S US dl£ i£; ^^^^^' ^^"^«*" "" personnage velu
^JfV mim n^ y9 d'une robe violette, et (ioiffé d'un bon-
I ^ ^ ïîl ^ ^ "®^ '*^"^®» P^i'ttl devant lui. Se doutant
^ -jC ffî J^ ^ nR ^u'îl n'avait pas afTairo à uii homme,
^ ^ — fRJ A M Je suis le génie de votre ville,- dit le
M ^ 58 î^ 5l$ personnage. — Que désirez- vous? de-
manda le préfet. — Le génie du Fleuve
Jaune veut emporter cette tille, dit le
personnage, pour rectifier son cours.
H ^ S ^ j^ gg Je m'y oppose. Dans cinq jours, je me
^ mesurerai avec lui au bord du Fleuve.
Craignant d'avoir le dessous^ je suis
Mw^Mmmn
HJ ^ ^ ^ ^ i^ "^^^^ ^^"^ demander du secoure. Faites-
Z^ Wj 9 ^ M promets, dit le préfet. — Aussitôt le
moi soutenir par deux mille archers et
arbalétriers, et je vaindfâl à coup sûr,
♦^t votre ville sera sauvée. — Je vous le
^"fââi^mn.
génie disparut. ~ Quand le jour fixé
fut venu,, le préfet monta sur le rem-
^ ^ ]@^ |gfe >2! — • P^^^ à ^a ^ê'^e de deux mille braves
Âp j&i "EST is tfc A soldats. Soudain une colonne de vapeur
^ ^ ^^ In ^ blanche, haute de dix toises, se dressa
^ SR ^ iW X K^ dans la brume qui couvrait le fleuve.
•^ W ^ è)^ ^ S ^"® colonne de vapeur noire, sortant
ad] ^ ÇR -fer W ^^ ^^ ^^^^' s'avança à sa rencontre. Les
A« j!rf^ ^ - ^^"^ colonnes engagèrent la lutte. A ce
W ^ îR yJ ^ §lF moment, le préfet ordonna à ses soldats
SO — i6, il. —
de tirer salve sur salve contre la colon-
ne blanche. Bientôt celle-ci diminua
de hauteur, tandis que la colonne noire
^ fis A ^ Wià s'élevait de plus en plus. La vapeur
m ffik ivÊ T^ #^ blanche finit par disparaître. Alors la
ju *^ S u* ^ vapeur noire se retira dans la tour. —
^^ ^ Wk VXàW Avant cette lutte, le Fleuve Jaune,
^t ^ J^ J^ A^ avançant toujours, était arrivé jusqu'au
pied des remparts de la ville. A partir
de ce jour, il recula de cinq à six 1
l^m'U
^ im fl5 »i SÉ stades.
BP 5S ite 2B 4iÊ ^^y^ Introduction m. — La croyance aax génies
*7j" •« '*•* -^^^ "^ dés monts et des fleuves, est aussi ancienne que la
Wk fis 7* «4^ W ^^'"^- '''" P^^^ '^^' '''^ I^^^ *^ " Maintenant le FleaTS
--^aS V^ fe£s S» '*""* P*'^ ^^^^' '^''* ^^ Hod-tcheou, qui n'est plus
fis US ^S 3S^ ^L qu'une sous-préfecture.
^ 4fl >& ^— '^ ^" Séu-tch'oan, un certain Tiên-
^ to ^ ^^ >m k'ienlioa, gros richard, restait sans en-
^ j{Ê M IS ^ f^nts. Il lui en était né plusieurs, mais
J^ |K g^ W ^ ils étaient tous morts en bas âge. Un
À? ^ ^ ^ * astrologue lui dit: Durant deux géné-
XR Sk ^ St 0: rations, des constellations femelles ré-
^ ÏÏ5 A?! ^— ^ >2 gneront sur votre famille; vos descen-
dants mâles mourront donc tous; à
.1* 4i«<. li^ «^ moins que vous ne les fassiez passer
vKt WS W W pour des filles; essayezl — Donc, un
enfant mâle étant encore né à Tiôn-
k'ienlioa, celui-ci lui fit aussitôt percer
les lobes des oreilles, mettre un peigne,
^ Im ZT ^ bander les pieds, et défendit de i'appe-
O 3* jgf ^Tt 1er autrement que la petite Septième.
^ -i -p ^ ^^ constellations s'y laissèrent pren-
-^ W P ^ dre. L'enfant vécut. Quand le temps
^ ^ ^ ^* fut venu, Tién-k'ienlioa maria son
S R W JHT garçon-fille, avec une ûlle-garçon coif-
IS ÎSl fée en homme et les pieds non bandés.
^ Ïî5 W VW ^e couple travesti eut d'abord deux
— n, 18. — 54
tH iê ^ '^ lâl I^ ^^^^^^ garçons. Oubliant la prédlcllon
P , r« -2^ ^ |k. de l'astrologue, que la falalilé durerait
•^ j ^ fe^ deux générations, on leur donna des
W ^ W !&$ §S $ noms de garçon. Ils moururent tous
|6h @R aSt db 9Ec !^ ^^^^ ^'^ ^^^ ^^^* Alors on fit pour les
^ xL ^ ^ W suivants, comme on avait fait pour leur
)S SW TK -2! '^^ ^ père; on les travestit en fausses filles,
*T% ^ ^ jgfl ^ ;^ qu'on maria à de faux garçons. Les
^ ^ ^ iXX ^ -Jt- constellations n'y virent derechef que
ex. '"S .^ >ÎC 5S3^ I/V du feu. Cette famille fut ainsi sauvée
ii IR W ^ ^ A de l'extinction.
^ 5^ ^ if ^ *^^ ^'^^''' «"troducUon XV.
- A # ê - - 18
'M JP ^ ^ ffl Un certain S6ng-tao, bachelier
— • g Sf , \U émérite, tomba un jour malade et dut
^ ^ 4B T% SR s'aliter. Un satellite lui apparut, tenant
^ âl d'une main son mandat, et conduisant
>J* rtt ^ ^ ^ de l'autre un cheval blanc. Venez avec
ék Wk "iS^Wi W% ™^^' ^^^ ^^^^ examiné, dit le satel-
-M- ^ ^ '^ ^^ lite. — Mais ce n'est pas le temps des
^ -Il ^w ^ BM examens, dit 85ng-tao. — Venez tout
^ ^ -^ 15 ^ de môme, dit le satellite. — Séng-tao
^ ^ 'h 1A iîl^ ^^ ^^^^ ^^^^ peine, monta à cheval, et
/x^Qk s^ u^ B suivit le satellite. La route par laquelle
'K ^ ^ n^ >E celui-ci le mena, lui était absolument
Bg €^ ^ ^ t|£ incounue. Enfin il arriva à une ville
^ grandiose comme une capitale, et, dans
la ville, à un magnifique palais. Dans
^ ^ <i ô W
j^ ^ ^ |||) ^ 1^ grande salle, une dizaine de person-
/L 491 ^ W* Tits nages siégeaient, parmi lesquels il ne
U^t PSL*^ ri reconnut que Koân-ti qui présidait.
Jl ri JfS TK, y^ Devant ces juges étaient préparées deux
^ i\ ^k ^ I^ tables et deux sièges, du papier, de
>& 4^ ^ ^ % Tencre et des pinceaux. A l'une des
^ ^ deux tables était déjà assis un autre
^ BS '^ ^ '^ bachelier. Dés que Séng-tao eut pris
— J8. —
^M^ ^ "^ Mj P'^*^® * ^^ ^^^^' '^ ^**é™e de la com-
position à faire fut donné. C'était un
Ihéme en liult caractères, ainsi conçu:
« l'un, l'autre, intentionneliemenl, in-
W flB* i^ — ^"^ IR délibérément». Quand les deux bache-
4b M k bS ^ S!L ^^®*'^ ^"''^"^ développé ce sujet, ils
Km mu y\ fm ^« TTS remirent leurs copies. Le développe-
73^ P5 ^ fê ^ T^ '"^"^ ^^ SiSng-lao revenait à ceci: «La
iH ^ 3 Ai ifiS sanction doit dépendre de l'intenlion
J\ ^^Jft ^ ^ ^ ^ "" chacun. Le bien fait par intérêt
^ ifi ^ W w ^ ne mérite pas de récompense, le mal^
Hl Q ^ .tt ^ y^ fait sans intention ne doit pas être
Sn ^ ^ ^ ^ i=^ puni»... Le jury trouva que sa copie
S m. ^ était la meilleure, et Séng-tâo fut ap-
® W ^ -^ fS -S* ^^'^ ^" présence des juges. L'un d'eux
U W ^|# nt ^|\ _^ prit la parole, et lui dit: Dans la pro-
^ -/# mk J^ -^ I ^'"^^ ^" Heûe-nan, une place de
"* y^ 1^ Tu Mil yv tch'éiig«hoang est vacante. Vous avez
'fé ^ ^ ^ ^ H ^^"^ ^® ^^"'** ^^"^ P^"** ^'®" remplir ce
poste. — Alors seulement S6ng-tao
comprit de quoi il s'agissait. Il inclina
i=^mMmA
^ î^S X ZWL I® ^ la tête en pleurant, et répondit: Je
^ i^ — ^ iii>
iw 8S 3E Ifi TO >|j^ Cependant j'ai encore ma vieille mère
iB ^ ^ H jft "^ ^^^® ^^ '^'"^ ^® ^^ ^"^' ^'^^ n'a pas
iw ' «iç Bg /PT — . d'autre appui que moi. Si vous daigniez
me permettre d'attendre qu'elle ait fini
suis sans doute très honoré de la faveur
que vous voulez me faire. Comment
oserais-je me permettre de refuser
^ >|C gn ^ ^ Tjjr de vivre les années que le Ciel lui a
- - accordées? — Qu'on cherche le décret
du destin sur cette femme, dit le présî-
Ikia^n^m
^ 1^ ^ S M ^^"^ Koàn-ti. — Un scribe à longue
1S^ & ^ ^ S& ^^^^^ P**^^ "" '^^^^' '^ feuilleta, et dit:
^K 5t w IS ^ Ju jury était perplexe. — Cela peut s'ar-
H/Q^^ ^ h ^ ranger, dit Koàn-U. Que le bachelier
Zi ^ ^ "& ^ "^ Tchàng, ici présent, tienne la place du-
^ ^ M. ^ a ^ ^^"^ "®"^ ^"^ comme intérimaire, puis
^ 7L :^ -^î H Ffl le bachelier Sông Poccupera comme
^ 18, — Ji3
M ^fSi 7^ M titulaire. Vu sa piété filiale louable,
j^ j^ ^ Bll Hî ^^"^ octroyons à B6ng-tao un congé
Vi 1-^ ^ W Wi (fo neuf ans, au bout desquels il sera
7 1$^ 1^ ÏÏO ^ appelé... Puis Koân-ti adressa quel-
^ S LIJ ^ 7h ^"^^ paroles d'encouragement au ba-
^ ^ ^ 1^ ^ cheiier Tchâng. — Les deux examinés
S % ^ ^ St saluèrent et se retirèrent, lis sortirent
'^ 143 W ^ m ensemble de la ville, en se tenant par
ÎIA ilEi Sli ffl ""^ '^ main. Le bachelier; Tchâng dit à
^ ^^y^" Séng-tao qu'il était de Tch'âng-chan
3^ P^ 5b » -^ (Tchée-kiang). Enfln ils prirent congé
Wi ^i^ ^ ^ '"^ ^^ l'autre, Séng-tao remonta à
^Sr iM ËL i@L ^ chevah et reprit le chemin par lequel
50) ® Œ î^ H il était venu. Soudain il se réveilla
ifl ^ Q ^ ÉÊ comme d'un songe, à son domicile,
Bli >SV ^ É^ 1\ ^^"^ "" cercueil. Sa mère qui veillait
^ \^ ^L } ^ans la chambre, Tentendit gémir. On
u ^ ^ ^ ^ ^^ retira vite du cercueil, et on lui
donna des soins. Au bout de douze
heures seulement^ il recouvra Tusage
de Touîe et de la parole. On lui apprit
1^ £^ Q ^ qu'il était mort subitement trois jours
^ " auparavant. 11 fit alors prendre des in-
formations à Tch'âng-chan. De fait un
— ...^ ^^ bachelier nommé Trfafing venait d'y
^ d^ 2^ ^ <P& mourir. — Neuf ans plus tard, la mère
' — ^^ . - ^Q Séng-tao trépassa. Dés que ses
funérailles furent terminées, Séng-tao
se lava, s'habilla, se relira dans sa
iMr @t ^ ^ chambre et expira. — Les parents de
^^ ** sa femme demeuraient en ville. Soudain
mm^nm
'iB' -er "^t- Tw ^H
JS. M99 iSSi cb BSà
30e jq\ ^ t* ^
-^s^^m
, , _ _ un grand cortège s'arrêta à leur porte.
""* 1^ tu lij Séng-tao, en grand costume de man-
^ ffl ^ EM darin, entra, les salua sans rien dire,
^* ^ et disparut avec son cortège. — Très
intrigués, ils envoyèrent prendre des
nouvelles à son domicile. Il était mort.
Alors ils comprirent qu'étant devenu
chônn, il leur avait fait ses adieux
ïïo A B ^
^ i^ i» It a^'"nl.<le partir.
19
Quand Wâng-yent'ing était sous
préfet de Ling-pi (Nân-boei), dans un
54 — iS, 10. —
êfc îft^ P 'IS dêll '^^ ^^^^^ Introdaction lU, H, V. - MonOe inférieur
^^ ^^ '—^ '"*• •'^^ analogue au monde supérieur, avec capitale, tribunaux,
f& fi^ ^S 3S ^S -1- ^^*^* ~" ^''*^""' *"®^ "**" réincarnées, nobles et puissan-
ts H-^ *^ zli «V m tes, fonctionnaires du monde inférieur.
- M ^ Jtfc ^ ^
^ ^ fi # ^ ^
^— ^ ^ iSflj 5% ^ village une femme Li âgée de 30 au!
mourut. Son mari alla acheter un cer-
cueil à la ville. Quand il fut revenu»
au moment où on allait la mettre eu
PI jâ Ijûp ^ rfl bière Ja femme ressuscita. Tout joyeuxj
— son mari s'approcha d'elle. Mais elle le
repoussa, et dit en pleurant: Je suis
_ Mademoiselle Wang de tel village. Mes
^ *?fr iMr ffi fiiS parents ne m'ont pas encore mariée.
iH» tfti î^ r^ ^ Comment suis-je venue ici? — Très
IK TË 5^ OL ^ effrayé, le Lî avertit les Wang du vil-
^^ 3^ ^ '^^e indiqué. Ils venaient d'enterrer
PS^ ^ ^ ^^ £E ^^^^ demoiselle, morte de maladie. Us
^ ^ ^ « «p a^çom.y,.gQj D^g qy.giie ,gg ^^^ j^
>^ 3c, ^ ^ ^^ femme ressuscitée les embrassa en pleu-
^ 2QL J^ jJR;^ -4- rant, et leur dit une foule, de choses
- qui ne laissèrent aucun doute sur
l'identité de son âme. — La famille au
- iBf^^
^ * « « 1^
^ ^ î '^ fils de laquelle la demeiselle Wang
^ ^ gll IJtA ^ avait été fiancée, accourut aussi. A leur
^ >S ffiJ ^ i ^"®' '^ ressuscitée rougit. — Alors le
^ O :^ SR ^ Lî, et la famille du fiancé, se disputé-
fp ^ ^ jh 4^ rent celte personne. Le cas fut porté
^ jK «o gt> 7» au mandarin. Wâng-yent'ing l'adjugea
P» >iv 55 Wl A au y. L'affaire arriva en l'an 1756.
Voyez Introduction IX, XIV. — Ame supérieure
d'une défunte ( non suicidée), entrée dans le corps en-
core frais d'une autre. — Une flUe ne doit connaître,
ni son fiancé, ni aucun menobre de sa famille, avant son
mariage. De là la honte de la ressuscitée .
- ^20, -
se T> 10 a B TE
"^ -^ >% # ^ i§
P^ A Si tt ^h ^
20
Alors que Sû-chealinn était préfet
de Nân-k'ing (Nàn-hoei), un soir com-
me il montait à son tribunal, il vit, au
clair de la lune, une femme agenouillée
devant le portail d'honneur, en position
de suppliante. Un voile noir cachait son
visage. Le préfet Su se douta que c'était
une âme qui venait lui demander jus-
tice. Quand il eut pris place sur son
siège, il envoya un huissier muni d'une
fiche d'appel, lequel cria à la porte,
que, si quelque àtne en peine voulait
obtenir justice, elle pouvait en ti'er et
porter plainte. Aussitôt la femme entra
modestement, et s'agenouilla devant le
tribunal. Seul le préfet la vit. Les satel-
lites entendirent seulement sa voix, fai-
ble comme la voix d'un enfant. Je m'ap-
pelle T'iôn, dit-elle. Mon mari étant
mort, je résolus de rester veuve. Mais le
frère alué de mon mari, qui convoitait
ses biens, me fit tant de misères, que
je me pendis de désespoir. — Le préfet
Su fit quérir cet homme. D'abord il ne
voulut rien avouer. Mais soudain, ayant
vu l'ànie de sa belle-sœur, au comble
de l'effroi il confessa tout, et fut puni
selon la loi. — Le peuple admira son
préfet, et éleva un monument à la
veuve, pour perpétuer la mémoire de
ce fait extraordinaire.
Voyez Inlroduction VII. — La plopart des manda*
rins sièi^ent la nuit. — Dam Tixercice de leur» fonctioni,
les huissiers tiennent en main une fiche, ou un carré de
bois muni d'un manche, portant on ou plusieurs carartè-
te*, signe de leur mission.
56 _ SI. -
mmnmMn
SR t^, ^r ^ dl Hk L^ troisième joar du huitième mois
M iÊ ^ A m H^ de l'an 1751, des objets antiques ayant
«tu ^ Jùi k -J- ^^^ ^^^ ^" j^"** ^ Pékin par suite d*un
« J^ ^ yV ^"^ nivellementjes terrassiers furent soup-
y8 ^ ilfe "h* ^ ^ donnés d*eli avoir détourné une par-
^ Sn "^ *^ 1^ A ^'^' ^^ ^^ conseil des affaires domestl'
^ S^ ^ ^ ^ a ^^'^^ ordonna une enquête. Au moaieot
wl ^ ^ ^ TM M ^^ ^"^ bande de policiers examinaienl
^ ^ ^ ^ ^ laj les prévenus, Tun d'entre eux s'age
^ ^ -^ Tir ^ ^ii: nouilla soudain, et débita ce qui suit:
-X ^ -X rp l5c — «Je suis Tch*âng-keue de la bannière
^ ^ ^ M ^ Q jiune. J'ai douze ans. Etant allé au
B "fê ^ /bn ^ ^ marché pour acheter quelque chose, le
^^^^atm Po»'le^aix Tchâo-euU mefitdesproposi-
nK ^ W ^ I iS> tiens déshonnétes. Je reftïsai. Il me tua
^ ^ ^ic JL A ^ ^'"" ^^^P ^® sabre, et enterra mon
& 4h 4n A -*- H cadatre hors la porte Beéa-tsai, dans
^ tBi ^ A -IL -Ri un terrain^qui sert d'entrepôt pour la
^ Pî io iffi H5 ^ houille. Mes parents ignorent encore
3^ ^ îft — ât iJj ^"® ■'^ ^"'^ tnori. Veuillez exhumer
Btii -k* ÎSX^ ^ "^^" cadavre, et punir le crime dont j'ai
/TT A HH <^ 5a été victime». Cela dit, il se prosterna
— * ^ A ^ "— ^ '® visage contre terre. Puis soudain, se
M À i6! ^ A Bff relevant d'un bond,- il ciia: «C'est moi
^ a ^ ^ ^ Tchâo-erill, le meurtrier de Tch'âng-
Pj Mk JUt !|Ë ^ i^ keue». — Comprenant qu'ils avaient
jjc ^ /|& ^ ^ -jt affaire à un cas de vengeance d'outre-
' '^^ tombe, les officiers du conseil des af-
faires domestiques. livrèrent le terras
^njjmm
^ ^ W © ^ s^®*' ^^ tribunal des crimes. On creusa
H ^ % ^ fê f^ parents de Tch'âng-keue. Voilà
:r<îi ^ i^ ;îf^ ifc 1^ ::; _; rzi^' '
iH 3'ï'] "^ I? # K e^t' devenu. - Alors
à l'endroit indiqué, et l'on trouva le
cadavre d'un jeune garçon, égorgé avec
tin sabre. —Pais on alla interroger les
un
mois que notre fils a disparu, dirent-
ils; nous ne savons pas ce qu'il
on examina
— SI, n. — 57
Q JS @ ^^ 7 M juridiqaemeût Tchâo-eull, lequel lit les
j^ » ^ Att /S -* aveux les plus complets. — Le tribunal
^ 3^ ^ 3S K "^ ^^^ crimes adressa au trône le placet
(Jj 3& m ^ fê ^ suivant: «Tchâo-eull ayant avoué lui-
^ |fi I jx H| cH* ûiéme son meurtre, d'après les statuts,
-¥- J^ YH S iIp i^ ^^ '^^^"^ devrait ôtre abaissée d'un de-
ïf^U^^im ift IW gré. Mais comme il n'a avoué, qu'y
m ^ M ^ ^ ^ ^^^"^ contraint par l'âme de sa victime,
•fft ^ ■9' -4^- IS Vil °^^^ pensons qu'il n'y a pas lieu de
^ ^ ^"' accorder cette faveur, et qu'il doit
^Wi^^ ^ n|l ^^re décapité sans sursis ». *- La sen-
tence impériale fut: «Qu'il soit fait
ainsi».
Jt
rt ^L — l/V «a voyel Introduction VH. — Leè Mandchoux sont
P ï® l/f ^y ^^ "^ divisés par bannières. •- Qaand elles dénoncent leurs
-c% ^k^ ^^ ^^ y7 """^ meurtrien, les âmes des victimes apparaissent sous leur
^S '^^ BBF j^^ • ^ ' ft ancienne forme, comme dans l'histoire précédente ; ou
rt- iSj . ^ T j l»>en elles possèdent momentanément leur meurtrier, et
Jd Uj ffil It^ {<fc ffrl l'obligent à parler, comme dans l'histoire présente ; ou
a '_* f ^7 VT* elles possèdent une sorcière, comme dans l'histoire sui-
Cf? T^ ^X aqË ^1 Hp vante ; ou une personne quelconque. Le médioift ne sait
±ti tLâjL jLm wn ^^ "^J ce qu'il dit, ni pendant, ni après.
® SB H rfl "^ m
Bt i[ ^ eœ ^ S
^l&^% ^ lif L'académicien Hioùng-tiUhai m'a
^ Bll ^ Bir — - iRI raconté ce qui suit. Dans sa jeunesse,
m œ « ^ ^^^^ ''^" ^^^^' ^^^"^ ^®°" ^ ^^^'"' ^^
™ W ^ ^ '"^ jlt alla se divertir au Pào-kouo-seu, avec
*& S € ^^ ^ ^^"^ ^^ ^^^ ^'^^^ ^*^^^^ légers que lui.
It^ QSF -A* "ffî âS Egayés par le vin, ils envoyèrent quérir
^ HB ^ Wl ^ une chanteuse, qui les excitât à boire.
Jtt iSL ^ ^ "Ê ^^^'^ envoyé amena une espèce de sor-
cière. Celle-ci chanta, puis, prise d'un
besoin pressant, elle sortit et alla se
soulager au pied d'un mur. Peu après
tt \. ^ ^ $i< ^^^^ rentra, les yeux hagards, se pros-
1\ 'àk 9t 4fh 6fr ^^^"^ devant les trois buveurs, et dit:
^ iS to ^ ^^ ^"'^ Wâng-euU, le Chantonais qui
^ ''t ® TO Wi a été tué, volé, et enterré au pied du
8
58 — 2?. —
yfî jît ^ W iB jîff ^ '""^ 'ci-mÔQie, pai raubergisteXchao*
H ^ flR I^J S© HE 1^ i,ée. Je vous prie, Messieurs, de me
^ 'S ^ ISA aÉ ^ '^ <»»»*e juslice. — Les trois buveurs se
Tjjx -^ rr: ^ ^ 6ê f^ regardèrent en silence. Enfin Hioùng-
-_. --- "^ jl, 2^ ^ ^^ iUchai répondit: Celle affaire regarde
wj 414 -^ |»f}* 3^ ^ ^ la police. Nous ne pouvons pas nous
^Wll^^tH^"^ ®" el>arger. — Jo sais, dit Wâng-euU,
& '> a jC \W a ^ ^"^ Monsieur U, le chef actuel de la
^ ^ ^ ^^ Wi f^ £^ police, est au mieux avec vous Mon-
xlË K'I '^1^ ffO 4^ ^ ^=^ sieur Hioûng Veuillez lui demande!
4ft ^ -^ sf "^ Y^ A de ma part, de faire creuser ici, au
•feSi "da ^ ^ -JU =1 4jH ^^'^ ^^ "^^ • ^^ *^^^^ s'ensuivra. —
™ tl "W ëfif yv ti| W C'est là une grosse affaire, répondit
-S ^ 1^ fô ^ -1^ ^ Bioûnfl-titchai. Si Monsieur U ne veut
TR ^ ^ ^ ^ ® -/r P^^ "^® croire, quelle preuve lui don-
~7 a â ^ ^ J% S »«i»'aHeV ^ Dites-lui seulement que,
$M P Itti lih ^ W 1^ mon corps étant réduit à Tétat de
iÉ ^ âlF ^ ief ^ ^ squelette, je ne puis pas aller le trouver
UH' -^ W ^ -bu M M ïno»-™èûi6- J« ^^ P"^ ^6 ^'^n»^ îci, où
Wl TK( >is« TO JCW 5^ .^ jjj |y| parlerai par un médium. — Cela
7^ ^ Wf ^ i^ Wi ^ ^^U ï^ sorcière s'affaissa sur le sol.
^ fife /ftî ^ pfT JJf ^ Quand elle eut repris ses sens, elle
pL _^ -y .-au xi -fe ^ ignorait absolument tout ce qui venait
ri ^ 'T* W tT m Wfî de se passer. - Les trois buveurs se
W ^ i^ ^ ^ ^ ^ dirent; Ce n'est pas à nous de prendre
iH^ "Et ^ -it Pi "(& "^ ^^ ^^^^ la cause de cette âme en peine.
S ^ rt S • ^^^^ '^^"^ pourrions inviter Monsieur
^ o M ^ In ^ S U à venir demain boire ici avec nous.
^ >S ^ ^h îS ^ lit ^^ médium pourra lui parler, et nous
nfc 4^ §* AL -f^ ^ ^ verrons la suite. — Le lendemain ils
WF hJC BpJ Jffi :Jfe fliî Wj invitèrent donc Monsieur U à venir
Q ^ '^ "^ ^ ^ kJi ^^^^^ ^" Pào-kouo-seu, lui dirent ce
qui était arrivé, puis firent appeler la
sorcière. Intimidée, celle-ci refusa
d'abord de venir'. Monsieur U la fit
1§ ^ 3* BS iËI ^ ^ amener de force, par ses satellites. Dès
qu'elle fut arrivée en sa présence, la
scène du jour précédent se renouvela
i^^.zmm^
M.^ ^ ^ ^ ]St ^ «le point en point. - Le chef de la
— ^^2, 23. — 59
^ ^ ^«^ ^ ^ i^ police prévînl aussitôt le direcleùr des
îfSl* ôjs ^"fr -M" Ift ^4n enquêtes dans la capitale. Ou creusa
^ HE va :ft /fî W au pied du mur. Bientôt on découvrit
w |t| "^ ^ i^ ^ un squelette, dont les vertèbres cervi-
^ f$ IF "^ ■-- §^ ^^^^^ étaient brisées. On interrogea
T* n /V ^\ ^ ^ ensuite les liabitanls du lieu, qui di-
JP^ >>2> -^ PJ ^ :{|g rent: Jadis ce mur faisait partie d'une
5g- :gg ^ ^ ^ ^ auberge, où le Chanlonais Tchâo-san
^ rœ qp, ri ^ T^- ^6 Tsî-nàn-fou logeait pour la nuit des
S ^ î £ £ >^U marchands de passage. Il a fermé son
Wr ÎS .^ pÊ^WW auberge en telle année, et est retourné
^ Hi ^ ~ ^ â ^" Chân-tong — La police de Pékin
-ft rÈi ^ tlii S ^«voya aussitôt à celle de Tsf-Qan-fou
7] m 1m "^ m m l'ordre d'arrêter Tchâo-san. Il fut
ià m f& ''^ ^ ""^ bientôt découvert. Au moment où on
© ^ S ro ^ Â
t:
l'arrêta, il poussa un cri et expira.
^ y^ vi^ ^A M r>r 7753 Voyeï la noie du numéro précéckjnt. — Les âmei
^n *yi ^f&, f^ 3^ en peina 50Dl râmfisupériBurfi non encore réjncarjjéfi.
23
m n ^;â ^ K ;2
Fân-wenntcheng avait un Qls atné
nommé Kiénpou. Tout jeune, cet enfant
Q yj ^ * — • J^ -^ se montra singulièrement éveillé et
iH* SBi "^ **— ^ 5^ A extraordinairement pénétrant. Il de-
ïïj ^2^ V ~- vinait tous les projets de son père. 11
Wt ^ JE %, "Zr pouvait aussi envoyer son esprit au
WL ^ ^ B£ fiSe ^^'"* ^"''a*^^ 'a campagne que son père
■y n£ 6lî ^ -èf* ^^^ ^"^ '^ fi'ontière de TOuest, contre
A^ ^ m M W Lôu-ts'ing, il était toujours parfaite-
^ ^ 'f^ Si jtL ™*^"*' ï^^ns^igné sur les moindres affai-
^ j^ *r 4a ^ res de ce chef, par sou fils, qui envoyait
Hk 4Jt^ VI y^ ^" esprit prendre ces renseignements
y^ S>C il^ ^ '^ au quartier général même du chef.
flo -^ 5ic ® Uj ^'^^^ ^ ^" ^''® ^"^ ^^° ^"^ ^^^^ ^^
succès. Un jour que l'esprit de Kién-
pou flânait au dehors, quelqu'un lui
^ ^J ^ ^ ^ causa une grande frayeur. De ce jour,
60 — Sti 24, —
conde vae, et mourut peu après, encore
fort jeune.
Voyez Introduclion X. — Ame supérieure sortant
du corps à Tolonté.
KlS ^ ^b ^^ ^ ^* perdit beaucoup de son don de se-
/~y > ■ I - £MJt m cnnHa vim <if mniinit non nnrAc on^Aro
I® 3K 9lC ^U 3^
Jït ^ ^ H* iK 24
eP VL ^ 9 ^ Liôa-paiwenn nous a transmis 00
W[ ^ ^ ^ *^-^ souvenir, du temps où ii était jeune
^ m^ tVL^t étudiant. Dans une cellule d'un couvent
^ ^ JMj t^ bouddhique, vivait un homme extraor-
^Ê ^ ^ f^ dinaire, lequel fermait parfois sa porte
ffl nUc ^- @ durant quinze jours ou un mois, son
Pf\ y< 7^ W corps restant dans sa cellule, son esprit
f^ ^ ^ W flânant au dehors. Un jour que son
"èff ^ ^ '""' esprit était ainsi absent, un courrier
-'■ — |- ^ — officiel venant du Nord, passa par là.
^J ^ ^» Ne trouvant pas où se loger pour la
/fr ^ nuit, il avisa la cellule fermée, rouvrit,
vit le corps gisant, et dit: Enlevez ce
cadavre et brûlez- le; je réquisitionne
, . , cette cellule... Les bonzes durent, obéir.
tt IM' ^ ^^ Ils brûlèrent le corps!.. Cette nuit-Ià-
fA ^ ^ ;*! même, Tesprit revint. Son corps étant
^ *T^ "55 ^ détruit, il n'y put pas rentrer. Depuis
§S ^ s|r lors, chaque nuit, il criait dans le cou-
^-^ ^ iÈ P3 ^^°'* ^^ ™^ reposerai- je?.. Les autres
^ ^ rifc bonzes, ouvrant leur fenêtre, répon-
W 2^ BC daient à Tenvi: Chez moi!.. Aussitôt
^ ^ ""^ Tesprit s'attachait pour la nuit à l'un
^ ^ g d'entre eux, doublant son intelligence
1^^ ^ durant le temps qu'il restait attaché à
S tt ^
^w
lai.
Voyez InlroducUon IX el X. — Ame supérieure
sortant du corps à volonté, l(^ée à temps dans un corps
vivant. — Les bonzes incinèrent leurs morts. — Intel-
ligence doublée, parce que deux âmes.
— Sô, S6. — 61
*fc m '^ ^ =tt II 25 25
^ T m mm m m
^ ^ SI *^ ^ "^ 7C Durant la période K'âi-ynan (713-
'M El ^ 5i ^ (fl 741 ). le préfet de Leâng-tcheou (Kân-
Voyez Inlroduction XI. — Ame supérieure sous
forme corporelle, agissant comme un homme complet.
mourut subitement au relais de poste,
^ '^ ^ ^ flO ^ ^ ^^"^ stades environ de la préfecture.
>5V #f -fl^ S in "ÔK Son àme supérieure sortit de la chambre
^ Œ 7C ^ S ^" ** ^'^"^'^ d'expirer, la ferma à clef,
1^ E2i ^ S [H M défendit au chef du relais de rouvrir
^ Mi ^ ^ ïfè Wa ^^"^ quelque prétexte que ce fût, et
■fcS» "H* *fe 'M' A ibt ''®^^^*'"^ ^Q v***6» 2ivec tout son corté-
^ ^ ^ -^ l^ >U ge, qui ne se douta de rien. Durant
^ ^ "^ f^ ^ i^ quarante jours, Pâme mit ordre à ses
/^ 2SL & TSA. jBÇ M affaires, puis envoya quérir son corps.
^ ^ 5 ^ to ^'^ Quand on Peut apporté. Fume surveilla
iiE ^ m wu /Si ^ encore rhabillement et la mise en bié-
^ ^ ^ E9 i& ^ '^^' puis, avant qu'on fermât le cercueil,
^ tti ^t ûa '3^ m ^^*® P"^ congé de la famille, pénétra
Tffl ^ TO; 5^ S rn aans le corps, eC disparut.
^^"^ Aras
^K$n #j^^ 11 y avait à Hoâi-yang (Nân-hoei)
^ ^ ^ 7^ 19 ^ un pauvre étudiant nommé te, extré-
^ ^ ffi Jtâ TV 'M' i^^DQ^t^t habile dans tous les genres de
•K -^ irt t" *&* -•>• composition. Malheureusement, le des-
^ ^ Q ^ ^ ^ tin ne lui étant pas propice, il n'arrivait
^ îit 'tlk >l> Â '^1^ P^^ ^ ^^ ^^'^^ recevoir bachelier. Un
^ 0^ ^ ^m^ïïi °^"^^^" sous-préfet nommé Ting,
rB Ç^ ^ W ^ ttl originaire de Mandchourie, étant venu
>S W ^ Ma ^. ^ administrer Hoâi-yang, vit des com-
Rt ^ '^ ^^ {S PS positions du te, et les trouva si belles,
^ ^ lêC ^ qu'il voulut connaître leur auteur. Il
19 ^ Bs ^ A i^ ïe prit en affection, lui donna des
62
- W. -
Z:kPïm^Mr-Zm
mmmmMBm^M
secours à lui et à sa famille, le recom-
manda aux examinateurs, et ariiva à le
faire recevoir bachelier. Puis le nou-
veau bachelier se présenta à la licence.
Malgré Texcellence de ses composilions,
il échoua complètement. Il revint chez
lui, la mort dans rârae. Le sous-préfet
Tîng essaya en vain de le remonter. Le
te se confina, ferma sa porte, et couva
son chagrin. Bientôt il fut atteint d'un
mal, contre lequel tous les remèdes se*^
trouvèrent impuissants. Sur ces entre-
faites le sous- préfet Tîng ayant eu un
conflit avec un supérieur, donna sa
démission et se relira dans la vie privée.
Il écrivit au le, pour lui annoncer son
prochain départ, et lui faire savoir qu'il
désirait l'emmener avec lui, comme
précepteur de son fils. La lettre fut
remise au malade, qui pleura, se décla-
ra trop soutirant, et fit prier Monsieur
Tîng de ne pas Tattendre. Celui-ci at-
tendit quand môme. Quelques jours
plus tard, le bachelier le se présenta
chez lui, et lui dit: Je vous ai causé
des retards et des soucis. Veuillez me
le pardonner. Maintenant je suis prêt
à partir avec vous. — Quand ils furent
arrivés au village de Monsieur Tîng,
celui-ci confia son fils au bachelier. Le
jeune homme, âgé de seize ans, très
bien doué, n'avait pas encore appris la
composition. Sous la direction de son
précepteur, il fit des progrès si rapides,
qu'au premier examen il fut reçu bache-
lier. Puisson maître lui fit étudier envi-
ron trois mil le' compositions, sur des thè-
mes supérieurs, qu'il avait jadis faites
lui-même. Quand le jeune homme se
présenta à la licence, sur les sept sujets
- S6. -
63
B\i\ts:muuM.ém
^M.mBm^AM^
proposés, il avait dans sa mémoire sept
compositions toutes faites. Aussi fut-il
reçu d'emt)lée, et second de la promo-
tion. — Monsieur Tîng voulut prouver
sa reconnaissance au précepteur de son
flis, et lui offrit de faire les frais d'un
voyage à la capitale de sa province,
pour lui permettre de s'y faire recevoir
licencié. Monsieur le refusa. J'ai trouvd
un appréciateur de mon talent, dit-il;
cela suffit à mon ambition. — Cepen-
dant le fils de Monsieur Tîng ayant été
attaciîé comme mandarin à l'un des
grands tribunaux de Pékin, emmena
son précepteur. Il lui procura la per-
mission de concourir pour la licence à
la capitale. Pour faire plaisir à son
élève, monsieur le se présenta et fut
reçu. Puis Monsieur Tîng fils ayant été
envoyé en mission à Nân-heùe, dit à
son précepteur: Nous allons passer tout
prés de votre patrie Hoâi-yang. Je veux
absolument que vous alliez, en passant,
faire une visite à votre famille. — Qua^id'
ils furent arrivés dans le pays, l'élève
envoya son précepteur à son village,
en bel appareil, et bien escorté. —
Quand Monsieur le arriva à son domici-
le, il vil une pauvre masure fort déla-
brée. Il entra et rencontra sa femme
qui tena.lt un panier. A sa vue» elle le
laissa tomber d'épouvante, et voulut^
fuir. — Pourquoi me fuis-tu? lui de-
manda Monsieur te ; je suis maintenant
un bomme distingué. -*- Un homme
distingué I dit sa femme. Un koèi, veux-,
tu dire. Voilà quatre aas que lu es
mort. Ton cercueil, que ma pauvreté
et la jeunesse de ton fils m'ont empê-
ché d'enterrer, est encore déposé ici,.
64 — 2Ô, ?7. —
^^'^^^i^F^'^i^ ^^ ^^^^^ "® revieos pas nous effrayer
db ^ S ils ^ -Jt- A »l ^" "^"^ nuire! — Monsieur te fut at-
^A^Ti^a^^^/vyvyV terré. Il pénétra dans son ancienne
iS^^^m&Wi^^ chambre, vit son cercueil, et comprit
-flC ;ér — ' S ^ t^ ^ ^ ^"'*^ ^^^^' ™^'*'- ^" même instant il
S rj ^ -î- -te ^ s'écroula sur le sol. — Sa femme épou-
cR ^"^ ki vt IR W 'TB vantée vint voir. Pas trace de corps.
't' ^ ^ ^ ^ife ^ ^ ^^^ habits, ses souliers el son chapeau
no -t^ ^ AA 35 jIhi pi seuls, gisaient à terre. — La veuve
Wi XS\ m W y^ ^ la pleura. Un instant après^ son fils qui
^ ^ f§ f§ "^ «^ ^ revenait de Técole, entra, et lui deman-^
^ 1A X®!^^^ dace que signifiait le bel équipage
•*5 ff M ^ ^ i(({ 5 a»*rété devant la porte. Elle lui raconta
HÂ fK f^ 7^ ^ x^ -^ ce qui venait d'arriver. — On avertit
•^ ^ M ^ 't' A ^ Monsieur Ting, le fils. Il pleura son
â i^ iM; ^' S ^ "H^ précepteur, paya les frais de «es fané-
S o '*'' « railles, et se chargea de réducatioû de
^r iHf ■? 5M >^ M -4^ son fila, qui devint avec le tempà un
— *^ ^P> 2rtl "^ ttun .Lin» _■ Voyez Iniroduction IX, X el XI. — Le bachelief le
3Cr >^ Tct jr «Wi 1i^ "^Ar ^^^'^ "*'*'"' ^^ *'^ maladie. C'est son âme qui suivll le
âtl tti^ ÙX &9 "htk -Wt -A- m'in^arin Tm^y, fit l'éducation de son fils, concourut
BM t^S piP ^ ^8 >7% 17^ yj^ pour la licence. Ame supérieure sortie du corps, vitant
~ " — "et agissant comme une personne complète. Le sailis'
sèment d'apprendre qu'elle était morte, la fait se dissiper,
s'éteindre. — Le détachement de l'âme du corps, est
presque toujours représenté comme se passant sans peine
ni douleur, si doucement que l'âme ignore souvint
qu'elle est morte, ou plutôt que le composé est dissutis.
mm wm^m±
n^ mm^^^m 27
_ Sous les premiers S6û§ { cinquième
:J§ i^ ^ Jl^ ^ 55^ ^ siècle), vivait un homme dont l'histoire
Âc ffi ïfê 9? "& ^ ^ '^'^ ^^^ conservé le nom. H avait dormi
!• Îm! «^eb ^ jh. ^ ^ '^ "**^^ ^^^^ ^^ femme Au point du
Jl ^r '^ m ^ M ir jour, la femme se leva et sortit. Un peu
\^^ "^^ :M- ^ M *ËI ^*^^ ^^*'^' rhomme. se leva et sortit
aussi. — La femme étant rentrée, vit
son mari encore couché et dormant.
/!>
^mtxi^
SX-^ mPlw$%^ Un instant après, l'esclave de la maison
T
— i?7, 28* — 05
^^ flS ÎE ^ entra, et dit à la femme: le maître de-
^ rr; BL -*^ mande ses lunettes... La femme crut
^ TO Œ ^ que Tesclave plaisantait. Vois, lui dit-
"^ m ^ iS ^l'^i ^6 maître ne dort-il pas sur ce
Ut?.. L'esclave regarda et dit : pourtant
}e viens de le voir dehors... et 11 Courut
dire la chose au mari. — Celui-ci fut
(l{l <^ ^Sk 1^ très effrayé. 11 entra, et vit, comme sa
^ hài ^ rfx femme et l'esclave, son double qui
^ -S 2k dormait paisiblement, rotilé dans les
7l ^ ^ >Îh couvertures. L'identité était parfaite,
[[i Ri jâi  absolue. -^ Comprenant que c'était
E >l> ^ S y^vsi^ supérieure du mari, l'homme et
f^ ^ S H la femme voulurent éviter de l'effra-
1PI ^ ^ iSft y^*** ^^"^ ^^^° ^^^^'^ ^^^ tapotèrent dou-
1Ë^ qk jOà -^ cément les couvertures. L'âme s*enfonça
«» iM ^ 5 ''^'^ ^ P^" ^'*°^ '^* nattes, et finit par
® ^ ^ 5^ disparaître. Les deux époux furent
^ ^ ^ db épouvantés (de ce que l'dme notait
#^à ftfr -4- P^^ rentrée dans le corps du mari). De
^ ™ >^ fait, peu après, le mari commença à
^ 'fcÉ ^ 4^ donner des signes de démence. 11 ne
^ ïS 1& 1M guérit jamais.
^j u j>, .y^ ^ Voyei IntrodacUon IX et X. — Apparition sensible
1^ ri|S y y yf^ de rame sopérieure. Démence causée par la perte de
cette âme, l'âme inrérleure continuant seule à animer le
^v ^n 7> ™ ^n>s. dorant le reste de la vie. — Une âme effrayée
"fis 'ùJt. Itf #^ ^*''^' '^"^^ '^^ 1^"' ^^^ revenir parce qu'elle a perdu son
xK /rV \iX ÎW chemin, ou ne veut plus revenir parce qu'elle a penr. — ^
j>llr. 1^ ^^ .^. 1/âme supérieure du mari ne rentra pas dans son corps,*
^V ^ s* ?\ P**"*^® 'ï"'^" **"*'' *** l'appeler. AU liett de tapoter, les
A^ "^ d^ ^â époux auraient dû crier son nom à tue-tête. Par
■US ^%^ 1^ Imà ^^°'' ^V^'^%^> ils dissipèrent l'âme.
W ^^^ 28
Wl f9 ^ ^ Au pays de Kién-nan (Fôu-kien),
là ^ 1^ ^ ^^ bachelier Li-mingtchoung habitait
ili ^ A 46^ ^^"^ ^^^ montagnes. Un jour qu'il s'était
U4 «C TT 25C rendu à un village éloigné, à l'occasion
%L ^^ A ^ *l'"o marché, il revint ivre, alors qu'il
m^
66 — ^8. —
y^ .4Ç Q f^ "ly ."^ faisait déjà sombre, et sans être accom*
/--^ BH ^ m ^ Kë pagné. 11 était à mi-chemin, quand un
W ^ U4 ^ 1® koèi de montagne le jeta dans un ravin.
^ f *P fl5 w TO ^ ^^" ^^''P^ y ^^^^^ endormi. Son esprit,
^ è^ \i\ ^ XfH IK continuant sa route, arriva au logis.
^ d^ -^"^ Ali 4^ Mijk ^^ "^^*^ ^^ ^^ femme étaient assises,
ML 4^ lT n "îy B¥ Jampe allumée, attendant son retour.
^ ® "f" Îï5 0& >P " ^^*"^ sa mère, mais celle-ci ne l'en-
jfa gg .^ -y* ^ tendit pas. Il poussa du coude sa fem-
^^ OT ^- a ^^ Wù jne, qui ne le sentit pas. Alors un vieil-
® Ét 2 !^ laid à barbe grise sortit de i'alrium(
^ S ^ Rg m central, le salua et lui dit: Un koèi de
montagne a causé du dommage à votre
corps. Si nous n'allons pas vite à son
W ^ l^ ® secours, il ne pourra plus revivre... Et
rr- ^ JSU Hé dt prenant le bachelier par la main, le
^ ^ llr i^ vieillard i'ontralna hors de la maison.
M W "^ ffl K Quand ils eurent marché Tespace d'en-
^ B\ 1^ -^ W9 ^*^^" ^^^ stades, ils trouvèrent le corps
Bfl 'yPq lîi ^ '^ gisant dans le ravin. Poussant de tou-
'yj <wj mJ îW rc tes ses forces, le vieillard enfonça Tes-
"^ P^ fii ^ )3 P'^^ ^^"s '^ ^^^s ^" corps, en appelant
7b "^ ^ ^ iMl ^ grands cris Li-mingtchoung! Li-
I ^ -^ S mingtchoung l . Ces appels tirèrent le
"■^ y\ W '^ ^ bachelier de son profond sommeil. H
$& ^ ^ ^ Ma s'assit sur son séant, et regarda autour
7^ -fl m -^ -fft- ^® ^^^' ^® vieillard avait disparu. La
^Jjm4L}Vf jjjjjg ,3r|||an au firmament. Lî-ming-
^ 1^ ^ ^ ^ lehoung courut d'une traite jusqu'à la
A ^ R|J .^ -lA maison. Minuit était passé depuis
H ^ ^ ^ ^ longtemps, quand il arriva. 11 raconta
j^ iffi !R H J!^ son aventure à sa mère et à sa fename.
VB -^ J^ ^ "T^ Quand le jour fut venu, ils firent des
iSËl î# ^ -^ ifc libations et des oflrandes aux Pénates,
^ la ^K /Ç "7^ pQ^P jgg remercier de cette signalée
IR fî^ TJr A 4fe protection.
Voyez iDtroduelk)» IX. — Que les monlagnes soient
Inntées par des koèi grands et petits, parfois bons, ploâ
souvent malins ; cette croyance est aussi tieille que la
Chine. Voyes TH page 48. — L'âme supérieure, souâ
tonne corporelle, mais ctl»érée, puisqu'on ne l'entend ni
- S8, S9. - 07
7i B9 fSR ^^ °^ '^ ^^"^' " I^'alriom fentrai e»t un des lièges des
V 1^ ^^ Pénales; voyez TP page 74. U vieillard est l'âme d'un
^ë J^ 4tt tAD ancêtre. — C'est par un trou fait dans le dos des idoles.
Rrr <î^ Ml Jyr qu'on prétend y introduire reftlcace, la vertu. — C'est
"$* ^S ^E ^ ^" ^''^^'^^ ^" "^'"' ^^^^ ^ ^ relient l'âme prête à
^ ^^ ■ I' J^ s'échapper, qu'on la rappelle quand elle est parlie, qu'on
rlierrbe à ranimer les évanouis, \p$ mourants, les morts.
\o)ez TP pajf»' 78.
mimm
20
®[ .1& TF ^ Liôu-chaoyou était un devin fort
^ ^ ^|> >g habile, liés eéléi)re dans la capitale.
^|A œ j-g. ^ Vers le milieu de la période T'ièn-pao
^ rW roc Ïa (environ 750), un client se présenta
W% d^ ffO .^ ^hez lui, offrant une pièce de taffetas
f^ W^ ÊÈ Û16 comnïe honoraires. Que désirez-vous?
BB ^ ^ ^ lui demanda Chàoyou... Je désire savoir
^ >f^ 1^ X combien de temps il me reste à vivre,
â ^ Kf ^'^ '^ client... Cbàoyou consulta les
itl ^ 3* cil Mutations. Quand Topération fut ter-
^ ^ ^ ^ minée, il dit en soupirant: Le pronos-
^ ^ ï|^ ^ tic n'est pas favorable; vous mourrez
BB a TJ g^ ce soi IV môme... Le client parut très
d^ ^ -j_. j^ affligé, et demanda à boire. Le petit
® ^ « iM domestique qui appoiia la boisson de-
@ 4^ '^ "^ mandée, vit deux Chàoyou absolument
'^ ^ ^ âft pareils, et dut demander qui il devait
^ ^ ^ '^ sorvir. Celui-là, dit le Chào-you qui
iS tVi ^ SP venait de consulter les Mutations, en
BS )pA B 4^^ désignant le client. Quand il eut bu,
Ap -^ lêl hë: '^ client prit congé, après les saluta-
^ Mi :^ 'Kùt tions d'usage. Le petit domestique Tac-
^ ^ ^1 compagna jusqu'à la porte. Le client
>^ K yi gorlit, fit quelques pas, et disparut,
^ ^^ tandis qu'un gémissement douloureux
retentissait dans l'air... Le petit do-
19^ ai |S{ "iM^ mestique rentra et demanda à son mal-
iFH ^è. >9l ^ ^*^' ^l-'^^Z'^^us si intime avec cette
^ ^ -^ o personne? elle m'a dit votre passé...
A ^ 2 Alors Chàoyou comprit que le client
3(»
68 — ^0, 80. —
^ ^ lS ^^ ^ -S ^^^*^ ^^ propre âme supérieure. H exa-
^ ^ -T* ^ ^ B ^^'^^ ^^ taffetas offert. Cétait du papier
3» Bffi "j ^ yu^ simulant du taffetas, ce qu'on oflfre
^ ^ ^ ^ ^ W ^°^ morts pour leur vestiaire. C'en est
^ ^ d^ tIc Q an fâît de moi, dit Chàoyou; mon âme
^ ^ M S "â * ""'* quitté; je vais mourir... li mourut
^ m fm '^ M^ 9 de fait le soir de ce jour.
"& @[ A ^ ^ ^ ^'"^^ IntroducUon XI. — PédouMement parfait.
rr ^^ "^ ^^ ^ rfl L'àme sopérieare, sous forme corporelle, se dissipe.
£B ^ Rp -M 2K ^$ L'âme inférieure. raisonp^Me elle aussi dans cette bis-
^2f -tt! S _T' loire. ne conserve la vie do corps que p^'u de temps. — .
Q — • HS Bg ^-^ ~^|^ Les Mutations, livre contenant les dlagràmines divinatoi-^
S ^ _^ V; res et leurs commentaire». Voye?: TP lH»ge 86.
^ ^ .i - m^
^ ^ i^ ^ "^ ^ ^^*^^ ^'^^ '^^' ^*^^*' ^ Tch'âng-nan ,
^ PQ 1|l >7A WV ( Si-nan-lou au Chàn-si) une certaine!
^ îiS. ^ ^ if^ Mà-eallniang, très habile évocatrice.
— . tfi .22 1^ ''^ préfet de Tèn-tcheou (Chân-tong)
>1^ ta w 1^ nommé SOu-sien, était très bien avec
'^ 1^ "fr ^ ^ ^'*®- C^ SôQ-sien désirait marier son
iPé a^"^ Wi ^ ^'^ ^^^' ^ ^"^ ^^^'^ ^^ '^ famille Lôa.
*« tÏ S 4ll 'tÎ '* ^'^^ ** ''^' ''^ °'^^ ^"® ^® "*^ unique.
SB 'J ^ jRl) /y Je veux qu'il épouse une femme, qui
^ >^ ^ £ ^"^ ^^^^ ^^ ^^^^^ ^^ vertueuse. Les Lôu
^ "M' S ffî jêff ont trois lilies. Je ne sais pas laquelle
> #» » ^ m ^^^ ^^^^^ ®^^ *^ '^^"^ parfaite. Veuillez
a^ ^ K i^ ^ 1^^ évoquer chez moi, pour les faire
^ d] M M. jÉ| ^oir à ma femme, laquelle choisira
«^ !^ liât i^ Sfr * ""® ^^^ trois... La Ma dressa un autel
T^ )F0 ÎvB i^ ^ dans loraloire bouddhique de la famil-
'^ij i$ i|K ^ *^« ^^ ^^^^^^ ^^^ formules. Bientôt les
^ ^ fSr ikl] KA âmes supérieures des trois demoiselles
S ^ ^ ^ S ^^" arrivèrent. La mère de Lâi les
9^ ^ ^ ^ TO examina. L'ainée est bien, dit la Ma;
^9Sk ^J^ ~ %9 ^ '^^^^ '^ puînée est mieux ; de plus, sou
7% Étî -fr «4fc ^ deslin est de devenir femme d'un pré-
_ 2 ^ ^^^- — SOu-sien maria donc son fils
^ n ^ ftX ^ Lâi à la deuxième des demoiselles Lôa.
— 30, SI. — 60
4^ ^ "T ;^ 31 ^ ^ ^^ ^^^' SOu-lai alors sous-préfet de
:^ âfr 'Bt< 5! ÂB. éa -^ Yoùng-ning, péril viclime du rebelle
préfet de Hoâi-tcheou. La prophétie
était réalisée de point en point.
Voyez Introductiun XVIII. — Pour les (aiU histori-
ques aaxqu«l« il est fait allusion, voyei TH paires 1677
et 1690.
Sa famille pensa que la
^ -^ ^ ^ ^ Pl^ ^ Ma avait mal prophétisé. Mais quand
"- "" - ^ ensuite les deux capitales eurent été
^^ ^ reconquises, et que la dynastie T*âng
H ^ Zl ""^ tS 's 3C <^ul été restaurée, SOa-lai mort pour la
âb ^k J,^ yk »^ ijJ ^ dynastie, reçut le titre posthume de
A s W W 1^ .1 ^
^ lîa # $ ^ ^ ^
^ mf ^ ^ W iB ^ ràng-padheng ayant rencontré
^ A dt ^ ^J ^^ i^ quelque part le magicien Tchâng-
•«H |ta -JL I M il I taoling, avait reçu de lui un charme,
"V Ç ^ Va - *^ au moyen duquel il se faisait obéir des
liX ^ ^ f^ ffifi k1 koèi et des chénn. Un jour Pàohenj
^^'kf & ^K _4 W| dit à un sien ami: En passant prés de
^ A ^ K a -îh *^ station de la poste, j'ai vu descendre
WC J\ 9y -^ P R d'un char des femmes, qui vont y pas-
!^ ^ '^ ^ 1^ ser la nuit. Elles n'étaient pas voilées.
1^ W Gf 'Jlx % ISk ^^ seconde à descendre, m'a paru fort
U ^ lll ^ ^®^^®' ^® ^^'^ ^^'^^ réponse d'un fonc-
^ sic Bip kX pS* ^ tionnaire, qui va le rejoindre à la ca-
gg ^ ^É» ^ ;;H; pp pitale. J'irai chez vous ce soir; nous
'^-^ boirons, et je l'appellerai, pour que
nous ayons le plaisir de l'entretenir. —
^W:'jt>^^
^1^ ^wk ^ ^ Comment, dit l'ami, vous prétendez
'Si ^ ^ ^ B ^ appeler chez moi une femme de grande
^ ' "^ famille; cela ne me portera-t-il pas
malheur? — Ce n'est pas la personne
jg^ifiiîf-
j^ 'f* i^ 18 ]^ ^"^ j'appellerai, dit Pàoheng. mais son
âme; nous aurons du plaisir sans ris-
_^ ^ que. Mais il faut attendre la nuit, car
«^ ^ '^ ^ ë9 ^ je ne pourrai l'évoquer que quand elle
Tiù^Wi^M JBt
70 — 31. —
iHÎ&i^^WtWf./^^ dortniia. Quand elle sera venu«, gar-
m^'^^M^^M^
dez-vous de la loucher, car le trouble
~ >e=3f -dttr pourrait rempôcher de retrouver son
{fc ^ ® ^ 3ê Wit ^ ^ corps; alors elle serait niorte. — Le
^^"ârji^^lMfflrtï so'i' ^^^^^ Pàoheng et son ami passè-
J.L îZr P* M W «^ r J 3B entendirent à Tinlérieur des voix de
>ïr$^^^^^. ^Jlt femme. Pàoheng aspira et avala son
•Art ^ HB An #51 ^t. "S^ ïl- "so^^f^^e, et se lia un fil rouge au médium
è /S f 5 -^ de la main. Puis il se rendit au logis
wH /W W *?? Pi « » ^J de son ami, s'assit avec lui dans son,
^ ^ "Pi fî f^ ^Î 'fêl 1^ cabinet de travail, fit apporter le vin,
S^ «^ â S :& 4^» >l> M ^^ envoya les serviteurs dormir. Il but
^^fcliù^itî5'K d'abord avec son ami, puis, quand la
^ jtt itb f^ ^ ^ "^JS ^' ""*^ ^"^ ^*'^" obscure, il alla ouvrir la
^ porte. Aussitôt la femme évoquée entra.
C'était bien une figure humaine réelle,
seulement un peu diaphane, comme
M P* ifc >5! :^h ^ 4^ 'S '^^ ^^^j^^ ^"'^" ^^*' ^^"^ ^^^ ^^''^* ^^
'^ voix était faible et douce, comme celle
d'un enfant. Elle salua humblement
iâlîï^^MAWîfî:
celui-ci... Je sui§ Madame X, dit-elle.
Mon mari ayant cessé d'être mandarin
en province, je le rejoins à la capitale.
SSiiilwfi^^^^^ Pàoheng... Qui êtes-vous? lui demanda
* {^ a B9 ^ ^ A Mil
^ Q ^ 1^ ^ «^ ^ ^> Mais où suls-je ici? Je me souviens que
JtU\àA^^JÏ>^m^ rêve? Est-ce que je suis morte? Serais-
# ^ .^ rBf M ïS ^.t^ M. je descendue aux enfers? -^ Non, dit
A 35 ^ ^ 35 491 ^ Pàoheng, vous êtes encore de ce mon-
^ 74J ^>» ^^^ j^^ craignez rien. Tout à l'heure je
vous renverrai. Votre destin n'est pas
flp ^ ^ >\ >2l ^ it^ ^1"'** ^^"^*^ ariive rien de fâcheux. — Il
" causa avec elle jusqu'au matin, puis la
congédia.
Voyez Inlroihiction XVHÏ. — Tchâno-iaoling, le
grand magicien, patron de la magie laoïsle; voyez TH
table. — Sur lef: roules impériales, les voitures passent
K^ ft JMS ^Vf^ k flîl '^ ""*'' ^ ^^^ ^^P®* déterminées, gros bourgs pleins
tRC h ^JW ^j^ /^ H^ d'auberges. — Aspirer et avaler son souffle, faire des
" ■ nœuds de 111 aux personnes et aux choses, pratiques
des incanlaleuis.
liTO^h^^ena
— 3t^ — 71
^ j;^ ^ ^ ^ En Tan 755, un certain Tchéng-
cheng allait à la capitale (alors Lâo-
yang), où il devait être investi d'une
charge. Arrivé à Tchéng (pays de
MM^mm^ „
^ !^ ÉF ^ ffi W K'âi-fong.fou) sur le soir, il demanda
à passer la nuit dans une maison du
faubourg occidental. Le maître de la
^ ft se ^ -^ „.„ „ „ „
"^ ^ Wi a j$^ iSk maison lui demanda qui il était. Dés
4fh ^ HF* W -F* Sk ^*" *^ ^® ^"^ nommé, une fille de service
i^-Û^S
sortant des appartements intérieurs,
Yînt dire au maître « Mademoiselle
^ WO S ^^ >& -^ est arrivée; elle est avec Madame»...
'it S^ -{af 456 îftt 3S Bientôt une matrone âgée se présenta.
>WDi i/ ^ ^ ^ Tchéng la salua. On s'assit et on causa.
^ %W jKm M Tchéng lui parla de sa famille. Elle
^ wL fd^ Ma ^ ^^^^ (maintenant Hoâi-nan-fou au
dit: J'ai avec moi une fille de ma fille.
Son nom de famille est Liô.u. Son père
est actuellement sous-préfet de Hoâi-
flS Ç ^5 „.
Kiàng^sou). Ce serait un parti sortable
pour vous. Je désire que vous l'épou-
_ _ _ siez. Qu'en pensez- vous? — Tchéng
^ S ^ K "B^ ^ "'^^^ P^^ refuser. Cette nuit-là-méme,
^ 3K li& <y ft ï '^^ cérémonies du mariage étant ac-
^1^ 3n HAt >C H i compiles, Tchéng et sa femme se réjoui-
-A |f|| II® ^ Ji ^ J**^'^^ comme on fait dans le monde des
hommes. — Plusieurs mois après son
mariage, )a matrone dit à Tchéng:
Reconduisez maintenant votre épouse
conduisit sa femme à Hoài-yinn. Quand
il fut prés d'arriver, il fit d'abord pré*
venir la famille Li6u. Celle-ci fut dans
>i^ IK tï ^ ^ ffl ^^"s sa famille Liôu^Tchéng obéit, et
^ I9R ^ ^ ^ ^ '^ consternation. Monsieur Li6a n'y
-^ n S 3 Sat IM comprit rieu. Madame Li6u soupçonna
-3s ^ >B 7L m W que son mari avait eu quelque part
IIR ^ ^ Pî ^ St ""^ concubine qu'elle ignorait, et que
72
33
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— 5Î, 33. ->
c'était la fille de cette concubine qui
arrivait. Quelle ne fut pas sa stupéfac-
tion, quand elle vit descendre de char,
à sa porte, sa propre fille. Pourtant
Celle-ci n'avait jamais quitté la maison.
On rappela. Elle vint, souriante, au-
devant de la nouvelle venue. Un ins-
tant les deux doubles, absolument pa-
reils, restèrent en présence, puis se
fondirent soudain en une seule et
même personne. — Le mandarin Lièa|
ayant examiné le cas, conclut que la
feue mère de sa femme, avait soustrait
rame supérieure de sa fille, pour la
maiier elle-même au gendre de son
choix. Revenue raaiiée par sa grand'-
mére, Tâme était rentrée dans son
corps... Tchéng-cheng retourna à
Tchéng pour examiner. Il n'y trouva
pas trace de la maison où il s'était
marié.
Voyez Introduciion XI. — Ame supérieure corporel-
le, puisque vie conjugale duraut plusieurs mois. Ame
inférieure intelligente, puisque les parents ne s'aperçu-
rent pas qu'il manquait quelque cliose à leur fille. —
\x& koèi construisent des bâtiments, ont des trains de
maison, etc^ Tout cet appareil se dissipe, an moment
Voulu. — Quand denl doubles se fondent en un, le per-
sonnage final porte sur lui tous les habits que portaient
les deux doubles. Ce détail n'est pas mentionné dans le
texte ci-dessus. — Les richards qui se déplacent, mar-
chands, fonctionnaires, et autres, ont souvent diverses
femmes en drvers lieux, à l'insu de l'épouse en titre.
83
^ zm
A
Durant la périotie K'ài-yaan (713-
141 ), Tchéng-ts'i^ing vice-présîdenl
^ du tribunal des fonctionnaires, fut
^ ÉK ^^ envoyé en mission au Heôe-nan. H
ZMZ ^ yS devait examiner la conduite des officiers
-"• ^ ^ de celle province. Sa tournée était
— S3. — 73
ffî jfe jtgr -jf presque achevée, quand ilpassaàHoâ-
iM: 7^ Lu ii tcheou. Là cinq personnes lui apparu-
ËÏ tSâ wC s i-ent» habillées des cinq couleurs fon-
i^ ^ ifë dSc damenlales. Elles entrérenf dans la
^ 4^1 n aK» salle de réception, et saluèrent con-
v^ (^ fi»' formément aux rits. Ts'lying leur ayant
^ hX ^ i^ demandé ce qu'elles voulaient, elles
iêt ÎSk B Â répoiidireot: Nous sommes tes esprits
HB ^ kA ^ ^® ^^^ ^'"^ viscères. -=- Ts'iying dit:
W 5K ™ ^ Alors vous devriez être cachés dans
^ ^ l^ w • ^"®" intérieur; pourquoi ôtés-vous
3t 7J ^rt* fflU sortis et m'apparaissez-vous ainsi? —
Z| ^ "^ ^ Les esprits répondirent î Notre office
B\ ^ ^ W était de conserver voli-e sourfle vital.
S ^ ^ -^ ^^ souffle vital étant à bout, nous vous
^ A *B[ tù quittons. — Alors, dit Ts'iying, je vais
Se ^ ™ w mourir. — Oui, dirent les esprits, vous
T^ W ^ w ®'*^^ mourir. — Accordez-moi, dit
S '^ Wï ^ Ts'iying, le temps nécessaire pour
^ « ^ M. achever mon rapport et rédiger mon
^ ÎS ^ S testament. — Soit, dirent les esprits,
Îï5 ^ ® >^ ^^ vous promettez de vous rendre ensui-
70^ ^ n ^ ^^ ^^"^ ^^^^^ appartement. — Ts*iying
t^p. "K t3 KC servit une collation aux esprits. Ceux-
^^ w ^ 3l ci saluèrent et acceptèrent. — Quand
S BiJ 'bu ffiBS ^' ^"^ achevé ses écritures, Ts'îying se
S ^ ^ Ml '^^®' revêtit des habits neufs, se coucha
^ Pj Œ ™ dans son appartement sur un lit adossé'
^ ^ ^ ^ ^" ^^^^ ^^ rOuest^ et expira.
*— ^ ijR ÇP S8 Vojeâ Introduction IX. — Ames des cinq gros
TBT ^« **' Viscères, petites âmes inférieures, de même nature que
^^m ^9 V^ '^ grande âme inférieure $!| p'ài. Elles sont d'invention
=^IL t^ l~:f t^lalivement moderne. C'est le système quinaire qui les
^ fcd tJ <lt invefiter» probablement \ vo^rec TP page 28. Elles
SS t^ iMl jouent un tits grand réie dans la pathologie chinoise,
-^ naturellement. Elles apparaissent sous forme humaine.
fiB 3pj L f»* Dans les traités de médecine, on les figure sous des
m^m^ '^Z, ^L formes animales.
10
74 — 34. —
'fi^féÔj^^ri^ Le sous-préfet TchOa-chao d6
ê lÉ' 'é :^ ^ '^ Fing-yang (Chân-si) ayant terminé le
^ -^ 1^ iS ik ^ -^ temps de son mandat, fut transféré au
^ 3^ ^ W -^3^ ^ ^ Chân-tong. Il se rendaît, avec toute sa
'W ^ Ââ^ ^ M ^ ^ famille, à soti nouveau poste. Un soir
•M -Jt S llk S >& V4' ^' descendit dans une auberge, pour y
^ >\ & Mii ^ JM^ ^ passer la nuit. Il vit qu'un bâtiment à.
^^ ^HQ P( J* T^ ^ étage était fermé à clef. FourffuoI cela*!
MW^&^ MA demanda-t-il à PaubefKgiste. - Parce
n^ r7^ *fn *4^ Qli >fe ® ^"®' ^^^ celui-ci, depuis des années
l^inJia!/E^^5E nn yâo-koai y fait le sabbat. — Je vais
^ S H A. ^ ^ LU ^'®" débarrasser, dit Tcbôa«6hao. — Sa
7^ >^ QS Ff 5ft É^ ^ femme eut beau le supplier de ne pas
^ ^rg ^ ^ «- "^ tenter Taventure. If la fit coucher, avec
:^ ^M td ^ ^ -^F^ JjH ses concubines et ses enfants, dans un
IH ^ "& ^^ ^ ^ ^^^^'^ bâtiment. Pour lui, Pépée au
^1 ^ j|> ^g» ^1 #0 ^ poing, il s'assit, lumières allumées,
ffi ^ ^ **^"^ rappaflement hanté. — Vers
^ W ^ 7} ^ ^ minuit, quelqu'un frappa et entra. C'é-
PJ â IB ;5r 4fe wu
9^ tS 'fS. db ^ fê ^ l'appelant yâo-koai. Je ne suis pas ce
r-rj ^ xg Wj tZT M -feg que vouspeusez, dit le vieillard. Je suis |
mj -« >:« :rB — WI «R jg gé„jg jjy jjgy y^jre arrivée a suffi |
tait un vieillard à barbe blanche, coifi^é
d'une toque écarlate. Il salua Tch6ii-
chao, qui l'apostropha rudement, en
^ iii Ml Wt ^ ÏS pour faire déguerpir les yâo-koai qui
^ "3^ ^ 'tfr W J^ f^ infestaient ce lieu. Je suis venu pour
^ ^ ^ ^ -Cl -^ A^ ^^^^ remercier. Vous m'avez rendu ser-
•§- 5^ Su W -fR ^ ® vice... Cependant, ajoula-t-il, s'ils re-
ê M m M n JP* Éé*- venaient, jouez de l'épée I - Tchôu-
SB M^ ^ f ^ é^ ^ chao le salua et le reconduisit. —
^ u i^ ^ ^ ^ Bientôt entrèrent des êtres au visage
^ j^ ^ £ ^ P @ noir. Tchôa-ehao leur abattit la tête.
^ï J^ M jlt â ^ |@ D'autres être» au visage blanc qui sui-
li ïfr IB T ^ S -*• virent, eurent le même sort. Enfin parut
/i5 W W it ^ ^ ^ un monstre à la gueule noire et aux lon-
dÈ JÊi Wl ^ ^ '^ ^ 8"®s dents. Tchôa^ch^o. le dépêcha de
- 34, 35, - 75
yè la ^ ^^ iS ^ même. — i\ ce moment les coqsr chan-
tèrent. TchOa-chao triomphant appela
les gens de Tauherge, qui entrèrent
avec des lanternes. L'appartement était
M ^^
m^mik mm
46UX >fapclianU, trif seiii4»lable au glaive romain.
^ -P- SI ^ ^ Wè J^°^^^ ^^ ^^''P^ décapités, gisant dans
SE T*-* A ^ 35 n **"® ^^^^ ^^ ^^"^* ^'^^^*®°^ ^^ femme,
pn LÎ Wf im W Cà l«s concubines, les fils et les ailes de
^ Dr ^ ^J -^ R^ TchOa-chao, tués par lui. — A ce spec-
iB BS ^ ^ -.^ ^ l^acle, il poussa un cri teriible «j'ai
S jS « * . ^^® i^^^ 9^^ «" yio-koai I » et tomba
MM^^ i^ A mort.
Wf* yfr 1*7 'Êf ÎSÎ ^È' ^^^ Introducaon VIII. — Le vieillard qui te dOM-
O^ 1L?\ L-i g .nW ^iN. na faiwsenient pour le génie du lifo, était le vrai yâo-
koai. Il poogsa les jnembres de la famille du mandarin.
^ aller le voir l'un après Tautrer changea leurs pfaysiono-
tmies Q)i hallucina Tchàu-chao, ^ les Al ainsi égorger.
-^ ^^ ^^ - ^ Les tours de celle sorte, sont le passe- temps des ydo-
^£ vC xK -^P ifrjÇ BS ^^^*' ^^^ fourbes et féroees. ~ l/épée chinoise est à
rr 7^ ^*^ E9 4yi Hn iieux li^ncliants. tris sem4»lable au ciaive romain.
M!i ?i -b mm
mMmm mm
^ J^ SU W --^ "Hb Au Kpâng^si, un certalni Li, asses-
3fe ^ ^ iJj ^ ^ 6^urdu gouverneur, était extrêmement
^^ - riche. Il entretenait sept femmes. 11
inourut à Tàge de ^7 ans. Son vieux et
4idéle majordome s'occupa^ avec les
femmiis, des préparatifs ordinaires en
_^ cas de deuil -et de funéraiMes. — Com-
^ "^ 1^ ^ TT nie ils étaient tous très affairés, un
^ la ^ Zl 'iC tâo-c2ieii se présenta, demandaat qu'on
lui fit raumone. — Notre maître vient
de mourir, dit le majordome; je n'ai
^ ^ 'kl ^ pas le temps de m'occuper de toi. —
¥^ ^ ^ ^ ^ Et si j'avais le pouvoir de rappeler son
^ 1^ !a^ S it»l âme? dit le tâo-chea en souriant. —
Wf f ^ 2Çl W\ Tr^g éuju, le majordome entra pour
f|I| ^ RPf "^ Q avertir les femmes, puis sortit pour
JS6 i& ^ ^ 3EL inviter le tao-chea. Celui-ci était
™ i& ^ yE PJ parti. — Hélas ! dirent les femmes, c'é-
"^ ^ R SI ^ lait ua chônn, nous l'avons offensé. —
7r> — 35. —
-tt* J^ {$1 fl jb ?^ ^ 'ffc ^® majordome courut après lui. II le
■tm^z^±^
retrouva sur la place du marché, lui
demanda pardon de sa brusquerie, et
malheur. — Ce n'est pas, dit le tao-
€hea, que je refuse de faire revivre
votre maître. Mais c'est la toi, aux en-
>K01'ït^5l5>S0^ ^® supplia de prendre pitié de leur
^ ^ Q j^ ^ :% ®f ^ *^'*^» ^"®' P^"** obtenir qu'un mort re-
>^ *^j^ âl& 2i& â^ ^ B} ^ ^^^^' ^^ vivant meure à sa place. J'ai
/IH /E HE « ^ 5 2^ pensé que personne de votre famille ne
^SC ^ iB ^ "B 3Ë ^ consentirait à donner sa vie, voilà
^ *^ a i;i iu Ê9 -^â ^ venir, dit le majordome; nous déhbe-
'WMtlAtT^lM'R^ rerons. - Le tâo-cheu le suivit. -
ttdb^i@[%î9^iîfi Quand ils furent revenus à la maison
dj^ jhK âx. ifl ih •!> Jlt tIj mortuaire, le majordome communiqua
^ ^ «2i S J^ ^ ^ ^^^ femmes ce que le tâo-cheu venait
'W ^ in ^ ^ ^ j^ 79 de lui dire. La proposition ne leur plut
fflB fi ^|j^ lË ÉÉ M ^ iâ P^^- Elles s'entre-regardérent sans dire
9^±^±n±
mot. —Alors le majordome leur dit:
Je comprends' pourquoi vous hésitez.
>^^tii S>i6S3^>j^ Vous êtes toutes fort jeunes. Mol je suis
^ iSÊ J^V ^^m ^ K ^ vieux. Je ne tiens pas à la vie. — Cela
12 1^ «i ^ S" ^ M ^ <J»^ » sûrlil, et demanda au ao-chea:
_ Ferais-je l'affaire? — Oui, dit celui-ci,
^ ii ?^ ^ 7 M H^ ^ si tu te dévoues de ton plein gré,
J^ Ss 'b ^ Z!& A^ f^ Vi joyeusement et sans regret. — C'est
piiSfc^W^X^-H Xlt dit, fit le majordome. - Alors, dît le
îS*Kfffi:^Mf§-fi- tâo-cheu, fais tes adieux à tes proches
S ^ \9l| ^ ^ ^ ^ ^ et à tes amis. Il me faut trois jours
»ffi» 2ti 4^ s^ ^ S* 4^ ^k P^"' ^^^^^ ^^^^ incantations. Avant 1«
Ifr tt -Rf-T^^^TvlTœ sepliémejour, elles auront leur effet. —
^0^iâ^^^^ ^^ majordome établit le tâo-cheu dans
^ Afr '^È + ^ S IB Jr^ ^^ maison mortuaire, et le servit avec
SS^ITaaSi^» '^ ^*"^ ^'"^^"^^ respect. Puis il fit le tour
f^ ML tS' H H ^ Si^ ^n de ses proches et amis, pour leur faire
^ÎTO^S^^IJl^fP ^^^ adieux. Parmi ceux-ci, les uns
mâb P âi& À¥ 39 K ^ l'admirèrent, d'autres le plaignirent,
^ P œ XR Kl A ^ d'autres se moquèrent de lui. - Quand
A y^j ^ ^ "^ (Ë f\ï ^ i' eut fini sa tournée, le bon vieUx alla
- 35. —
77
nmmmm±m
mmimn^mm
tfc lô *|ç ^ B5 -a ?le
^mm±zmm
au temple de Koân-ii où il avait ac-
coutumé de faire ses dévotions. Il se
prosterna et pria en ces termes: Je
veux mourir pour mon maître; daignez
aider le tâo-cheu à faire revenir son
âme! — Il avait à peine achevé cette
prière, qu'un bonze aux pieds nus ap-
parut devant l'autel aux parfums, et
lui dit; Prends garde! Des effluves né-
fastes s'échappent par tous tes pores.
Un grand malheur te menace. Je te
sauverai, mais garde- toi de souffler
mot!.. Cela dit, le bonzé lui donna un
petit paquet enveloppé de papier, en
lui disant: Tire ceci de ton sein, au
moment crilique... et il disparut aus-
sitôt. — Rentré à la maison, le major-
dome ouvrit le paquet. Il contenait
cinq ongles et une corde. Il le referma
et le mit dans son sein. — Quand le
troisième jour fut venu, le lâo-cheu
ordonna au majordome de transporter
son lit dans la chatnbre mortuaire, à
côté du cercueil de son maître. Puis il
ferma la porte de cette chambre avec
une chaîne de fer, ne laissant ouvert
qu'un trou, par lequel on passerait au
reclus aliments et boisson. Ensuite il
s'installa prés du gynécée, dressa un
petit autel, et marmotta ses formules. —
Soudain le majordome sentit comme
un coup de vent sortir de dessous son
lit. Puis deux nains surgirent de^terre.
Ils étaient poilus par tout le corps,
avaient de grosses têtes, et des yêux
verts étincelants. Ils firent plusieurs
fois le tour du cercueil, puis se mli^nt
à ronger avec leurs dents les arêtes, du
bout antérieur. La planche qui formait
ce bout, finit par tomber. Alors les
78 _ 35. -
deux di'abiolins tirèrent du cercueil le
corps du défunt, encore en parfait état
de conservation, et se mirent à lui
^ yv 4^ ^ ^ masser le ventre. Bientôt le défunt re-
couvra Tusage de la parole. Mais, chose
étrange, le majordome remarqua que,
si le corps était bien celui de son maître,
J^^P^^ltSW^ la voix était celle du tâo-cheu. - Ef-
S ^ t;^ tir ^ ^ '^ fiayé, il se dU: Voilà le moment criti-
^ 1^ «I i L S — * ^"®* ^^ ** lira de son sein le paquet
ffi Ik S5r I/v t ^ ^ reçu au temple. Aussitôt les cinq ongles
Pg "M» ^ ttî: ^ jB& ^ se changèrent en un dragon à cinq
^" ^ griffes, ijui saisit le vieux majordome,
Tenleva de son lit, le déposa sur une
ifi fê ^ ÎS '^ ^ ^ ^^^ poutres du plafond, et Vy attacha
avec la corde. — Cependant les deux
diablotins aidèrent )e ressuscité à aller
au lit du majordome. Quand il constata
«S îfefc .^ ^ B 4^ iK ^^^ ^^ **^ ^^*^^ ^*^^* ^^' ressuscité s'é-
eria: l'affaire est manquée! — Vite les
deux diablotins cherchèrent par tout
±^^^jmm _„ „.„„ „ _ ,
Û .BSL ^ ^ JIR 3l ^ l'appartement, où le majordome pouvait
â ^ -ffi 3feË m liL ^ s'être caché, tandis que le ressuscité
iŒi -t^ ^ S ib :s:te "£ furieux déchirait les rideaux et les
couvertures de son lit. Enfin un des
^ § ^Ô^ tij S diablotins aperçut le majordome juché
7P Éf ^ "^^ S^ i^ I^ ^^* ^^ poutre. Il l'indiqua au ressusci-
èoL \îi s 5 j^ ^^ ^^' ^"* s'éieva dans l'air pour le saisir.
™ ^ ^ ^ ± "S ^ Au moment ^ù il allait l'atteindre, un
ff[ S 1^ $^ @ -^ :;^ ^"^ ^ foudre formidable éclata. Le
"tt* ^ -*- *T' *& ^ ^ majordome tomba à terre. Le ressuscité
^ ^ oE, 4^ r^ f^W- et les doux diablotins disparurent. Le
M^ W K^ f§ ^^ 1^ ^ cercueil se trouva fermé comme aupa-
h Wt ^ ^ \W Wt ^^^ ravant. — Le bruit du tonnerre attira
i S ^ 4^ ^ ^ ^1 *®s femmes. Elles ouvrirent la chambre.
^ IX -W 3E ^ 5C M'J Le vieux majordome leur dit ce qu'il
^SL ^^ f^ '^ "^ iM ^^^^^ ^'"- V*^® ^° ^'^^ ^^*^ ^® qu'était
igl g ^ j^ ^ ^ ■ devenu le tào-cheu. On le trouva mort
5 S î foudroyé devant l'autel où il faisait ses
y^ JBSi K 5t ë\ 'pI W incantations. Sur son corps était tracée,
— 5Ô, 36. — 79
JH* ^ 36 gg; CD 17 caractères, au soufre, sa sentence
dont voici la traduction : Magicien cupi-
de et libertin, exécuté par ordre du Ciel.
sis JE fSf ^ ^**^'^^ iDlrodoctioQ II et XVIII. — Désirant s'ap-
*^ *^ proprier la fortune et les femmes do iléfunt, le tào-cheu
nt passer sa propre âme dans son cadavre. Pour se dé-
fiiire du majordome, il l'aurait renfermé dans le cercueil.
Koân-ti sauva son serviteur. — Celle pièce paraît être
ACt i . gei "^ ^^ <^°"^ bouddhiste, adapté par les Taoïstes, qui subs-
^X y^ 77 J^ïï tituèrent Koân-ti à Bouddha. Koân-ti n'est pas seni
-, - ^ ,^ ^^ par des bonzes, mais par des tào-cheu. Quand Bouddha
îr ^^ lS ?ë apparaît, Il est vêtu en bonce, mais ses pieds sont nus,
hU éin tsf K^f comme sur ses images. Les bonzes chinois portent des
^^ tSi JhL hSi chaussures. — Dans les cas de réincarnation, la voix
-jr- «^ ^. ^TT est toujours celle de l'âme. Car c'est l'âme qui parle.
Il il ^C Si UjA disent les Chinois. Le mécanisme de la phonation leuir
- - ^ est inconnu.
+
i^ ^ ^ Ht
-m
36
il fut un temps oi!i, quand les ba-
teaux de voyageurs éprouvaient un
coup de vent sur le lac P'oùo-yang
(Kiàng-8i), un câble noir ressemblant
à un grand serpent, les heurtait et leur
^ a^ iM ^ causait du dommage Pour se te rendre
^-^ h )4C A favorable^ les mariniers du lac avaient
M \h I donné à cet être mystérieux le nom
^ ^ ir I honorable de Général Câble, et lui
3^ J^ siâ Àl faisaient des offrandes chaque année.
^ ^ ^ ï ^" ''^" ^^^^' '^ sécheresse fut telle,
PB W w ^F que le lac Foûo-yang fut en grande
^ ro I& ^'^ partie asséché. On découvrit alors,
+ 4^ 3^ ^ étendu sur le sable du fond, une vieil-
n ^B ^ ^ ^ amarre à demi pourrie. Les paysans
/V ^ ^ ^ la hachèrent en morceaux^ qui répan-
dirent du sang. Alors ils les brûlèrent.
Depuis lors Je Général Câble n'a plus
apparu, ni fatt de tort à personrre. Les
pilotes du lac ont aussi eessé de lui
faire des offrandes.
Voyez Introduction XIX. -^ Vieit objet, devenu un
méi malfai^nl.
80 -- 37, 38. —
37
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En l'an 967, Liéu-Wtfi préfet de
Lôu-tcheoa (Nân-hoei) fut transféré
dans la province du Kiâng-si. Dés qu'il
eut quitté Lôa-tch«oa, des Incendies
éclatèrent de toute part dans cette pré*
fecture. On voyait, la nuit, des élres
mystérieux courir deci delà avec des
torclies. On n'arriva à en saisir aucun,
mais on réussit à en abattre quelques-
uns à coups de flèches. 11 se trouta
que c'étaient des planches de cercueils,
des poteaux pourris, de vieux ba1ais<
et autres objets analogues. Cette consta*
tation redoubla les alarmes du peuple.
La panique dura plusieurs mois. EoOn,
quand Tchàhg-tsonng eut été nommé
préfet de L6u-icheou, le calme se ré*
tablit.
Voyez Introduction XlX. — Le Ufent dei bons
mandarins effraie les mairaiteuri. et leur vertu iutiiuide
les koH el les méi, disent les légendes.
38
Sous les premiers S6ng (5« siècle),
un certain Liôu-haan originaire de
Tchoûng-chan (Tchôu-li), séjournaDt
à Ue-tch'eng (Tchée-kiang), fut assail-
li, dans l'obscurité, par un élie tout
de noir vêtu. 11 alluma une lampe, et
vit une forme humaine, sans yeui, ni
oreilles, ni nez, ni bouche, qui errait
à tâtons, se heurtant à tous les obsta-
cles. Il consulta un devin sur cette ap-
parition. L'être que vous avez vu, dit
le devin, est un objet ancien, datant
B^
— 38, 39. — 84"
39 Ij^ de vos ancêtres. Il est déjà animé, mais
mzm z
A0T
n'a pas encore d*yeux. Quand il en
aura, ce sera un méi féroce. Dépéchez*
âÉ P 7C Wi ^^"^ ^^ ^^ détruire. — Liôn-haan prit
^ RS î^ [^ ^^ lia l'objet, puis le haclia à coups de
!^ sabre. 11 reprit alors sa vraie forme.
^ C'était le vieux traversin noir de son
^^ areul défunt.
Voyei Inirodttclion XtX. — Tant fu'uii être trans-
cendant n'a pas d'yeux, sa transcendance n'est pas par-
faite. Tant fU'une idole n*a pas de papilles, elle est une
faïence, pas un dien. On la rend transcendante, en lui
introduisant un charme dans le corps par un trou prati-
qué dans le dos, et en lui peignant les pupilles en noir ;
en lui ouvrant les yeux, disent les païens.
îr M N Wi
-n^
S9 et 40
S 91 A TSfc 39. En l*aa piag ou tîng de la pô-
^ f^^ "^ ^"^^^^ Tohéa-yaaa (1336 ou 1337 )»
id* -^ Ifr M* Yinn-kangloao et quelques autres^ de
\Ll!S.lL ^ Lôu-ling (Nân-hoei), étaient altés se
Jtt promener le soir prés de Tétang SI-
TT Icia-hoa. Ils s'assirent pour manger des
g^ prunes marinées, et trouvèrent plaii^ant
^ d'introduire les noyaux, un à un, dans
7 ^ fS9 MB ^^ boucbe d'un crâne qui gisait là par
^ ^ B9 '^ hasard^ en lui demandant s'ils étaient
-? m !^ ^ salés. Leur pique-nique terminé, ils
S ^ ^ Bî prirent le chemin du retour. Etant ar-
WL su ^ ^^ '^^^^ ^ ^'^ ^^''^ chemin creux, soudain,
^-. "fc^ ilSi ih ^^ ^^^*^ ^^ '^ '**°®' ^'^ virent comme
^^ ^ W tfi une boule noire, qui roulait et bondis-
;^ $$ i^ ^^ Sait derrière eux, en criant: Sjalésl
^ i^ fê :ffî salésl.. Saisis d'une terreur panique,
^ ^ ^ ^ "^^ hommes coururent d'une traite
^ «S Pi* ^ l'espace de dix stades, le crâne toujours
^ ?7q iM §6 ^^^ ^^^^^ talons. Arrivés à Joùag-
ts'ounn, ils passèrent un canal en bac.
De ce morïient ils ne virent et n'enten-
1^ SI dirent plus rien.
Il
n — 40, M. —
^^ --- Bï fi -è "^^^ Soûnn-kiunncheou deTch'âng-
• -k^ ^ i«^ S& -^ *^ chou(Kiàng-sou),seJaisaitun jeu d'ou-
. 4vt P SB tS i5^ m trager, à toute occasion, les chênn et les
^ l?0 ¥t ^ ^ ^^ ^°^^' ^" J^"'' ^"'*' ^® promenait avec
' Bel ^ KJP S" I^ j^ ^^^ ^"^^^ ^^"^ '^ montagne, pris d'un
m -^'^ r^ S ^ '^. l)e>oin pressant, il s^écarta. Un crâne
10E ^'^ JIè W ^ ^ gisait là. Notre homme trouva plaisant
de lui faire tomber ses excréments dans
la bouche. Est-ce hou? lui demanda-l-
Tl... Bon ! répondit le crâne, en ouvrant
^L p^ ^ §6 ^ Q^ s^s mâchoires toutes grandes; bon
bon!.. Pour le coup Kiûnncheoa prit
ses jambes à son cou. Le crâne le
poursuivit en roulant. Arrivé à un pont
^^ — ^' f^ ^^ \W ^^" ^^^ d'âne), Kiûnnctieoa passa. Le
i(? "Htr h ^ lA crâne ne put pas monter la rampe. De
Tii ^ Jl n^ WV iqîq^ Kiûnncheou le vit retourner, en
Jt ^ ^ 7H ^ roulant, à son ancienne place... Il ren-
i^ i^ ^ eu $S. ^^^ ^^*^^ '"^' P^'^ ^' défait, et s'alita
,,. ^ ^ ra Bîi n>alade. Bientôt, pris de frénésie, il prit
:^ El jS *—* 5^ ses excréments avec les mains, el les
j^ p^ ^ ^ ^ dévora, au fur et à mesure, en criant
sans cesse, l)on! boni Au bout de trois
jours, il mourut. —
Voyez Introduction IX. — De toutes les parties du
corps. l'âme iiiférieare s'atlnche de préférence au crâne,
qiri est toujours considéré comme un objet extrêmement
néfaste et dangereux. — Les ponts chinois sont généra-
lement élevés et à rampe raide. — En règle générale.
f^ H> vftA ^â' Idlf ^^s fantômes sont censés ne pas pouvoir franchir les
■** * vJ itS» /M" obstacles, murs, canaux, fossés, etc. Il y a pourtant des
exceptions à cette règle. — La mâchoire inférieure se
détachant du crâne décharné, je me demande comment
on peut mettre quelque chose dans la bouche d'un crâne.
Mais folk-Iore et anatomie sont deux choses diiférentes.
m Mm^
ffe^
41
m mmmm ■ . -.. .
I^ If ^ Ml SK " certain Tcheôu originaire de
^ ^ 3E. ItB ^ Hâng-tcheou (Tchée-kiang), et sou
Im ^ ^ Im ^ ami Tch'ônn, eu excursian dans le
— 41. — 8^
P^ — g§ ^ /^ ^ ^ pays (le Yâng-tcheon-£ou (Kiàng-sou),
^ aS 6B ^ ill "^ À s'étalent logés dans la propriété d'un
^ ^ M -^ » "^ notable. C'était le commencement de
^ œ ^ ÎW ^ ^ 05 l'automne, mais le temps était encore
tfa ^h ^ ^ ^ A 1^ chaud. Manquant d'air dans l'apparte-
AU& lll^ -^ âS. &^ "^^"^ ^^" ^'"^ occupaient, les deux jeunes
Iw JfC ?r. w M 7m fe'^'Hs avisèrent, au fond des jardins, à
^ ^ -^ ^ ^ ^ ^ l'Ouest, une petite maison isolée, don-
W R B© A ^ ^ ^ "^"^ ^"' *^'^ monta^^nes et proche d'un
^ S ^ :^ ^* M ^^''*"^- *'s y tran§pjortérent leurs lits.
^ ^ ^ ^ '^ ^ fm e^ passèrent plusieurs nuits très agré.-
^ prT ife ^ Eg 1^ ^ ables. Un soir qu'ils s'étaient promenés.
®t "A i^^KJbLlWA 8u clair de la lune. Jusqu'à la deuxième
'^ y\ m ^ A yp ^ veille, ils rentrèrent dant la maison et
^ Wt Wj ^ H^ "^ ^ venaient de «'étendre sur leurs lits,
^ ^ H ^ Ê& fe Ï5l n««ind ifs entendirent, sous la véranda,
:±fc -^ -S I ^ ^ I "^^ *^'^*^ ^^ ^^^' P"^^ ""*^ ^^^'"^ ^*"* ^'^"
^ /f^ ^ ^ ^ ^ {Jj donnait 4i«e strophe sur les fleurs du
^0E ^ itt ^ A î^ fi5§ P''"^*^"^PS ^^ '^ '""6 d'automne. Les
iftt m ^ ;& I4J ^'àh deux amis peflsérent d'abord que c'était
Wilifi^'^ftji^^ le propriétaire qui se promenait. Mais
W ]Ç|Î M Jlt ^ 0^ — *'s constatèrent i>ientùt que la voix
^ Eif ^ A â7 PT A n'<^tait pas une voix d'homme, lis re-
w CTC /KL /\ e?C a >^v gardèrent par des fentes, et virent
une femme adossée à la balustrade de
i^U^Rjfomf^ - .,-^ - -.--,
^ ^ i^ ^ ^ ^ Wi '* véranda. Serait-ce une personne de
RlJ ëfr ^ "^ ^ ttë* IMI ^^ famille, que nous ne connaissons
^ W V/f ^ ^ ffX -^ pas? se demandèrent-ils tout bas. —
Wr^Q^W^y^^T^ 'Is regardèrent encore. La femme était
^ tijV^^MMM ^^^"^ ^^^ *'"''^^ anli(|uts. - C'est un
-T- -y pi 7i>i Sb ^ 5^ revenant, dit le TcheOu. — Elle est
^ >P H y4 IK ^fv 'PC jolie, dit le Tch'ênn; et élevant la voix,
W^0lîÊ^^^ il demanda: Pourquoi n'entrezrvous
IB S A 1^ Sïî ^ ^ P^s^ ~~ J^ourquoi ne sortez-vous pas?
mJÙ/\tiWm^7^ .^pondit la femme. - Entraînant le
Tcheôu, le Tch'énn ouvrit la ivorle et
^ 1^ >î^ 1É8* ^ W ^ sortit. La femme avait disparu. Ils l'ap-
k ^ 71 Hf fnl Jfe pelèrent. Elle répondit. Ils la cherché-
^ ite ^ S sMr o rent parmi les arbres. Soudain ils virent
m W ^ m ^ ^ M "»e lète de femme, qui pendaU à un
#m
d'un mois.
Voyeï Inlro<laclion IX. — Ame d'une peniluf, 4ont
leg ossemenli avaient élé jetés dans l'élany.
^i — 41, 42. —
9B ^^ # /î m ^^"*^' lis jetèrent tous deux un cri de
m ^& ^ -itf- A terreur. La tête se laissa choir, et vint
Se ^ W w3 A vers eux en bondissant. Ils s'enfuirent
M f^ f^ ^ ^ ^ ^^"^^^ jambes, se réfugièrent dans la
maison, et fermèrent la porte. La tête
I arriva, et heurta contre la porte. Ils
/Ç appuyèrent de toutes leurs forces, pour
SM M ^ P^ # la tenir fermée. Alors latête attaqua
-J^ 5 ^ KB "^ le seuil à belles dents. Le bois craquait
^ w ©t RR H et s'émietlait sous ses morsures. Enfin
itl- ^ "f" P^ ^ ^6S coqs chantèrent. Alors elle partit.
^ ?fe H Pfe hft en roulant et en sautant, et alla se jeter
^ ^ ;& I» ^^"^ rétang. — Quand il fit grand jour,
^ rfflt "^ ^ lOT les deux amis sortirent, et s'empresse
>^ j0c ?iff ^ 18 ''^"^ ^® changer de logis. Tous deux
W^ Sï Wi ^ tin f"»*ent maUid^s de peur durant plus
=fiÈ ^ -- I* ^ 42 et 43
icM fiîff
T* ife ^ «i 42. Mon cousin Tchâng-houng-ie
HJ "^ HA séjournait à Ts'înn-hoai, dans une
HB ^^ àh ^ maison appartenant à la famille P'ân,
5R ~ m ^ et bàlie au bod d'un canal. C'était
jj§^ ES SO "êf l'été. Durant la nuit, il sortit de la
iU* I j^ 5i maison, vers minuit, pour aller aux
'^ â» ^ Ifië- cabinets. Tout était silencieux, et l6
Bï S S ISa clair de lune splendide. Tchâng s'ap-
^ ^ ^ ^ P"ya sur la balustrade, au bord du
^ &k QH ^ canal, et admira ce paysage nocturne.
^ I ^^"^ ^ ^""^^ *' entendit un clapotis.. Il
^ M ^ A regarda, et vit une tête humaine qui
^ ^ A Si émergeait de l'eau. Ce ne peut pas être
JjI ^ ^ Fl "" baigneur, à cette heure, se dit-il;
^ 7v i^ rj et il regarda plus attentivement. Bientôt
^ W ^ ^ il. constata que l'être, qui émergeait de
tÀ R@ ^ «& Bvl ^ iiS P*"^ ^" P*"^' ^^^*^ des yeux sauspupil-
^m'-r^^î--^^^ ^^^' ^* ^^ ""^"^ ^^*^^' Tchàng lui jeta
^ ffl r ^ iJ "^ ^ m* un caillou. Il s'enfonça dans l'eau et
Zl, JJ ^ 'i^ ^ Hl^ "^ ^ disparut. Le lendemain, après midi, un
garçon se noya dans le canal, à l'endroit
môme où Pôtre mystérieux avait dis-
^mmm^n.-m
^ ^ ^ 1^ ^ -^ B pai'u. Tchâng comprit alors qu'il avait
T^fé'W'^'^^ vu le koèi d'un noyé, en quéle d'un
mAmzM"^
remplaçant. — 43. Quand il raconta
cette histoire aux autres locataires de
^^ ^ ^ ^ ^ ^ la maison, i'un d'entre eux, un mar-
J^lë^ ^ lil ^ ^ SL "®' ^^ ^"^'^ ^ Kià-hing (Tchée-kiang)
chand de riz, lui dit: Moi aussi j'ai eu
jadis affaire à un koèi aquatique en
quête d'une victime. J'étais encore jeu-
Mmr-^
pour mon commerce. Je dus passer un
gué très vaseux. J'étais monté sur un
_ Ifil ^ K tH ^ -^ ^"^^^^- Q"''^"^ i^ ^^^ ^''"^^ ^" milieu
H IM TL ^ ^ -^ ^b du gué, une main noire sorlit de l'eau,
L^fl % ^^ m ^ et chercha à ^alsir mon pied. Je relevai
r^ VC kX ^ ^ T^Wl prestement les jamhes. Alors la main
^ S !^ A >S ife $W "^^''^ ^^'^'^ "" ^^^ P^^^^ ^" buffle, qui
ne put plus avancer. Très effrayé, j'ap-
pelai au secours. De la rive, les passants
jlt ^ ^ fl^ ï^ ffiS tirèrent le buffle, sans arriver à le faire
mouvoir. Alors l'un d'eux lui brûla la
ir* y%t\ /-« /PIM f«i ^
^^J^ UWk ^3 i*r queue. Dans un suprême effort, l'animal
t'E Ifrv T^ X El yX se dégagea et sortit de l'eau. On vit
^ ^ "^ ^1^^^ ^'^^^ ^*"'"" ^^^"^ ^^^^^ horriblement
'F' &i ^ ^Èé ^fâ iH* Wk puant, élait fortement attaché à son
^y^ mW ^ im ^^ ventre. On le délacha à coups de bâton.
'^ P fH ill ifc W -^ I^e balai gémit et saigna. On le hacha
^ ^ î^ ^ 'â5 ^ '0'} "^^"" ^ Q'0\x\i% de sabre, et on le brûla
*^ - J.U,. yjj bûcher. Il fallut un mois, pour
que l'infection qu'il répandit disparût
^ M 'K ^ 1^ A i^ enlièrement. Depuis lors personne ne
se noya plus dans ce gué, ce qui arri-
vait souvent auparavant.
^ m ro T> ^ ^ ^
PU .^-t >^n TT- -5&* a Voyez Inlroduclion VU et MX. — Eo Oiiue, les
jSffs ® fg* RO ^ W cahineUsuMlsônarés (les liabilalions..- Tordre la queue
incohérence. — Dans la secohde histoire, il s'agit U'ua
méi. vieil objet devenu raalfaisaol, oou d'un hoèi.
44
86 _ 43, 44. —
*rS* R «îJiJ J^S ^^ *'"" ^^"^' *^" '^ brûler avec le fourneau il'unft pipe,
■" •"• ^^ ^W ^ est le dernier argument chinois pour dérider l'animal à
•Si* >& 4E *Wf ,^ f^'*"^ ^^^^^- — t^'"»"» 'a première histoire, âme d'un noyé
•Il rJ l 1^ lig qui cherche un remplaçant. Le manque d'yeux est une
rflTï A dtt f^
^ -^ ilÊ ^ !^ '"^ '^'"^ suivant est coiisr^îné dans les
-ffi ^ tt — - /wf annal<3S de la ville de Sông-kiang
Jft ^ ^ '^ l^ (Kiâng-sou). Duranlla période Wân-li
^u nrp ^ ii| ^ (i57î<-1G:20), un pêcheur lialdlail au
^ ^ *^^"^ '^^^ faubourg Ouest, près du doclc
^ ê -^ -fi. W ^^^-^ jonques, au l)ord de Teau. — Une
^ -^ 'êf B ifi ""'^ *' entendit l'àmo d'un noyé qui
-!# M an ^ disait: VoiLà un an que je souffre ici.
tBl Tw **" "^ ^ J^i pourrais noyer cette femme. Mais
1?l |Sl 'flï S^ ^ ^'^^ ^^"^^ enceinte. Je ne veux pas dé-
truire deux vies à la fois. J'attendrai
encore... Le lendemain matin une fem-
me tomha à l'eau à cet endroit. Elle
-S ^ 5E T^ ^ était enceinte, et fut repêchée. — Quel-
BH €fe^ Btl -ifc' ^^"^ temps après, le pêcheur entendit
™ 5^ «^J ^ "ZT de nouveau l'âme qui disait: Je pour-
^ §R — • On ^ *'^'^ noyer cet homme. Mais il est
pauvre et l'appui d'une nombreuse fa-
mille, laquelb devra se disperser s'il
vient à mourir. J'attendrai encore... Le
7^ W ^C ÉÈ "— " lendemain matin un homme tomba à
fiVi "^ 3S. HL j^ ^'*^^" ^^ *^^"^ ^" P^"^' "^^'^ ^"^ ^^^^'
Zj "^ ^ ^ ^ reusemenl repêché. — La nuit suivante
2% jgt ^ '^ ^ l'ûme du noyé demanda au pécheur
^ ^ M ^ 2g quelque nourriture. Je n'en ai plus
Qïft ^ ^ S pour longtemps, dit-elle. Deux fois j'ai
fvV V\ Tj l\i fait acte de désintéressement. Les
f^ iS — M ^ Chênn du district, l'ont fait savoir au
Mi >^ ^ ^ 4y^ Sublime Souverain, qui me dispensera
iTt* 6^ -^ ^ ^1^ bientôt, j'espère, de mendier ma nour-
^ Jl â M JiL riture ici. — Je l'espère pour vous, dit
-_ 44, 45. — 87
+h -jB|] P^ ^ ^5 gi le pêcheur. — La nuit suivante Tàme
^ jÊk Jbl^ V^ 6X 4- *"* apparut encore, pour le remercier
:^ ^ ^r t3 B91 J- et prendre congé. J'ai été nommé, lui
^ t^ W ^ -^ % dit-elh», génie du lieu, à Mào-k'iao.
Éi^ ^ ^ iHÊ ^ ^'^3rcz Inlrodaclion VU et lU — Prêta famélique
• '*"» ?• j[^ ^ ^^ mendiant. - Les Chénn du district, sont les génies da
ŒL Â ^i gff i^Ê *'*^ lieu et de la ville ; la hiértrcliie locale
fê A ^ ^ M ^ 45
^ Aj "j^ -^ M j§ Tch'énn-koungp'eng, un lettré sans
&^ ifcc ffl ^J'^ ^ ^— ' «mploi, était ami d'un certain LMou
9bA^ m ^y yw ^-^ qui habitait le même village. Un soir
yii ^S(, ^ ^ A d'automne, par un beau clair de lune,
'KS T^ 0f |il i6 acheter du vin, pour boire avec ma
S.3^ YK ^ ^ femme, dit-il au Tch'ênn ( fiction rituel-
^ jL^ ÎS I *^^' ^^u*'*®^' vous asseoir dans la cour.
WL ^ ÎP v^ W^ ^^ reviens à Tinstant, et nous boirons
pb ^ :±. QSL "^ "" ^^"P ^'^ l'honneur de la lune. —
^^ Le Tch'ênn s'assit, et se mita feuilleter
le cahier de vers qui ne le quittait
il alla le trouver pour faire la causet-
te. Lî-fou était très pauvre. Il lui fallut
traiter son hôte... J'allais justement
^ftSî^fll
ia ^ ^k ^ M P^^' "^ Soudain une femme, vêtue
Afr il\ ^ H A d'une robe bleue et les cheveux défaits,
j Si ac. Mt S entra dans la cour, mais s'arrêta dès
y Sx ^ l^)m qu'elle eut vu le Tch'ênn. Celui-ci
}M ^ B£ t^ ^ pensa que c'était une amie de la femme
^ )Urt -fff '^ Rfl ^^ Li-fou, et s'écarta pour la laisser
^ *CT va :ft 1^ passer. Cependant la femme en bleu
^ 99L j@ ^ ^ <ivnit glissé un objet sous le seuil delà
_ .^. >.^ — " porte d'entrée. Quand le Tch'ênn se
fut écarté, ette traversa la cour et entra
dans la maison. — Qu'est-ce qu'elle a
-^ ^ ffi É^ ^^^^'^ ^^^ se demanda le Tch'ênn j et il
alla voir. C'était une corde sanglante
-- ^ et puante, une corde de pendue. Cette
^ >C ii femme serait-elle le koèi d'une suicidée?
m- Am±
88 — 45. —
^ ^ ^ ^ (S£ ^ se demanda Je Tch'ônn; et il niit la
iht «6A ,2b: fcp- -ftn jS9B corde dans la llgè de sa boite. — Qael-
îfp ^ -^ ^ Î<H fng qygg instants après, la femme en bleu
¥® fS f$ ^ ?^ JS sortit de la maison, et vint chercher à
è\^\ ]/i vB -Ôt ^ ÏÉr l'endroit où elle avait caché sa corde.
BU ^ -^ ^ -^^ ^ Nelatrouvanlpas, elle marcha furieuse
py a A /i^l ^ ^ droitauTch'ênn, etiui dit: Rends-moi
:^ ^ -^ ^ ^ ^ mon objet! — Quel objet? demanda
^mn^tfitMt^ '^ Tch'ôiin. ^ La femme ne le nomma
iS 1^ X ^^^' ™^*^' ^^ dressant de toute sa hau-
>^ 59 'W ^ Wi ^ teur et ouvrant la bouche toute grande,
ffi ^ 1^ ^ ^ ^'^^ ^® *^*^ ^ souffler sur le Tch'ônn un
hl. JrA- "tiS :£IU y^ ïS ^^"^ P*^^ ^^^*^* ^"® glace, qui fit héris-
P^r ®C ^ IS ^'lii> s serses cheveux et claquer ses dents. —
5|C ^ jJ5|Ç ÏÏO ^ ;^ Puisqu'elle souffle, se dit le Tch'ônn,
^ ^ ^ Hâ fuf /^ pourquoi ne soufflerais-je pas?.. Il souf-
^ 4f ^ ^ !^ ^ ^^ ^^"^ •• ^^ chaude haleine fit trouée
•^ K ^ 5P "^ 01 dans le spectre, partout où elle le tou-
SM ^ ^ ^ ^^^^' ^"^ première bouffée lui perfora
rfz; p-. ^ ^ ^ M^ le ventre, une seconde lui troua la
>y O îRV " « im poitrine, une troisième lui emporta la
^ ^ '^ 1@ ^ ^ ^^^6- Comme une vapeur légère, le
^ '^ ^ itii ^ ^ spectre s'évanouit. — A ce moment
S 5 tia ffi ^ -r ^^"*°" '"^"^''^ ^^^^ "" p^^ ^® ^^"' ^^^"^
^ "& 7& TR ^ «^ entré dans la maison pour le faire
l§f 5^ IhS ^J "^ ^ chauffer, il s'écria soudain, ma femme
est étendue morte sur le lit. — Elle ne
■ ^ -ïï- ^ ^ ^^'^ P*^^ ^^*^® morte, dit le Tch'énn, car
yV îtr ÏE ^ ^ ^ j'ai la corde dans ma boite... Et il ra-
Ê ^ ^ ^fS ai lu! conta à Li-fou ce qui venait d'arriver. —
^ -^ iHh. ^^ ^^ a^ Les deux hommes ranimèrent la femme,
W ^"^ ^«t "IK ^ SR avec de l'infusion de gingembre. Quand
Él s ^ ^ B^ ci ^'^^ f"^ revenue à elle, ils lui deman-
ISK OS -^ yK i(^ P^ dèrent ce qui s'élait passé. — Elle dit:
^ yp j^T ^ v^ ^ ^^^s sommes si pauvres, et mon mari
t=i iÏL wC W^ t^ ^ a si bon cœur. Un hôte lui étant venu,
^ — 75 Ma ^ ï^ comme il n'y avait aucun argent à la
l>t ^ it 2fe y\ Kl maison, il me piit ma dernière épingle
^ ^ TFi I "^ ^ cheveux, pour aller acheter du vin.
xC ^ A iJ^ B/C — • L'hôte étant dans la cour, je no pus
— 45, 46. — 81)
^ ^^ i?0 ^ ^ ^ pas me lamenter, et dus dévorer mon
chagrin. A ce moment une femme en
bleu et tes cheveux épars entra. Je suis
h ^ ^ ^ ^ ^ ^^^^^ voisine, me dlt-elIe. Votre indigne
Tgr x^ J^ j^ -^ ^ mari est en train de jouer votre épingle
^ ïï ^ 1 M >W ^" tripot. Je vais vous consoler... Et
WS ^ 5^ yv Sro WL ramassant une corde, elle fit un nœud
coulant et me dit: mettez votre tête là-
dedans; dans un instant vous verrez le
ciel de Bouddha et ses joies infinies. Puis
^ ^ ^ ^ ^ ^ ^1^^ ^^^^^ ^^ corde, mais n'arriva pas à
g BM> m'étrangier... Attendez an instant, dit-
^ elle, que je cherche ma corde à mol...
Elle sortit et ne revint pas. Vous m'avez
W^^ M 5K JHj ^ rappelé à la vie. — Tch'ônn et Li ayant
iH* ^£ JSL Bll 71 S pris désinformations, apprirent qu'une
Tte ^- 1^ an ^ voisine s'était pendue quelques mois
Ù^ "Bt 1^. J^ in ^ auparavant. La famille avait fait croire
fp| ^ "^ "^ li$ qu'elle était morte de mort naturelle.
Voyez IntrodocUon VII. -- Ame d'une pendue qui
cherche une remplaçante. — Ces âmes profitent des
m^ ^m^"^
5K^ n-^^m
ifcA -^
^3 T- inh -fe ^^£ 4Q ^^^^ '^^ ^^'^'^ ^" ^^ désespoir des femmes, pour les
^B J 4^V ^£ fffi tiiK pousser à se pendre, et les aident. Plus rarement elles
zm *i ffl s a
mm mn^'m *«
7^ ^ **-* ;^ >A ^ ies voleurs. 11 passait les nuits à l'affût,
Tit t^ 'il tïS >K ^^^^ ^^^ endroits les plus obscurs et
Mi ^ ^ JL^ *®^ "^^^"^ fréquentés. Une nuit 11 rôdait
« JHB ^ ^ ^ aux enviions d'un village, quand sou-
^ fè ^ ^ ^ ^^^" "" individu qui courait, tenant
V r^ "^ >r t^ ^" ™^^" ""® corde, le heurta dans
4Ï% ^ qS" ^** IBj Tobscurité. Cet homme doit être un
lîÈ ^ ^ ^ @ voleur, se dit Ylnn-k'ien ; et il le fila. -
12
emploient la violence ouverte, comme dans l'histoire
suivante. — Un hôte ne peut pas entrer dans la maison
d'un Chinois pauvre, à cause des femmes. Il reste dans
la cour. '
Un certain Yinn-k'ien satellite à Kiû-
yoang(Nân-hoei), élait célèbre pour le
zèle et l'audace avec lesquels il prenait
90 — W. —
ï7S^{£^!!fi^^j^l£ ^'^^"^""^ ^^^^ ^^'^^^ ^ ""^ lidbilatioD,
-kfi tS "^ ^ i :> 1^ :^ ^^ escalada le mur. — Bien deviné, se
fl iVL <. Wi'jT ^ ^ ^ dit Yînn-k'ien. Laissons-le faire son
>K -f^ êS ^ ^- â§ 'if ^ ^^"P- ^^ '^ cueillerai, à la sortie, avec
^'W W Wp^ Ni ^ W femme. Alors Yïnn-k'ien sauta aussi le
MÈ^TlillI^'^^^^ "^"''^ j"^^^ ^ temps pour voir l'inconnu
ife ^ fia il J?^ é^ ^ M ^'"^ l'avait heurté, juché sur une pou-
^ ^ 3- iS ^'^^' prendre avec un nœud coulant une
Jê5 îS >w M'i ^ î^ ê§ ^ femme occupée à sa toilette, et la pen-
iK ^ ^ tS ^ ^ ^ JK ^^^^ ^^^^ 6^ court. Yînn-k'ien comprit
a g 1^ ^ >V TÊ ':^ ^PK ^I"^ son inconnu était rame d'un pendu,
H >^ ?W )wi ^ ^ <- lia qui cherchait un remplaçant. 11 en-
9^ êS ^ ^ Aé fij ^ ^ fonça la fenêtre, et appela au secours.
R+ t0 6(f ^rtf ^ S Ïb^ 'ET *-es voisins accoururent et dépendirent
^ ^ ^ 5: ^ ^5! ê *» ^e«^"^e avant qu'elle n'expirât. Les
SXi "^ ^ ^ 5R 7C 'S ^ parents remercièrent Yînn-k'ien et le
TK ^ JE H S^ P^ y\ il6 ^"'6'^^ boire. Puis il reprit son chemin
^ -k */&* =t^ ^ ISît S ÏH P^"^ retourner chez lui. — La nuit
^A^rff^Zmi^^J^^ était encore noire. Soudain il entendit
>^ D -BL @ J^ ^ "^ K ^" ^^^^^ derrière lui. Il se retourna.
3^ BiS lis TE? vH TV ^ fSl ^'^^^*^ ^^ spectre avec sa corde. Pour-
^n^^xlkyS^jS'H- ^"^* m'as-tu ravi cette femme que je
A^^m yZm 1^4^ V^^ tenais? cria-t-il. C'est notre droit, à
5C 3^ )^ "T* ^ 'te ^ ttl "^"^ suicidés, de nous chercher un
4èt S BQ Mr ^ 'S^ ^ 7SÎ l'emplaçant. Pourquoi m'as-tu empêché
Tiu^^^^\ ^ Refaire?.. Ce disant, il se mit à
W Jl f$ ^ ^ ^ ^ îy frapper Yînn-k'ien. Mais celui-ci était
^ US }^ Â ^ 1^ ^ >2! iotï'épide. Il rendit coup pour coup. Le
Bî? *& ;^ ^ IS H I- jV spectre était très froid, et sentait très
M^ ^ m M :^ JL !Xr mauvais. - Enfin l'aube blanchlL Les
SïBSi>^^î^iMWÎ^ forces du spectre diminuèrent. Yinn-
g^^Pj^JI^I^M^^ morceau de bois pourri. Qu'avez*vou^
"Sf ^ -éîT É^ 4t^ H L>/ Bfl '"* demanda*t-il... Ce que j'ai? Le
^ V* SA " >i^ >^ fe^ W spectre doit être passé dans ce bois. Il
ÏÏL 18 "S^ "^.^ é§ ^ 1^ ne m'échappera pas... Et il cloua le
k'ien le saisit à bras le corps. ^A ce
moment quelqu'un vint à passer, et
vit Yînn-k'ien qui s'acharnait sur un
*)
- 46, 41. - 91
4i[
^^ ^ W ^ -^ ^^*^ pourri à un poteau, dans sa cour.
Jf H ^ îB % Depuis lors, chaque nuit, une voix se
m^ML »l ^ ^ ^ lamenta piteusement. D'autres voix
^ ^ œ WL ^ ^ W murmuraient des paroles de consola-
S (3 ffl >l^"5 ^ ^ ?É ^*^" ^^' ^" '^^" ^^ ^^ clouer, il t'avait
t'^»JZ. -ik-^' — M ^^''^^' ^^^ *'""^' ^" souffrirais bien da-
3% y^ >Jv î% ^ vantage... Tais«toi, tais-toi ! chuchoté-
^ 4É ^ ^ i^' ^ ^ ''^"^ '^^ autres voix;*le bourreau pour-
M^m M 4ÉS Ff ^ ^^^^ t'entendre. - C'est bon, se dit
œ S S 2 s s 5 ^^^-^'i^"- Q"^°<i «^ io"^ ^"t venu, il
Tffi niJ ^ "Zr US ^ :^ remplaça les clous par une corde, et
P9 P9 ^ "^ St î W ^^^ ^^ -comme il faut. La nuit suivante,
j^ ^ ^ ïff ÉIS A îfe^ ** n'entendit plus aucune lamentation.
^ZZ^ ^S5eA>^ Au matin, il constata que le bois pourri
i>ff E pm i^^ avait disparu.
^ W 5|^ ^ ^ ^ ^ VoyezlnlroductionVnetXIX.- Mélange de *o^t
.^ -— • ^ ^^ ' '^ 1^ et de^^i. — Yinn-k'ien fui tr«Bipé par les spectres.
n "^ ^Cp ^^ ^Ç ^T ^S* ^*^" '^^P^''^ "* pouvait pas se déclouer, mais il pouvait se
Jtit 777 , j^ »j S. ^^''®'*- ^®^ *^^' *^"^ toujours représenlés comme enaore
.-g iœ "JrÇ H Jrir ^t P'us Xourbes gue mécbanls.
47
^ iP ni M ^ "^ E« l'an 1744, à l'examen de licence
^ ^ ^ W ïfc J@l ^" Kiâng-sou, arriva ce qui suit. Un
bachelier nommé Tch'éog, de Tch'âng-
chou, âgé de quarante ans passés, avait
^ - - ^^ .^.^1/* occupé la loge qui lui avait été assignée. *
^ ^ ^ ^ ^ 5fJf ^^ première nuit qu'il y passa, il se
~ ' i-A^ *-» yU\ jjjj[ ^ pousser des cris de terreur. Ses
voisins accoururent et lui demandèrent
-• ft ^ ^^ ^ ^
r H ^ :^ ^ ^ ^^ ^"'*^ avait. 11 baissa la tête et ne
^ ^ ^ >K ^ "en ''^PO^^^t pas. Le lendemain, avant midi,
^ c^ i^ M ^ I '' ^*^ ^^° paquet, remit au surveillant
ÏR ^ ^ TO % /I^ un cahier blanc, et demanda qu'on le
^ BiJ B^ ^ ^ ^ laissât sortir. En vain ses amis firent-
iS SI "(1^1 4\ Pf Éli ''^ ^^"'^ ^^^ efforts pour le retenir. Je
S -î^^ P"'^ P^^ concourir, leur dit-il. J'ai
^ SE î^ ^ ^ ^ un crime sur la conscience. Et il leur
92
47.
zmmyf$ïfi'^m±
raconta l'histoire que voici : « Quand
f avais trente ans environ, j'étais pré-
cepteur dans une famille distinguée.
Mes quatre élèves étaient tous fils ou
neveux du nialtre de la maison. L'on
d'entre eux était très bien fait. Je con-
çus pour lui une affection déshonnéte.
A la fête du ts'îng-ming, les autres al-
lèrent aider aux travaux du cimetière;
celui-là seul resta à la maison. Je lui
écrivis une strophe de vers, pour le
tenter. Il la lut, rougit, mâcha le papier
et l'avala. Je pris cela pour on consen-
tement. Le soir je le fis boire. Quand
il fut ivre, j'abusai de lui. Le matin,
quand il se réveilla et sut ce qui lui
était arrivé, il manifesta un très grand
chagrin. Je lui dis que ce n'était rien,
et me rendormis. Quand je me réveil-
lai, je le trouvai mort pendu. La famil-
le n'y comprit rien. Je me lus et dé-
vorai mes larmes. — Or, cette nuit, ce
jeune homme m'est apparu dans ma
loge, avec un satellite infernal, qui
nous a conduits tous deux devant le
juge des enfers Mon ancien élève
m'accusa. J'avouai mon crime. Abuser
de quelqu'un sans son consentement,
me dit le juge, mérite cent coups de
rotin. Comme tu étais le supérieur de
ta victime, il convient que ton chà
liment soit aggravé. Tu devais réussir
aux examens et devenir mandarin. Je
supprime tout cela. — Mon ancien
élève trouvant ma peine trop légère
et demandant ma mort, le juge Idi dit,
en se moquant: 11 ne t'a pas tué. C'est
toi qui as mis fin à tes jours, oubliant
ta vieille mère et le prix de la vie. Tu
as agi comme ces femmelettes, qui se
~ 47, 48. - 03
*^ "1^1^^ ^ Ma suicident par colère ou par honte. Toi,
M ^ S "iR J^ ^ **" homme! Le gouvernenaent fait par-
il A S ^ S A ^^^^ ^^^^^^ "° monument à une nile
W P V ^ tt '© ÎK chaste; il n'en a jamais fait élever à
6f ^^ ik\h WiWi ^"^"" garçon. Tu n'as rien compris
♦H iM ¥JtïiQ ^ Ik ^"^ enseignements des Sages. — . A ces
/il W ?sft E3 39g fjb mots, mon ancien élève comprit son
,^ M'^M^ M erreur, et se mit à pleurer à chaudes
fô jz: Qft il rr ^ larmes, et à se tordre les bras de dé-
« Hh hS I "m S sespoir. - Continuant son persiflage,
W * T^ A ^ M le juge lui dit: Au Chân-si, dans la
^ ^^ ^ ^ ^ M ^^™^*'^ Tsiàng, une veuve chaste vient
îÉÔ ^ :â: >(4: Ml -ir ^^ mourir. Je vais te réincarner dans
K *^ '^ "^ pH "V ^^" ^^^'P^- "^^ pourras pratiquer à ton
W ^ "F "iï W ^ ^'s^ ^^ vertu propre aux gynécées. Je
fil ^ É^ t^ ^ ^ ^^ promets môme un monument après
? 2fâ ^ 5S i ^ ^^ prochaine mort. - Puis le juge
— ^ 7m W y^ ^ ordonna de me donner la bastonnade.
W "^ ^ i&à^Wi ^^ vingliéme coup je me réveillai dans
Jxl ^— ' ^ ^ EEi «rtl. ™^ '^^^* ^^ ^"^^ ^* bouleversé et si
i^ ^ S souffrant, que je ne saurais concourir.
3P Wè ^ ^ ifè, D'ailleurs je ne réussirais pas, le juge
ÎH f^ H g -db me Ta dit*. - Quand il eut fini de
^ Tfr* P^ â éH ^^^^^^ ^^^^0 histoire, il s'en alla,
™ ^ n 1^ Wj éperdu et pleurant.
^ wJ ^^ oR ^S Voyez Introduction XXI. — L'ensei^ement des
A 4^ J*?! •Ifll 'fcAç ^ages, c'est, en «ubstance, l'imilation au ciel et de la
TH» TF i5c JCW ^I terre. — Les liistoires d'àmes «n peine, victimes de
i(^ "aT "Uf ES 9ll jeunes Lettrés, allant se venger sur eux au moment des
*^ >V /Kli rH Si{> examens, ou obtenant du moins qu'ils échouent, sont
^ ^mBÂ 48 et 49
^ i& il j^ M
4 >?^ ^ ï^ iê ^^- ^ Tch'ônn-tcheou-fou (Heûe-
* HK — ^^Ti 1 nan), à côté de l'hôtel de l'examinateur
i»f ^ _L ^ ^^^ Lettrés de la préfecture, se trouvait
kX Vi l ^ .ïL une maison à étage, contenant trois
très nombreuses. — A la fôte du is'ïng-ming, vers le 5
avril, chaque famille remet à neuf les tombes de ses
ancêtres.
94 ^ 48. --
3fc A ;^ 1^ ^ 1^ ^ chambres, condamnée et fermée à clef.
^ JLL. ^ jdt t^ ili ^ On la disait hantée. — Vers le milieu
/^^A^7S ^^^^ période K'âng-hi (1692), Texa-
^ 'K w ^ ^h l^ W minateur d'alors Monsieur T'âng main-
-ftW ^ iM ^ ^ ]5fi* M ^^"^ *^ défense d'habiter ce local, sur
^ dft fi3 ^ X M "tt" ^^ rapport que lui firent les vieux
^ ^ W fe ± M S employés du tribunal. Cependant Pépo-
^ ^ ^ ^ ^ ^ 1^ ^"^ ^^^ examens étant venue, et le
"^ BT iè* M* ^ tô -An l^^orips étant 1res chaud, les candidats
— -^ 1^ ^ ^ ^ ^H se trouvèrent à l'étroit. Deux d'entre
A y" r Bi Wm M eux, les bacheliers Wang et Kîng, de-
ffi ;g A ^ ^ ^ mandèrent la permission de se loger
dans la maison candamoée. Elle est
hantée, leur dit l'examinateur. Us ne
^.KmW^^ÉL
et examinèrent Piolérieur. Pas trace
de poussière. On a voulu se moquer de
nous, se dirent-ils; en temps ordinaire
f^ A ^ ^ 1^ ^ ^ ^e crurent pas, enlevèrent la serrure,
^ JL ^ '^ "^ W 't' ^^^^^ maison est évidemment habitée.
il& -M* ^ & HH lin A ' '^^ transportèrent leur literie à l'étage,
^ ^ '^ ^ ÎS| |iï| >\ gj s'établirent chacun dans une des
"tÙ /^ W^ ô^ '^ Ê5j ^ ' chambres latérales, laissant vide la
'^ -^ P^ ^ îfâ *^^ M chambre du milieu où débouchait
_■ ^ -t; ^ rr ^ >l> Tescalier. — Un peu avant minuit, le
y\ !mt J^ "^ HS ^ y Kîng sh relira dans sa chambre. Le
ffO Pf ^ ]^ ^jÇ 3E Wang se moquait encore des récils
'ft T ffî ^ '^ iÀ ^ ^^^ ^^^^'^ satellites, quand un bruit se
^ î ^ ^ î* ^ J^ fit entendre au bas de l'escalier. Qu'est-
^ yy r m r ^>T ce? criale Kîng. Probablement, répon-
W ^ i^ A ^ ^ ^ ^^'' *^ Wang, que des farceurs veulent
- * nous faire peur. Cependant bientôt tous
les deux entendirent que quelqu'un
u^mm^^^
^ jl^ £ 9^ ^ W ^ montait l'escalier. Le Kîng cria d'effroi.
1^^ IH ^ '^ '9r "1^ SHt ^^ Wang sorlit de sa chambre avec sa
!)I3 ^ n ^ ^ ^ ^ bougie, dont la flamme devint si pi4ite,
iR ^ t3 Ç" Ws 3C iÉP' qu'elle ne donnait pas plus de lumière
^ ^ *® ^ BE M* Je qu'un ver luisant. Ayant peur p(Ju> de
nl^ ^ 6ff i^ >l@ ^ ' "^^ ^^"^ hommes allumèrent
^ -^ m 'S S? ^ d'autres bougies, lesquelles ne donnè-
^^ î^ P ® Fp JjfÇ 1^ rent qu'une lueur blafarde. Alors, au
- 4S, //(?. - 95
7 B ^ ^ -^ ^ JLJL ^'^"^ ^^ Tescalier, apparut un être velu
iofSlgBâî^^..^ ^^ "^^''' haut de deux pieds, sans yeux,
S^ — ^ra^^ "^ bouche, ni nez. Ses cheveux, longs
OT W :£r §S iS 1^ W ^"s^^* ^6 ^6"^^ P^e'^s, se dressaient rai-
fc^ M ;;^ "T^ ;* des. Nos deux hommes appelèrent au
^ BS A A A secours. Entendant qu'on venait, l'être
^ Bn A yv A mystérieux descendit l'escalier la léte
A Ma Wt B ^ ^ !^ la première. On entendit des sifflements
8ê "A" ^ ^ i^ itP -^ autour de la maison, tandis qu'à l'in-
^ 1 S î2^ *^ îfefc! — **^''**'*"^ ^^"^ '^^ ^^j^^^ ^® mouvaient.
3Œ A Sw ISf yfc ^ — Le sabbat dura jusqu'au chant des
^ ^ A 1^ ^ âê R ^^^^' ^^^ ^^"^ '^''^^^^ faillirent mourir
^ ^Ir ^ J9B: ^ /^l 4ta: ^® P^"**' "~ "^^^ ^^ lendemain un vieux
m nfr Vtm m m W satellite dit: Il est déjà arrivé ici jadis
^ «- ffi B» R1|f :9^ B une autre histoire de spectre. Au temps
Jïilt:#fi9fc4ârffif*E """ Monsieur P'ân était examinateur,
n k m^^-ir '^"'''"^ "" ^''^'"^"' *^ ^^^"^ ^" ^*^''^"
w A TOB fe ^ h D ment, vers minuit on entendit résonner
m 7J '^^ ^ W ^ '*^ tambour avertisseur. Monsieur P'ân
RH ^ hK "^ AfU M ^^^^ couché, fit demander ce qu'il y
•S Vu U — * ^* ^ avait. Le portier dit: Une femme éche-
^ ifi Jl 55 ™ ÏÏO ^^'^® ^^^ sortie de l'endos des examens,
IBilËPi^^ ^^Sf'& ^^^ demandé à voir l'examinateur. Je
^* lui ai dit qu'il ne pouvait pas recevoir
une femme durant la nuit. Je ne suis
Bn^^^mm .„
j^ 4h ^ ^ 9|^ ^ P^^ ""® femme, dit-ellê; je suis un
koèi. J'ai une plainte à déposer entre
les mains du grand homme... Je restai
un moment très effrayé. Elle en profita
ïè & \IS M ^ Si ^ P^"^' battre elle-même le tambour. —
Tous les officiers de la maison étaient
perplexes. Enfin un certain Tchàng,
nmi^mwmm .._.„„ .._.
^ ^ pI^ 3^ ^ ^ — ^^^^ ^^^^^ ^^ nature, alla denoanderau
koèi ce qu'il voulait. — L'examinateur
aurai.t hien pu me recevoir, dit le re-
venant; mais enfin, puisqu'il ne veut
Jj^ ^ i& ff^ ^ fp H ^^^^ ^'^^^^ ^^^ ^^s, que je vous prie
KH 4îâ 'ffî ^ ^ /+ A ^^ *°^ ^^"^ savoir. Je fus la femme du
>^ domestique un tel, dans la maison du
i0 iê W f il ^ ^ A ïctl''^ ^ ^6 t^''<^ sous- préfecture. Le
96 — 49, 50. —
^^ ^ fiL ^ M ti WI^M ^^"''^ ^'^^^^^ ^® ^"^ ^^^"^^' ^^ '"^ fi^
wp SE ittl >ÇV R "S :t^* 5^ ^^^ ^^'^'*'' '^^ ''^^"sa!. il me balUt. J'en
^^S^œ ^^^^^^ ^ ^^^ "^"' ^'^^ proféra des
^TO^WW^^TO menaces. Mon maître le lua, puis tenU
Q:^^^^^^^^ l'ouest, sous une auge de pierre. Je
"Ùk % iffi /t --^ M ^ demande qu'on me venge de mon maî-
* ^ ^ A ;^ ^ a! ^*^' "^ ^^^"'^ ^" nombre des candidats
^ ^ 2 -^ ^ ^ aË <le celle session? demanda le Tchâng-
B ^ 5ÏS '^B ^ ^ Oui, dit le spectre; c'est le treizième
- de la seconde série. — Le Tchàng
entra, et dit tout cela à Monsieur P'àn
de me faire violence. Je lui dis de tel
les injures, qu'il me tua aussi, et enter-
ra mon cadavre dans son jardin, à
M m Mm mm m
^ Aii 4Ë ^ ^ A î© Celui-ci examina ses listes. Le numéro
^ ËÈ if^L^ ^ ^ À ^^'^ "®™ indiqués par le revenant,
•^ M ^ « S S ^^"^^''^^î^nt parfaitement. Alors l'exa-
1^ ^ ^ tSé ffi ^ 3Ë toinateur envoya le Tchàng dire au re-
ifc S ^ A ^^"^"^' ^"'** ^^ Uni tranquille, qu'une
enquête judiciaire serait faite sur son
accusation. Le koèi leva les yeux au
son crime,
Voyez Introduction VIII et VU. — Dans la première
histoire, il s'agit d'un yâo-koai; dans la seconde, d'un
yuàn-koei. — Un tambour est suspendu près de la
^ '^ Q "I^ fl| ^ ciel, poussa un sifflement, et disparut-
Monsieur P'àn avertit les tribunaux.
Le cadavre de la femme fut trouvé
à l'endroit indiqué sous l'auge de pier-
--^ WL ^ ^ ^®* ^^^ Lettré subit la peine légale de
•.— * j ^Mc, ^ I ^ j^ ^jr ^1 yuan-Koet. — un lamoour esi suspenau près de la
Ir^ Ja^ Q ' I fl^ §@[ ^H porte de tous les fonctionnaires chinois. Quand un plai-
— — m^ m 1^2 grant le bat, le fonctionnaire est tenu d'entendre ou de
Zm 5U /\ WS^ faire entendre sa plainte aussitôt. Cet usagée remonte à
l'origine de l'empire.
1^ --mmmm^
Le licencié militaire U était passé
maître dans tous les genres de boxe et
- M — 97
W ^ 1S ^ H K ^ d'escrime. Durant la période tch'oûng-
^ M ^ ^ © 'ël *tl ^^^^^^ (10-28-1^44), il alla à Pékin
S 2^ iï 3r xr 2 S ^^^"^ ^® présenter â l'examen du doc-
^ tJC Tm Cl YC M M loï'at- Son valet tomba gravement malû-
I^^Wl ^ ^ ^ ^ ^^'^"^ licencié en fut très peiné. On
^ H éï ifêr «« yA -^ '"' indiqua un devin fort habile. Il
ijL S ^ ^ 2 ^"^ '^ trouver. Avant qu'il eût ouvert
'Pc ^ a fÇ ilK rfr '^ boucRe, le devin lui dit; Vous venez
/h ^ W ofe -» m # '"^ consulter sur la maladie de votre
A 2 S 2S -5 -S 2 ^'''^' "'"'^-^^ P^^- - ^« "<^encié fut
-^ 1W -» m ^ <. H fort surpris. - Le devîn contitida : Le
W :^] ^ ^ (s H |s ^^"ê:er que court votre valet n'est pas
iè: ^ yA àk =U.^ =it ^^^^^ ' vous-même êtes plus eu danger
^ î* T^ r? ^ S ^ ^ue lui. ^ Le licencié pria le devin
A ^ ^ mï fg ^ g^ de consulter les sorts sur sod propre
^ .^ ]|^ ^ ^ ^ >4r compte. Quand celui-ci eut fini son
«1 îE ^ SV M ^ I ^P^ï'ation, il dit, l'air attristé: Vous
^^ mWi nTi t3 W \ n'avez plus que trois jours à vivre. -
fi'J Iwl ^. ffl §B ^ ^ Comme le licencié effrayé restait sott-
ie ^ ^ h A oT TtU É^eur, le devin lui dit d'un air insinuant:
itt œ — 4l ^ B ^^^ "" P^^*^ charme* qui peut vous
^ M =^^ ^ m^ ^i»er d'affaire. C'est cent ligatures. —
A |te B /h ^ ffe Quand le destin a prononcé, les char-
>gV xi; y:V iW* X 7Z. ^h '"^^ "'>" peuvent rleh, se dit le licencié;
22S^^2ÏÏ ^^** '*^^"'^ *'''^'*^ ^" ^^^■^"- - ^'^"s
vt « *W JK fR H >è "® ^^"'^^ P^^ ^^^^^ ^^^^® P®^'^® dépense,
jflfl j'^ # ^h ^ h 6^ ^'^ celui-ci. Pourvu que vous n'ayez
4t» ^ tfr ^ JL 1 ^ ^'^^ ^ '^ regretter. ^ Inquiets, les amis
^ fi\ aBK K T^ h 3E du licencié lui conseillèrent dedébour*
^* Wt ft "l^ ^ ^ ^ ^^^' " °® '^s ^c^"^û Pa^^- - 1-e troisié-
S Wt* ^ »KS *«• 4^ â '"® '^"^ ^"^ ^^^^ arrivé. Le licencié le
^jSitlVZnl^L ^^^^^ ^ ^^" domicile. Aucun événement
^ ^% i^ ^ TV P^ P ne marqua la journée. Le soir, il ferma
jfâ ^ sa porte, alluma sa lampe, lira son
^^Z^Z^B
épée, et attendit prêt à tout. A la
-^- - - ^ ^ ,-.» . - deuxième veille, comme fi allait se
* 1^ J^ <^ ^ ^ "^^"**e au lit, il entendît comme un
frôlement dans une fissure du papier
«* ^ 4to ^ JS — «Ù ^"' gainissart la fenêtre. Un petit
^ ^ iV^ }^ mi ZZ f(\ bonhomme armé d'une lance se fraya
i3
gs — 50. —
-^ "^ Ma \Wi ^ Wl Wl iS passage, sauta à lene, et devint aussitôt
i)¥l lil Î5 JE "F ^ -^ '^ '^'^^ ^'^ ''^*'*' ^^ voulut sortir par où
« ^ ^ T- "^ ® =^ ®
était entré. Mais un coup d'épée le cou-
pa en deux. Le licencié prit la lampe
pour l'examiner. C'était un bonhomme
iP "^ î^ iiU 1^ 3^ -^ 1!^ ^^ papier. — Après cela le licencié se
1^ Al HP l-H cb ?S S^ ^ garda de dormir. Bientôt nouveau frû-
/a\< -TÇ BR rn ^"^ '^ *^ ^ lement et nouvelle invasion par la fe-
^M^tiaj^W^nK nôlJ'^- C^^te fois l'intrus avait l'air d'un
x^ gju J^ ^ -^ ^ _^ ^ diablolin. Le licencié le coupa de nou-
-#t ^^ -^ ^ p5 /^I tfsU 144 ^^^" ^** deux. Comme les deux moitiés
7] 3g 'W -^ W ^J ^? Cm bougeaient encore, il les hacha à coups
•S © ^ W ^J ^ -^ d'épée. Les coups portaient sur un
^M3fe^j?h^W^
corps asse/^dur. Quand rien ne bougea
plus, le Ikencié approcha la lampe. Il
3^ ^ Ju ^ ^ ^ /^ W 3vak haché en morceaux une poupée
^ ^ 4K Hft 4^ IMT *fi& j^ ^" argHe. — H s'assit alors prés de la
-yi 2 :^ — w ^ :^|fif n|r fenêtre, ToeH fixé sur la fente du papier.
yj ^ ^ ^ PSi; i^ ^^ i® Se^udahi il entendit dehors comme le
Ffî ^ 1^ ^ ?& ]/j^ -^ ^^ mugissement d'un bœuf. Un géant pres-
sait contre le treillage de la fenêtre, d
ébranlait la maison. Je vais être écrasé
par la chute du toit, se dit le licencié;
-S t^ "^ M W M§. 7k. IS* "^^'^'ux vaut sortir et l'attaquer. Il ouvril
^ g ^ L^ «ij 1^ ^ donc la porte, et se trouva en présencJ
"TC ^ TttiM MU ^ -^ d'un nègre gigantesque aux yeui
ift ^ fl5 Ê i^ i ^ M'i flamboyants, torïte et pieds nus, arn)i
d'u» arc et d'un carquois. Le géant lui
^iéeoeha une flèche, que le licencii
para avec son épée. 11 évita, en se je-
^^-^S^fê/r^Si ^^"^ ^ ^^^^' ""^ seconde flèche, qu
^ oph -j^ ^ ^ rq yTjj op s'enfonça vibrante dans le mur. Alors
^ Toi >Nr /m -»^ Ci nw ^ jg Q^gi-tj ti,|>a un coutelas de sa ceinture.
t^ '^ ^r 5^ ^ ^ ^ slf Le liceBcJé se précipita dans la maison.
fîA^fii^WiMW!^ ^^ ^^^^ ^^**^'^ '^ ^^**^' ^° pierre, i^u-
Ë^ ^ Bll H ^ a ék3 A ^*^^^* chargeant à son tour, ie licencié
>a>BM'J/3'WŒ & OS passa entre les jambes du colosse, el
^ ^.^ ^ ^ ^ M ^ '"'» entailla uue cheville. U évita uc
— 50, 51. — 99
51 SI
^ ^ -^ h in "F 1^ nouveau coup de coutelas du géant, et
^ rTit CI Wt A A W* ^R lui enfon(;a enfin son épéc dans le corps,
m^^ï^ au défaul des côtes. Le monstre tomba
/Il © ^ 'Ht S '^ "ë^ ^ de son haut, et ne bougea plus. Par
M ^ jjn "OT j^ ^ j^ ;g' précaution, le licencié le hacha à coups
rtl ^.^ \}t* & ^^ ^ît> -fr ^ tJ'épée. Ses coups résonnaient comme
^ vC ^ m ^ '^ ^ sur du bols. Enfin il chercha sa lampe,
m M IL ^ M W ^ ^ ^^ ^^^ étendue dans la cour une figure
'fh^f^RAlfiB^â ^" ^^^^' grande comme un homme,
'■z: ^ jè al tf^ ^ ^^^^ "" ^^'^ ^^ "" carquois. Le sang
f^^^Jlt^l^WjSS coulait i\a toutes les entailles qu'il lui
^ 0' Ma ^ ^ ^\ ^ ^ ^^^*^ ^^^^** "^ Aucune nouvelle atla-
i^ 4è l :m^ rr ^ Ë^ !2 ^"^ "^ ^^ produisit plus jusqu'au
Y^^ r 1B KÀ S T&i fin matin. - Le licencié se dit, que ce
iftL — A î^îï 1$ j^ "fh ^ clevait être le devin, qui avait lâché
^ -- Si ift S ^ iTîj tett ^^"^;'^ '^ ^^^ "^'*""^,^; Il ^"«^^ ^^"'^
^ ^ _ii /- >^ va ^ "^^ '^ maurar, se dit-il, pour faire
^ H 7v W Wi w ^S' admirer ensuite combien exactement il
^1 "^ ifll ik S -^ @ ^'^^^^ l'avenir. — 11 alja donc le trou-
^ ^ TT ->![• f^ SI 75it ^^'-' ^^^ *^^ ^"^^' ^"'* *"* demander
1^ «r Hj ^ Ig. SL tRU raison. - Quand le devin les vit venir,
I5R ^ ^ 9 ^ ^ -^ i' devint invisible. - Le saog de chien
'^l^ rfiî >5V ^ ^ >?! ÎL ^'O'^P^ *^o^^ '^^ obarmes, dit quel-
BS ^ * !^ ^ ^ ih ^"'^"- "^ ^^ ^'^ procura^ et on en
™ ^ SH tt uH ^ LA arrosa l'endroit 01*1 Le de*in était assis
'J^ jj^ ^ ^ ^ {^ ^ quelques instants auparavanL Aussitôt
— H 3i£ 4n REI ^ "71 ^^ d^viû redevint visible. Son visage
'a hL ^c ^^^^^ couvert de sang de chien, et ses
'0 tS) M ^ W^^ 7J y^^^ brillaient de fureur. On le saisit
I AL J^ tïa P^ ^ i^ f^ ^^ ^" ^^ ^^^^^ *" «aaiîdarijï, qui le fit
'*•«* - ^ -^^ J r i^ mettre à ULort.
Voyez Introduction XVHMt NVII. — Le coile porte
peine de mort contre quiconque attente à In vie U'uutrui
^ ^ tt m # ^ ^.
'^ ^ h h M M i^ , , r
asT. • «» ■ ■ — • ^>-# -*-* par des raalenci^s
51
Le préfet de Cheôa-tch«oa (Nin-
"W twf ^ "^ A ^ l»oe') Liôu-ki6cheu était un adepte
iOO — 5/. -
îiC S ^ "^ ^ ^ convaincu du spiritisme. Voici ce qui
lui arriva, alors qu'il gouvernait T'âi-
tcheou ( Kiâng-sou). Un jour qu'il iovi
^X
9^ /Il ^ $ï ^ 9 ^^^^ ^^^ esprits, son appareil s'agila
^M ^ iff ^ ^ iBr ^^"^® P^"*^ ^^^'® existence future». -
violensment. Le pinceau écrivit d'abord
« P'ân-p'anu. Puis, après une pause,
il écrivit de nouveau «je vous suis des-
m%p }^m
Liôa pensa qu'il avait affaire à la poé
n,^ zM^ ^sAi — ^^^^^ Koàn-p'anp'an. Il écrivit « pour
5K W iâ ^h S — ' rions-nous nous voir?» et brûla le bil-
iH Êâ ïfiS A ift ^ *^^"- ^^'^^^^ ""*^'"'^P^"^'^''^PP^''^'^-"'
*fr j^ K rt ^ ®il Quand le soir fut venu, Liôu tomba
l5R ^ /^ |WJ "^ ^J (jans une sorte d'état cataleptique. A la
IK ^ ^h SfH It J^ ""'^ close, une bouffée d'air froid
' envahit l'appartement. Une femme très
belle entra. Elle était splendidement
vôtue, et tenait à la main une lanterne
"T m tu it B$ 1S
^ dk 5^ Ï9J ML 93* entourée de gaze rose. Elle alla droit
(& tfif ^ ï&^ •■© Dft ^" Lidu. — Celui-ci suait de frayeur. -
W ^ ITI fW ^ W Vous avez peur de moi, dit la femme;
^ PL « ÏT ^ ia ^'^^^ nue notre temps n'est pas encore
t ^ S^ 4n — • S- venu. Cela dit, elle se retira. — Cepen-
•:â& ^ ^ 1%' -^ ^ ^^"^' depuis lors, le Liôa la rappela
îp wJ "Bc KR 3% iW de temps en temps. Elle se rendit cha-
® ÂL -^ "F "IP ^ ^"^ ^^^^ ^ ^^" désir. — Un jour que le
ggl *ig ;g ^1^^ ^ •*!» Liôu, de passage à Yàng-tcheou ( Kiàng-
'^'^^^^ a ®°"^' ^^^"^ '^^^ ^ ^^ ^^^^^^ ''"*®°'
^' Tv P/T W Ê H ning-seu, il lui prit fantaisie de com-
i^ ^Ê Wl 43 W^ ^ muniquer avec son amie. 11. disposa
,» Q jr :^ «, ^g son appareil, écrivit Tinvitation et la
5E H 3% ^ itt W brûla. Aussitôt l'appareil s'anima et
^ ^ "^ ^A ^ .^ écrivit à grands traits: «Je suis Wêi-
t'ouo, le Protecteur. Je vous fais savoir
que vous êtes la dupe d'un fantôme.
Ignorez-vous à ce point les lois du
S ^ Q Ciel? Ne savez-vous pas que le SuliVnnc
Souverain ne hait rien tant que les
^ communications entre les vivants et les
JPQ' ^ B ^ ^ '^ morts? Celle faute est pire que la pire
^ -Ê - tî^ @ ffi
- 51, 52. — ' ;;"•.: A 101
^^ ^ 19* PP ^ luxure. Ce3sèz.\à:riû^rîfiiti:fïî^^rîlèz;-
ifr * ËSl ^ dH te ^^"^ sincéi'emèhl/'er •dénéz-voos dé-
m IIS S SB W sormais de cette diablesse ». — Atterré,
JT^ B?^ ^pE ^ K le Liôu se prosterna et battit de la tête.
t^ Bflw JJJ >r B Puis il brûla son appareil divinatoire,
/! Jh Si- ^ ^ ®^ ^^^ recueils de charmes. Les visites
IW tfi ^ w Œ nocturnes cessèrent du coup. — Quel-
Ij^ -^^ ^j^i^ ques années plus tard, en feuilletant les
ibl ^ '/r ^ DE. annales de T'âi-tcheou, Liôu-kiecheu
^ ^ ^ ' ^ tomba sur te passage suivant : « Non
zÈ. ^ IW ^ W loin du prétoire de la ville, se trouve
â| pS î§ ê Jl "°*^ tombe datant de la dynastie Sông
M ^ d^ lU* '/4r (10*^-12e siècle). Là est enterrée la
m -^ m Ul Œ sorcière Mà-p'anp'an. Elle fut très ha-
^ m ^ 1^ 1^ bile dans son art, et ût bien les vers à
h{[ ^-^ ^ ift ^ '^ manière de Sôu-tongp'ono». —
Aa ^ ^ ** Liôu-kiecheu comprit alors à quel
^ Wi W^ ® spectre il avait eu affaire.
m mm m
„ifim
S ^ i^ /^ ^'^^ ^^ Hâng-tcheou (Tchée-
^ îJc ^ W kiang), à Wâng-sien-k'iao, vivait un
C |(jjf j^ t$^ ^l jeune Lettré du nom de Tcheôu. Il
— ' * avait encore sa mère, envers laquelle
il exerçait la piété filiale de la manière
Voyez Introduction XVI. — Le crible auquel est
suspendu le pinceau, repose ordinairement sur un pla-
teau qui porte le papier ou la cendre ; de là l'expression
« plateau divinatoire ». La question est posée oralement,
ou écrite puis brûlée. Ce dernier procédé est aussi
employé danji les pagodes, par les suppliants qui veulent
Taire savoir leurs désirs aux chénn. Ils écrivent sur un
papier jaune, qu'ils expédient ensuite à destination en
le brûlant. — Sur Wéi^Vouo le Protecteur, voyez TP
pages 3â4 et 3^7. Ce Bouddhiste athée parle au nom du
Ciel et du Sublime Souverain ( TP page 339). Telle est
lu confusion des dogmes des diverses sectes, dans la
résultante finale de la religion praiique. — Sôu-cheu
( tongp'ouo ) est le célèbre poète du onzième siècle. —
Ce texte est du dix^buitième siècl«.
52
T Z^
♦^
'^ - Il CACII^dll Ici IJItJlU lllldic uc la luutJK^iu
1^ ^ ^ la plus édifiante. Mais sa jeune épouse
my
— 52. —
ïfaxmmmM
W 11^^ lit
- - ^ 1 ifi IIP
T> 7J ^ ^ ^ ?s
m ^ ^ -1 ï^ ii
était une méchante femme, qui déles-
tait et maltraitait sa beile-mére. Quanti
il iui fallait la saluer, aux épo(|ues
rituelles, elle revêtait des habits de
d^u.il, pour lui donner à entendre
qu'elle désirait sa mort. — Le Tcbeôu
avait fait en vain tout ce qui était en
sofl pouvoir pour corriger sa femme.
Désespéré, il porla plainte contre elle
ail tempJe du tch'éng-hoang de Hâng-
tcheou. Faites-la mourir, dit-il, pour
gue ma mère puisse vivre. — A neuf
reprises différentes, il écrivit et brûla
sa requête, toujours sans résultai.
Enfin il s'impatienta, et traita le
tch'êng-hoang d'imbécile. — La nuit
sijivaiite, u-n satellite le cita. Quand ii
fut arrivé au temple et prosterné devant
le tribunal. Je tch'êng-hoang lui dit
a^ec bienv^^illaflce: Crois- tu que j'igno-
s& que ta femme se conduit mal? Son
insolence ne m'est que trop connue.
Tu veux que je la fasse mourir. Sache
^ue le destin «e t'a alloué que cette
femme, de la^quelle doivent te naître
deux fils. Tu sais que la piété filiale
interdit de /le pas laisser de postérité.
C'est par égard pour toi que j'ai épar-
gné ta femme jusqu'ici. As- tu com-
pris? — Co^nment au rai -je des enfants
de cette femme, répondit le TcbeOa,
alors que je ne cohabite plus avec elle,
à cause de sa méchanceté? — Qui a
fait ton mariage? demanda le tch'êng-
hoang. — \]\\ certain Fan, et un certain
Tch'ênn, dit le Tcheôu. — Le tch'êng-
hoang les fit appeler. Vous avez ftiai^i
leur dit-il, à ce pieux garçon, une fille
absolument impie. Vous allez recevoir
la bastonnade. — Ce n'est pas notre
— «5^?. — -103
7Ï 3^ § iK f^ Il ^^^^^' crièrent les deux entremetteurs.
r^mmmmmmr^
Elle vivait enfermée dans un gynécée.
jrjL jfa, -4^ ^^. j^, -^ ^-^ Comment pouvions -nous nous rendre
WSc^SsfcJw^^ compte de son caractère? - Le Tcheôu
M^^^l^l^^^ ^y^"^ »lt^sté que les deux entremet-
7& OT ^ "tf Ai "fât 0a 5* ^^"'^ avaJen-t agi par amitié, non par
/^^P3^:fVîcrïW5^'fi? intérêt, le tch'ông-hoang ne les fit pas
^/Uè^^PIM^^ liattre. — Alors le Tcheôu parla ainsi.
iSlW^ffnB-7^4Rt^ Quoique ma femme soit excessivement
S ^ » ïï S ï S z *"^^'^"^^' ^^'^ ' ^^'^''-'''^ "«« <^^»'i^î"«
iXl^i^KATiB^pl^W^ crainte des Chênn et quelque dévotion
^ it yft IS (rJ 3^ [^ |è *" Bouddha. Si vous la citiez et lui
^^ -HB- ^'^^ j&h AS M "ET /m ^^^^^^^ ""^ ^^^^'^ P^""*? Elle s'amende-
^ - riS 4^ w raH peut-être. - Pas mal imaginé, dit
wR ^ IaI 1^ |2y ^ ® ^ le tch'êng.hoang f et il envoya un
^ è ^ ffil ® l§ M >/f^ ^^^^^ dialHe au visage bleu, muni
ffâ ^i^ Effi |>^ jT ^A^ iS /fi ^'""® énorme cliatne, avec ordre d'a-
m^tim^fft!xmi\ «^ener la feH>me. Puis il dit au Tcheôu
^ ^J ^J q' ^ À "^ et aux entremetleuirsr Comme vous êtes
'^ *V Hp r^ J^ '^ Sffi ïtf ^^ braves gens, je vous ai parlé amica-
^^œ^^/nj^fl!/r lement. Vous allez voir comme je vais
et tu T" W >I0 ^.'^ ^ arranger c^tte pécore. Ce sera fort,
^ "T\ ^ W >î> ^ ^ H "^^"^^ n'ayez p»s peur^ cela finira bien...
jg. -. . ^ij ^^ Q ;4^ _^ El le tch'êng-hoaHg passa sa manche
^ ^ 5% M aÊ 4C ^ — . sur son visage. Sa face devint noire,
^^^ê^^>î^>\ ^^^ cheveux devinrrefft écarlate. Sur un
5^ ■fcfr' ^ -4^ ^ *P -fi. "y appe^ une bande de démons et de
2 ^ ^-^ ^ ^ "^ ^^ yak<;has, armés de sabres et de scies,
531 yrtJ ^ ^ TO ^ ^ )M il^ï^posèrent la cuve d'huile, l-e moulin,
■Pf ^ 31 ^ ^ fê Sffl ^ ^^ '^ '^®^^^* ^ ^ ^® moment ie diable
%rfi m' m <^ a >f^ 4iZ *^'^ ''^^^'*^' ^''^'^awt la femme pante-
4^ ax ^4li ^ a éW, î^r kinte. Misérable i^mpie,townale Wh'eng-
^E ^ i|l 'S ïSf @ IM f^ hoang, vois ce cabi«r, c'est la Ifste d^. tes
'"Su^B'^^ISw^ femme ; je f*e le ferai plus. - Le Tcheôu
^^tK M -^ ffi ® ^ ^ ^^ '^^ deux entremetteurs ^'étant pros-
-ffH 3^ iSH X^ Ëâ ^ >te fttt Cernés, iMereéiiéieut pour elle. — Par
wifl^^wW^Jc^ <l»t le tch'èng-haang, je veux bien te
104 — 52, 53.
^ ^ {& ^^ i ^ pardonner celle fols encore. Mais sott-
â-^ -^ ^ jx. viens-toi que, à la première incarlade,
91 >T^ ]K ""^ aPv lu seras écorchée et frite sans merci. -
^ 3® H ]^ ^ Cela dit, nies renvoya tous. — Le lende-
^ 'JtB %l f^ ^ "^^^^ matin 1 J'ai fait un rêve, dit le
^ y* ^ -^ a "^3rî... Et moi aussi, dit la femme. -
^ jlB ^^ ^ H Dapuîs lors elle fut pieuse au possible,
j^ ^ ^ )M 5^ ^^ donna< avec le temps, deux flls à sou|
mM'^m m
m^^m^ jit
mari.
Voyez liUroducUon lU. — Ckî lc3ile du dii-huilièm« ,
siècle se passe de commeitUiire.
S3
A îch'àng-ts'ing (Ghâii-tong) vivaitl
un bonze plus qu'octogénaire. Strict
^ A
mm^^ M . „. , ..
^ ^ ^ ^ S observateur de sa règle durant loule
jiu ^Œ ;g {^ iH* sa vie, il était encore plein de verdeur
-?* ^ S. ^ ^ ^^^ ^^^ avancé. Un jour il tomba à
tvî P5 Ï5sE ""* w la renverse.. Les autres bonzes accoo-
sp ;^ j^A U jrtfl rurent pour le relever. Il élait mort si
iH* i!^ ^ tt^ "^ doucement, que son àme ne s'était pas
JH tM 'T^ iW ^ aperçue de Tévénetnent. Elle s'envola
^ g ^ >f |>i ^ vers la fronlière du Heûe-Aan. Là, le
A a -+- 3k ^ fils unique (l'une famille opulente, suivi
iti -S ^ i ffl <i'une dizaine de cavaliers, chassait le
A^ Wl ^ ® ^ lièvre au faucon. Soudain sou che\al
^ M 1^ ^ ^ ^® cabra. Le jeune homme tomba, et
-^ |Lr^ ^ /^ .^ se tua dans sa chute. Son âme rencon-
^fc* JIL w 19 — ti-a celle du bonze. Les deux âmes se
tÇ ^ J^ ^ "^ fondirent en une, qui rentra dans le
j& jdi ;Y^ ^ ^^ corps. Le jeune homme revint à la vie.
™ fât œ SI *C *' ouvrit les yeux, regarda autour de
•^ ^ y^ tl Wf lui tout étonné, et dit: Comment suts-
^ j^ iB§ (H ^ ^^ ^^'^^ ^^*^ ~" ^^ '® porta à la rnaîsc»,
Jï^ P^ ^ ^ Wi ^" *^^ femmes s'approchèrent de lui
^ I ^ ^ ^ ^'^^"^^ '"^ donner leurs soins... Relircz-
fW Mu S ^ ^ vous, dit-il tout effaré. Je suis lionze.
— Ô3. — f05
^f7 ^E 01^ ^tD ^'^ ^ ^ Comment îm^eveDu ici?.. Et fermont
|fayy - , » gs^ Iff: ^ J2, ^ ^ les yeux, U ne parla plus. -- Depuis
- ^"2. ^^ HP tt\ J' St >1 ^ lors, Il s'abstint de viande et de vin,
^f 5^ F^^ ^ ^ iî B â ne mangea que des grains vulgaires,
O^ jB^ Z§^ ^^ ^ Vi ^ ^ dormit seul, et refusa les services de
> «SE- t«U^ mm^^^ '^ ^^™"^^ ^^ *^®^ concubines. - Après
^\^ *^^C ««^ PQ 1^ ^ ^ m quelque temps, il commença à se pro-
TK ^^ P^ ^ 3Ë '^ J@» 'iS Dïelier, et flt quelques sorties. On le
>il% npi ~^ftl =^=*=' Pn ^ >l;^ Bfl ^"^"^ guéri. Les Comptables lui présen»
1^ ^^^ M ^jJ JJJ Cy RTI térent leurs livres pour qu'il les vérifiât.
'X ^ï J^^ iê W ^ #^ @ Laissez-moi tranquille, leur dlt-U; je
^K yit ^^E ÈÊ a ^ J^ ^ suis malade et las. — On jour U de^an-
jLê rfing ,■ ftv -tA ^ ^ ^ ^ da: Au Chàn-long il y a une sous-pré-
^ BW 3ppa ^^^ S W fectureappeléeTcb'âng-Wing, n'est-ce
® ^dli A^ ^ ii fÉ S ^ pas? - Oui, lui dit-oh. -- raimerais
^^ ^Hî dt\^ -ï- ^ HB Sï ^ ^^"^ ^^^^'^ *^' ^^"^*' ~" ^^"^ ^^^^ encore
^^ T3 ^^t H »^ m ^ ^''^P malade pour faire ce voyage, lui
^§ >^ 9U >^ ^ LU UJ 119 dit-on.-^ Cependant, comme il insisUlt
" "' " sans trêve, on finit par le eotiduirc à
Tch'âng-ls'ing. Il alla droit ^ la bon«>
zcrle. Les bonzes reçurent avec bon-
iifcj^ r^ ^mmmu
^ ^ÊL ^3S^ ^^ ^ 1^ ^ ^ ^^^^ ^^ ^^^^^ personnage. Où est le
144 a=^s^^ *S -ffr ^ (IS ^ Bll ^^®"* bonze? leur demanda*t-tl, —
^ ^il ^^^ SB TT SI ^ ^0? Notre ancien est allé se réincarner ail*
P^ ^P >tE aS >r ^ m m leurs, fut la réponse. - Montrea-mol
Q jjgp -^ t ^^ ^ >^ M JS ^'^ tombeau, dll le jeune liomme. —
^^ ^jff^ -m^^f^ 5(yt S ;^ ûB, 0çi On le conduisit devant un petit lumulus
^m, *r& ^® ^J» » ^ W N isolé, haut de trois pieds seulement,
rfr ^^- ^1^ '^ M T\ ^ Rï que les befbes n'avaient pas cncoi^ eu
^L /rïïl ^/V RS il^ ^ ^ ^ le temps d'envahir. — Il dit ôwii bonzes î
^^ "S !^ ^ to '^ ^ Gardez bien les avis que tolre ancien
^^ ^0^ •{& ^ 3a ^ yI^ t% vous a laissée. - Ils le lui promirent. —
^^ i^ i3% ^ ttc >$1 ^ ^ Alors il retourna ûii Heûe-iian, s'en-
^j^ ^^ jf^jf ^^ M H ^ J^ fonça dans une médilallon profonde,
^@ j^ f ii^ ^J^ S S ^ -2 et ne s'occupa plus d'aucune affaire
';^ J?R ^^^ ^ '^ fc ^ ^ séculière. - Au bout de quelques
JC^ ai^ ASl ^^ WS* ^ ira ^ ^^^*^' ^* ^"^^^^ '^ maison, alla seul tout
'^ '^^ ^>ir T*- ^ ffi ^ S ^^^'^ *^" Chân-tong à son ancienne
^^ P^ ^f^ ^^ jZ ^ ^ ^ pagode, et dit aux bonzes: Je suis la
tp 7^ M^ ^ -« . ^
nouvelle incarnation de voire ancien. —
14
106 — 53, 5). —
«K 54 -~ 2fi^ ^ Ht Comme ils doutaient, il leur dit beau-
m ilf ^tt» iâ ÉOi ^^"P ^® choses intimes, et leur raconta
, ™ mJ ^^ ÎS W WB comment il avait été réincarné. — Les
iPf % ^ $ J^ bonzes se rendirent à l'évidence. Ils
A i^ S ^ ^ rinstallèrent dans son ancienne cellule,
yv /W JZà ^ ^ ei rhonorèrenl comme leur ancien. —
S ^ ^ $0 ^ La famille du Heûe*nafl ne put jamais
^ ^ I 2£ ^ le faire revenir. Quand ces gens loi
^ ^ ^^ p 1^ faisaient visite, il ne les regardait
TUâ ^ ^ H W môme pas. Tandis qu'il recevait volon-
i& ^ ^ ^ )il« ^^^^^ '^^ anciens amis du vieux bonze,
lesquels ne pouvaient tout de même
pas se défendre d'un certain étonne-
meirt, quand ce jeune bomme leur
Uljl ^ ésE Sf 7^ racontait des faits remontant à près de
>- ^^ -" '^ %^ Voyez Introduction IX. — Sous 8on exlérieor boud-
34* -^-^ pg 1^ ^^ dhiqtte, cette histoire du dix'-huiliètne siècle est néo-
^g^ , ^^ j^H confucianiste. Les âmes bouddhiques parfaitement indi-
ng^ H *If, hS ^H^ Tidualisées, peuvent posséder un cadavre, ou on corps
^ p^ ^^ "^J? -«p contenant sa propre âme, nais elles ne peuvent pas se
<^^ yS ïig JHo ^w fondre avec une autre âme. Tandis que, d'après les Néo-
mm AZ^ 54
3^ 5& ^ ^ J^ I>ans la province du Chàn-tong, k
tic ^ éE S 'l^ bachelier Liiiii-tch'angk'ang touchaiti
^ 1^ î^Ër Qâ ^ ^* quarantième année. Tous ses effort)
^\ Wf* ^ V^ ilS( pour obtenir le grade de licencié
^ ^ <^ ^ j^ avaient été vains jusque là. H se dé
'S. Pf Ih A SS couragea, et songeait à renoncer à li
"*^ S -Sf ^ ^ poursuite des grades, quand soudaii
^ ^ ^ ^ 'W une voix lui dit: Ne vous découragez pai
^ V ^ M Is dxn^X. — Qui êtes-vous? demanda
^ .> M "M' B bachelier effrayé. — Je suis un koôi, di
^^ ^ 3^ ^ fS la voix. Depuis des années, je vous sui
^ ^ ^ ® JM partout, je vous aide et vous protège.
confucianisles Tchonhisles, les âmes séparées da corp&
se fondant avec la norme uuiverselie, peuvent aussi se
fondre entre elles, étant parcelles similaires, ou plos
exactement terminaisons d'un même tout.
— 54. — i07
Rt^^îlc^Mifi-S ^?"*'''^'He voas voir? demanda le ba-
iS'iTali&Mi^iKliSmi chelier. -Le koèi refusa d'abord, mais
ife^ttS^S-S-S.- ^^ ''^"^*^ enfioaux solllcitalloris réité-
AnlaaJ^^^nîW ^^9^ ^^ ^^ûû» e^ apparut sous la forme
flI^^^'^^lK^ ^ "" homme suppliant, le visage triste
t+ À* "V K 'fit * D et ensanglanté. Je suis, dit-il, un mar-
-*- -^ >^ W: Tu ^ tl chand de tojle de Lân-tch'eiig*hieii.
S'fê^Pfili'^'tfc ^ ^'^^ ^^^ assassiné par un certain Tchâng
J?'1&®Fï^Tft'^i!A ^® le-hien, qui a enterré mon cadavre
^mi^^lt^m^ S4ir remplacement une vieille meule
iS'S^ Qj^^^^S^ ^^^^' '* ï"*^ été djt que vous deviendrez
^^ itf* =il lî=r MB W SM ^fl> sous-préfet de te^hien, etqu*alorsvous
vK 5C fT ^ >B* 7R W me vengerez. Voilà pourquoi je vous
'^ÉÈ ^^^Ji.^^ suis sans^esse. J'attends ma vengean-
|E j{(r S£ ^ S ^ ^ isfe ce. Vous serez reçu licencié en telle
SwS^252^ ^"°^^' ^^ docteur en telle année... Cela
m WL m -^^ W "^W tï5. dît, le koèi cessa 4'être visible. — A
^Mà%^^^i^^ r^poque dite, le bachelier Limi fut
— • _^ iMr ^ Pf ^ s dT *^^^ lice.qcié. 11 se présenta pour le
"^^^'--'^2^ doctorat avec confiance, mais échoua.
^^ H ^'ty::|p:£# Vexé, il dit to^t haut: Il paraît que les
1^ ^ ^ M ^ M ÉÎF ^^^^ "^ savent pas tout. — Aussitôt la
^ ^ 4b rfc &P ifC !> voix lui répondit: C'est votre faute. Sou-
W >Œ to ^ W» sW -^^ venez-vous de la veuve, à laquelle vous
^ Zl ^ !^ ^ f^ ^ avez fait outrage, tel mois, tel jour. Les
hommes n'en ont rien su. Mais aux en-
fers vous avez été jugé, et ditTéré, pour
votre faute, jusqu'à la session prochai-
' ^ W* M 9t ^ SSi ^ ne. — TrèB saisi, le licencié s'amen-
' .ju jM^ Ff tA: -4^ ^ ffî ^^ sérieusement. A la session suivante,
"^ ^ --^ ** ^"^ *^®^^ docteur, et envoyé comme
-W SH ^ W W P ® sous-préfet à te-bien. — Comme il se
* ^ :S^ ifi ^ S 4V ^ promenait dans sa ville, il vit une vieil-
' — ^ ^" le meule qui gisait sur un terrain vague.
Il la fit enlever, et creuser à cette place.
M^^^^Q0 On découvrit un squelette. Aussitôt le
sous-préfet ordonna d'arrêter le Tchâng,
lequel, examiné juridiquement, avoua
zmm^M.^^
m ^ "^ ^ ^ ^ son crime et en reçut le châtiment.
108 — 54, 55.
#4* 4(r ^' gH ^J 55 Voye» InlroducUon VII. — Ce texte est tiré d'un
Wl ^^ 4 wM ^" retueil du dijc-huiliôme siècle; mais les noms de Tille
1^. (ri J^ ^^ '^^ j^ employés dans le récit, le font remonter à un« époque
^^ J^ '^^ ^"^ ^ •""^ beaucoup phis ancienne. — Les koH ne lisent pas dans
7i .Bfl 41^ ^? 'fê ^B l'avenir. Mais, ponr les consoler,- le juge infernal leur en
y JV-I \mU i^ **. - découvre parfois ce qui les concerne.
S5
^ 2^ ^ Jénn-kleatcheu, de U-fai (Chân-
fi" 15 S tS «Ki ^ tong), vendait des pelleteries et des
^ ^ y^ }Sè ^ ^ feutres. Comme il allait pour son com-
S 5: ^ I S merce au Chàn-si, il rencontra en route
^ ^ iffi /V it ^ on certain Chënn-tchout'ing, qui lui
^ •p 1^ P ^ "JS plut tant,, qu'il fit avec lui le serment
Wî ^ ^ ^ "S â& ^® fraternité. Pendant que tous les
. Ç ^ deux faisaient leurs affaires au Chàn-si,
2f£ ^ ^ j^ M ^ le Jénn tomba gravement malade. Le
^ 361 2^ i^ MK JgP Chëon le soigna charitablement durant
lU i^B 77 lA. ^rt. ^ une dizaine de jours. Se sentant mourir,
J3 w! M t^ 1± «î le Jénn lui dit: Ma famille est peu
3l |}5 @S^ — ' 3^ !^ fortunée. Elle compte huit personnes,
JL^ & , « -jr ^ qui vivaient toutes de mon négoce.
yii^ «^ ^1 M AzÈ^t Voici que je meurs en pays étranger.
ro |W =p ^li j@ 4^ Je n'ai que vous à qui je puisse confier
j^ "^ ^ |§ ^ ^ mes Intérêts. Dans mon sac, vous trou-
■rfc* «fc^ A ^& ^ vere? deux cents taëls. Je vous en don-
ne cent, sur lesquels je vous prie de pré-
n^ WL ^ ^^^^-^ ^6 P*'^'^ ^® "^^" ensevelissement
Veuillez faire tenir les cent autres à
ma famille. Dites aux miens qu'ils
cherchent mon cercueil, et m'enterrenl
Q î|fe ^ SI "P ^ ^^"^ ™^" pays... Cela dit, s'appuyant
rfc JH As Wk fô Vi ^"' ^°" oreiller, il écrivit péniblement
I ^ >m ra n il quelques mots d'adieux aux siens. Le
A RM TO H P ^ soir il élalt mort. - Le Chônn dépensa
fS ^ ^ )^ ^ ^ ^^"^1 ^ ^^^ ^^^'^ ^^^^* '"^ acheter un
"tt -"^ _M- S -Jt- ^ méchant cercueil, qu'il confia au!^
-•>. ^ :^ « Tv S bonzes d'une pagode. Puis il prit l'ar^
^ ^ îlll ft ^ A g^nt et le Teste, etparlit. il ne retourna
-- 55. — 109
^ J^ ^ ^ ^ 1M pas âu Chân-tong. Un an plus tard
ZM ^ 7^ 4ri iW ^ seulement, la famille de Jénn-kien-
^ w tcheu apprU par hasard qu'il était mort
^ ^ 7 ]jitâ Ib ^ ^^ Ghàn-si. Son fils Jénn-sioa, qui
W MS ^ ^ ^ ^ ^^^^^ dix- sept ans, dut interrompre ses
S jfc. ^^ ^ -g. ^ études. 11 demanda à la veuve sa mère»
Ss kA ^ ^\ ^ la permission de rapatrier le cercueil
ffijî SI Q ^ "S ffi ^^ ^" P^^^' Craignant de le perdre lui
Wl ^ "^ & ^ ^ aussi, la niére n'y voulut d'abord pas
^ ^ ^ ^ 5 consentir; mais enfin elle céda, et le
® ^ Trr ft 5c îB laissa aller, en compagnie d'un vieux
^ §K ^ an f^ >f^ serviteur fidèle. Six mois plus tard, le
jeune homme revint avec le cercueil
de son père. Après les funérarlles, la
ii#Sg^#^
^k ^ ^k tamille se trouva dans la plus extrême
z-nnnM:^ , „ ^ „ ,„.
^M \ J^ W^ ]^ J^ quand, à l'examen triennal des bache-^
pauvreté. Cependant, à l'expiration du
grand deuil, Jénn-sioa fut reçu bache-
lier. Mais bientôt sa conduite laissa à
désirer. Il devint joueur. Sa mère, fem-
me de mœurs austères, en conçut le
plus profond chagrin. Ce fut bien pis.
liers, Jénu-sioa fut classé liors série,
à la queue. La veuve ne fit plus que
pleurer, et cessa de manger. Le fils
?S ^ ^ j^ ]^ f^ rentra en lui-même, fit amende honor
^ îS ^ ^ A -3^ rable, s'enferma, étudia avec acharne-
^i ^ "S ment. A l'examen suivant, îj fut classé
w flU Wf Bh iPc ^ parmi les meilleurs. Sa mère lui con-
^ kéi ^ ^ ^ 1^ seilla alors d'enseigner des élèves.
5S? iKS ^ ^ ^ Jtf^ }l^^i^* à cause de sa conduite passée,
3£ TO 3^ » tt *p personnene voulut lui en confier. Alors
^ )^ i^ ^ ^ 'i' son oncle maternel, un certain Tcbââg,
^ ^ 3 \M. ^ A^ ^"^ faisait le commerce à Pékin, lui
•^ ^ ^ ^ ^ ^ ofl'rit de l'emmener à la grande ville,
iM ^ ^ W ^ yJ pour qu'il pût y chercher un emploi.
ifl ^ J^ MSL ilc i& Jénn-fiiou accepta, et monta vers Pékin
avec son oncle, en barque, parle canal
impérial. Quand ils arrivèrent au port
^nmiêizm
^^ ^ SI ^ fr IS deLinn-ts'ing, une flotte de jonques
uo
— 55. —
i^zw±mx-Am
BmznmM,mêB
chargées de sel obstruant le canal, ils
durent s'arrêter et passer la nuit. Le
clapotis de Peau et le bruit des voix
empêchèrent Jéim-sioa de fermer Toeil.
Quand la nuit fut plus avancée, il en-
tendit que, sur la barque voisine, on
jouait aux dés. Aussitôt son ancienne
passion \s reprit. It tira une ligature
de sa besace, et allait se lever, quand
il se souvint de la promesse faite à sa
mère. Il se recoucha. Les dés roulaient
toujours. Enfin il n'y tint plus, prit sa
ligature, se leva, et passa sur la barque
voisine. C'était de fait un tripot, où
deux joueurs jouaient gros jeu. Il s'of-
frit cominB partenaire, et fut agréé.
Bientôt un quatrième survint, et le jeu
devint très passiouné. Coup -sur coup,
Jénn-sioa raflait tous les enjeux. Les
trois joueurs achetaient leurs sapéques
au patron de la barque, avec des billets
de banque. Jénn-sioa gagnait tout. —
Son oncle Tckàng s'étant réveillé sur
sa barque, constata que son neveu avait
disparu. Ayant entendu, sur la barque
voisine, le bruit des dés et des sapé-
ques, il comprit où il fallait le cher-
cher. Il y alla, bien résolu à le ramener
de force. Mais quand il le vit assis sur
un monceau de ligatures, il appela les
gens de sa harque, pour les faire porter
à son bord. Ils en transbordèrent plus
de dix mille. Enfin, les joueurs n'ayant
plus de billets, et le patron plus de
sapéques, le jeu cessa, et l'on se sépara.
Bientôt l'aube blanchit, et le moment
du départ des jonques arriva. Le pa-
tron examina à la lumière du jour les
billets qu'il avait encaissés durant la
nuit. C'était de ce papier que l'on brûle
56
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— 55, 5(>. — 111
pour les morts. Impossible de retrouver
les trois joueurs, il alla demander des
explications à Jénn-sioa, et commença
par s'Informer de son nom. Dés que
celui-ci se fut fait connaître, ie batelier
s'en alla la tête basse. A son tour
Jénn-siou prit des informations, et ap-
prit que le batelier s'appelait Chènn-
tchont'ing. C'était Thomme dont il avait
entendu parler, quand il était allé au
Chàn-si chercher le cercueil de son
père; l'homme qui s^était approprié les
deux cents taêls laissés par Jénn-kiôn-
tchen. La lumière se fit dans son esprit.
Les joueurs de la nuit étaient des koèi,
qui avaient vendu à Chônn-tchonVing
pour deux cents taêls de faux billets,
et lui avaient fait restituer en bonnes
sapéques, au fils de sa victime, l'équiva-
lent du tort qu'il lui avait fait jadis. —
Jénn-siou confia son gain à son oncle,
qui le fit valoir dans son commerce. Dix
ans plus tard, Jénn-sioa était un per-
sonnage notable et un gros richard.
Voyez Introdiiction VII. — Quand des koèi s'em-
ploient ainsi pour le bon droit et la justice, ils le font
par ordre des juges infernaux. — Il y a des ligatures de
diverses valeurs. Le cours de l'argent est aussi très
variable. Jadis l'argent était 1res cher, et le cuivre bon
marché. En tout cas, actuellement on n'achète pas^ pour
deux cehts taëls d'argent, dix mille ligatufes, àiême des
plus petites.
66
Le lettré Tch^èe* assez peu aisé,
était un buveur émérite. Pour qu'il pût
bien dormir, durant la nuit il lui fallait
encore vider trois gobelets. Aussi dé-
posait-il chaque soir un po| de vin à
i\2 ^ se, ^
3j^ Ji W ^ ^ ^ ffift ^' tenait de s*éreiller ^t se retournait,
*^ "^ J ^ ^ ^ "* il s'aperçut que quelqu'un était couché
^ »tm^ ^ ^Wk ^ c^^^ ^^ lu^- ^u toucher, fl sentit un
^ % *& >@ 4fi *{& tÉ ^^^^ ^^^'" ^^"^ ^'^^ qu'un chat. Il al-
^ ^ M ^ ^ al£ ]^ ***™^ ^^ lampe, et vît, couché dans la
^ ^ i9 'Bl Jiil lIlH IHl couverture, ufl renard îvre^raort. Il
^ -^ — ptt tt S}^ 1^ examina alors son pot à tfn, elle trouva
Hffl Ji& 1C "M* p;? >fl^l ^î<le... 11 parait qu'il a les mêmes goôts
^ ^ â » 1^ que moi, se dlt-fl en rlafit. Puis 11 se
^ «M J|P ^ ^ "^ W recoucha, sans rien faire pourréyelller
^ ^ iil >^ ^ BS\ A. ^^ re&ftrd; laissant seulement la lampe
W>& .^ ffl 7* 20 -H- alluïnée, pour voir commeHt il se
^ W ^ T% wi ?T transformerait. — Vers minuit le renaid
W ^ *fô; ^ IK ^ ^ bâilla et s'étira... Ave;^ vous bien derroi?
^ ^ ^ Pf >k» ifff ^ '"^ demanda le Tch'ê«, en soalevaot
^ ^ *^ couverture... Un charmant jeune
S ^ ^ ^ '^ ^Ij «^ homme sauta du lit, lu) fit la révérence,
jp. S Iplf 4: ^ -& ^t ï® remercia de ne l'avoir p^s tué
durant son sommeil... Revenez quand
vous voildrez, lui dit le Tch'êe, et ne
rendormit. Quand il s'éveilla, au matin,
le renard avait disparu. — Le soir
venu, il prépara quantité double de
zi^w^^^m
]j[t] ^ iS 4^ ^ ^^"^ défiez jamais de moi... Puis il
^ flS €r i@ il ^ ^ ^'*"- ^^ ""*'.' ^® ^^^^^^ vint le trou
â ii ^ 3^ i£ vH ^ ^®'^* '" Vo'^s n'êtes pas riche, dlt-il au
^L M 5 S 2l -fe Tch'ôe; il convient que je vous aide à
« :^ «^ IK JSc * R9 payer notre vin. A sept stades d'ici,
i^ - ^ ^ H ^ « . .
"F" ^ l/S ^ >2 ^^ ^ i^"''- ^ Tch'$e trouva de fait l'argent
^ '^ ^ Rl| >2l 'îSt ^ Ati fond de votre propriété, vou^ trou-
a^ & lif^ ^ 4t^ V^ tSi verezun trésor enfoui... Le lendemain,
n^2tl^ le Tch'ôe ayant creusé à l'endroit Indi-
^ kX ^ ^ ^ Z W» que, fléterra plus de cent ligatures. —
vers le sud-est, vous trouverez sur le
chemin deux taëls d'argefït perdps par
un passant; allez les ramasser, au petit
à l'endroit indiqué... Le soir il prépara
un petit extra pour son hôte. — Je n'ai-
me pas à être en reste, lui dit le renard.
— i>0, 57, — 113
^^ |g[ jj^ ^ l|jf Unaulrejour, le renard lui (Jit: Aujour-
d'hui on apportera au marché une
grande quantité de sarrasin; Achetez
tout. — Le Tch'ée fit ainsi. Il y en
ê5 ^ ^ $? f ^ ^^^*^ quarante piculs. Tout le monde
ap ^ M nr fS ^^ moqua de lui. — Or cette année-là
-/C Œ. Wi ^j 1^ il ne plut pas. On ne put semer que
T^ $ ^ @ ilf'i ^" sarrasin. Le Tch'ée revendit ses
>|> Arf" jiZ ^ afir quarante piculs, comme graine pour
^ ^ S ^^^ semailles, plus de dix fois le prix
i^ "^ ® jif d'achat. — Bientôt il fut propriétaire
" " de deux cents acres de terre excellente.
Chaque année il demandait au renard
ce qu'il fallait semer, aussi récollait-il
Mmmm
5l5 fâ ^ ^^ chaque année une pleine moisson.
W JWif-Jltl*
^ ^ M ^ ^ ses flis et filles. Quand le lettré fut
Le renard était Tintîme et le protecteur
de la famille. Il appelait la femme du
Tch'ée sa belle-sœur, et ses enfants
^^W0l
mort, le renard disparut.
Voyez Inlroduclion XX. — Les renanls, très liants,
se cherchent des amis parmi les hommes. Ils sont cxtiê-
roement friands de vin. L'odeur du vin, ou de» ivrognes,
les attire. -— Le renard prend forme humaine, et l.i
c(Jhserve, par un acte de sa volonté. Quand il a \wr-
du connaissance, par le sommeil ou par l'ivresse, sa
forme .inimale reparaît spontanément. — Los renards
ont connaissance des objets perdus, des trésors enfermés
j^ ^^- «j5^ OU enfouis. Ils peuvent à volonté se les approprier, ou
H H^ ^C '^^ indiquer à leurs amis. ~ L'avenir météorologique, si
^^ j^p^ •- important en Chine, leur est aussi connu. — I.a culture
Eêt QA xP chinoise est toute différente, selon qu'il a plu ou non au
printemps. Le sarrasin, dont la croissance ne duie que
quelques semaines, peut être semé encore à l'arrière*
saison, quand les pluies du printt-rops ont fait défaut, et
que celles de l'été ont été peu abondantes. Dernière res-
source. Comme on n'en cultive que peu on pas, les bon-
nes années, on ne se procure que difficilement la graine»
quand l'année est mauvaise.
57
Un jeune lettré de Lf-tch'eng
"jF ^ Jâ. (Chân-tong), Yïnn-t'ienkoan, était fort
15
iii — 57. —
■j^ ^ ^ ]|| 1^ pauvre et très brave. Près de la ville
^ in ® ^ îfeSr
se trouvait une grande propriété, bâ-
^- timents et jardins couvrant une super-
^ ^ '^ SXi ^ ficie de plusieurs dizaines d'acres. On
jl* B$ !^ — • ^ ^'^^^^ ^" '* ^'y passait des choses
W /* J^ 'j^ K extraordinaires, qu'elle était hantée.
i^ fS }(B lS ^ Aussi était-elle inhabitée depuis long-
gg Jt '^ ^ ^ temps. Même en plein jour, personne
iS^ g^ gjj jtt >^ "'osait s'y aventurer. Les armoises et|
^7-^/71 ^ yV jgs lonces avaient tout envahi. — Un
M W ^^ ^ i^"^' qu6 Yînn-t'ienkoan buvait avec
BH kf *g» -^ .^ d'autres jeunes lettrés, ceux-ci le pro-
*ttt: -Ô ^ -^ ^ voquérent en ces ternies; On te dît
j^ ™ ^ ^ IrI brave. Si tu oses passer une nuit dans
•^ ^ ^ J^ la propriété hantée, nous nous cotise-
rons pour te payer un grand dîner. —
Tope ! dit le Yïnn. — Il roula aussitôt
sa natte, et s'achemina vers la propriété
^ B -^ g ^ abandonnée, escorté par tous ses amis.
Arrivés à la porte, ceux-ci lui dirent
en plaisantant: Nous attendrons ici
¥ pT W ê 55^
^ ^ 9^ ^ ^ quelque temps; quand tu auras peur,
M iâ ^JIHl ^ M^ tu n'auras qu'à crier, et nous viendrons
jfà ^ é»^ LA -* *à ton secours. — Soyez sans crainte,
y\ ^ S I^E /V dit le Yinn ; demain je vous dirai exacte-
55 ^ -^ i# ^ ment, si ceux qui font le sabbat ici,
4K ^ §8 -— '^ ^^"^ ^^^ revenants ou des renards. —
^ ^ ^^'^ ^'^' '^ ^^^'^ s'engagea dans la
^ Vti -Ç /S "^ propriété déserte. Plus trace de sentier
JjS ;^ ^ ^H^ Si ni d'avenue. Un inextricable fouillis de
g^ 44^ -ii m ^ hautes herbes couvrait tout. Le crois-
se tX /x ^^ m sant de la nouvelle lune, donnait une
^ ^Ê ^ j^ i^ faible lumière, juste assez pour permet-
'iH -Q^ -J^ ^ ^ ^'^ ^" ^^"'^ ^^ ^^ frayer un passage
S ^ S m ^ jusqu'aux bâtiments, et de trouver la
Ts H ^^ 1 J ©C porte. Il traversa les cours antérieures,
^ S Wi ^ ^ ^^ poussa jusqu'au perron du bâtiment
QfL ^ ^»gj Q — principal, une grande maison à étage.
"'^ ^ ^ 2 ^''^ '""® descendait derrière les mouta-
/rti î^ iÇ o W »"^s à. riiorizon, faisant se détacher
— 57. —
^n<Si^mmB<s^m
^î^^B^mm^m
^A
^^mAmimmt^m
i^Bm±r>mmTm
^^Ammmmmn
^m^^Am:r^^z
sur le ciel la ligne ondulée de leurs
sommets. Le Yînn contempla longue-
ment ce silencieux et beau spectacle.
Il n'est pas vrai que cette propriété soit
hantée, se dit-il. Il étendit sa natte sur
le perron, disposa une pierre pour
oreiller, s'étendit, regarda longuement
les étoiles, et allait s'endormir, quand
il entendit un bruit de pas, comme
d'une troupe nombreuse. Un homme
parut, vêtu de noir, qui portait une
lanterne. Quand il aperçut le Yïnn, il
s'arrêta, et dit à ceux qui venaient der-
rière: il y a ici un homme vivant. —
Qui? demanda une voix. — Je ne sais,
répondit l'homme à la lanterne. —
Alors un vieillard s'avança, et examina
le Yïnn, qui feignit de dormir. C'est le
lettré Yînn, dit-il. Peu importe. Faisons
nos affaires. Il ne nous en voudra
pas. — La troupe entra dans le grand
bâtiment à étage, qui resplendit bientôt
de lumières. Alors le Yînn flt semblant
de s'éveiller. Le vieillard s'approcha de
lui, se prosterna, et lui dit: Je marie
ma fille cette nuit. Je n'ai eu aucune
intention de vous déranger. Veuillez
ne pas m'en vouloir. — Le Yînn salua
et dit: Si je l'avais su, j'aurais apporté
ma contribution à la corbeille de
noce. — Trop heureux de votre pré-
sence, répondit le vieillard. Votre per-
sonne faste écartera d'ici tous les influx
néfastes. — Le vieillard appela sa fem-
me, une dame de quarante ans passé,
et la présenta au Yînn dans les formes.
A ce moment les accents d'une musi-
que se firent entendre, et un courrier
vint annoncer que le marié arrivait.
Bientôt le corlége déboucha. Le marié,
116
- ùl. —
±Aii,M-# Alliez
un beau jeune homme de dix-huit ans
environ, fit son entrée. Après les sala-
lalions, dont le Tînn eut sa part, od
s'assit. Vin et mets furent servis dans
une vaisselle de jade et d'or. Puis la
mariée fut invitée à sortir. Elle se fit
attendre, selon Tusage. Enfin elle parut
avec ses servantes, en brillant appareil,
salua, puis s'assit à côté de sa mère.
On versa encore une fois le vin dans
les gobelets d'or. — Cet objet, se dit le
Yînn, pourra me servir de preuve,
quand demain je raconterai à mes amis
ce que j'ai vu celle nuit... et il glissa
son gobelet dans sa manche, accota sa
tête sur la table, et feignit de dormir. -
L'hôte est ivre, se dirent les gens de la
noce; et ils ne s'occupèrent plus do
Ylnn. — La musique joua, le mari^
partit, emmenant la mariée. Les ser<
vants desservirent les tables et rangè-
rent la vaisselle. Ils constatèrent qu'il
manquait un gobelet en or. — Ç'esl
l'hôte qui l'aura pris, se dirent-ils. -
Tenez-vous tranquilles, dit le vieil
lard. — Un instant après, toutes li
lumières s'éteignirent. Le Ylnn leva l|
tête. La propriété était déserte et silei
cieuse, comme elle était quand il
était entré. On sentait seulement encoi
l'odeur du vin et des ragoûts.
L'orient blanchissait. Le Yînn son
paibiblement, le gobelet dans sa ma
che. Ses amis l'attendaient à la port^
En le voyant frais et dispos, ils prêtes
dirent qu'il était sorti furtivement ij
soir et rentré le matin. Il leur coni
son aventure, et exhiba le gobelel
Sachant bien que, pauvre comme
était, il ne possédait pas un objet ausl
— 57, 58. -^ 117
'*^ BO -A tft '^ >\ ^© ifife précieux, ils crurenl son récit. — Plus
^ ~7^ ^ t^ "W ^ 1^ S ^^^^ Tînn-t'ienkoan devint docteur, et
4^W"^:ft^'^§r mandarin de Fôi-k'ion. Une famille
"^Wi^^-jui^^^^ Tchôu fort riclie de cette ville, l'invita
à dîner. Pour lui faire honneur, le
maître de la maison ordonna d'apporter
ses gobelets en or. Le domestique re-
^ibi^^ A%Wi^ ^*"^' ^'^ ^"^ ^'^ "" ™^^ ^ roreille. Le
maître parut mécontent. Un instant
après, les gobelets furent servis. Le
m:kfifxni^m
^9P^^^X@i^ Tinn constata qu'ils étaient absolument
^^^WJRfê^^ pareils à celui qu'il s'était approprié.
-^ >© ntt no *é 5^ ^"^ dit le maître de maison, que j'avais un
tt .^, J^ ^- "f* iH* ^ iê service de huit gobelets pareils. Depuis
t& 4^ â lK3 Ari Hf ?b^ # ^^^ ^"^ '^ ^^^^^ ^"^ '^^ contenait n'a
^L :^ a W isp E ^ ^ pas été ouverte. Je l'ai fait ouvrir en
^ "^ ^ îfil ;^ ^ 31 ^ votre honneur. Voici qu'on m'annonce
iSS ^^ j^ ^ ^ Mt lut -bt <!"'*' manque un gobelet. Mon service
§5? ^ -> Jtn Îj- T3!fc 43ts ®^^ dépareillé. — Je pourrai peut-être
BC /7 ^ SB 11 $^ ils le rappareiller, dit Yînn-t'ienkoan. —
^ ^ ^ îS^ i§ ^i) P Q"^'^"^ ^' ^"^ ''^"^^'^ ^^^^ ^"^^ ^' ^"^^y^
Sn Btf lAi ]èI? n "A* 6îÏ ^^" gobelet à Monsieur Tchôn. C'était
« m^^^ Ù.^ *® huitième. - Monsieur Tchôu alla le
^ ^ ^ !^ yV îW ± remercier. Le mandarin Yînn lui racon-
ta 3l£ ^ ^ ièSk fS\ J^ ^^ ^^" histoire. — Il est donc parfaite-
W -hh ^ fis ffl 6lf ^Ê ^^^^ prouvé que les renards emprun-
^ 5m ^ m *vi fyï PU tent des objets précieux, les transpor-
^^ ^ 5E -& IÏ3" ^ i tent à mille stades de distance, mais
A> -^ S 4ê ;^ ââ A *^^ restituent ensuite.
T^ M ^ H ^ ^ W
M e » ^ n ^ ^.
M â| ^ >ft ^ A ^
l?i «E :> ^ 'ftfeï >ÉÈ. >ô^. ^^"^ ^® ''^^"^ ^^ l'empereur Où-ti
« ** ^ ti ^ ^ ^ ^®s "^^^"^^ (265-289), à Heûe-kien
^ =1^ ± ^ M 3^ K (Tchéu-li), un jeune homme et une
Voyez Inlroiluclion XX. — La croyaDce que les 1
renards empruntent ce qui est à leur convenauce, poil
le rapportent, est générale dans le nord de la Chine.
58
UH — 58, 59. —
59 A jH ^ A jeune fille s'aimaienlel s'étaient promis
m ^ yj' jgu ^ mariage. Le jeune homme fut pris pour
^ ^ -^7 wV 3s le service militaire, partit, et ne revint
Ib y^ pB 9v >?^ PS^s durant plusieurs années. Les pa-
^ ^ 1^ J?* i^ *^"^^ ^® *^ jeune fille la donnèrent à
S S ^ >^ ^ "" autre. Elle protesta. Ses parents la
j^ ^ ^ ^ "tT livrèrent quand même. Elle mourut de
[^ ^ ^ ^ ^ chagrin. — Le jeune homme étant
A® »g n^ tq, revenu des frontières, demanda où était
W ^H rra "^ S3 promise. On lui dit ce qui était ar-
TË W Îct -7 5ê nvé. 11 alla pleurer sur sa tombe; puis,
A^ *fâr ^ M^ ;^ ne pouvant résister au désir de la re-
•ftZ xSI "^fc II^ Srt ^^''^' *^ <^émolit le tertre et ouvrit le
îtr ^ HE Tw fW cercueil. Aussitôt la morte revint à la
^^ ^ ^ ^ i* ^*®' ^* ^^ P*'^ ^"*' ^^^ ^^s ®^ *^ P^'*^^
Vi ?^ ^ ^^^^ ^"'* ^" ^^"^ ^® P®" ^® temps, elle
5x ==sp gg trouva valide. — Alors celui à qui
les parents l'avaient donnée, la réclama
>y^ ffl ^ ^ ^ P^^ devant le mandarin. Celui-ci n'osa
t^ iiù &4 iâ 'Vt P^^ décider, et l'atTaire fut déférée au
WL ^n w»l fn -#>* grand-juge. Le verdict fut: «Ce cas
^ ^ ^ ^ 5^ tians lequel une fidélité parfaite a tou-
^ ^^ W ÊD FÈ ^^^ '^ ^^®* ^^ *^ ^^^^^ ^" point qu'ils
^ ^ ^ ont fait revivre une morte, ne doit pas
être décidé d'après les lois ordinaires.
^ ±mmm
^ âtfi ffi P9 ^"® ^^ ^^^^^ ^^*^ donnée à celui qui
ouvrit son cercueil».
Voyez Introduclion IX.
59
Oû-t'ang était originaire de Lôu-
ling (Séu-tch'oan ). 11 était passionné
. pour la chasse depuis son enfance, et
S. ^ "S -2 ^^ habile tireur qu'il ne manquait ja-
^ J3J -*g^ ^ mais son coup. Un jour de printemps,
fs ^ ^" *' ^^^^' ^^^^ chasser accompagné de
JK :^ 3S son fils, il rencontra un chevreuil qui
— 59, 00. — 119
^^ tïS ^ ^ M^ fS }on^\l avec soQ faon. Le chevreuil
jtî ISC Pî .—« tlâ ^ flairant le chasseur, voulut faire fuir le
7} yC t-I "~* H»^ J5P5 fjjQjj 5jj,jg jg pauvre petit, sans expé-
\ -"^ 5^ si, 1^ ^ rience, courut au contraire droit à Oû-
|d^ ^^^ 1^ ^ 7^ ES t'ang, qui le tua d'un coup d*arbaléte.
^ ^ i2 ^ m S ^"*^' posant le faon mort bien en évi-
w ^ ^ ^^ ^ 1^ dence, Où-t*ang s'embusqua dans les
^ iê S' -5! ^ W broussailles, à portée de trait. Bientôt
Ih -7- M ^ A '^ chevreuil revint, bramant piteuse-
-"^ ^ "^ ™ i^ j^ ment. II s'approcha du faon, le lécha, se
W ^ ^ ^ ^ couclia à côté de lui. Oû-t'ang le tua
îif ^ â SI d'un nouveau coup d'arbalète.— Son fils
'^ t=i vl sortit des broussailles et alla examiner
les deux bêtes mortes, tandis que lui-
même rebandait son arbalète. Soudain
la corde déclancha, le trait partit, et
_ perça l'enfant. Jelant son arme, Oû-
5® BîS* ^ S ^ t'^nq embrassa son fils en se lamen-
*fâ^ ^ 'j^ rfr dfc. tant. — Alors une voix retentit, qui
"^ -^ ^^ ^^ dit: Oû-t'ang, penses-tu que le che-
vreuil n'aimait pas son faon autant que
*^ii^
Texle lire d'un recueil du neuvième siècle. — Voix
du génie de la roièl, patron de ses habiUinls.
^ j^ 1^ ï& lîfr ^^' ^^" ^'*^^- ^^ *^"^'^ ^"^ Oû-t'ang
S #fi ^ £3 Ai épouvanté regardait de tous côtés, ur
S ^ ^*^^® s'elauçant du hallier, lui arracha
"^ ^ "fô Vv B3 un bras. Il se traîna jusqu'à sa demeu
^ [jH a Ig -èy re, et mourut la nuit suivante
^ m nu m
zm
&^ SB iSî r?rt ^"® famille très riche n'avait qu'un
^ ^ i^f xr* fils unique extfaordinairement aimable.
5lS ^> 'Pi yb Comme le jeune homme flânait sur le
^ ^ ^ ^Ê. n^arché, il vit une belle jeune fille, qui
- ^ ^ vendait de la farine de lin. Il s'éprit
d'elle, et, pour avoir un prétexte de
H -Bl
60
% ~ ô iflî
È î& ^ X ^ rapprocher, lui acheta un paquet de
120 — 00, —
"(^ B 4$ ^l) ^ @ farine. Depuis lors, chaque jour il alla
ii S fi ffl ? fi* ^^ au Qiarché, et acheta chaque fois un
^ ^ ^ ™ -^ ^ » paquet de farine, sans rien dire d'ail-
^^^^ ii M ^ ïeuï^s- - A ïajongue, la fille se douta
de quelque chose. Elle parla la premiè-
re. Le jeune homme étant revenu, elle
'JK ^ "ii. ^ ^^ W lui demanda: pourquoi achetçz-\ous
ma farine? — Pour Taraour de la marH
chaude, répondit le jeune homme. -^
-^- _ La fille fit la moue, mais, au fond, elld
^ ^ ^ M.i^ "iî fut touchée. De fil en aiguille, les deuij
^ ife ^ •'^^ ?Ê M rtj j««n^s gens convinrent d'une enlrevui?
^ 1? 2^ ^ sS ^ la nocturne. Le jeune homme disposai
liX yx & y\j BT -W W tout. La jeune fille fut fidèle au rendez]
^ ^ Wi "^ liX ^ ^ ^^"^- La joie du jeunehomme fut telle,
Ktt' iiâ 3KÉ fâ îÉ/ ^ YB ^i"'** ^" tomba mort. La jeune fille efn
'^ m ^ .© m |,,3yég s'enfuit. Le lendemain elle élai
:X ^ ll^Mli JQ; iS *• au marché à sa place habituelle. -J
^ tyi ^^ liX ^ ^ Quand Theure du déjeuner fut venue
'jr ^ ^ kïî BB ^ 4SSi ^^^ parents du jeune homme, étonnés
>T* w ISi /4l ™ ^ W: de ne pas le voir, allèrent à sa chambre
i g 3^^ )îff ^ ^ J^ et le trouvèrent morL Ils le mirent en
'i^ ifr itl W iMl M ^ *^^^*®' P^'^ examinèrent ce qu'il y avaii
^' -î> a m^ a m ^^"^ ^^^ ^^^^'^^- ^^^ trouvèrent plus d(
iiX 'jC Mi ^ 1^ S '^ cent paquets grands et petits, de farim
llpi^îW^^^^ ^® '"^' "" '^^™^^^^^^- c'est cette farini
^ ^ è^ r±i 3a* M^ Jk Qui a tué notre fils. Ils allèrent ai
B '^ ™ "ZT te 2VS >2^ marché, découvrirent la jeune fill<
:^ «^ ^ ^ ^ '|l[ ^ parmi les marchands de farine de lin
H ^ ifl ^ ^ S)t '^ et constatèrentqu'elle pliait les paquet
;<b xi ^^ 4^ ^ ou ë3: comme étaient plies ceux trouvés dan
â?" 5P W W Jgt TO *C les coffres de leur fils. - Alors ils li
^ "^t^ }h ^ ^^ saisirent et lui demandèrent: pour que
•^ ^ ^ ^ ^ **^ Z' que son secret était découvert, la fill<
fé ^ — « ^ JS H leur dit l'exacte vérité. Ils ne la cruren
^ M ^ B# |É Mî ^ pas, et la livrèrent au mandarin. ~ jl
j^ ^ ^ yu -g^ |w ^ ne rçfuse pas de mourir, dit la jeuni
ii 3% =ft ^ "^ kX Onf^ fille; laissez-moi seulement pleure
— • H "^ "^ :ll^ ^ 59 u»^ f^»s devant le corps de moj
— GO, 6i. — 12t
^' âiS S§ amant. — Le rnandariD lui ayant ac-
cordé sa requête, elle alla droit au
cercueil encore ouvert, caressa le corps,
et lui dit en pleurant : Vois à quelle
extrémité je suis réduite I SI les ânaes
des morts entendefit, je te demande
pourquoi tu me traites ainsi? — Aus-
^ ^ sitôt le jeune homme revînt à la vie et
^ ^ ^ ^ raconta son histoire. Il épousa la jeune
^^ S H ffi ^"®' ®^ ^" ^"^ ^® nombretix eiîfailts.
i"ï Ml) B* ÎK «^ Voyçz Introduction IX. -^ Ce lexle tôt tïré d'itii
^ÊL iSt ^ë ^^ j^ recaeil remontait «u cinquième siëde.
^m^ Mz
7K ^ Wfc i llï L'officier Où-tsoùngsftl avait è soft
1^ pr ;^ ^ ^ service un ancien valet de son père,
jn ^|K 4^ efc a 4"^ '^^ devait deux cents ligatures,
W ^ M^ w tJ Chaque année cet homftie refusatt de
^ llo ^ J0C ^ payer sa dette, dont les intérêts s'ac-
^. m. ^-* ^^ ^ cumulaient à perte de vue. Un jour,
^^ _ ^^ imnnlîpntp nn.taniiriftfiAn PnnnAlA on
impatienté, Oû-tsoùngseu rappela en
•^ IR "F ^^ J^ sa pré[Bence et prononça l'imprécation
^* '{M ^ W jlfc suivante: Je ne sache fmft que je te
S '£S S ^ :iÊ doive quelque chose du fait de mes
^ ^ existences passées ; mais toi tu me dofs
15 ^ wT ' — ^ .^ certainement deux cents ligatures^ et
tu me les rendras comme âne ou com-
me cheval!.. Ce disant. Il brûla la re-
connaissance de la dette, et renvdyît le
JÎO ^ — • 1^ débiteur. — Un an plas tard, Oû-
Isoungsea était assis seul dans son ap-
partement. Soudain le vfeux valet se
présenta devant lui, revêtu d'une robe
"^ ^ jK 4H blanche, et lui dit: Je viens acquitter
rtC ©• 'jfS M\ ™^ dette. — Qu'il n'eô soit plus ques-
5K S 1S W lion, dît Oû-tsoungsea ; j'ai brûlé la
^ ff W M reconnaissance. — Le valet ne répondit
ta
^ M M ïïo
122 — 61, 09. —
Tiré d'an recueil ou dixième siècle.
62
fwl ^ ^ ^^ ^B Wi ^^^' ^^'^'^ ^^ rapparlemenl, et alla
"tf ^ ât r« ^ jni* droit à récuiie. Un instant après les
:« K! HE 1^% ^ ^K palefreniers venaient annoncer, qu'une
^ W <% ^ "^ ^ jument venait de donner le jour à un
^JS ^ ^ À Rfl S ^^^" poulain blanc. — Où-tsoungsea
m ^ Hk4 Tl -> a ^^ prendre des informations au logis
S B^ W A ^ ti du valet. II venait de mourir. ~ Le
liX ^0L ^a LU TZ ^ poulain devint un cheval. Oû-tsoungseï
Il H ^ ttD Ma ^ ^® vendit, et en retira juste le raontani
^^ {f^ L^ -u- 5r de la dette.
m^^M ^^
W A S "^ W^ ^" homme du district de Sông^yanj
^ A OT J^ ]^ -^ (Tchée-lHang) étant allé couper d«
3^ ^ll ^^ 1^ W ^ ^^^^ ^'^"^ '^ montagne, s'attarda outn
fB\ S ^ ^ ^ y^ mesure. Deux tigres l'atlatiuérent. 1
MfL ^ ^ «i -^ f^ grimpa sur un arbre. L'arbre n'étaij
>JH ^ "S le ÎE § pas très élevé. Cependant, malgré leuH
^ J© _«. Q ^ yi bonds, les deux tigres n'arrivèrent paj
^ M ^%^ ^ttg ^*® happer. — Si Tchôu-toucheu éta^
^ ™ irt Jl l£ JS6 ici, dit l'un des deux tigres, cet homrai
^ tM ^ flS j^ Iff serait vite décroché. — Va le cherchei
^ !B^ ^ ttl /i^ ^ ^^^ l'autre; je monterai la garde, ei
3È. ^^ <^ fm '^ attendant. — Bientôt le premier lign
1^ -i5c """ !^ & ÏS revint, eu amenant un troisième, pla
A iS^ ^ IÎE ^^ Wt '^"^ ^' P^"^ svelte. La nuit était n
y\ :^ ffté ^e IWU ^^^^ g^ j^ ,yjj^ brillait. Le troisiém
tigre bondit, et frôla les vêtements di
f^ tfii! "S* n Wji ^ bûcheron. Celui-ci prépara sa hacbetti
Quand le tigre bondit de nouveau, d'ui
coup il lui trancha une patte de devaal
Les trois tigres s'enfuirent, en poua
ifà ^ 1(, ffî â sanl des rugissements formidables. -
I wg ^ rtgi Le bûcheron se garda bien de desceï
^ tÊk ^'^ ^^ ^^" arbre, avant qu'il fil grai»
>IB r ;^ ^ ® jour. Il raconta dans; sou villaije ce ql
— Oi, 63, — HZ
^ G3 j^ Q m lui était arrivé. — Tchôa-toachea, dit
*^ ^^ rTrt Ht P& ^" villa^^eois; mais c'^st le nom d'un
^Q î^ ÎS ? homme de ce district, à TEst; allons
f^ ^ îl^ ^ Ift ^^'^^^' -^ Ï-6S villageois y allèrent en
ri^ ;j^ ^ Égj -^ nombre. Quand ils demandèrent à par-
Zru T=3 '^ ^r ^. jgj. ^ Tehôu-toacheu. on leur* dit: il
est alité; étant sorti la nuit dernière.
^ 1^ M ^I ^'est blessé à la main.-— Pas de
^mm
z- A ^^ A
doute, cet bomtne poo&ait à vi)lonté se
i #*!£• >W A — transformer en tigre. — Les villageois
^ W ® '^ ^ avertirent le mandanin. Celui-ci arma
^ ^ A ^^ sateiktes, cerna le logis de Tchôip-
% de iK touchen, et y flt mettre le feu. Soudain
^ ^ ïR un Ugre se préoipita hors de la maison
J^ '^ â @\ W ^" flammes, fori^a le cordon des sateU
^ âS IfÇ' /% :& ^^^^' ^^ gagna ie large. Ou ne revU
^ ^ ^ KA ^^™^*^ Tchôn-toucheu.
BM ^% 6Xi Qà >fC Vojez Introduction ,\X. — extrait d'jin r^tiieil (tu
if ^ ^' St ÔS *i»^i^i"e ièci£.
iê M AÏ*
J^ ^
^ >î^ ^ ^ A Sûmn-yaagtKoâag-si) vivait un
yj] ^ ^ i^ ^ -chasseur de tigres très célèbre. Void
"BF B 1^ â ^ comment il s'y prenait. Quand il avait
,^ -- ^ iK H découvert une piste, U y disposait une
A JBHi '^ ^ >ë arbalète bandée. Le tigre, «n passant,
jgl| ^ ^^ ^ .^ faisait parlir le trait, Ç|ui le j»erçait. —
ttl S & ^ ^êh ^" J^"^ '' disposa son arbalète sur une
^ ^ i piste fréfuentée. Le lendemain il- cous-
Jt ^ 3^ ^ A ^2^3 que l3 tigre avikit ^assé à côté.
$P £ft nB ^ ^ ^'^ arriva plusieurs fois .de suite. -^
rt ^ iZ ^ C® *Jgre serait-41 accompagné d'une
Ma mn
ime qui lui indique mon piège? se de-
^ 59 manda le chasseur. On dit cela. Tirons
la chose au clair. — La nuit suivante^
il était embusqué sur un arbre, près
^^ ^ ^ ^e son arbalète. Vers minuit^ il vit un
1-24 — 63. 6i. —
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^^ "i* ^ ^ Ma P®^*^ ^°^^' "" enfant vêta de noir, qui
'Bft Àh yl'* VTrt — . s'avançait avec précaution en examinant
Hc ta 5^ TO la piste. L'enfant découvrit l'arbalète,
^ ^^ 1^ }(Q /J\ enleva le trait, lâcha la détente, et
^ i^ ^ ^ ^ continua son chemin. Bieatôt le tigre
*? y^ ^ A» ^ arriva à son tour, «'avançant en toute
JS TU M j8I W sécurité. Il marcha sur l'arbalète dé-
îW a fi ® ^ 'ÏC bandée, et passa. — Le chasseur desceo-
- - dit de son arbre, et remit son piège en
état. Au retour, l'enfant enleva encore
le trait, tacha la détente, et continua sa
route. -^ Attends! dit le chasseur... et
sautant de l'arbre, il rajusta son piège,
et se remit vile en sûreté. - Le tigre
s'était mis en retard. Il arriva enGn,
marcha sur l'arbalète, reçut le trait eu
plein flanc, et tomba mort. — Asseï
longtemps après, l'enfant revint sur*
ses pas, trouva le tigre tué, gesticula
et disparut.
Voyez înlroduclion XX. — Très rarement les âœes
asservies par les tigres, iiues de ceux qu'ils ont dévorés,
se veogent'd'eûx en les faisant tuer par les hommes. Je
connais une histoire de ce genre, rapportée à Taa 755.—
Ordinairement elles les guident à la recherché des honf
mes, avec zèle et dévou«qnent; car, quand le tigre a
dévoré une nouvelle proie Kumaine, le nouveau koèi it-
vient son guid^, tandis que l'ancien est réincarné. MèiM
théorie que pour les pendus et les noyés. — Ordinaire-
ment, quand le tigre c^t lue, son guide gesticule de
douleur ; c.ir, le tigre ne le nourrissant plus désonnais,
^t l'espoir d'avtir un successeur étant perdu, cfille àmi
devient un prèla sans ressources.
64
Tcb'énn-tchai était un magicien d^
Tsion-kiang dans le Ts'aân-tcheoa-fo4
(Fôa-kien). Il excellait à guérir les
maladies par ses incantations et prati*
ques magi(|ues. — L'aubergiste Sôu-
mong de T'ân-tcheou (Hôu-nan), aval
6'f. —
125
'^BAifmm
^m^ 'ii> M ^
1^ «^ :? 1S K' ^
— ^ »ù Z, ^ i|
■f-Amr^mM
iî ^ ^ ît s >ii>
MB Z7) ùm
un fils atteint d'une folie que personne
ne pouvait guérir. 11 s'adressa au
Tch'ênn, qui alla visiter Je malade.
Celui-ci le frappa et Tinjuria. Le
Tch'ênn dit au père: le siège de celte
maladie est dans le i:œur; donnez-moi
une chambre^ et que personne ne vien-
ne observer ee que je ferai. — Quand
la nuit fut venue, le magicien prit le
malade, lui ouvrit la poitrine, et le
suspendit au mur de Test, tandis qu'il
aérait son cœur sous la véranda du
iiord. 11 rentra un instant dans la
chahibre, pour réciter ses incantations.
Un chien profita de celte absence, pour
dévorer le cœur. Quand le Tch'énn
constata sa disparition, il fut très ému,
prit un sabre, le brandit et sortit de la
maison. — Le pèr« du malade pensa
que cette sortie faisait partie d6s passes
magiques. Il n'entra pas dans la
chambre où le corps de son fils était
suspendu. — Au bout du l^mps qu'il
faut pour prendre un repas, Je magicien
revint, tenant en main un cœur. 11
entra dans la chambre, l'introduisit
dans la poitrine ouverte, souffla, et
l'ouverture se referma. Peu après le fils
de Sôa-mong revint à lui, et se mit à
crier «passez au relais! passez au re-
lais!».. Personne, dans la famille, ne
comprit ce qu'il voulait dire... Peu à
peu il se calma, et se trouva complète-
ment guéri. — Voici ce qui était arrivé. |
En ce temps-là, sur la route impériale
du midi, les relais se succédaient de
vin^t en vingt stades. Entre deux relais,
un courrier officiel tomba et se blessa
mortellement. Le dernier souci de
son cœur, fut de faire parvenir ses
120 — 6'i, 65. —
^ -Mf PJi ^^ *l^ f^F dépêches. Il lira le paquet ol cria «passez
A"^ "tsl 1^ ^â> 4ÏL ^^ relais! passez au relais! »>.. Ceci se
r^l TE f^ ^ i^ passait à dix stades environ de T'àn-
^ ÏK A /Te in )!^ tcheou. Tch'ônn-tbhai qui clierchait
llk* 7b ^ 3S Afr W "" cœur, pour remplacer celui dévoré
^l _Z. i^ ^ ^u par le chien, prit le cœur du courrier,
yf -U- tÏI ^ ^^ y\ et le plaça dans la poitrine de son
^ ^ iMl ^ 5^ 'JU client. De là vint que les premiers cris
TrHl f*^ >MJ nils -Mi *^^ celui-ci, furent Tex pression des
-^ /*/r /Tl WV ix dernières préoccupations du courrier.
fW '^^ ^ lE W WV Voyez Introduction XIV. — Texte du dixième
B3 ^l^ AU ^P '*lî» 6\^c\(i. — Le cœur est le siège d« l'ùme, disent Ie$
1^ TtI iIei I """^ xt Chinois. Ils attribuent au cœur, toulce que nous atlri-
^^ JM* /^ IK "jÈf buoDS au c«rveau.
'^ liX nB yè P^ ^" ^'^" ^^^' ^^"^ *^ district Tchéng-
^ ^ FH ^ W ^'"^ ^" Kiâng-tcheou (Cbân-si), un
g 5l? *B ^ ^ vieux paysan fut atteint d'une maladie
^ ^ :^ ^ ^ qui dura plusieurs mois. Après sa gut-
"" ■ rison, il resta prés de dix jours sans
manger, puis disparut une nuit, sans
^ ^ ^ ^ qu'on sût où il était allé. Un soir, un
^ JE ^ ^ 1^ villageois qui était allé couper des
^ vb ^ ^ T^ broussailles dans la montagne, fut as-
^ S -^ ra? ^^**'* P^* *^" grand loup. 11 grimpa en
^ ^ ÏR '^ ^ ^^^^Q hâte sur un arbre. L'arbre n'était
y â5 6jf -^ ^ P^'s assez élevé. Le loup se dressa et
«y, ^^ Se -i- ":> atteignit le pantalon de l'homme. Celui-
"J 3k ^ I ^ ci lui donna un coup de sa hachette
§^ ij^ ^ ^ i|j\ en plein front. Le loup se coucha au
^^xm m -
■^ >2r 'KS lK ^ P^^^® ^" *^°P ^'*^ aboutissait à la
porte du vieux paysan. 11 appela ses
fils, et leur raconta son aventure. Ceux-
ci inspectèrent le front de leur pè 'c,
pied de l'arbre, et ne se retira qu'au
matin. Quand il fit grand jour, l'hom-
me descendit de l'arbre. Il suivit la
— 65, 06. — i27
W,^ '^^ ^^ H ®^ ^^ trouvèrent fendu d'un coup de
^ A ^ pf| ^ h hachette. Ils le tuèrent aussitôt, de
^ -m^ ^ ~ ^ ^^"^^ ^^^^ n'attaquât d'autres hommes.
^ J5 ^ S ^^ ^ E" mourant, le vieillard se changea en
A "5^ >â ^ ^ ^ *^"P' ^'^^ ^'^ allèrent eux-mêmes au
«fc ^ jHK «- -if ^ tribunal conter l'affaire au mandarin,
l^P ^ yZ ■& ^ 3?^ lequel les renvoya absous.
^ ^ y& ^ $^ J5 Voyez Introduction XX. — ComparM numéro G2.
^J^ifel^i^^ A 66
^ 51 ^ ^ ^ :^ En Tan 765, dans un village du
^SlBijSH^h ^ Kiâng-tchoou (Chàn-si), un garçon
•^ ^^ m ;^ « -> d'une vingtaine d'années flt une grave
^ ffi ^ î^ ^ ^ maladie, dépérit beaucoup, et acquit
^ -S* ^J hX ^ ^ la curieuse faculté de pouvoir extériori-
^ Çfc 5|5 'Ê — "~^ ^^'^ ^^" ^^^ *°"^ '® forme d'un joup.
^ Wî ^ '6 ^ -4^ Comn>e loup, il dévora nombre d'en-
^ 2k 2 J^ ^^°^^ ^" village. - Jadis, avant sa
^ yt ^ ^ M^ . J§ maladie, il travaillait comme journalier
~" ^ ~ pour les villageois. Un jour qu'il passait
devant la maison d'un paysan, dont
l'enfant venait d'être croqué, le paysan
l'interpella et lui dit: Viens chez nous
demain; il y a de l'ouvrage; on le
nourrira bien. — Le gargon éclata de
rire. Pourquoi Iravaillerais-je? fit-il.
N'y a-t-il plus d'enfants dodus? — Le
paysan dressa l'oreiile. Que dis-tu là ?
demanda-t-il. - Je dis, répondit le
garçon, que le Ciel m'a fait pour man-
ger des hommes. Hier encore, j'ai dé-
voré un garçon de cinq à six ans, qui
était excellent. — Le pauvre père
comprit qu'il s'agissait de son enfant*
Jl saisit le garçon, constata que sa bou-
che était encore ensanglantée, et tomba
sur lui à grands coui)s de tri ^ue. Eu
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B'g^/h^
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60, 61. —
'^AJiË^'SSfe *'l^ mourant, le garçon se changea m un
loup.
Voye^ înlroduclicrti X et XX.
67
La raêro du général Wâsg-han de
T'âi-yuan (Chân-si), était d'extraction
tongouse. C'étaJt une virago famée. A
^^ft^5i^î35^^ cheval, l'arc au poing, le carquote en
LM ^ ffl A ^ \\\ W -ï^ travers des reins, elle courait les forêts
Ws^m^PW-^^W^^^ renards et lièvres. — Quand elle eut
:^ 4* RO ^ ih ^ ^ atteint l'âge de70an8< ses forces dimi-
RP ?B l+l te -«- nuérent. Alors elle se confina dans uu
yK vS \M '^ Wêi ^ appartement, et défendit qu'on l'ap-
H ^ ^ :^ ^ IK f|: prochàt. Il lui prenait parfois des accès
2^ to ^ fîï IÎ4 f& A ^^ fureur, durant lesquels elle maltrai-
S 2^ ^ S % ^ ^ *«*^ ^^^ gens de la mafson. - Une nuit
m ^ 1^ M 1^ ^ ^ que tout le monde était déjà cotiché,
^ A ^ lyi $$ ^ 2k ^^^ domestiques entendirent que la
ij_. ^ -«- "^ -y ^ jr- porte de la vieille s'ouvrait. Ils épiè-
îS W :ft /^ ^^ '& iW rcnt, et virent «ne louve sortir de la
^ "â IJI ^ 1^ ^ \ chambre et quitter la maison. Avant]
B^ M S A ^ Afc ■:&* ^'aube, la louve revint, ent4^ dans la
•S iK; ^ /W ^ ^^ â chambre et ferma la porte. ~ Epouvan-
In 'r^ 9v a£> ^ AÏà ^ tés, les domestiques dirent à Wâng-han
:ê^î§^^A^ ®^ ^"''^ avaient vu. Quand la nuit fat
W â A Éf ")f «fe^ IB venue, il se mit en embuscade, et vit
S ]^ ?kÎ xL pT ««5 exactement le même manège. La con-
ât ^ ^ ^ ^ in ^ statalion que sa mère était une louve,
JH^^j^^-K^I^ ^^ consterna. — Il en eut bientôt d'au-
te 1^ S ^ ôn ^b ;f^ *''*''^ preuves. La vieille lui demanda
Wà^mm: eM 9E d!^ de lui fah*e servir un cerf. Wâng-han
WL'^ ^^^^ ^ ' ^" ^*^ acheter un, et le lur fit servir
Wen apprêté. Je le veux cru, dit-elle.
On lui servit un cerf cru, qu'elle dévora
en une séance. — Wâng-han ne savait
Iwf ^ ^ rî5 flS s ^
_ 67, 68. — i29
l.ycanlh rouie. — Texte liié d'un recueil «lu neuviè-
me siècle.
08
W M >fca|' ^ 68 \ ^ ^ ^"^' ^® résoudre. — Un jour les
in -t'a A ^ ï^ ^ PP domestiques parlèrent entre eux de la
Sp ^ A ^ /S" ^ y\ découterte. La vieille les entendit. —
^ i^ ^ W H "(pI ^i^ ^^^^^ °"i^ quand la louve voulut sortir,
Ëll -F* iH* ïfôi »m ÏÏS ~V ^^^^ trouva la porte fermée. Alors elle
A 73^ tt 39 -ft î m^ enfonça le treillage d'une fenêtre, et se
SE /y îi jq\ yjfl] hS« W. fraya passage. On n'eut jamais plus "de
^ jH ^ ^ ^ :;^ 'â' ««« "•^"*'^"«^-
jê; a iii - ^ mm
:K Sfr * -ô ** ffiî rie ^""* '"^ '''*°9 ('''■^* siècle), un
4B^ ^ yu m ^ 1""^'"*'' ^"^ Kî-tcheou (Tchéu-ii), dont
"K ^ ^ 5^ ^ Dj 5^ j'ai oublié le nom el le prénom, envoya
fê^ f^ SP %77 @ son fils à la capitale (alors Tch'àng-nan
nn J£f jz. jz. -H- EL -H* **" Lâo-yang), alin (|u'il sollicitât pour
••'' ^ ' "T" A Ce :ft son père un changement de poste. Le
^ ^ y^ t^ ^ M ^ jeune homme n'était pas encore sorti
^ ^ ^ ffiï "^ >?» <ife» ''" territoire de Kf-tcbeou, quand il lit
escortait une très belle dame. 11 prit
t >2l ^ ^^ IS ^^^ informations, et apprit que c'était
une jeune veuve,. fllle du censeur Lôu,
,_ dont le mari venait de mourir en pro-
^ W ^ ^ ex ^ C» vince. Elle retournait à la capitale. —
W iS ^ ^ iî ^ ^ ^'^ jeune homme lit des offres. — Vous
lA 3A- S !^ J^ ffilî» '^'^t^s **^*^"» mém« pas petit officier, lui
W Wr yr ^ j ' WH répondit la duègne de confiance. — Je
^ ^ ^ ^ 'ft S ^"*^ ^® ^'^ ^" P**^^^' ^^ KMcheou, dit
le jeune homme. — Alors c'est diffé-
rent, fit la duègne. — On se vit donc,
on se plut, on s'épousa, et, au lieu
^ S* ^ "^ ^ J^ d'aller à la capitale, on revint à Kf-
HC /^ jkst rir M P^ tcheou. — Le préfet et sa femme
^5. aimaient tant leur fils, qu'ils n'osèrent
\^ ^ ^ JE M ^ pas lui faire de reproches. D'ailleurs la
I il
130 — 08, 69.
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nouvelle bru leur fit bon effet. Soû
riche cortège Pavait suivi. Tout alla
bien durant trente jours. — Une nuit
les chevaux du jeune ménage s'agite^
rent beaucoup. La bru envoya ses femJ
mes voir ce qu'ils avaient. Quand elles
furent toutes sorties, elle verrouilla la
porte. — Le lendemain malin les genj
du préfet constatèrent Tabsence dei
chevaux et des femmes. Averti par eux,
le préfet se rendit, avec son épouse,
au logis de son fils, qu'ils trouvèreni
hermétiquement clos. Ils appeléreol
leur fils. Pas de réponse. Alors le pré
fet donna Tordre d'enfoncer une fenê-
tre. Au moment où la fenêtre céda
une grande louve blanche se jeta sui
les spectateurs, força le passage
s'enfuit. Le fils du préfet gisait sur soi
lit, à peu prés entièrement dévoré.
Les secondes noces se font à ramiable, et sans <^
rémonies. — Lyr^nlhropie. Les gens du cortège étaieat
aussi des loups. Ils dévorèrent \e& chevaux et les fenu'
mes. tandis que la louve dévorait son mari. ~ Tiré d'an
recueil du dixième siècle.
69
Sous les rang, à l'ouest de K'âi
long-fou (Heûe-nan), il y avait un
auberge, appelée l'auberge de la pas
serelle. Elle élait tenue par unefemoH
d'une trentaine d'années, venue, per
sonne ne savait d'où, qu'on appelai
Madame la Troisième. On la croyai
veuve, sans enfants, sans parents. L'aa
berge était considérable. La proprié
taire était aisée. Elle avait surtout ui
troupeau d'ànes magnifiques. Elle étai
— 60.
131
^ ffl it m ^ :1g-
iP ^ ^ >iî «5
=,m^Amz
~ 4^ iR ^ ^ B^
aussi avanlageusemenl connue pour sa
lihéralJlé. Quand un voyageur se trou-
vait à court d'argent, elle Thébergeait
à prix réduit ou gratis. Sa réputalion
étant si bien établie, son auberge ne
désemplissait pas. — Durant lapéiiodc
yuân-houo (806-820), un certain
Tchlo-kihouo de Hb-tcheoa (Heûe-
nan) qui allait à la capitale (alors
Lâo-yang), descendit un soir à Tau-
berge de la passerelle, pour y passer
la nuit. 11 y avait déjà six ou sept
hôtes, qui avaient occupé chacun un
lit du dortoir commun. Tcbâo-kihono
étant arrivé le dernier, eut le dernier
Ht, dans le coin, contre le mur de la
chambre de l'hôtelière. — La Troisiè-
me traita fort bien ses hôtes, à son
ordinaire. Quand Theure du repos fut
venue, elle leur versa du vin, et but à
leur santé. Seul Tcbào-kibouo ne but
pas de vin, parce qu'il s'en abstenait
d'ordinake. — A la seconde veille, les
hôtes s'étant tous couchés, la Troisième
rentra dans sa chambre, ferma sa porte,
et souffla sa chandelle. — Taudis que
tous les autres ronflaient, Tcbâo-kihoao
ue put pas s'^endormir. Vers le milieu
de la nuit, il entendit que 4a Troisième
disposait je ne sais quoi dans sa
chambre. Il l'épia par une fente du
mur... Elle alluma sa chandelle, puis
tira d'une boite, un bœuf, un bouvier,
et uBe charrue, figurines en bois hautes
de six ou sept pouces. Elle les posa
devant l'âtre, sur le sol battu de sa
chambre, prit un peu d'eau dans sa
bouche et la souffla sur les figurines.
Aussitôt celles-ci s'animèrent. Le bou-
vier piqua le bœuf, qui Ut avancer la
^32 — 00. -
M ^M ^ ^ /h -f- :M ^ charrue. Allant et venant, silîon par
ifi" fis î?fî !S^ IS t© A ^ sillon, le singulier équipage laboura
-Ji^fe aScwK'^^ environ la superficie d'une natte ordi-
W W "i* zr; "î^ -f M'i ^ na'ie. Quand le terrain fut prêt, la
^W^i&^È'^^f^ ^'^'^'^''"^ ^^""^ ^" bouvier un pelitj
^:^ ffî ® ^ l£- A ^fc. _* P'*^^"^^ ^^ graines de sarrasin. Il les
"W, ^mm (M i «Je A. T sema. Les graines levèrent aussitôt.
M ^^ it^MM :^ '^^^ P^^"^^^ grandirent à vue d'œil,
^ zr B ^ 3^ t^ ^ ^ fleuiirent, et donnèrent des grains
a^^«l±^S "^^*'^' '^^ *>o"^'er fit la récolte, battit
9 xR ^r SR aP ^j^ ^p — ' le grain, et en remit à la Troisième sept
^ 'f ^ 9Ê^ ^ "^ ^ >i^ ^ *^"'^ lilres, que celle-ci lui fît moudre
^r^ #»* •> Œ -Jr /f- ^H /ffl ^^"^ "" P^^*^ moulin. Quand Topéra-
A^^^M^âEwTIS tîon fut terminée, la Troisième remit
H^TJr^ AîÈ/WKA ^^^^ ^^"'^ ^^^^^^ ^^ bouvier le bœuf et
J^ m >f>fc -^ SS "Èfir ^ *^ charrue, redevenus figurines inani-
^ a« hJ 'ct ^^sgs et inertes. Puis, avec la farine de
sarrasin ainsi obtenue, elle fit des
^^^M^WkïM'^ galettes. -Bientôt les coqs chantèrent.
Les hôtes se levèrent et .firent leurs
préparatifs de départ. Vous ne partirez
Mmf- ^"^m-t
^ m. ^ "^ '^ 'M ^ "^ P3sà jeun, dit la Troisième; et elle
Mm±¥'\xmi'
Tchâo-kihouo très inquiet, remercia et
sortit, il épia du dehors ce qui allait
j£j|[^|Sft||i]^^ arriver: - Les hôtes s'attablèrent au-
?S ftt 4^ SI ® tS ^ "È^ *^"^ ^^^ galettes. A peine en eurent-ils
'/îfe^'^m^fl^è^ ^^^^^^' ^'" ''^ tombèrent tous à terre,
IT ^ S n*fi ^' 1^ À « se mirent à braire, puis se relevèrent
^ 5^0 ^ ill> ^ 5T ^ 5!k (î<?venus ânes superbes, que la Troisiè-
OT» -/fc ^ ^^ i^fe" iS rfi HCC ^^ chassa aussitôt à Técurie. Puis elle
^ vP . ^ 1*X f^ l-p HjI s'empara de tous leurs bagages. —
^^^S^H^^^M^ Tchâo-kihouo ne soufOa mot de son
^ /t; UA j*^ tÊ yl l+l —* aventure. 11 se promit de s'approprier
-Ï5.^SïiS^rtL/fcfci^^ tour magique. Un mois après, quand
jK J ^ w ^ 71 ^ il eut terntiné ses afl'aires à Lâo-yang,
^h \ if ^ RS ^ ^ ^ *' revint, et descendit un soir à l'au-
-bu ^ & M W& ^ y^ ^ ^^'^^^ ^^ '^ passerelle. U avait eu la
^" ^ 4K ^ ^ ^ '^. '_7 précaution de se munir de quelques
M W R^ W w M ^ ^ galettes de sarrasin fraîches, de même
- 60. - 133
^^AL^J^^^Wt ^^''"^^ ^"^ ^^^^^^ ^^ «^^'^ Troisième. —
§ S 5 Â S S Su S ^'''^'" ^^" ^'•"^^^^'"^ '^ ^^'^»'^ ^^^"^^"t
M^ m y\ ^ M VA'w, niicux. Avant le coucher elle lui de-
ÎE.5RJ|Ë#^ W ^ W^ "^^"'^^'^ ^^ ^"'^' désirait encore. — Je
/^
*@^^;2:^li
dosireiais, dit- il, prendre quelque
chose demain matin, avant de partir. —
M ^' ^ ~* ^ — H M Vousserezlsalisfait, dit la Troisième. —
^ftfMthRH'fl^flH^: ^"''^"t 'a nuJti même manège que la
èS^SÏÏSÏÏF ^"*' précédente. - Au jour, la Troisié-
^ ^ ^ A^ ^ H ^ XR me se présenta, mit sur la table un
"iiW'^ T^J^I^'F* ^'^^ ^^ galettes, puis s'absenta un
•^ B9ên7%lM-f5â*^i* instant. Vite, Tchâo-kihouo prit une
I ^ '^ des galelles ensorcelées, la remplaça
A^^t^5t^lM*l1î P^^ *'""^ ^^s siennes, puisaltenditque
ffi fÊ ;?: ^À :^ BH & *P ''' Troisième revînt. - Quand elle fut
^^W^^^^Mm elle. - .J'attends, répondit-il, que vous
^ 5!c ^ ^ ^ ]^ i(^> ^ "^^ ^^"»cz compagnie. J'ai apporté quel-
A^^^^-^jv:,—-^ ques galettes. Si vous ne goûtez pas
^ w ^ ^^ :ft T — . ix les miennes, je ne mangerai pas des
0ffl4^!î|î; — ^^jfe-jg vôtres. - Donnez, dit la Troisième. —
^:^^^^M^f^ ^'^ "^^^^^ '"* P^^^^ ^^ galette, qu'il
ten aS-^^Q^' ^^^*^ "^^^'^ ^" P'^^* ^ P^^"^ ^' eut-elle
1^ ^ y\ f^ VZ ^ *^ V3L mordu, qu'elle tomba à terre, se mit
rr.^>^/V]^;|^][t^ à braire, et se releva, ânesse superbe.
^ HT ^ |-| A^ »^ ^ -j^ Tchâo-kihouo la harnacha, la monta,
JZ. m -P* — «a 5 S- I ^^ continua son voyage. 11 s'était aussi
I S "i m ^ j^ ^ A emparé du bouvier, du bœuf et de la
^ ^^ Mj^M ^iP ^^^•''"^î "^^^^^ "'^y^nt P»s la for-
iâ VU 4^Jt -^ :^ ^ ^ ^ niule, il ne put jamais les animer, ni
T^ ™ 3Kl J ^ St IH w changer personne en âne. -^ Quant
^f^ t^ ;;^ f^ ^ ;f^ ^ j^ à la Troisième, ce fut l'ânesse la plus
lH*^^WllIât^^® vaillante qu'on pût imaginer. Rien ne
/Ê^ yV :ft 1 r 5^ ^ Vm iX, jour. — Quatre ans après sa mélaoïor-
^ ii î^ iS ^ ^ ^ î^ P*^^^®' Tchâo-kihouo fit sur son dos Je
H^ gfs ^ ^ gA» TFte g|ft voyage de Tch'âng-nan. Comme il pas-
3È ^ ^ ^ uu !%> ïïi sait près du temple du mont Hoà, sou-
^^-IP ^ iP H M ^ i^ ^^''^ "" vieillard se mit à battre des
i3i — 00, 10,
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mains, puis dit en rianl: Eli! la Troisiè-
me (Je la passerelle, comme te voilà
faite!.. Puis, saisissant la bride de
Tànesse, il dit à Tchâo-kihoao : Elle a
eu des torts envers vous, c'est vrai;
mais la pénitence qu'elle en a faite est
suffisante ; permettez que je la délivre!..
Et saisissant à deux m^ins la bouche
de rânesse, il en déchira les commis-
sures. — Aussitôt la Troisième sortit
de la peau de Tànesse, sous son ancien-
ne forme humaine. Elle salua le vieil^
lard et disparut. On n'eut jamais plu^
de ses nouvelles.
Voyez InIroducUon XVIU. — Texte du neuvième
siècle. — Bon spécimen des légendes taoïstes. Le vieil-
lard de la (in. est un tâo-cheu doué de seconde vue.
70
Tout la monde dit que, quand un
homme très violent est à Tagonie, si id
koèi chargé d'appréhender son âme ne
vient pas à bout de lui, il réquisitionne
d'autres koèi pour lui prêter main forte^
En pareil cas, les koài réquisitionnent
aussi parfois des hommes. Témoin
l'histoire suivante. — A Tâng-tcheo«
(Kiâng-80U), la femme d'un certain
T'âng, était une virago terrible. Elle
avait fait périr je ne sais combien de
concubines et servantes de son mari.
Un jour elle tomba gravement malade.
Dans son délire, elle ne cessa de pro-
férer des injures, et de gesticuler com-
me si elle se battait contre quel-
qu'un. >- A c6té des T'àng, habitait un
certain Su; lequel était doué d'une
force prodigieuse. Soudain cet bomme
- 70, 7/. « i35
*^ i|^ '^^ 1^ 3 M ^ perdit conuaissaDce. H criait et gesti-
culait, comme quelqu'un qui lutte avec
acharnement. Cela dura jusqu'au
^mmrs^^:sf-
^ tt ^ ^^ Q ^ B troisième jour. Alors le Su, revenu à
A R8 '^ 3^ BÊ i& ^ '"^' raconta ce qui suit... Les koèi
yV I J ryt ^ HP -«p &• envoyés par le juge des enfers pour
appréhender la vieille T'âng, n'en sont
^%mi^^Mmmm
^ 7^ ^ m ^ j^ ^ ^^^ venus à bout. Ils m'ont réquisition-
^mnn^i^^^
•né. J'ai dû lutler contre cette vieille
durant trois jours. Eufln j'ai réussi à
^ m ^ ^ fA ^ ^ 'u^ nouer une corde au pied. Les koèi
m^m ^mA
l'ont saisie, et m'ont rendu la liberté. —
0» alla voir. La vieille T'âng venait
d'expirer. Elle avait au pied gauche
5l5 ^ 51* ^ »^ ÎÎD ^ ""^ ecchymose bleue.
Parfois même des vivanU sont satellites attitrés du
^uge des enfers. Voyez le numéio suitunl.
71
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L'histoire suivante arriva, alors
qu'il était encore jeune- étudiant, à
l'académicien Cbènn-h0oaa de Tchôu-
toonn (Hôu-pei). 11 avait un condisci-
ple nommé tchâng, qu'il aimait beau-
coup; Cet ami n'étant pas venu à l'école
durant plusieurs jours, Chènn s'infor-
ma, et apprit qu'il était gravement
malade. Il alla chez lui, pour lui faire
visite. Devant le temple des^ancêtres
de la famille, il remarqua un person-
nage à la haute stature, qui vériûait
l'inscription placée au-dessus de la
porte. Le trouvant suspect, Chènn déût
sa ceinture, s'approcha par derrière, et
le fit prisonnier en lui liant les jambes.
Que faites-vous là? lui demanda-t-il. —
Le jeune Tchâng doit mourir, répondît
le prisonnier. J'ai ordre d'avertir les
i36
— 7/. —
m^M^f')r'Ê,mAm
mânes de ses ancêtres. — Sa nière est
veuve, dit le Chènn, et lui n'a pas en-
core d'enfants; ayez pitié et dites-mol
comment on pourrait le sauver. — Je
n'y puis rien, dit le grand personna-
ge. — Le Chènn supplia encore. -- Eh
bien, tenez! dit l'autre. C'est deQiain à
midi juste, que le jeune Tchàng doit
mourir. Cincf koèi viendront avec moi,
pour saisir son âme. Préparez un festin
pour six, sous le grand saule, devant
la maison. Les koèi ont toujours faim
et soif. Un tourbillon de vent descen-
dant, vous avertira de leur arrivée.
Invitez et servez-les aussitôt. Si vous
arrivez à leur faire passer l'heure de
midi, le jeune Tchâng sera sauvé. —
Le Chènn dit tout cela à la famille du
Tchâng. On fit aussitôt les préparatifs
indiqués. Tout se passa comme le
grand personnage avait dit. La respira-
tion du jeune Tchâng baissa graduel-
lement jusqu'à midi, puis renionla
lentement. Les koèi avaienflaissé pas-
ser l'heure. Le jeune Tchâng guérit. —
Un mois plus tard, le Chènn fit un
songe. Le grand personnage lui appa-
rut, l'air triste et dolent. J'ai payé clier,
dit-il, le service que j'ai rendu, l'autre
jour, au jeune Tchâng et à vous. Je ne
suis pas un koèi, mais un homme. Je
m'appelle Liôu, et suis de Hiâ-cbea-
tchenn, porteur de 'palanquins de mon
métier. Je faisais parfois du service
pour les enfers. Les koèi de l'aulre'jour,
m'ont accusé d'être l'auteur de leur
mésaventure. J'ai reçu quarante coups
de rotin. Ils m'ont brisé les reins, et
rendu impropre à mon métier. Or j'ai
encore trois années à vivre sur la terre.
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— 7/, 75. — 137
Veuille/, prier Mousieui* Tchâng de
vouloir bien se charger de moi. Faites-
lui savoir qu'il deviendra bachelier,
puis licencié en telle année, et qu'il
aura deux fils. — Le Chènn fit la com-
mission. Le Tchâng prit une somme
d'argent, et se rendit à Hiâ-cheu-
tchenn. II trouva le Liôu, incurable*
ment paralysé des deux jambes. Para-
plégie subite, diraient ceux qui ne sa-
vaient pas. — Le Tchâng lui fil une pen-
sion viagère. Ensuite tout se passa pour
le Tchâng, comme le Liôu avait dit au
Chènn dans son songe.
Voyez InlroduclioD V cl VI. — Dpslra éludé. Noui
en verrans de plus forles, en ce ^renre.
72
Le père de Où-sanfou, de Sôu*
tcheou (Kiâng-SDu), était un vieil
avare. !1 avait amassé une somme
d'environ cent mille ligatures, dont
une bonne partie toutefois revenait à
ses associés. Un jour il dit ù son fils
Sânfou: Mes associés n'ont entre les
mains aucune reconnaissance écrite.
Si je mourais subitement, ils ne pour-
raient rien le réclamer, et tu garderais
tout ce que j'ai en ce momeiit. Je vais
me pendre. — Sânfou ne prolesta pas.
Son père se pendit. Sânfou ne : le
dépendit pas, nia les dettes, et garda
l'argent. — Cependant un certain Kôu-
sinni, qui ignorait les dettes, mais
qui savait que Oû-sanfou n'avait rien
fait pour sauver son père, résolut de
lui soutirer quelque somme. Il s'enten-
dit avec un lutin. quelconque, prépara
18
138 — 12.
^ iS. >l^ >è ^ il ^ ""^ séance de spiritisme, et invita
m^mmmmm
Oû-sanfou à y assister. Quand celui-ci
eut, à son. tour, brûlé sa demande eo
^ Wi Q âl fÊ >^ 9 s® prosternant, le pinceau écrivit à
•jr I rajj -t JJ^ g -1^ grands traits: Sànfou, je suis ton père.
te ia S^ ^ £ -S S Q"""^ J' ^''^ ^'^^ ^''^ ^' mon projet
5^: MC ^K ri fP lA Kï de me pendre, tu n'as rien dit pour me
1$ 1^ ^ -S :^ ^ ^ dissuader. Quand je me fus pendu, lu
n'as rien fait pour me sauver. Pour ces
graves fautes, tu seras bientôt châtié
x:iLm^~m^
w j^ z:z ""F ^ P9 rigoureusement dans les enfers, à moins
^ gâ ^ ^ ^ m: BQ que tu ne donnes vile â Kéu-sinni la
" * somme de trente mille ligatures, afin
qu'il fasse faire pour mon âme la gran-
^B^-m^m^
^ m ^(0 IPl >^^ ^ ^® cérémonie expiatoire. Si tu ra'écou-
@ ^ ï@ ip M i^ ^.
^ 1^ ^ H 4 5^ flo
"f BB @$ "F ^" ^If fie "®" ^^"^ ^^^^'' aupaiavant refusé et
protesté, comme s'il lui coûtait beau-
coup de se charger de celte alTaire. —
Après les évocations, on but. Quand
le», mon âme passera le pont, et loi tu
seras absous de ton crime. — Persuadé
que c'était son père qui lui parlait,
Oû-sanfoa donna aussitôt à Kéu-sinni
trente mille ligatures, dont celui-ci lui
remit un récépissé en bonne forme,
)/X ^^ ^ fii liX ^^ Etr Oû-sanfou fut ivre, Kôu-sinni s'empara j
— - .^ -M- -*- :gl ^ lll ^" récépissé, et le brûla. — Le lende-
— *^ >tpi "ta. ^ ^ "^ main, Oû-sanfou ne le trouvant pas, le
I A^ 35^ nX K 5 fl^ fit réclamer. N'ayant reçu de vous
^ fë* '^ ^ ^ H "^^ aucun argent, répondit Kéu-sinni, quel
^*^ récépissé puis-je vous avoir donné? —
Oû-sanfou comprit qu'on lui avait, volé
^^Z'^Z^.X
JS ^ .^m ^ "G SS x^ trente mille ligatures. Comme il était
jgr ^ ^ ^ 1^ *^ ^ Celui-ci était devenu très riche, par le
ê& ^ ^ ^ li£ ^ 4^ placement à intérêt des trente mille
^ ^ ^ ^ S^ ï'gatures. Jl eut pilié de Oû-sanfou, et
S^ "M B« -If ïiC ïit DC était à peu près décidé à lui donner
alors fort aicîé, il n'insista pas. Mais
plus tard, étant tombé dans la misère,
il s'adressa de nouveau à Kéu-sinn i. -
73
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— 7^, 73. — 139
trois mille ligatures, quand son oncle
lui dit: Si vous faites cela, ce sera
comme un aveu et une reconnaissance
de votre vol. Soyez plutôt impitoyable,
pour ne pas donner prise sur vous. —
Kôu-sinni suivit le conseil de son
oncle. — Où-sanfou demanda justice
au mandarin. Ce fut en vain, puisqu'il
n'avait aucune preuve écrite. — N'ayant
plus rien à espérer des liommes, il en
. appela aux esprits infernaux. Il rédigea
une accusation contre Kéu-siniii.etalla
la brûler au temple du tch'dng-hoang.
Trois jours plus tard, il mourut subi-
tement. Trois jours après sa mort, Kéu-
sinni et son oncle, moururent tous
deux subilement. Cette nuit-là, les
voisins des K6u virent leur ruelle plei-
ne des gens dutch'ông-hoang de SOa-
tcheou, venus avec des lanternes pour
quérir l'oncle et le neveu. — Ce fait
est arrivé durant le quatrième mois de
Tan I76i.
Voyez Inlroduflinn 111 et XV!. — Lé« légendes
eliinoises CKposcnt .ndmiratilem^Dt toutes Ifis tromperies
auxquelles les évocations spi rites exposent. Tous croient
que ces évoiations meltent en comoiunication avec les
eitprits- Mai$; tous croient aussi que, après tout, on ne
sait jamais au juste k quel Tarceur d'esprit on a affaire,
si l'esprit évoqué ne roent pas, etc. — Le pont qui
ramène dps enCers en ce monde, par la métempsycose. —
Justice infernale. Le voleur Kôu fait restituer au ù(t>,
le bien volé aux associés de son père. A leur tour, les
deux Kôu sont punis de leur vol. — Comme les man-
darins terrestres, les mandarins infernaux ne siégrent et
ne reçoivent les plaintes qu'à cerlaing jours; de là le
deux fois trois Jours de la On.
73
A Hâng-tcheou (Tchée-kiang)
vivait un certain Liôu-ihien, calli-
graphe et dessinateur foit habile. Dans
140 - 73.
son voisinage, deux hommes, le père
et le fils, habitaient seuls une maison.
_ ._^ .- .. Le père étant mort, le fils fit inviter
^ "ê Ma ffiî ^ ^t "^ Liôu-ihien à venir faire le portrait du
"H? ® P % 'fB 3^ ^ défunt, et sortit pour aller acheter unj
^ •^ -^ 2 b^ "^ "^ cercueil. Quand Liôu-ihien arriva à ls|
S ^ ^ ^ 5fê TO ''^ maison mortuaire, il n'y avait pérson-f
^/ 7^ ^ ^ O 'Çp ^ "^ ^^ trouvant pas le corps dans \i
t^r^mm^ K 1S <^*i^°^l^''« ^" t»«^' ilraonla à l'étage. \À
m ^^ m ^J ^"^^ y^ ^ cadavre était étendu sur le lit de canijj
iS H *^ 4ii ^ -S ^ d'usage. Liôu-ihien s'assit, étendit soi
4U ffr »?â ÎS rfiï fik ^ papier, et prit son pinceau. — Soudain
-!i ^ i^ i=i ^ ^ '® cadavre s'assit sur son séant, bûilli
^ ^ fg: JP Ci ^ 1# et s'étira. - Gare! se dit Liôa-ihienj
{fia '^^ "^ l^ lia ^ ^'^^^ "" vampire. Si je bouge, il sau^
^^\>lijn^iA^Vd ^^^^ ^^^ "^^'' ^^ ^^ "^'enfuis, 'il courr^
wn "» *>^ 51" ^ ^ ^ après moi.* Le mieux est de rester tran»
J^ ^ W ^ ^ ^ M quille et de dessiner. — Il dessina
A ïP ^ 'ffî -^ P 'fi' donc. Chacun de ses mouvements, ei
1^ « S ^ ^ Aif -^ provoquait un semblable dans le corps
'rB ^^M: tm ^ ^^ A du vampire. — Enfin le fils du défuol
^^ tii S5 iM: ^Ij 1^; ^ rentra. Quand il vit le cadavre de son
^jÇ ^ ^ "^ pi JM^ ^ père assis sur sa couche, il s'évanouit
^ ^.'Jhh ^ *^ t^ de terreur. Un voisin étant monté à ré-
^ ^Li^ 4^ X ik^ ® ^ tage, s'évanouit de môme. Liôu-ihiel
f^ ^ >^ ^ xâ j^ 1^ dessinait toujours. — Enfin il entendi^
4^ yÈf 4ïfe H T* S^ A* ^^'^^ ''^ ^^"*' '^^ portefaix qui apport
^ "^ ™ Au ^"^ ]r ^ taieut le cercueil. Armez-vous de balaî
5£ ^ ïfa ^ $B ^ «^ ^^ montez vite, leur cria Liôu-ihien. -*
a-* j^ i=a :^ ^ ^ Les portefaix comprirent, monlèrenl
S ^ xir tombèrent sur le vampire à grand
coups de balais, l'abattirent sur sa coi
$" ^t ^ ^ J^ ^t ^'*^' P^'^ l'enfermèrent dans le cep
fô 7^ îTrî "Hi^ ^ j?A cueil. Ensuite on ranima, avec de 1
TM ^ nW -ftiC ^ ^ tisane de gingembre, le fils et le voisin
V^ojez Inlroduclion IX. — Si ce pauvre viens H
fui pas enterré vivant, il eut de la chance. — Les<;ofl
craignent les l)alais faits en forme He verbes. Cel*
t* croyancfi remonte à une haute antiquité. Voyez TP paf*
-^ 8'.J et 85.. Les halais anciens étaient en roseaux, H
zmf&m^^
ntMiiLPT^
moilerne.s sont plutôt en bambou.
- 7). —
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74
Hoâng-siangtcheou raconte qu'un
paysan de ses voisins avait un fils Agé
de quinze ans. Cet enfant fut tué par la
foudre. Le père fit une offrande au
génie de la foudre, et l'accompagna de
ces paroles: génie de la foudre, qui
oserait l'offenser? foudre, qui pour-
rait te résister? Néanmoins, génie de
ia foudre, je me permets de te deman-
der ceci. Est-ce pour un crime commis
durant cette vie, que lu as frappé un
«nfant de quinze ans, incapable de
mal? Si c'est pour un crime commis
dans une existence précédente, que tu
l'as frappé, pourquoi, lui avoir donné
la vie? Génie de la foudre, génie de la
foudre, qu'as-tu à répondre à ceci? —
Quand il eut déclamé cette adjuration
devant son offrande, le père récrivit
sur un papier jaune et la brûla. — Sou-
dain un coup de tonnerre retentit, et
Tenfatit ressuscita.
Voyez Introduction IV. — D'après les Bouddhistes,
rame expie d'abord ses démérites positifs, les péchés de
celte existence, dans les supplices du purgatoire ; en^aite,
réincarnée, elle expie son manque de mérites, par l'ab-
jection de sa condilion durant son existence suivante.
La foudre tue les grands criminels, pour des péchés ré-
cents et notoires; ou délruii leur répuiation imméritée,
en brisant leur tombe, alors que les contemporains peu-
vent encore savoir pourquoi. La conscience populaire
n'admet pas, qu'un homme soit foudroyé pour des péchés
que ses contemporains ignorent, puisque la foudre est
considérée comme un avertissement salutaire donné par
le Ciel à ces contemporains, et qu'ils doivent compreo-
dre. Dans les cas très rares, oii la fiuidre frappe encore et
C! core, de génération en génération, quelqu'un do ces
criminels historiques, exécration du genre humain, com-
me Pâi-k'i le massacreur (TH page 224), chaque fois la
fondre écrit le hom du scélérat sur le corps foudroyé,
reptile venimeux ou autre. Car ceux-là, dit le peuple,
le Ciel les abhorre, et veut que les hommes de tous les
temps les abhorrent de même.
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^ 1^ 'il> ^^ mi w ^
M^Jl'M^^MM^ ^^"^ *^ province du Koàng-tong, à
»ÎB 4S ^rt 4ït :> &fr -+ 1^ le-tcheou, la mère septuagénaire d'uai
iS, 'W w 741 -O n/| M /.:t=i paysan nommé Soûnn, se transforma
'ÊÈ A> ^^ J^ ^ ^ ^ j^^ soudain de la manière suivanlef Des
*rt >^ >7 ^ 3p drrC S' ^ PO'ls lui poussèrent, d'abord sur les
ilécliit, et une queue se dessina au
bout de la colonne vertébrale. Enfin,
un l)eau jour, elle se trouva être une
louve blanche parfaite, et s'enfuit on
ne sait où. Ensuite, une ou deux fols
par mois, elle revint voir ses enfants et
ses pelils-enfants. — Les voisins effra-
yés par les allées et venues de cette
louve, résolurent de se défaire d'elle.
Jls préparèrent leurs arcs et leurs sa-
bres. Alors les belles- filles de la louve
achetèrent une provision do pieds de
cochon. Quand elle revint, les jeunes
femmes lui servirent ce régal, et lui
dirent: Belle-mère, nous vos enfants,
nous n'avons pas peur de vous. Il n'en
est pas de même des voisins. Ils se dé-
fient de vous, et ont résolu de vous
tuer. Ne revenez donc plus. Nous serions
trop affligées, s'il vous arrivait mal-
heur. — La louve pleura, examina une
dernière fois tous les recoins de l'habi-
tation, puis partit. On n'eut jamais plus
de ses nouvelles.
Voyez Introduction XX. — I.ycanlliroiùe.
76
Un certain Yînn-ueheng, qui habi-
tait dans un faubourg de Hâng-tcheou
7«
143
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rr tïo ffi 1 1^ i^
(Tchée-kiang), était allé à Chà-heae-
t'an pour aflfaires. Il y acheta une demi-
livre de rnacres, quMl mit dans son
sein. Au retour, comme il passait par
un endroit solitaire semé de tombes, il
crut sentir que le paquet diminuait de
volume. Jl mit la main dans son sein.
Ses macres étaient parties. Il retourna
sur ses pas pour les chercher, et les
trouva, déjà pelées, dans un cimetière
auprès duquel il venait de passer. Il
les ramassa, les remit dans son sein,
rentra chez lui, et se mit à les dégusr
ter. Soudain, saisi d'un transport, il se
mhà crier: «Voilà si longtemps que
Dous n'avons mangé de macres. Nous
les tenions, et tu nous les as ravies.
Avare! Pour te punir, nous sommes tous
venus. Si tu ne nous régales pas com-
me il faut, nous ne partirons plus. » —
Comprenant qu'ils avaient affaire à
une bande de koèi, les gens de la mai-
son s'empressèrent de leur préparer
un bon repas, et leur firent toute sorte
d'excuses. Enfin ils les congédièrent. —
A Hâng-tcheou, quand on congédie des
koèi, Fusage esr que quelqu'un marche
devant pour leur montrer le chemin,
tandis qu'une autre personne ferme
vivement la porte pour les empêcher,
de rentrer. Au moment où, les koèi
étant congédiés, ou ferma la porte,
Yînn-ueheng se mit à hurler: «Les
hôtes ne doivent-ils pas être traités
avec civilité? Voilà qu'on m'a écrasé un
pied, en fermant brusquement la por-
te, alors que je n'étais pas encore sorti !
A moins qu'on ne me serve un festin,
je ne m'en irai pas! » — La famille ser-
vit le festin et lit des excuses. Alors
U4 . — 10, 77. —
ÏÏO ^i ^ ffê éW ^ '^'7 ^ seulement Yînn-ueheng revint à lui.
Â^ \yi Pï ^fr + 32 ^ ^ ^^^^^ ^' "^ recouvra pas une santé par-
SkX tjfiAJ-^^JW faite. Il eut des transports de teaips eo
^ # #1 Jt W% Pï9 ^ fff temps, et finit par mourir.
^ *^ im ^ *KE iW* E3 42r Voyez liilroflucllon IX. - Possession par des ko'cK
ttW l/P« HKJ -WC VTi H\ I^ S^ faméliques. - Voyez numéro 21 noie. ;
^^A;^^^^!^ ^ Châo-hing^fou (Tchée-kiang).
M^ -jar f — w<^ ^ -y (^^ns uue riche maison bourgeoise, un
^ ^^ TvC 7:r TO ^ ^"^ appartement séparé était condamné
yimtï^^M^l^ depuis longtemps. Un soir un hô(e de-
^^^^mm §i ^^"'^^ rhospilalité. fl y a bien un
Bfe^^S;Sï; a m U tS ^^1^»''^^"^^"^' »"» ^^t le maître de la
'tiHu/niîT/vBlM^ maison; mais oserez- vous y passer h
^^Mï(Q W ^ ^ i^ ""'^^ ^ Pourquoi pas? fit Thôte. -
^ ^ j^ T ffi ^ ^'S iW* ^° raconte, dit le maître de la maison,
^ ^ J^ .^1^ ^ ^ ^ ÏÏI ^"^ ^^"'^ voiluriers y ayant dormi,
}^mi.mP!^^U s'enfuirent terrifiés à minuit. Ils direul
^ g|?l l^j ^ ^ éÊ 5J$ ^-N qu'un nain, haut d'un pied seulement.
n ^^ n -hrt ^t^ MM x¥^ iif^ïL av^^ît grimpé- à leurs rideaux et cber-
Jl^ M Jl^ W^ m m >!<' ^ ché à escalader leurs iits. Depuis Ion
JiZf^jlt^^'iS^ personne n'a plus osé coucher dans ce
-HrifciÉI BSî^rfc^ appartement. — Laissez-moî tenlei
_ -T M. & k ^ raventure, dit l'hôte en souriant. -
P Œ ^ A ^ Voyant qu'il y tenait, le maître de li
^ *|5 ^ ^ ^ ^ï A=; "^^^^^^" ^^^ épousseter l'appartement, e
;;â -fen te *fr ^ sa t?^ disposer ce qu'il faut pour passer Ij
SÎ5S5'S2^ ""'^^ " '^''^^^^ ^''''^ '-' ^^"g«^ ^»
^ ± # ^ M <1W^ lumée, et mit son épée à portée de s
ft A ^ î^' it' -^ W "^^*"' "^ """"^^' *' entendît un lége
S 6lf 3^ e ^ -^ i^ ^^'^'^' ''^ ^^^'^ bonhomme furetait dam
ri ^ ^ >© ^ — * Tî^ la chambre. Il commença par feuillelei
Wi"S ^^^^^'^ '^^ l^^P'^^s ^^ ^'^^^^«- P"is il ouvrit Si
#1 îf^ ^ ^ ^ Pi M "''^''^' ^" ^^^'^ '^^ ^*^j^^^ *'"^ ^p»"^
I.A P* ^ BH ^ ^ ra ^'^"^•■^' ^*^ '^^ examina à la lumière d
M ©O W ^ '^ Hi >© la chandelle. Au fond de la malle, i
- 77, 78. - U5
|[| ^ 78 ^ p||n <?^ découvrit une liasse de pétards de pre-
HÈ "^ "â" A oÊn âifr mi^re qualité, vrais pétards de Hoôi-
5B -HS 5^ A ^ St tcheou (Nân-hoei). Gomm« il les eia-
§ 3É 6$ S Wi ^ minait, la chandelle cracha, et une
flammèche tomba sur la tresse des mè-
ches. Tout le paquet fit explosion, avec
un bruit formidable. Le yâo-koai pous-
^ PT i? ^ (S) sa un sifflement aigu et disparut. —
I/hôte continua à monter la garde,
pour le cas où il reviendrait. Au matin,
il raconta au maître de la maison, ce
$ ^ ]^ ^ 4j^ ffl ^"^ '"^ ^^^^^ arrivé. La nuit suivante,
-— |- 0^ .^ /w . L- il coucha de nouveau dans Fapparte-
" ^ mJ |/7 Tv ^ ment jadis hanté. Le yâo-koai ne revint
tl ^ >g îi .^- M jamais plus.
mm m « «î fô
ra ^ ^h M >r
Voyez Introduriion Vlll. — L'expaosion des gaz
d'une explosion, refoule au loin les koêi et les kodi. De
là une coosoramalion énorme de pétards, pour préserver
personnes et locaux, dans diverses cirronstances.
s fl& M M ^ ^
ii « !^ -jl? IZ >^ A Pékin, faubourg Te h' oûng-i¥enii,
IW ^ 7o JVC 3È, ^ carrefour ttoà-eull, habitent surtout
^Ci^ ^ lâ ^ *(IS Jt ^^^ fleuristes. Une jeune fille de ce
% >& âÈ 3^ ^ SL quartier, subvenait aux besoins de son
^ ^ ^ - vieux père, en exerçant cette industrie.
mM^ fp ^ ^ Le vieillard tomba malade, et ne put
^ 4^ ^ J^ g , plus quitter le lit. Le chagrin ôta à sa
^ ^ hEt ^ RA: ^ ^'*® Tappétit et le sommeil. Elle prodi-
SS Jvl' 3îC ^ i^ 5p guait à son père toutes les consolations,
iP J3^ ^ S l^ê ^ P">s pleurait en secreL — Un jour elle
Jft £â "^ ^ ibd apprit qu'une matrone de ses voisines,
-2 ^ ^ ^ a''a*^ ^^ rendre en pèlerinage, avec
3^ IJÇ ^ ^ ^ lï d'autres femmes, au mont Yà-ki. — Si
^ JS 4^ ift i^ j'allais là, demanda-t*elle, obtiendrais-
iH* Y -A: ^ ih» irr je la guérison de mon père? — Ceux
^* •% ^"^ ^^^ y P'*^** ^ "" ^^"'^ sincère, dit
M ^- iît ^-" ^ *^ la voisine, obtiennent tout ce qu'ils
19
U6 _ 78. ^
^^ ^ ^ ^ ^^ demandent, ~ Quelle dislance y a-t-
A Gi-frl>l^î^llf ''^"' ^^"^ stades. — Qu'est-ce qu'un
ib -5 ^ iS J S ïï ^^^"^^^ "" ^^^ P^^- "* ^^ J®"°^ ^"^
yC >i^ S ^ T- f^ M g»*ava ces chiffres dans sa mémoire. A
>\ H^ 5^ RS >9 § M. ^^*^" ^® ^^ ^^"'' chaque nuit, quand
mi^^^^-m
^ # # fë y #
son père était endormi, elle sortait daci^
la cour, et là, une baguette d'eucëiis à
^ § ^i êP ^ îfcà; f^ '^ ""^^"^ ®^'^ 3'ï^ît et venait, comptant
PË ^^ ift h fSl â H soigneusement tous ses pas. Enfln,
n^ j^ ^ m /Jt ^ S- ^"^"^ 6'^6 n'^n pouvait plus de fatigue,
P^ ra fia ^ f'»! § T « prosternée dans la direction du mont
Yâ-ki, elle disait: Veuillez m'excuser de
ne pas aller à votre temple. Etant ûlle, je
— _ ne le puis. — Au bout de quinze jours,
iSfâ gg ^ ^ |i| M e*'e ®"^ ^^»^ 2^ °^*"® P^s. C'était juste
B3 Fï E& 'S lE HJ" — • '^ moment où les pèlerins affluaieoi
ly a «X « ^ ^ au mont Yâ-ki de toute part, pour
^ ^ r J RB flu ^ S. vénérer la déesse de l'aube primordiale.
§^;g^g,âJ^^^ Il y avait foule. Nobles Qt gens du peu-
a ^ pÊf pS ^ rm 'ter P^® se coudoyaient. Dès le chant da
^ * Ç - ^ ^^^' ^'^^^*^ ^ ^"^ pénétrerait dans le
M ^ § § TC BM ^ temple. Car, disait la tradition, celui
~^ ^ iffe 'i^ S ^ ^'"' '^ matin, offrait le premier son
encens, était certainement exaucé. -
Ce jour-là, dès l'aube, un eunuque très
^ ^ "^ 3E ^ ff riche, venu de Pékin, bloquait la porl^
du temple, afin d'arriver le premiet
Dés que la porte s'ouvrit, il entra
Jl ^ ^ iW I5C I Quelle ne fut pas sa surprise, en ar-
2i SS 9 ^ ^$ "5^ ^ rivant devant l'encensoir, d'y trouvei
pi(|ué un bâtonnet d'encens fumant. 1
^ , se fâcha, et s'en prit au gardien di
^ îfit dfe A M il i^- temple. — La porte était fermée, dî
""^ ^ ^ fit im ÊB ^ celui-ci; je ne sais qui peut avoir offert
wj ij^ |L-| Wl ni cet encens. —Je reviendrai demain ma-
tin, dit l'eunuque; fermez mieux votre
"F* ^ ^ ^ -^2! ^ porte. — Le lendemain, bien avanl
"fr -Ifi: ES îM "F* Jt^ ;^ Taube, l'eunuque était devant la porte.
^ ^ ^ ^ !^ ^ Quand elle s'ouvrit, il courut ven
Bîl wT -^ Hf iS jffJ ^ reucensoir. Un bâtonnet d'encens i
~ 78, 79. ~ ,47
^^ f$^ S^ Mi ^ ^ fumait déjà, et, devant Pencensolr, une
"^ Dn ^ "^ -ffr i^ilhouelle de jeune fille élail proster-
« ^ :^ T* "^^' ^^ s'Ihouclle s'évanouit, au bruit
M m « UJ % q«e fit l'eunuque. - Qu'est ceci? de-
SH 6i ^ P? IS manda celui-ci. Des koèi ou des koâi
EF '^ -i^ >VK A ^^'■^?'"'*^ ^^ rencens à celte déesse?..
^ aB 3Ç >" r yv Et il sortit du temple, pour demander
'^ "iC ^ S^ ^ aux pèlerins qui affluaient, ce qu'ils
^ ^ -fb ^ 'fé? ^" pensaient. — Ah ! s'écria soudain la
S K m ^ -P matrone dont j'ai parlé plus liant, c'est
^ 1^ Bg ^ ^ l»ien sûr la pieuse fleuriste de Pékin.
^ ^ ift i^S ^ ^^ pouvant pas venir en corps, elle
^^ ^ -n- ^tL PH ^^^^ envoyé son âme, pour impélrer la
-^ :S: » SR guérison de son vieux père. — L'euûu-
^ iS ^ >2 q"c fut l'^és édifié. Dés qu'il fut rentré
^ 1^ ^ âfi -^ à Pékin, il alla visiter la jeune fille,
S ^ S ^ S la loua de sa piété filiale, et la secourut
wf S w mr W généreusement. Le vieux père guérit.
^ I^ ^ <ÏÊ liîft ï-'aîsance revint dans le pauvre ménage.
" ^V £0 iX BU ^"^'" *^ jeune fill^ épousa un riche
négociant.
VofCi InlroducUon X. — RéMse de l'aube primor-
diale, litre dans le goût taoïste. Vorex TH paye 1845. —
C'est la fameuse déesse du «ont rdi^chan, petite-
file du dieu de la montagne, patronne et surveillante
"^l J^ ''"^* ^^ des renards, inventée par les Taoïstes modernes, et très
tAf ^J^ ^B *[q|* vénérée par le peuple sous le nom vulgaire ^<î ^ JHf m
rt - nl^ ^^ ^ff rien, uai nai, grand*mère cél^œ.
É - <&
^^m\^ A fleûe-kîen (TchécNli) vivait un
WC "j/i^^ ^ certain Tîng. C'était un mauvais garne-
ment, un chercheur d'av6ntures. ii al-
lait seul dans les lieux fréquentés par
les renards, et y posait des billets, dans
^ *& ^ ^^ lesquels il sollicitait leur amitié. — Un
^ M ^. ^ jour un renard lui apparut sous forme
^ ^ " humaine, lui dit qu'il avait 50 ans et
I^ ^ m qu^îl s'appelait Où. L'amitié de ces
mzmm
79
^|i|i:A
^0Jlfc
148 — 79. —
A|iili%®M^Hi ^^"^ individus fut bientôt très înlime.
#^ ^ a ^ :^ &^ 6ïr '^^ ^^"^ ^*^ ^ ^"^ voulait Penleodre,
AcSS^n^ÉSSÏ ^"'^" ^«î^ ^'«°^îS' ^"cun homme ne
flRRwJt5lw^3btt5îC valait un renard. ~ Un jour le rmg
è ^ ffi "^ ^ ^ ^ fra '"^ "*" ^^^ ''^ ^''"^'^'' ^'^" ^'''' ^^ ^^^^
A^C db6- to h d» kll J^ ^^^ lanternes (quinze du pr^î^iiei
ÎW ftX «A L i^ fn m mois) à Yâng-tcheou (Kiàng-sou). -
A^#>bS^Sl^Jïi ^'^" ^^ P^»s facile, dit le renard. -
£ÏÏ/»2SS^^ ' *^*'" ^«"'^ '"^"^ ^^^^^«- - Mets oioa
M ^ m 7±7^ fSmm habit, dit le Où au Tîng, ferme les
^^fê^lJÊPl&^Sç^ ^^^^' ^^ ^'^'^^ ^^^^ '"^*- "" Soudain le
^ P\ Ï3C «* Ba -^ 3MX «ft i;air sifflait à ses oreilles. En un ins-
/h'^îif^ii^ 0T la"t, il fut transporté à Yâng-tcheoo,
JBKSnAfc^SjÉiHfe^ au-dessus de la demeure d'un ricbe
3rSlS!fffTlS^S "^^^^»a"^' «" 0" jouait précisément II
Us Uf^ ^ i^ yJ m^ Pi "^ comédie. Soudain Koàn-ti parut sur la
^ ^ ^ H ^ ^jî P^ -f scène en brandissant son sabre. Le
•>ji,-T-^aj*Éi3? I renard effrayé lâcha le Tîng, qui lombi
iœ HH n A^ » ^^ ^^^^ ^" "^'^^"^ ^^^®* ^^ ^"^ aussilôl
W T m lUmMi^J^ appréhendé et livré au mandarin com-
^èt^1^Bi^^Mà1^ "'^ magicien. Il raconta son histoire,
Hi *li 4at ^ ^ >^ '^ y& et fut renvoyé à Heûe-kien par la poli
Cm ^ n fgf J^ ^ — 5C ce. — Quand H revit son renard, il lui
J^i^ ^ Ma "^^ ^ \ flt des reproches. — C'est que je suii
US W HMT^ffl^ timide, dit celui-ci; Koàn-ti m'a fal
P Tm^ ^ m Jj mVXi me. ^ AIi! tu es marié, dit le Tîng. -
^$(llK^^2^^'^ ^^^ manière des renards, dit le Ot
@Pf4ft MTÊÊ^ÏWf '^^"^ vivons avec des filles ou des fem-
HM, ï-l m V^ ^ l^<K 7P\ mes de bonne famille. C'est Mademoi
^^ ^ «^"T^JC""^ selleLî, ta voisine, qui est ma femme. -
A'tefafe^'^fiîBflB •'^ voudrais bien la voir, ût le Tîng. -
> *? ^ ^ iS M B nr ^^^ <^ifficile, dit le Où. Mets ce gilet, d
^ -^^ tm ^ 1^ *''»^ P J tu pourras passer par toutes les fenê
^^^)li"f*ffi|5fifl ^^^^' - ^6 Tîng mit le gilet, et s'io-
T HB 'jT A"^ fSk ^ ^ ^ troduisit chez les Li, durant la nuit.
M yw ^ta BH â. g+m kr r-f '<^' J'^' *^û supprimer an passage par Irop indé^
Jin 0C ^fi ^ -J^ n^ K 1^ ^®'^^' '"^^^ ^^^^ ^^^^ intéressanU L'auteur décrit ïiXA
— -79, 80. — U9
morbide prodoit par le commerce iQlime avec les
reaards, exactemeat dans les mêmes termes que les
léjj'cndes médiévales relatives aux succubes, etc.
Jaloux de ce que le Tîng avait con-
quis les sympathies de Mademoiselle
k fi^ ^ ^ TT ^ >\ W. le Où enleva furllvement le gilet
^'àï SB nr W léj^ ^ ^" *' *"* ^^^*' prêté. A l'aube, quand
^ ^ M^^ ^ ^ 'e Tîpg voulut passer sans gilet par la
*C ]^ W Si % ^ fenêtre, il w'y réussit pas, et fut pris
ISt ^ flSï tu I^ ÏK P^^ '^^ ^^' ^^"'^"^l 1® prenaqt pour un
y--y ^ toç 2t: ^^ At- yào-koai, commencèrent par Farroser
tj ^ 5^ ta ^ ^ g^gç ^J^ ggpg jg chien. Puis, pensant
i ^ ^ ^ 1 nu6 c'était un galant, ils lui firent
subir le traitement d'usage, l'abreuvè-
rent de purin, le piquèrent et le brûlè-
rent par tout le corps, etc. Enfin, Ma-
^ iS ^ ^ demoiselle Lî ayant intercédé pour lui,
ils le lâchèrent. — Ainsi étrillé, le
^^t^ rfâiT ^cc* '^^"^ ^'^^ trouver son renard. Celui-ci
wC Wi IK "jC ^ OT refusa de le recevoir, et rompit désor-
^^ m&mi^
m^ n.%%z
)i- mBmm
J- /K ^ # «C iJ
"T^ ^ ~t .t. a -p Tch'ênn-chçngt'ao pauvre lellré de
Wi ^ i ^7* ^ J Châo-hing-foa (Tchée-kiang), ayant
^ II9[ ' — Wi 1^ W perdu !!a femme, se rendit à Tân^-
'j^m z^m
m n.
^h
mais toute relation avec lui.
Voyez Introduction X5Ç et 11. — Koân-ti chargée de
rordre dans les deux mondes, est l'ennemi des koèi
rôdeurs, des \fào-koai et des renards, qui tous le
redoutent et le ftiient. — Le Koân-ti qui parut sur la
scène, était un comédien, bien entendu. Koàn-ti est le
deu8 ex machina de beaucoup de (omédies populaires.
80
ù tchoQa (Kiâng-sQu), où il se logea
^ ^ !^ ^^"^ *^ bonzerie riôn-ning-seu, *A
]w ^ ^ côté s'élevait un petit temple, et, prés
7& >M ^ '© W ^^ temple, le TQh•êQ^ remarqua un
« -T i»J pg^.^ pagodin, dont la porte était cade-
nassée. — Pourquoi cela? demanda-t-ii
^M
^ S" ICd ^^ aux bonzes. - Parce que le pagodin
^ïf-^M'^^^iîK ®^^ *^^"^^' ^"^ ^"^-î^ répondu. - ÎI se
fit 'ÊÉ S ^ Bfr *<f 4â -ê^ procura la clef de la porle, et examina
an^^^ïhSïï nmérieur. Pas trace de poussière sur
bM iC fT Sk K ^ Bl^ ^ Jes meubles. Il y avait un grand miroir,
"Pf ^ ^ jl^ ^ @ ;^ ^ et des peignes. - Bon, se dit le
^51 iâ JÉI ^ ^ 61^ "T -JU ^^^'^'*°« <^6s bonzes ont des femme?,- ^
>SÎW-S'ja.SE®CP7\;; a quelques jours de là, le Tch'ênfl vit,
ffciî^fê^^Q'lÉ ^"" balcon du pagodin, une belle
tI^ J^ S ^ (fil M? 35 IM ^^'""^6 qui lui faisait des signes d'inlel-
an /s 4X HL TcH y^ }^ jSti tomber, et vint à lui. Il comprit aussilùl
^^^"^J^i^f^^^ q"'>' n'avait pas affaire à une femme
X ^ ^ "^ tfâ^ Kffi' â3# ordinaire, et eut peur. Ne craignez rieo,
^^^^^ "^Ip^ dit cette personne; je suis une fée; le
.S^W^âE^v^SEÔ^ destin nous a liés Tun à l'auti-e. - Le
fi^lB'iili^mfiA "^^^^'^^"^ répousa donc, et ils se plurent
«SDS^^-ro^Pr-^ réciproquement. Chaque mois, à la
m E* >T^ "7^ J})C ÎTO ^$1 >p nouvelle lune, la femme demandait
/«i ^ -JU- pf -^ ite 4fc IJ4 ^^'*'^ ^^ co"*' à la déesse du ra( '
S S a 5 2 L I S T âi-chan. disait-elle. - Le Tclié«-
^WrJt^lp'Hi/vi© profita d'une de ces absences, pour
^^^^^B ^ Wi examiner ce qu'il y avait dans les cof-
H j^ ilf -ta 5,71 "^ a n ^'^^ ^^ ^^ femme. Ils étaient pleiqs
^ffîtBWT/l'Zrtl M d'or, de perles, de toute sorte de
ifeRQiwâ^ft^i^ trésors. Il n'osa rien prendre, et refer-
HF "liî ^ ^ ^ ^ flll © ma les coffres. — Quand la fée fut re-
is*»ôli^|]h^ ^^""^' ** '"^ ^^^ humblement: Je suis
^ ^ ^ He ct[ lu ifi ^ très pauvre et vous êtes fort riche; né
^^^ScW^^ïiC^ pourriez- vous pas m'aider un peu? -
:fttSil>â»ffiffi^^¥ffl-/2ft J6 pourvoirai largement à votre entre-
l/ï: W^ :P| œm ttâ ^ W IW lien, dit la fée, mais ne vous confleraf
T^f ^fê H 1^ j^ tlp 1* rien ; car votre destin étant de vivre
^ Sï ^ i^ ^ ^ "^ W pauvre et honnête, vous perdriez cer-
^t ^S R* ^9 ^ -t^ :;^ M" ^û^"6«i6nt tout ce que je vous donne-
R^^M.m.MM^m. rais. - Elle tint parole, et le Tch'énn
^ TU >^ ^ -^ ^ i^ ^ vécut dans l'abondance sans soucis. -
pf ^ ::^ ;0» fzr ^ ^ Q Ils avaient cohabité ainsi durant plus
» ^ S n ÏÏ 5 S S ^'"'" ^"' '^"^"^ '^ ^^^ '"^ ^^^* ^^ ^'*'
;^«^ ^ 7t/C JeL ^ y^ WC ^j^ à Pékin pour vous acheter «ne charge.
— 80. —
151
A^^±mmnu
Je préparerai le logement, Tameuble-
ment, et le reste. Rendez-vous à Pékin
dans deux mois. On vous attendra à la
porte Tchàng-i. — Deux mois plus
tard, le Tch'ênn arrivait à Pékin. A la
porte Tchâng-i, un serviteur lui tit la
génuflexion et dit: Il est temps, Mon-
"sieur, que vous arriviez; Madame vous
désire depuis longtemps. — Le Tch'ênn
se laissa conduire. Le serviteur le mena
à une grande maiaon, dans une rue
prés du marche aux grains. Quand le
Tch'ênn ût son entrée, plusieurs dizai-
nes de serviteurs et de servantes le
saluérenL Madame vint à sa rencontre,
splendidement habillée. — Comment
se fait-il que ces gens-là me connais-
sent? demanda le Tch'ênn. — Parce
que, dit Madame, depuis deux mois,
pour toutes les affaires et négociations,
j'ai pris votre forme et votre figure.
Je vais vous instruire de tout, pour que
vous ne 'vous trahissiez pas en par-
lant. — Devenu ainsi riche et heureux,
le Tch'ênn écrivit, à son flis aîné, de
venir le trouver à Pékin Tannée sui-
vante. Quand le jeune homme fut ar-
rivé, sa belle-mére le traita très bien.
Vous êtes marié, lui dit-elle; allez
quérir votre femme. Et elle lui donna
la somme nécessaire pour le voyage
aller et retour. Quand il fut revenu,
elle traita aussi très bien sa jeune fem^
me. — Un jour un jeune homme se
présenta au Tch'ênn, demandant à voir
sa mère. Le Tch'ênn avertit la fée.
C'est mon fils, d'un lit précédent, dit
celle-ci. — Le jeune homme fut aus-
sitôt introduit dans la famille. —
Durant une des absences périodiques
J52 — 80, 81, —
#^y«WWiIA^I
Tch'énn vaquait à sa toilette, le jeune
homme s'introduisit dans sa chara-
l^^^^tfttf'fX î'ù}^ ^^^^ Psn* la fenêtre. La jeune femme
M^^ft^M^fe-H^A mari de la jeune femme rentra, uftl;ieu
^P^^— ^^^jg^ éctiauffé par le vin. Elle Jui conU 'son
aventure. Il prit un sabre, entra dans
la chambre du jeune homme déjà en<
^^m^r>±BA
J^B^W^^^^fàH dormi, et lui porta un coup terrible.
P^tlR^î^^î^'êîT^M ^"^^ *' ^*^^ chercher de la lumière. Ub
^ tafcwi:S^«^^-/F-s: ^*^""® renard décapité, gisait mort su!
^mg'V^.^'^'W'ffi « le lit. - Averti aussitôt, le Tch'êiii
\MM ^MJi^^^^ comprit que sa fée était une renarde.
^F]3rr#^j^ hï^^j^ Craignant qu'elle ne se vengeât, quand
u ttrttrtAi4îiflB^^ ^^^® reviendrait comme de coutume ai
JiMm*^ A7J tm'jm bout de sept jours, il quitta Pékin ave(
^^^^^^^^^ ^^" ^'^^ ^®"® nuit-là-même, et retour-
A^^ tb iî^ ^-^ MJ* yJ^ W />k 6IÎ "^ ^ Châo-hing-fou, où, selon la pré-
T^l^ mî J' m XP/vl diction de la renarde, il passa sa m
!I^-Aj* ^^^^^ffiâË ^^"s la misère, sans jamais arriver i
*~r TT " CL ^ X- -rtî T n2 ^'"^'^ Inlroduclion XX, —U déesse du mont Tdi-
Fn - SP ^n nH» ^» Tp ^r -p ^i> <'""'• Knind'mire céleste, patronne et fouvernaale des
*"• •*-••»•• PM ,?I* ^^ 1^ -X. ^ T renards. Vojei numéro 78 note. ~
81
\H^ ^' tm ^t ^Wf A\î£ ^ Yuan-hoa-tchenn dans, le distrid
S 2 S ^V-i^^ ^^ Hài- tch'ang ( Koâng-tong ). chez ui
^W^ ^W^^™ ^^^^ richard, la chambre à couchai
3& 1^ îli ^ > â ?^ ^ ^^3it installée à l'étage, et personiM
:5feM- f-^^35@^ _,_
5J5 j2^ ^ Hft |S W "?* ^^^' P^"*^ chercher des habits. La porte
^g^ tej R^'^P^ ^^^*^ verrouillée à l'intérieur. Madame
^ra^ ^;rfwr-S/S» ''^g^rda par une fente, et vit un horame
W-^Sre mm.<l^m assis sur le lit. Elle cria au voleur. Les
"^ ^ ifc ïS ^ tr ^^"^ ^® '^ maison accoururent. — Je
m'établis ici avec ma famille, cria
rbomme. Je garde votre mobilier, et
^mm^mmM.
r^ f^ 'î/ï^ "~" Jl iê vous rends le reste.. — Aussitôt les
coffres, les boîtes, fous les mejius
objets, furent jetés par les fenêtres. On
_ entendit le piétinement de plusieurs
^ llfc ^ ff ^ ^ ^ adultes et enfants, puis les hôtes mys-
ft H BH 82 ^ rr Air térieux chantèrent, en battant la me-
^ :S a S ^ œ ^ ^^^^ ^"'* ^^^ assiettes: «Maître dé la
PJ XX H Q <! ^ ^ maison, maître de la maison, alors que
t6» ^ ^ ^ Mf "M • ^^^ ^^^^^ ^^"^ venus chez toi de mille
^ ffî -t« i^ ^ Bb ffl stades, tu ne leur sers même pas le vin
tK ^ 'lE 9^ i^ ri ffi de bienvenue». — Effrayés, les gens de
w75^3iîË!E9^^ ^® maison chargèrent quatre tables de
tt» ag Ht -I- jS ^ MtÊ vin et de mets. En peu d'instants, §ans
- ^ "^ 5R: ^^ *CT q^'Qjj ^^ personne, tout eut disparu,
et les vases retombèrent de Tétage. —
tu'fR'^mM
5l$ ffi i8 '^ M 'i^ ïiC I^6P"»s lors les hôtes mystérieux ne
^^^^*ms
quittèrent plus. Ils ne firent d'ailleurs
de mal à personne. — Cependant le
^ 5ê ^ ^ ^ f^ m maître de la maison, mal à l'aise, invita
^ ^ ^ S -^ Ïi5 M un tâo-cheu, et le pria de les expulser.
^ ÛX -^ Àilk an Ifi -^éi Tandis qu'il conférait avec lui dans la
W Bip ^S >^r iP 'Eî iH> cour, les voix de l'étage chantèrent:
fl5 5^ j$^ ^ ^ -S- «Espèce de chien, espèce de chien,
)^ Êtit BS ^ ^ ^ ^ qu'est-ce que tu viens faire ici?» Et
™ ^ ^ i S aussitôt, sans qu'on vit personna^ le
3 m iHi* ^ J^ A M tâo-cheu fut si fort houspillé, qu'il dut
S ^ ^ 4^ h ^ ^ s'enfuir, tandis que des mains invisî-
blés jetaient dans la rue les imagés et
les ustensiles qu'il avait apportés pour
W ^ ""' -A ^ A '^ ^^^^ conjurations. — Depuis lors, pour
se venger, les hôles de l'étage firent le
sabbat jour et nuit. — En désespoir de
cause, le richard envoya demander se-
^ ^ 1^ S M ^tli ^^"^^ ^^ Maître céleste, au Kiâng-si.
■^ ^ 4t «^Al JÉÈl Sf /l^ Celui-ci députa un tào-cbeu d'ordre
B ^ 3lS ^W w w' J^ supérieur. Quand ce député entra dan^
Ho 1^ ^ lË T 5f$ "^ ïa cour, les voix chantèrent: «Maître
-20
154 — 81. —
A 1^ ^ Ml ^ :^ ^ céleste, Maître céleste, tu n'y pourras
£c -î 5 db ^ M 5 "^"^ Député, député, tu es venu en
5K <I ™ -^ A W <^ vainlï Soudain le député, soulevé par
lif^^iW^ït'® '^ ^^^®' ^"^ ^^^^^^ ^"^ *® *^'' ^® visage
5^ iSfr ^ ^ ^ rfc Oîf déchiré et les vêtements en lambeaux...
1B iBJC ?ii TW ^ ± ^ Ce yào-koai est plus fort que moiytat-
Kîfê^^^A* iï. Seul maître Sîe pourra le délo^r. -
^ ^h ^ M ^ ^ ^ ^® richard fit quérir maître Sîe, à l'au-
2b ù ^ S M Si S ^^^ ^^^^ ^^ ^^ ^*^^°®* * Tch'âng.nan.
tt H ^ îH BW S Quand ce magicien entra dans la cour,
lit >fe "^ Kb iB^ îK '^ '^^ ^^''^ "® chantèrent pas. -*- Bon si-
^ ffe ^ gjf w -I- -^ gne, se dit le richard. - Le Sie dressa
i^ m ^-^ - "^ «tf "" ^"^®^' ®* commença ses incanta-
ira ^ S& ?fê iU J® W tiens. — Soudain, dans un éclair de
"^ ^ Sa Jh iM* M lumière rouge, un vieillard à 'barbe
|ft*L |;J; »^ ^ *?* Xi. ilf blanche descendit du ciel sur la mal-
. ^ Biï #^ ^ it S" J^ son, et dit à ceux de Tétage: «N'aye:
^ Iif\ g ^ HJ »g *^ pas peur, je conjurerai ses charmes». -
TM 3S ^EL gf filf -S" "/l Cependant le Sîe avait commencé é
m.4^Z^^^^ jongler avec une écuelle. Elle coramen-
imtXi y] ^ TT ^ M^ ça par courir sur le sol, de plus en plaS
^ :S Je tÎ8 ^ 1^ 3^ ^»te, puis s'éleva par bonds, bondîssanj
ïSi ^ TT AS^ ^ ^ ^ ^^^^ ^®^ fenêtres de Tétage. — Quan(|
?gl ^W >1^ ft" -« S >« elle y atteindra, dit le Sîe, c'en ser^
^ X il ^ tl ^ iw fait. - Elle allait y atteindre, quanj
Pi ^ S&i ^ ^ M. Wi *® ^'^^^^ Sénie sonna avec une clochetd
lit 2s H^ h 5 S S ®" ^"'^''®- ^"ssilôt récuelle retomb
Jhj ^ lit X ^ ® ÎK inerte, et le Sîe n'arriva plus à la met
fK ^ @ ^ Ht ^> W tre en mouvement. — J'abandonne 1
•rtf :^ en Éfa 4b JèT Xb^ p^*"^*®' ^^''*^' ^^ '^ ^'^" ^"^ ^^^^ H
]S ^ ^ ^ ^ ^ ^ écuelle, tandis que les voix de Tétad
Wt'IrZ^^M.yti^ jubilaient et se moquaient. — La mai
I* -èfr — . "^ son resta occupée par ces.garnisaird
sj jM- IIJ inconnus. — Six mois plus tard, d
- - _ pffl ia ^ plein hiver, une neige très épaisse élan
IK M ïfij ^ 5£ ^ 'Œ tombée inopinément, une bande d
^ ^ ^ §n ^ â M chasseurs dut demander Thospitalit
^ Ijl ^ ^ ^ ^ *^ P^"^ *^ "*^*^ ^^"^ *^ maison du richard
XB 1* -t. ^ *^ ^ 5r Celui-ci leur parla des êtres mysté
iS ^ S)t ^ >î^ ^ ^ '"'^"^ ^"^ l'obsédaient. — Ce sont di
^^
- 8J, 82, - 155
^ ^^ JE ^fy ®i ^ renards, dirent les chasseurs, Noos
^ xn ^ !# ^ fit connaissons cela. Donnez-nous à
« tW K -«s 'w ^ jjQÎje et à naanger, et nous vous fe-
WWk ^ m m )S rons votre affaire. - L^hôte satisfit à
^ ^ ^ ^ Mé "^ ^^^^^ ^^^^*^ ^^^^ libéralité. — Quand
• yP W ^ ^ â^ iRî)Oc '® ^'" '^"^ ^»l donné du cœur, les
• JMj IJ P9 -^ ?^ 0¥ chasseurs prirent leurs fusils, et se
-Mr ^h ifiî @ ^ ^ mirent à tirer à poudre contre les fené-
J^ ^* iM! W *J^ ^ ^'^^ ^^ l'étage. Ce fut un beau tapage.
^ ^ ki / ^ iVf Un nuage de fumée enveloppa la mai-
.WW 1^ t¥^ kA son. - Le lendemain, à Taube, les
^ i S * 1^ ^ chasseurs prirent congé. — Le richard
>& Ml -rf^ 7Ï» ^ S* ^^^^^ inquiet se dit: Ces renards vont
_R œ 5t /y ^ S se venger sur moi, pis que jadis. —
19 ^ ^^ ^ ffil ^ Mais non, tout resta tranquille. Le
calme dura. Enfin le richard se décida
à monter à Tétâge. 11 le trouva désert.
Les fenêtres étaient entr'ouvertes. Le
^ SI ifâ sol était jonché de poils de renard.
â^ ^Bk 4& ^ RS yp6 Les noms de liea employés dans ce texte. le font
W^ HSà "ASà y\» ^TT* i" remonter au sixième siècle. — Quelque grand que soit le
PU -JU nn ^L ^C § pouvoir transcendant d'un renard, il ne lui confère au-
*~* d ¥^ ®s >^ 3rv cune invulnérabilité. Un coup de sabre, surtout un coup
de fusil, le lue, comme tout autre animal. De là sa peur
de la poudre. — Matlfte céleste, le chef des Taoïstes,
voyez Tfl taille, article Tchâng-taoling, et Introduction
xvu.
82
1mm mâ^nkm
PIE
M. 1 Ôf
^ ™ &
Dans le faubourg sud de T'oûng-
tch'eng (Hôu-pei) vivait un certain
SR Wi ^ S jHQ Tchàng-yanncheu, homme religieux et
•^ -gr J^ ih I9t pieux. Un jour il remarqua, dans un
^ i^ Hii xk ^ ^*®"^ temple ruiné, une statuette en
^ Jw MmP bois dont l'expression le fi-appa. Il la
^ âË S ^ d transporta chez lui, rétablit dans une
niche, et lui fit respectueusement of-
frandes et libations. La nuit suivan*
Ôciî ^ ^
^ f^ ^ ^ J% t^> Je personnage représenté par la
456 — 8^2. —
^ ^ ^ ^ ^ ^ staluelle lui apparut en songe, et lui
mm^^n^m m
dit: Je suis un génie (taoïste). Ton en-
cens et tes offrandes rae sont agréables.
^ ^ ^E Fî lÀ § Compte sur moi. Désormais, quand la
jMp ^ -^ -t -^ :^ -jSt il^ voudras me demander quelque chose,
Tmim-H^^Sl ^^"^ ^^ demande, et brûle-la en wSf)B-
J^ ^ 1Ç ^ J ^ *ëE mj voquant. La nuit suivante, je le ft^on-
flOJIÇ^^^I^^^ drai durant ton sommeil, sans faute. -
4t kS^ ^ "iC W hV iM 4Si ^^ '^ ^^'^^ ^'"" voisin du Tchâûg, élail
Î/^^SLk^ obsédée par un être mystérieux, qui \i
ÎJCM^ÏffH^fm'^ faisait cruellement souffrir. Un j«ui
1^ ^"^M^M^^fX ^"'*' s'emparait d'elle, elle lui dit
K.vbdi"T:^attTfe Pourquoi me tourmenter ainsi? -
*|3Ë ^ •t* il: ^ Pft ^ Parce que je le trouve jolie. — Il y ei
^^ ^ Bo M îiC ^^ ^ ^ de plus jolies que tnoi, dit la flile
H S 'H* 1^ -fJB-i&r -/r >y« P^^ exemple une telle. - Oh! celle-là
^m^'^m^'T^m ^*^ ''î^'^ube, elle est modeste; je n'a
m ^ W Ma Wc ^ S /^ pas pouvoir sur elle. — Alors moi, di
^ W$ ^ ^ ^ ^i ^ fô la fille en colère, je ne suis pas mode»
— • '^S ^ ^â t i® H ^ le? — Hé! hé! dit Tincube. Tel mois
^ ^^' ^^"''' ^" ^^ ^'^^^ ^" temple di
*-^*^^^^^^ tch'êng-hoang, pour y brûler des par
"kizt^ èt^Mtfa ^Êû ^"'"^' ^" revenant-, du fond dé la
nn^pr^à^^S^^ palanquin fermé, tu as aperçu daas 1
l^i TT ti Jp^ *0E ^ ^ rue un beau jeune homme. Ce que l
^^jlt^H^^^ ^^ P^"s^ »'o^S' était-ce modesle? — L
^&4S:>^Jfr>6^l±I ^*'^^ l^ougil et se tut. — Ses pareni
^ ^^ui ^ ^ prièrent le Tchàng de consulter so
^ ^ 7^ WCi ^ s ^ "^ génie sur le cas de leur fille. Le Tchài
IB 1Ë[ ^ ^^ H ^1^ iHr @ consulla. La nuit suivante, son génj
« Jfc^ AM w /q I i^ ^ j^. gppgj.^ gj ,yi ^ij. Cette fille e
tourmentée par un koâi que je ne coi
^^ ^ JB^^^ © nais pas. Donne-moi trois jours poi
^^^^£^4^ JFP prendre des informations. — La troisi
TI*i— ^SSXSS '"^ "^'^' ^® ^"^^ ^*^ ^" Tchâng: Ce
/j?CÎÇrr.-7^WtIÎÇ5K1p Nâng-nang. Il est très fort. Nous ne
^.^0 1^ fê ÎE ïiC iOB viendrons à bout que par surpris
AffiA KB ïtST ËH jS âS S?^ y'ivdiî moi-même, mais tu devras m'a
iiuV^^SS^^A ^^^' Prépare, pour tel jour, un palai
^ y] S^W^filâ Quin à quatre porteurs; déplus, quali
- 82, 83. - 157
83
^ ^ 'ho ^^ satellites, des cordes, des chaînes, des
Vil 'SA -^ ^ ^ ilf sabres et des haches; le tout fait en
W 1^ ffili wi w papier. Quand le moment sera venu,
i'I ^ ^=^ ^ ^ lâ *" m'inviteras à monter en palanquin,
i BK s f^ âB 4n P^ ^^^^ ^^ donneras aux porteurs l'ordre
* *K 5 3± ^ 'H' ^ *^^ ^^ mettre en marche, le tout selon
> SI» ^ Wt ^ S f^ les rits. Dés que mon palanquin péné-
^ ^ ^ ^ W ^ ^^^'^ ^^"^ '^ ^^"^ ^^ '^ ^''^* ^" crieras
I @. ^ DSIÎ — . fffî ifc4> «Qu'on l'exécute! » — Le Tchàng s'en-
I ^ ^ PJ '^ ^ tendit avec la famille de la fille, et fit
V^ * "^ ^ -^ iœ * ^es préparatifs indiqués. Quand le
'T f^ 4& W^ J^ tic ^^^^^^ fut venu, il invita son génie.
AS âhi ^hn^&^yr Aussitôt les porteurs sentirent que le
I TH ™ 5n Hh W iE palanquin en papier devenait très lourd.
1$ J^ ^ rTO ^ 5^ ^" ^'*^ ^*te au logis de la Glle. A l'en-
"i '^ ^ i& ^ nil ^'^^^' *® Tchàng cria «Qu'on l'exé-
S M ^ ^"^^ * *^ ~ '^ ^® ^"' '^^ satellites en pa-
^ ™ ^ ^ pi«r s'animèrent, et brandirent les
armes et les liens. — Soudain un être
étrange s'échappa par-dessus le mur.
La fille se sentit délivrée du poids qui
JJ!\ 3^ ^ ^ ^ l'oppressait. - Cependant les satellites
t^ 3Ç ^ im ^ ^ avaient fait leur œuvre. Le Tchàng et
» ^ J^ Sg a ^ *^s parents de la fille allèrent voir. Une
m @ ^ W H ï|J scolopendre gigantesque, longue de
^ _- ^ ^ ^ -^ plus de trois pieds, gisait coupée en
61 -^ fô >B -^ ^ ^^^^^ tronçons. On brûla ces restes, qui
TBi -w K IH 3s ^ répandirent une odeur infecte. — Le
fj .^ ll^ ^ ^ J5 "0"^ Nâng-nang de ce yào-koai, resta
Si S ^ A. "Â* fi& longtemps une énigme pour les habi-
B ê ^é na ra ^^"^^ *^^ roûng-tch'eng. Enfin quel-
Ji *^^ ^ xa 1^ tl qu'un trouva dans un recueil de termes
itï ^ ^ jR $ff ^ populaires anciens, qu'on avait jadis
^ 9 ^ P^ ^ to appelé les scolopendres nàng-nang,
■T- ^ m ^ ^ u! ^^°^ certains districts.
'tj ^9 ^ /y W WCi Voyez Inlroiluclion VIH, XIX, XX, XVin.
^ ^^ A 55c î^ ^ Au Séu-tch'oan, un satellite de la
i * pg t ^ J:
158
Kmjiaras.
^y
^
— 85. - 159
f^S^'^JSi^ifciïO ^ sous-préfecture de FOng-tou, fut char-
4Jc JBl âb >frir ^rffl IM ^ IM S^ ^^ porter un document au préfet
^ Wm ^^m ^il m de K'oéi-tcheou. Notre homme s'appe-
rWi^mW^^^ '^^^ Ting-k'ai. Il passa par la passe dite
le tË^ ^ ^ ifr jffi ~~* ^^ Koôi-menn, porte des morts. Il vit là
BB S « i-f ^ _!: _i_ m ""® stèle, qui portait ces mots: Limite
^ iW 2*^ 1^ El ^
des deux mondes. 11 flâna quelqu3 peu
P^^^^^^^"T ^"^ environs, puis voulut continuer
A^ SBL 25 y- V- ^ itt jfi son chemin, mais ne put plus retrouver
"WM^:^^iS» '^ ''^"^®' ^''''^"' ^ raventure, il arriva
fig S^ ^ ^Z ^ $^ ^ S à un petit temple en ruines. La statue
^ÉLBi'^M^M^. principale était brisée. A côté, un sa-
A^ A^ gf] g ^-^ Hj^ ^ teinte à tête de bœuf (kinnara) était
3£ iidF ISJ >^ TT p& h intact, mais couvert de poussière et de
IPC K ^ OT T ^ ^ J^ ^^'*®s d'araignée. — Chacun est sy m pa-
4^ 1^ -^ -F "^ ffl 55 ffl thique à ceux de son métier. Avec sa
^ ^ S 5k* Ji^ ^ ^ manche, le satellite épousseta le kîn-
1® wi ^ ^ ^ Bt i* ^ nara, p^iis se remitàerreràTaventure.
Bientôt il arriva à une rivière. Au bord
de Teau, une femme lavait des légumes.
^ -■ ^1 xBK ' ^^ s'approcha pour lui demander son
}u W\ fS, £|§ ^ § ^ ^ chemin. C'était sa femme, morte depuis
Jri^^^M^MR ^^"S^e^^PS- - Toi ici, s'écria-t-elle,
t— dbfr m: 6^ iH- « ^S m ®° ""^^^"^ ^^" ^"^'^" °"^"- c^"^°^^"'
r HA Bt /y| JlL m ^ |I| es-tu entré vivant dans le pays des
lë^lS^JIt4'!feJ|<^ morts?.. Puis elle lui raconta que le
Mm^ & & Ék ï^ i^ ^U ^"^^ ^^^ enfers Tavait mariée à un
A ^%k ^ ^ kinnara, dont elle faisait le ménage.—
A-^$Sftt AkFo^ Peux-tu me raujeltre sur le chemin du
•!fc*^3^ i^ fSi ffi 'il iM, ^^^^^ ^^s vivants? demanda Tîng-
&L Jbl >SS^ îm T* "T ^ ^'**' ~~ ^^*^ "'^^^ P^^ ^'^ "^*^" pouvoir,
Bfc ^r ^ ES J J ^ dit la femme. Attends que mon mari
^ ^ ^ -fâ ^ S^ ^ ^ soit rentré, et je lui en parlerai. C'est
M ^ S #ft x^ A ISH ]>PC ^^^^^ curieux, tout de même, que j'aie
Bl ^ S T^ 1^ »« ^ ^ ^ négocier entre mes deux maris, l'un
^ n m r wCom n^ W terrestre et l'autre infernal I - La fem-
M ^ ^ "J" B8 ^ >2l ^ ^^^ conduisit Tîng-k'ai à son logis.
B"r ffi fffl SF i^- 4W Y4:. ^*^"^^^ quelqu'un frappa à la porte.
^ i ^W^^SKÏi: Eff^-ayé, Tîng-k'ai se cacha sous le Ut.
S ill 3^ ^ J^ n^ iH >Ê L^^ femme ouvrit la porle. Le kinnara
160 . - 83. —
Ml ^ iÈ 1Ê Sk^ M ^ ^"^^^' ^^^ ^^ ^^^^ ^^ ^^"^' ^^'^ ^^^^^
l# <^ ifltt T I "^ A^ ttî ^"^ "" guéridon. Il avait une autre tête
fSS V# ^ J A o^ ^ 4'B humaine. Il se mit alors à causer et à
ffl}* 0$tl ^ lS ^ ^ >ë* ''^^^ ^^^^ ^^ femme, lui raconta ce qu'il
l<f^7^^^^^ ^^^^^ ^^ ^^ entendu au tnbunal du
^^^-rIla«Â ^"^® ^^^ ^^^^^^' ^^ ^*"*' P^*' dem,%ndei
fm Wf ^ l -Pt H % /V à boire et à manger, pour se refafi-e de
ïf^l^'^^fS^MBilt ^^^ fatigues. Tout à coup, humant l'air,
LPV 3£x. J^ f^ ^ ""il dit tout étonné: Je sens l'odeur d'un
homme vivant. — Alors la femme lira
W^^HS A^WK
^ Wl ^ ^^ yr ^^ Tîng-k'ai de dessous le lit, le préseola
"Jt H '^ 4^ "^ ^ À H ^" kinnara, et parla en sa faveur. -
ai^^S^^â-^ ^'^^^ ^® ^'' connais, dit le kinnara, après
WS M' té W^ ^ jS^ ^ JB avoir dévisagé Tïng-k'ai ; c'est toi qui
"T* ^ lit W "Ê S J3* Sf *"'^^ épousseté dans la pagode. Attends
UMT^fSi^^Mu^^ ^"® j® m'informe de ce qui est inscrit,
i^ |lj ^ ^ Ap ^9 j3* P suis de service demain. J'en profiterai
H ii ^ 3i ^ 5^ ^ f^ P^""* fureter dans le grand livre, i
li^ ?y n T ^ > S èa ^^** ^*^' *^ Wnnara invita Tlng-k'aii
JUj^M J WL ^ ^ Ï^ s'attabler avec lui et sa femme, llî
fvi^^^i^^^ï burent d'abord. Quand les mets arrivé
rent, Tïng-k'ai allait étendre la mai^
pour se servir, quand le kinnara Var^
rôta et lui dit: Prends garde! Boii^
^^R^'W^^^ ^^^^ '^^ ^^^^» ^^ P^^ ^® conséquence
SE Hr IS. BB n ^ ^ ^ Mais dés qu'on a goûté à leurs alimenta
S^ ^ 2 ^" "® P^^^ P'^^ retourner dans le mon
^ ui ^ M tt iS "T + de des vivants. — Le lendemain l|
>é! -SX '^ i^ ^iJ ^ m ^ kinnara alla à ses affaires. Il ne revin
^ËJ^At:Ji^A.'É^:fi:ïinWi ^"® le soir. Sois tranquille, dit-il i
M ^ fïA TSTt B TE H|J j9< Ting-k'ai; il le reste encore plusieup
JLt^^^^^S^^ années à vivre sur la terre. Je su|
f^f^^^fa'f^^^^ justement chargé d'une mission danj
|AJ IaJ ^ -^ Iflu T a X le monde supérieur pour demain. Je iJ
reconduirai moi-même. — Au momen
^^9^f&i^!^^M ^" ^^P^**^' ^® kinnara remit à Ting-k'a
7^ iX ;& ^ ^ 'i^ 4t^ >^â "" lambeau de peau et de chairs, e|
^ iw TC ^ lui disant: Ceci te rapportera gros. -^
^ Ê ^ ^ il! ® ^ &f Qu'est-ce? demanda Tïng-k'ai. - H
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- 83, 8'k ^ m
a à Heûe-nan, dit le kinnara, un cer-
lain Tchâng, gros richard et mauvais
drôle. Pour le corriger, le juge des
enfers l'a cité, lui a fait enfoncer un
croc dans le dos, et Ta fait suspendre
durant toute une nuit. Ce morceau
s'est détaché, et est resté accroché au
croc. Reporté à son domicile, le Tchàng
a au dos une plaie énorme. Mille mé-
decins ont tenté de le guérir, en vain
bien entendu. Va le trouver, et appli-
que-lui ce morceau. Il te paiera comme
il faut. -— Tîng-k'ai remercia, envelop-
pa rénorme greffe dans un papier, et
suivit le kinnara, qui le ramena à la
Porte des morts. Dés qu'ils l'eurent
franchie, le kinnara disparut. — Tïng-
k'ai alla à K'oéi-tcheou, puis à Heùe-
nan, où il guérit Tchâng le richard, de
ce que ses médecins appelaient un
anthrax. Cette cure lui valut cinq mille
ligatures d'honoraires.
Voyez Introduclion VI, et comparez Duméro 14. —
Kinnaras, voyez TP page 365.
84
Celui dont le destin est d'être brOlé,
ne sera pas noyé. — Un certain le de
Kîng-hien (Nân-hoei) faisait le com-
merce avec une dizaine d'associés.
Leur barque fut coulée dans une tem-
pête, prés de Nàn-k'ing. Tous furent
noyés, excepté le le. Celui-ci coulait à
fond, quand un personnage vêtu d'é-
carlate le repêcha. Lorsqu'il se trouva
sain et sauf sur la rive, il se dit: Pour
qu'un chénn se soit donné la peine de
me sauver, je dois être destiné à de
21
^â±[nl
85
i62 - 84, 85. —
^^•^85 ^ grandes choses. — Une famille de
8^ ^ é& >kst TÎ' nverains offrit l'hospitalité au naufragé.
^ ^ IB m 4Ê ejj se séchant, celui-ci s'approcha trop
BR 5l5 â A i^ P^'^s ^" ^^"- " se brûla si grièvement,
^ fÉ H ^ ^ ^"'" '" """''"'•
^^ ^Ç a^ y\^ ^S ^'^^" *^ victime desUnée au feu. h
^ f^ ^* ^ X
w ^ S Jw M
Lî-yuankoei originaire de Hâng-
tcheou (Tchée-kiang), était secrétaire
-^ M ^ f^ ^ ^^ sous-préfet Hân de Féi-hien
:^ jl^ jg^ ^ ^ (Kiàng-sou). Un de ses compatriotes,
M T ^ ^ ' "^ qui retournait au pays, ayant passé
1^ r #B ^ ^^ par là, Lî-yuankoei le pria de vouloir
/J\ — ^ ^ ^ *^*^" s^ charger d'une lettre pour sa
Ag> K ^ ^ JiiS famille. Quand il l'eut écrite, il deman
^ jL œ ^ ^ ^^ ^ "" P^^*^ domestique de la colle
^ ^ /fl W Pw <ie farine, pour coller reoveloppe.
^ ^ M S[ ;^ L'enfant apprêta la colle, et rapporUj
^ dans une jatte. Lî-yuankoei colla s/
lettre et l'expédia, puis plaça la jal
•^ "vj" ^ <H| — avec le reste de la colle sur une table.
La nuit suivante il entendit bruire
papier de sa fenêtre. Pensant qu'uaj
rat s'était introduit dans la chambre,
^ JVl^ '* entr'ouvrit le rideau de son lit, Quelj
le ne fut pas sa surprise, de voir ui^
petit mouton blanc, haut de deux poa'i
^ ^ ^ i^ ces, qui battait en retraite après avoir
>?^ "^ M ^ niangé toute sa colle. — Croyant avoir
<X^ 4ifn ^ S ^^^^' ^^ lendemain Lî-yuankoei fît pré*
rM ^ ^ «E parer exprès une nouvelle jatte de colla
"SE ^ ^ ^ ^^ farine, qu'il plaça au même endroiU
$ll 7h ^ ^ '"^ "^'^ suivante, même manège. La
^ -Z » ^ 1^^^'^ mouton entra de nouveau par la
M î" W i3 fenêtre, mangea la colle, puis se relira.
— 85, 86. — 163
'(^ ^ 86 fin ^^ Lî-yaankoei se leva vite, pour épier où
"(dT j^ Kft l&t tëi ^^ allait. Il le vit disparaître sous un
Il Zri B^ 7^ W arbre, non loin de la fenêtre. — Le
y® îfi -^ >S ~F lendemain il avertit le mandarin. Celui-
piC W i&l itfc rfii ^^ ordonna de creuser au pied de
M^ ^ 4£L '^ l'arbre. On découvrit le squelette d'un
^ ^ ^ IX. mouton, dont les os étaient gorgés de
^ ^ ^ 'Ë^ ^ ^^^'^ ^^ farine fraîche. Le mandarin
Mf jm> ^Y ^ PI ^^^ ayant fait brûler, les apparitions
r^ jS f J TC m nocturnes cessèrent.
^■^ îK l^« t^ Voyez Introduction IX. — Ame d'un mouton. —
t/1 iFP «9 £[r 4l1 Ossements des animaux, presque aussi redoutés que
9>\ ilXj la >Tyl 7»ll ceux d«8 hommes.
iS WL @ ^^ 1^ Alors que Tch'énn-choncheu était
- — tâo-t'ai des deux préfectures T'îng-
tcheou-fou et Tchâng-tcheoa-fou (Fôu-
m^- T
I ra W kien), une cloche énorme vint, flot-
tant sur les eaux de la mer. Elle pou-
vait .contenir cent piculs ( mille bois-
^ - . seaux) de grain. Les riverains considé-
^ ^ ^ ^ rèrent ce prodige comme un événement
fâî m ^ : faste. Ils avertirent le préfet de Tchâng-
^ ^ tcheou, lequel fit bâtir, à l'ouest de sa
'W t' W w ^ille, une tour dans laquelle la cloche
ife ^ ^ *§* ^"^ installée. Le son qu'elle émettait
'^ ^ portait à plus de dix stades. Un vieil-
le lard nommé Lî, fut chargé de garder
^ la tour et de battre la cloche. — Cepen-
^ dant, plusieurs raz de marée désastreux
m «^ T^ ^ s'étant succédé en peu de temps, le
m ^ 3W 4w tâo-t'ai Tch'ônn fit réflexion que, dans
n^ ^ ^ ^ le système des cinq éléments, le métal
=fel» îlf :>• in appelle l'eau. Pas de doute ; c'était le
^ ^ "^ >fc son de la cloche qui provoquait les
Ifl ^ W ® soulèvements de la mer. - Donc le
16i — 86. —
^^ >S^1fiiS:îif^]Ifc tao-t'ai ordonna au sous-préfet
de!
Tchâng-tcheou de fermer la tour et
d'en sceller la porte. Défense absolue
^ ^ ^^ ^ 59 ^ ^ ^ ^" ^^' ^® ^^*''® encore résonner la ma-
^iS51-*-iwîl5^lil "encontreuse cloche. - Ce vieux L|
H ^ jS- * ^ mi ^ ^ ^^^'^ "° j^*^°^ ^"^^^ ^'^^^^' "" ^^^^^^^
:^^W^>r^>S?SW évidemment, car il allait et venait à
Jt^ J^ ^ jÎ^ gj ^ f^ ^ travers les airs, comme bon lui sem-
blait. Cependant le vieux Li avait toute
>«- ^n A^ rt*v nie- confiance en lui. Un jour il lui dit: Tu
O S W "iK ^ ^ ^ ^ viens toujours boire et manger chez
^ E i ^ ^ ^ % 11^ "^'^' pourquoi ne "l'apportes. tu pas
lèf Sê. BB ïh tfn t=t ^ k "" P^^ d'argent? — C'est le destin qui
•^'"^ *9j *T* TO H ml /\ dispense les richesses, dit le renard.
W ^ £^ — iS Bt ^ -Pî Si je te donnais de l'argent, au lieu de
m^^M^
te profiter, il te porterait malheur. —
Bah! dit le Li; un petit peu. — Le
ji. ^5 jn p îi fom
^ JlSl fP Si ^ ^ ® W renard sourit malicieusement, déposa
SD ^ ^ ^ 4^ ^ ^ ^ "" lingot d'argent sur la table, prit
'tt Ht laS ^ \âÊ ïS '^ ^h ^^^^^' ®^ "® ''^^^"^ jamais plus. — A
zfk iUi yE ^ W PB .K ^ quelques jours de là, comme le sous-
J^ ff^ f^ jQ ^ ^ à\^ ^ préfet passait prés de la tour, la cloche
/^ ' 'ftd ^ /L ® ^ lÉr ^® ™'^ ^ résonner. Le sous-préfet n'en
JIM 1^ ^^ ^ ^*^ ~ demanda pas davantage, fit appli^n^
quinze coups de rotin au vieux Li, et'
•f^ êi ^ ^ M '^ § ^ continua son chemin. Au retour, corn
me il repassait prés de la tour, la clo-
che se mil à sonner de plus belle. Le
^mm-k^^^
^ fî^ Q ^. 7C ^ f |1| M vieux Li fut de nouveau appréhendé. Il
1^ S ^ ^ W 'fff A ^ ^^ constater au mandarin que les scel-
"^ lés étant intacts, aucun homme n'avait
pu produire ces deux sonneries. —
î^^-n^m
darin. — Le vieux Li dut raconter
qu'un renard, jadis son ami, hantait la
tour. Il narra aussi l'histoire du lin-
^Jl^^^J3-^i^ Alors qui a sonné? demanda le man
^^ y^ R -3 4^ jfêf ^ ;^ ^^^' "~ Montre-le, dit le mandarin. -
4ff Iff^ ^ rfit ^ Zfc Un Aên ^'^^^^^ "" lingot de son trésor, marqué
^ îiA >iC |Ty ^ zt *CT ^ de son poinçon. Le mandarin l'empocha
W^ Wt ^ ^ 1^ ^ >2l aussitôt, comme bien on pense. — C'est
— 86, 87. — 165
(F^ @ ^ ^^ ^Ê ^^"^^ ^"^ ^^ vieux Lî fut puni, par son
v!^ tssf — ^ •*!- xfc» renard, d'avoir voulu s'enrichir quand
T^WL^^M 5 même.
^0è tlT ^tt tH ^'^- C'est le renard qai sonna, pour faire fustiger son
.lUf tj/ tr |>jr lur ancien ami, et confisquer le lingot que lui-même avait
j^g Kn ^0 ^D "*— ^ volé au mandarin. Voyez numéro 57. — Innombrables
JCOL 2t >^^ Fn ^°' '** histoires de cloches, statues, et autres objets,
^H* '1$ pp iBy apportés par les eaux, puis devenus l'objet d'un culte.
mm^^ 87
^ * iî5 ^
»^^ ^^ Et 76^ ^ Sôn-tcheou (Kiâng-sou), un cer-
H KL «ï\ ^ lain Tch'ênn-kouohoung, licencié de
\fQ TV TOC ^NB la promotion de 1777, aimait passion-
'^ ^ ^ ^ néinent les antiquailles. Ayant avisé,
^f^ ^ -— . ^y dans son jardin, .une vasque à lotus,
TO x^ h JyT qui n'avait pas été déplacée depuis
^ ^ ^ IR bien des années, il la fit retourner,
ggr ^ ^ pour examiner quelles marques d*ori-
^ t^ ^ gine elle portait. Sous la vasque, on
^ iS — -• 1^ découvrit une urne, ornée, sur fond
^ ^ ^ 'K ^^""' ^^ dessins genre antique. Elle
^'^^ a ^ S ^'^^^ pleine de boue contenant des
fragments d'ossements. Tch'ênn-kouo-
^ ^ ys "éi honng vida ce contenu dans le canal
au bout de son jardin, puis porta Turne
dans son musée. — La nuit suivante,
durant son sommeil, un bonze lui ap-
^ iÊ ^ Wi ip^vvLt et lui dit: Je suis le bonze Tchëu-
M 4ÇP dÉl 0tl heng. J'ai vécu ici, sous les T'âng.
KA >g •& r^ L'urne que tu as déterrée, contenait
^ tS ^ ^ ^® ^"^ *'®^^^ ^® °^^" corps, après la
— . ^ Jjf^ :^ son rêve à ses amis, mais né fît pas ce
R 'W yl? <fér ^^^® '® bonze lui avait dit. — Trois
2i vc ^^"^^ P^"^ ^^**^' durant la nuit, deux
^ Bk TV ^ bonzes apparurent à la vieille mère du
crémation. Hàte-toi de rendre ces res-
tes à la terre. — Le Tch'ênn n'avait
peur de n'en. Le lendemain, il raconta
i66 — 87, 88. —
iS ^^ ^ s ^ -Q: licencié. L'un avait de longs sourcils
W ^0 ^ ^ ^ S[ l'autre un air très rébarbatif. Ton fits
^ iW Pw fyi ™ ^ dit le premier, m'a traité d'une manier
Wi ^ ^ wik ^ ^^^ indigne. Il a dispersé mes os, et vol
mon urne. Je l'ai averti de réparer s
faute. Il n'a tenu aucun compte de me
paroles. Mon Supérieur Tâ-ts'ien l'ayat
su, est venu pour venger mon injure
Nous allons faire mourir ton fils. — L
vieille dame se réveilla épouvantée, €
ordonna aussitôt à ses gens de repêche
les fragments d'os jetés dans le canal
Trop tard I Tch'énn-kouohoung délirai
déjà. Bientôt il perdit connaissance
Vers le dixième jour, il mourut.
Voyez Inlrod action IX. — Constatez que la notio
populaire du Nirvana, n'est pas l'annihilation, loin delà
88
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Au lieu dit T'âûg-li près du la
Téng-t'ing (Hôu-nan), un grosrîîW
nommé Su, songeait à agrandir so
parc. Â l'est, la petite pagode du géni
du lieu l'empêchait de s'étendre. Eli
tombait d'ailleurs en ruines, et persoi
ne n'y brûlait d'encens. Le richa*
s'entendit clandestinement avec
bonze chargé de la desservir. Celui»
lui ayant livré les titres de propriété,
Su rasa la pagode, et construisit c
kiosque sur le tertre qu'elle avait Oi
cupé. — Un an plus tard, un jour qc
Madame Su née Hâa procédait à i
toilette, tandis qu'elle se peignait, el
s'affaissa soudain. La fillette qui
servait, ayant voulu la relever, s'afi'ai
sa de môme. Puis toutes deux s'étai
- 88. ^ 167
M6 :1e, JM ^ ^ ^ relevées, Madame s'assit dans un fau-
iA Ml ^ EF SK 'fi. ^^"**' ^^^ ^° ^^^' tandis que la fîJIette
m^ ^^ I s'agenouillait devant elle. Ensuite, sur
^ S "^ w W "f b un ton impératif élevé, Madame dit: Je
^^ ^ 4^ f^ 1^ 4^ ^"^^ ^^ tch'éng-hoang de Sôa-teheoa
H j§ âS ^ Sth kW (Kiâng-80u). Je suis venu, comme
-H. JS nS ^ "V ™ député extraordinaire, pour rendre
^ M 1^ "F* ^ 5Ç justice au génie de ce lieu, iniquement
W Wi JL ^ ^ i& dépossédé. — La ûllette agenouillée
^ ^ v!Z' T: ^ annonça: Le plaignant, génie du lieu,
M ^ P SK 5K -^ est arrivé. - Rangez toute la famille
^ t^ i§^ J8 S^ ^ ^^' hommes et femmes, sur deux fiJes,
commanda Madame. Faites l'appel I —
Quand la fillette eut fait l'appel, Mada-
^^ ^Mîk^
* "^Wèi^ 1^ ^ ^ ce! — Son mari s'étant agenouillé de-
■^ ^ î ^ S Ik ^^"^ ^'^®' ^'^® l'interrogea sévèrement,
^ ^ "^ ^ jPl -H sur le prix payé, sur les entremetteurs,
^ ^ "^ ^^ it ^ ^"* *® bonze, etc. Il répondit à tout
R ^ ^^^ iffî -bb ^ ®^^^t;ement et en tremblant. Car, phé-
J® 3i? E9 ^ ^ nomène étrange, sa femme ne parlait
i^^T^^J!!^ ^ plus le dialecte du Hôu-nan, le seul
I $K ^ iSb "f^ ^ ^ qu'elle sût. Une voix d'homme sortait
V fâ «toi *ô -1- * r^ ^^ ^^° gosier, parlant le dialecte de la
I iS iil ^ JX. -^ |WJ province du Tchôu-li. Aussi s'empressa-
' ^ "ZT ^ ^ un ^ t-il de promettre qu'il rendrait le tertre,
I & k SL ^ ^ "h ^^'^^ rebâtirait la pagode, et le reste. —
I ^ -^ ^ ^ ™ ^ Alors Madame, qui n'avait jamais su
I fœ 2§^ "^ J|b 5$ "w écrire un caractère, saisit un pinceau,
S f9 ^ A j^ B ^^ ^'^^^ ^ grands traits le libellé sui-
vant: Qu'un homme s'approprie la ter-
re d'un chénn, c'est une grave faute.
r^mnmmn
)S 5^ ^ 11^ W^ ^^ ^^ aurait dû avoir compassion de
i^ iS f^ ^ ^ @ '^ exproprié. Le génie du lieu n'ayant
£R ^ Ml ift ÎRlil iMi P^^ P" obtenir justice de son tch'ông-
W 3/L nB ta /PV ffV hoang hiérarchique, en a appelé
® i ® M 5^ i& pi us hauL Moi tch'êng-hoang de
son voisin le génie du lieu, vieux et
pauvre, logé à ciel ouvert dans une
pagode en ruines. Au lieu de cela, il
168 — 88, 89. —
S* ^ ^^ ^J ^ j^ ^ Sôu-tcheoù, député pour ce cas,' je h
^^ î?d "^ ÏST rSÏ 6f? -A ^^^^^® ^^°s^- ^® ^^ s'étant^repenli, n(
rr «^ nw nO HT 'ï sera pas autrement puni; mais il rebà
+ IP 1^ ^ ^ |§ ffr tira la pagode, et paiera désormais l'en-
rp ^ ^ 4{i A/* i^ &L ^^"s et les offrandes. Les entremetteur
* iH IBJ 1^ I^ ^ ^ ^^''^"^ ^^^ ^'^^'^ ^'"°® grande comédli
^ ^ ^ ^ ^ :^ "^ expiatoire. Le bonze étant mort, il d']
fé ^ # ^ i@ ^ *^ a plus à s'en occuper. - Cela écrit
fjX Th 7S M -*- •SS il^\ ^^^^™® s'affaissa sur elle-même. Ui
itr a& » ^ Jv^ S *"^'^"^ ^P^^*' ^^^^ ^^P"^ ^^s sens, saisi
kXWà m jLVj MWf son peigne, et continua sa coiffure
b ^ jSc^ y^i^W M ^'*^ ignorait absolument tout ce qu
:^ M * îiilll -A- OT^ ^^"^^^ ^® ^® P^*^^^^- - S^n ™a" exé
M ^ '^ ^"^^ scrupuleusement la senteocfl
îî^ ^ § ^ ^ ^ ^^P"'s ^^^S' '^ pagode du génie loca
M W J^ tii oH fi: W
^ B« 21/ **^ '^ *^ Voyez Introduction m.— Procédés judiciaires ii
-^ BS ^ ^ $B ^ tt fernaux, calqués exactement sur les terrestres Icii
"HT *SS* S* -1-/- -^ «:* ® â «f «-!/««»; délégué extraordinaire pour décide
J •** K»fe ' ^"^ ÏPC ^ "T^ "" <^^* contesté.
mm.ÊL mmmm
^ fê S ^^ 5t*^ P I^ ^^^ ^P**^^ Tavénement de la dyoas
"Sr î S ~ S q! iîî "^ ^"^^"^"^ ^^^'^ ^^^^^' "° ^^'^^'^ ^
^J 4 ^ ^^ ?Ci ^ n^ entreprit de soulever les districts^
J^ '^ SL ^^^ Tch'âng-chou et de Où-si (Kiàng-son
^ St ^ 441 îfflf fir ^^"^ rintention de le faire renooa
^ œ M- ^ m S ^ ^^" entreprise, quelqu'un lui dit: L
^ /SI ip; K » ^ temple de Koàn-ti, de tel village, ei
K ^ ^ -^ JB 2k ^*^^ famé. Prenez un grand sabre de
'^'^ XV /m -I* xercice de 120 livres, allez à ce tempU
89
> Att ""^ ^ *K et faites à Koân-ti la prière suivante
1^ w8 ^ *^ ^J i& Veuillez nous éclairer. Nous alloB
"J^ 71 "Ml en S -^ ^^^®^ ^® ^^^^^^ ^ ''®^"' ^'^* coule, noa
^ S* 4^ M-mtM* ^*^^^®^^"s tranquilles. S'il flotte, noa
9@( S ^ ^ ^ SîSf nous soulèverons. — Celui qui dona
— 89, 90. — m
W ^ ^ ^ ^ 7J ^ conseil, comptait bleo que le sabre
là ^S âtt % VÊ àVk coulerait. Le Kéu et ses gens firent
S 1« M S ^ ^"^^ '®°*" ^^^^^ ^'^* '^^ ^^^^'^ ^^^^^'
W^fUm -& t)>2 comme une feuille morte. Aussitôt
i^ Jffl ^ jBi f n >^ plusieurs myriades de rebelles se mirent
^J ini ilK «na -^-r ^jj campagne. Au premier choc avec
les Ts'Ing, ils furent eitermiués Jus-
mmi^m b
^SQ^ «I4fe qu'au dernier.
Itt rffit 3|^ H| ^ ^f Morale: A'oin-li est Iç proCecHeHr d« Tordre, Ten-
2J Z£I ^^ J ^2* "*""' ^" désordre. Il envoya k leuh perte c^s hommei
XK iH^ JhL ^tr j^ JP^ <}^j^ rebellet dans leur cœur. — Povr se dé^oardir la
^Jj Tfk m^ ^w^ tS 'vmt poignet, let candidaU miliuiret brandiasenl une sorte
H^ j^ ^S ^ ^^ tM de coatelas il manriia, pétant ceoi lifres al plus.
^mm^ mm.
^ :A: id it 15 ^ 90
^ ifi ^ êi ^ 5t A Li-yang (Kiâng-sou) le licencié
^ ^ ^ ^ ffiï 1^ ^^ ^^^^^ ouvert une école, dans un
jLgh ^ ;2is HB n^ ^ village à l'ouest de la ville, sous le toit
i ^ - ^'"° *^^*'*^^" ^^* ^ ^^^^ habitait un
A ^ ^ >|^ en JP9 homme féroce nommé Wâttg, qui bat-
SX K ^ ^ ^ Wf ^^^^ ^^ femme, et la laissait tnourir de
faim. Un jour, u*en pouvant plus, la
^ ^fi Wi ^ malheureuse attrapa un poulet appar-
^ ^^ jtt :to tenant aux Li, et le dévora. Le Li
» sK ^ ;gr ^ -Tt avertit son mari. Celui-ci justement
^ ^ ^ '^ ^ -^^ pris dô vin, saisit un sabi*e d'une main
* 1^ ^ 3E ^ 7J et sa femme de Tautre. Tu vas mourir,
•^ ^ Hb :^ ^^ ^ '"^ dit-il. — Ce n*est pas moi qui ai
tt ^^ ^ ^ 4V. «^ ^^'^ ^® poulet, cria la femme affolée,
W ^ W lE W 7ls c'est lé licencié Ma. Le Ma nia, bien
.|BI ÉE jl^ ^ ^ Hf entendu. La femme persista à Taccuser.
!&! IM -^ 3£ ^ ihl ^IloQs 3u temple de Koàn-ti, dit le
S ^ ^ ^ 4^ 3» licencié, et tirons au sort. Si le dia-
W B w ^ ^ ^ gramme indiqué est yinn, le poulet
~ Û 1$ <^ dEL Ifê ^"^^ ^^^ ^^'^ P^^ ^'^^ femme; s'il est
I M Pt 71 ^ — y*"*^' ^' ^""^ ^^^ dérobé par un hotn-
I W tl // :« ^^ me. — Allons, dit la femme. — Les
\W t^ ^^ fr sorts furent jetés trois fois. Trois fois
22
170 — 00, —
Œ i^ ^ ^ W ^ ^ '*^ indiquèrent un dîagrâmme'yàng.-
Ijgr ^ ^ ^ Bf^ ^ Ip ^® Wang jeta son sabre et lâcba sa
5 S •» RpD S J^ femme. Le licencié perdit tellement la
^^ W ^ K^fè face, qu'il dut fermer son école. -
4\^ ^ Et ^ ^ & jfj Quelques années plus tard, an jour
^ ^ ffi "^ ^ ^M •tt' que le Ma assistait à une séance d'évo-
"J ^ i^ >P W W.SIC calion, Tespcit évoqué dit qu'il étail
^ Bi ^ ^ Il ^ Koâa-ti. Ahl c'est toi imbécile, dit le
6 lA S9 x^ 4ri ÂA ^ Ma, avec accompagnement d'une kyriel'
î xî S S- f^ le d'injures; c'est toi qui, contre toute
^ TT f V ^ ^ 2^ BO justice, m'as fait passer pour un voleur
Bi ^ ^ J^ 'iS^ M ^ depoulets!— Le pinceau se mit en moQ-
■fil Ifn ** 5l& É© HH B vement,etécrivitsur la cendre: LiceQ-
/n»p lUl *^ i^ ;i^ PL «K cié Ma, bientôt tu deviendras maoda-
i9E ^ W ^ ^ llyf t^ rin. J'ai voulu t'apprendre à estimer Ii
^ Mi ^ K W M, ^ vie des hommes. Tu n'as perdu qu'une
4r iï 5 5 ^ T ^ ^^^^^' '^ ^^"^3 ^"^^^^ P^''^" ^^ ^»^'^
ZC ty IRI <1 ^ 7v iwi j'avais dit la vérité. Peu m'importe qu«
>& ^ i^ ^ Sfl ^ i^ ^" "^'^^^^ ^*^^*'^ d'imbécile; le Subliffifi
4gt ^ ;> h vir f Al -Ê! Souverain m'a loué, et m'a donné trois
j1 m S jS ^^^^^^ d'avancement. - Menteur! ê
HÊ JUE 1^ •^ JH <I >|^ le Ma. Koân-ti a rang d'empereur,
' 1^ ii AL '^ ÉÈ 3K À Q"®* avancement peut-on encore Iffl
a S Si S -ï li S ^«"«««-^ - Le pinceau écrivit s;^^^
nà m '^^^ ^ >l^ m m cendre: Le vrai, le grand Koàn-ti,;
SP ^ lH J!S AL ^ ^^"^ d'empereur, c'est vrai. Mais a
^ ^ ^ ^ "5^ âS -^b '^'^^^ P^^ '"^ ^"^ réside dans les temple
^ u rm ^ âS S ^ ^^"^ nombre que les hommes lui on
M -t 23 iK IB M IB consacrés. Il se tient aux côtés di
Sublime Souverain. Dans chacun à
ses temples, réside un koèi juste <!
équitable, député par le Sublime Sou
S j^l tH ^ ^ iB| ftâ verain! C'est lui qui déguste les offrao
S- S "^ PS* ïfi St H des, et qui fait droit aux requêtes. Je sul
^ ^ ^ ^ -J^ ^ ^ un de ces lieutenants. Voilà pourquo
^ T^ W ^^ Ji- i^ W j'ai pu avoir de l'avancement. — h
^ ^ §M i^ ^ ïic •^ licencié Ma ne trouva rien à répondre
w» ^fC. «rti J.f. *Tt tfA/ Lf Voyez lotroducUon XVI. — AToèi. âmes d'homnui
morts. Dans ce sens, les géoJes des villes et des lieu^.
^^mikTimj^i
/4- 1353 7JL "TC The "*^ lous les fonctionnaires infernaux grands et petits, sort
3Lm^^ h ?K ^ tous des iko^i. ^
^ i^ iiiM^ t^lÊ Dans qn village au snd de Kiâng-
gg ^ ^ ;2^ M ^ ^ P'O" (Kiâng-sou), une Aliénée Tchàng
îk; ^ 1^ -art ÉÉ i»r ?F^K ^^^'^ épousé un homme nommé
tlQ ^ S m W liXv^ Tch'énn. Restée veuve après sept an-
^ '^ i^ ^ {^ ^ ^ nées de mariage, et n'ayant pas de
BlI H J^ ^ WÊ ^ -h: ^"^* y'i^ve, elle se remaria avec un cer-
K^ ^ lÊ.m-!^ ^P^ ^^*" Tchâng. Cet homme était lui aussi
r^ f^ ^ Iw 3î5l i^ 5^ veuf depuis sept années. L'entremet-
^ ^ ^ ^ l^ ^ ^ teur qui fit le mariage, avait vu, dans
cette coïncidence, un indice certaia
des intentions du Ciel. — Quinze jours
r-wn^^^
funt de la femme se saisit d'elle. Infi-
dèle, lui dit-il, comment as-tu pu
m'oublier ainsi, et épouser cet homme
'^ fê K S ^ ^ ap»*ès le mariage, Tâme de l'époux dé-
mj^^z^'^-t
^ i^ ^ ^ ^ M ^ vulgaire? Et la femme, mue par Tâme,
^R#F9SBMEM7K àe se frapper le visage. La famille
^ B« fSry. ^ m "mm Tchâng brûla à diverses reprises du
* ^ T^ H ^ >2 S papier- monnaie, en suppliant l'àmede
- que soudain l^ nouveau mari fut pos-
sédé à son tour par Tàme de son an^
^mi!:i^^M
dès que tu as vu une nouvelle femme,
tu as^ oublié l'ancienne. Et l'homme,
mu par l'âme,. de se frapper le visage.
^ SXt^ M ^^ ^ ^^^°"^ femme. Infidèle, lui dit-el|e;
^îiC^^-S:S'^ ^" certain Ts'inn, anaî de la famille,
"fer 7 AI *& ' ' Cir SM ^^"^ ^^^^ ^^^ ^^^^ possédés. Soudain
™ >^ fSi " •==! W AK une idée originale lui traversa l'esprit.
iki^ ÏE ^ ^ ï^ ^ J'ai plus d'une fois, comme entremet-
itnnr-i^M^
^ 5^ lUf ^ M M ^ ^^^ ^^^^ ^°"^^' ^^ ^^^' ^^"^ deuxkodi.
teur, réussi à marier deux vivants, 3e
dit-il; je réussirais péut-ôtre aussi à
marier ces deux morts... Et s'adressant
l'un veuf l'autre veuve, pourquoi ne
vous marieriez-vous pas, comme ces
^ W W nk^ -^ deux vivants l'un veuf l'autre veuve,
^>2 ^.ai^ ^2. -
^^ P&^^jtfc:^S^ ^® ^^"^ mariés. Ce serait cerlaînement
^ '^^^ M. A ^ iffif *^^^° mieux, que d'enaay^r les. gens
^ mm ML m^^ il ^^^^^ ^^"^ ^^*^®^- ^ ^'y pensais, ré-
?^>mK3l*Wi®Scff pondit ia nwwte, par 1^ bouche de soi
^l&^^JIfcSiyFWil *"^^®" °^"' '"^^^' comiDe je sois laide,
Pf ^ m^4& M-^ voudra-t-!l. de moi? - J'y conseBs,
S ^ ''^ répondit la roort, par la bouche de seo
Jt ^ A ^ ^ $f IK ^"<^îenne épouse. — Les consentements
M ^ J^ 19 i@ ^ PI ^^^"^ ^^°^^ échangés, les de«x âmei
Sb S €b SS s an 2 ^^"^^^ joyeuses dirent: Nous marier
«9 ™ :^ ïH Mi BM ^ ainsi en catimini, cela ne peut pas al-
i& W ^ fSa ^SL^'^ ^^^' ^^"® *®^ ^^^^ riraient de noot
jp* ;;& JM^ Mg -jr j^ ^ Vous, entremetteur, faites-nous m
to ^ ■ S ^ cort^e nuptial découpé en papier. Il
M jT iS W pT ^ Jlfc "^"^ ^^"^^ ^"ssi un peu de musique, 6l
^' ^ ^%Wi& ii^ '^^ ^^"^ coupes des épousailles. ^ 0|
â& i^ m^% aa.^ ^^ ^^"^ ^® ^"® *^^ ^^"^ ^™^s ^««>«»-
W wv ^ ff^ W lit 15 daient. Quand ce fut achevé, les deux
^ J^ 1^ ® ^ ^ ^ mariés se trouvèrent délivrés. — Tout
^ ^ Itffc Jfi S ftn ^ ^"^' ^^^" ' ™^'^' ^^'^^ ^® môme, les
^ X ^ 2. !2r ^ plaisants rirent de cet entremetteur qui
^ "T r9 J^ j^^Wt mariait jusqu'aux morts.
fl^ Jtà ^ H tir 7h 4t ^°y^' InIroduclioD IX. - Soui sa forme kw^
rf 3Qg 1!I ■ 2L É^ comique, telle petite histoire e»l instnicliTe. — L^>t
M ^ ^Py ' A. SS (Si 491 ^^ "^'' '^^ "^"^^ boivent dans une mène coofe, m
.^-. _'^. !T ^^ ^* '^ '^*** dans deux coanes oareilles faisant la nair*.
^dS^ ^SfrAii.^ ^ Sôa-tcheon, dans la rue Chàa-
Itt S â S S .S ? hia-hiang, vivait un certain Tsiàiig-
^ ^ tK 10 ^ I^P $ chennki. Le fils de cet homme avait
^ J^ ^^M ^"^ ^^^"^^ nne demoiselle Su, âgée de dix-
151 ^ W z±u Z, ^ -X "®"^ *^ ^®^ ^^"^ J®"*^®^ époux, s'ai^
S ^ ;WCi -ZT fW «^ >T* roaient d'amour tendre. Un mois après
»^ M ^^ S^ A X 'fil ^* première délivrance, la jeune femme
JS 5^^ ^ ffe ^ â prépara du vin, appela son mari, et lui
db Bô r^ Z! M a ^ ^^^- ^®^î ®st la coupe de la séparaUon.
^^•3^ ^WJ^t^W Le destin va rompre le lien qui nous
dans deux coupes pareilles faisant la paire..
92
- 92. - 171
^^MfXiMfkM^ unîssaîl. Mott Gréancier est arrivé. Je
4- ^ ÔT EL rfit in Sil iM "^' ^^* échapperai pas. Le proverbe se
I^Sii^mÏÏÎSî "^'^'^^ P^'' ^P^"^ ^^ épettsegont comme
7Lf1fwWlIlAJi:îf:S 'es oiseaux de la forêt; à l'heure du
^ li^ Ji- = ^ S î? H danger, chacun tâche de s'en tirer.
— ^HK rt aj^StJL? ^P'^^^ °^^ ™^r^ °e Hïe pleurez pas*
a 2 M -S» ** ^ Oubllez-moî !.. Ce disant, elle écïatà
M '^ M^^ % I^ ]^ ,% ^ sanglot*. Puis soudain elle se dressa
MM^^i>ié^M-{r ^^^^' ®^ ^®^^ '^ ®^P® ^"'®"® *e»a»t
XS*iS^fi^Stti ^"^^'^ ^ ** "^*'*- ^^ ^''^^^^ changèrent
'^«RWW^jg^WWl complètement. Une voix d'homme par-
l&rifejSîf^TJ^fetfî^ '^°^ ^® ^^^*^^^® *^ Chin-tong, $or«l
K •& iS ^ 1^ ^ f& ff^ ^® ^^° ^^^^®'' ®^ <^'^- "jf® SOUViôBS-tU,
S522 3S^ ^"'®" *'^" ^^^*' ^^^ ®^ "" ^«^'•e »n'avez
^^ ^^f!l@JUL# assassiné au Ting-koang-chôa-leottî.. !
S Hi W W è _h ^ â Et mue par une force étrangère, la
H.>I^I-i«a::H-^;g^ qu'au sang, puis se larda le corps dé ]
^ "Nf Jtfc tr # "^ H^ ^ coups de couteau et de ciseaux. —
^ iÈ ^ fît iS H ÎF ^^"^^ '^ ^^°^"'® ^"*^ prosternée^
£ IlL X ^ i d^ ^ sopplîa l'agresseur d'épargner sa victi-
5R itt W JR A ?r ^ me. Rien n'y fit. Durant trois jours
^ %W[ AM ^Wt ^^^^^^' '* J®""^ ^^™™^ ^® ^«^''^^^ sous
ft âS A Pt ^ as ^ *^" étreinte. - Tsiang-chenaki fit în-
^ ^ W BS" oT r or viter un bonze très famé. Au moment
MÊ ^ ^ '^ ^ Q ^ où il entra, l'agresseur cria: Chauve,
^ "* ^ ^ ^ ^ ^ chauve, va-t-en, va-t-en! — Le boneè
«wSSSSS ^^^^ Tsiàng-cheiinki : Elle est possédée
M S ^ ^ % ^ W par une âmé vengeresse, qui la cher-
>P ®^ ^ A ?B Bl é ^*^^^^ ^®P"'* P'°^ ^® ^^^ ®^^^*®*- ^'°®
4n ^ S l@ ^ -Ùr '^ ^^^ vengeances arrivent tard, plus elles
^ 4ft ra S S ^®°^ terribles. Je juge le cas désespé-
£ iffi n ^ '^ Il S ^^- — Cela dit, le bonze battit en re-
f9 ^ ^ ^ 1^ 1^ "A* ^^^^^^' ^^ ^^"^ femme mourut. On ne
^4Srân^\ftfflimlQ! sutjamais pourquoi crime commis dans
:% "^ >^ ^ ^ S liD une existence précédente, elle périt
JK; ^ |l^ $ J^ ^ ^ si lamentablement. - Ce fait arriva â
âf* iM^ Pf dk ^ r^ im Sdn-toheou, en l'an 1764, durant le
»D m n >f^ -r JT T9 deuxième mois.
Voyez InlroducUon^H.
Î74 — 93. —
Vi fîM H 3^ ^ ^ i^ /ri ^^"s s^ jeunesse, un certain*
^sf. -A. Q p^ ^ I iter d^ chenk'iou des environs de Sôu-tcheou
"T. ^^ Q 2! ^ /r ^ ut (Kiâng-sou), étudiait dans la maisoo
yZ^^W^^MWL d'un lettré de la ville, nommé Hân-
^t W' ^ ^ fiî ^ ""^ ^ k'iou. Le lettré avait un valet, nommé
Â-loung, âgé de vingt ans. Ce jeune
liocime faisait le service de Técole,
^ I ^ ]^ W <ff* W ?K avec beaucoup de diligence. — Un soir
^WiUmm^mm r '^ «û étudiait à rélage il envoya
Â-loung lui chercher du thé. A-loanf
revint tout effaré, et dit: En bas j'ai
yè f^ ^ ^ ^ ^^ J\ rencontré un être véru de blanc, à Pair
^ £ Î7? 4^ )^ 7 H tt& féroce. 11 n'a pas répondu à mes iuler-
rtS^^S^ ^i^+î Pellations, Ce doit être un koèi. - Le
HPl^îRriSIWT' Su se moqua de lui. — Le lendemain
iSl ^ ^ WJ^ ^^ W. ^'^^^^^ déclara qu'il n'oserait plus
^5êéfeM^ffllT^>î^ Quand celui-ci alla chercher du thé, il
Wl fSl Vl BSf '^ ià^ ^SL ^L ^^^^^^ba contre un corps étendu ai
n !^ S ^ ^ 1^ 1^ -^ ^^^^^ rétage. C'était A-loung évaD-oi
Ht^SwIWtC^K mais respirant encore. 11 avait deî
|^^'j^^^|?g>^;P^ empreintes de doigts, bleues et uoires,
"* tout autour du cou. Ses oreilles, ses
yeux, sa bouche, son nez, étaieni
^ ^ m W ^1^ i^ i^ 9$ remplis de boue. On le ranima avec da
le môme être vêtu de blanc qu'hier. 1!
a l'air d'un homme d'une quarantaine
^m^mwLâ^^ .
^«*T^>2!|^ê0 d'anaées. Il porte la bairbe courte. Son
visage est tout noir. II. a tiré vers moi
une langue longue de plus d'un pied.
Quand je voulus crier, il me serra la
îW^R^iP^ittH^ ^^''^^* ^^^^^ ^" ^"^''® ^^^^' vieillard k
" la barbe blanche, coiffé d'un bonne!
élevé, lui dît: Il est bien jeune; épar
g§â»^Jt»- „.,. „. ...„ ,„..., _
»c^3!c^lwel^+ gne-le. J'étouffais, quand le pied do
- 93, 94. -- 17^
^^ ilt ^ )i|i m ^ ^^^^ ^^ heurta. L'être vêtu de blanc 1
a- JSii Jfi ^ -I- ^ ^® retira alors dans la maisoD. — On
^ ^ ta B T^ 3S porta Â-loong sur son lit, et oa.leveîl-
}!f| ^ ^ ^ ilO ^ '^* Durant toute la nuit^ de mysté-
A iA EF h ^ jffi rieuses lueurs, semblables ii de gros
jo. S x2 i5fe -? ^ lampyres, voltigèrent dans la cfiambre.
^ pif 5(P WX W ï-e lendemain A-loung tout hébété re-
^£ SU iMt ^* *j^ ^ fusa de prendre aucune nourriture. —
^ -ç- ^ -jj- jju ig Le lettré Bâa fît appeler une sorcière.
^ ^ S «rt Celle-ci examina le malade, puis dit:
/V ^ W ^ WA ^ '1 6st possédé par un koâi. Empruntez
M âSf ^ ^ "0^ ^ ^ ^^'^ mandarin le pinceau au vermil-
*^ ^ *r > -^ ^ Ion qui lui sert à écrire ses sentences.
aS flp ^O >T^ JL Avec ce pinceau, écrivez sur le cœur du
Q ^-N ^ Jt. j^ Q malade le caractère iE rectitude, sur
g ^ iju gg ^ H^ son cou le caractère TJ sabre, et sur
Xt S ^ a ^ chacune de ses deux mains le caractère
® ® ^ "^ M ^ i/iC feu. Quand vous aurez fait cela, le
^ f^ ^ jE m s malade sera guéri. — Le lettré Hân fit
■H 4S âff !!3Î SE S comme la sorcière avait dit. Au moment
ma ^ Wm "7^ Hb Œ où on traçait au vermillon le second
ifc — • 5^ i^ ^ ^ caractère ^ feu... Non, s'écria le koâi,
^ **^ B h fiK 2^ ne me brûlez pas, j'aime mieux m'en
Si . i ^ ^ aller! - Aussitôt A-loung fut délivré
et guéri. Il vit encore.
Voyez Inlroduclion V, VIII. — Le sens des caractë-
±1 . -jrt Jbiv ma res esl : Défense au kodi de nuire à cet homme dont le
p^ yj Ç^ jq\ cœur est droit.' S'il le fait, on sévira contre lui par lo
fer et par le feu.
94
M. *î^^^
an j^ n^ 04^ Tinn-rbighia de Koéi-tcheoa
■ ^^ (Koâng-si)s'étant levé de bonne heure
le quinze de la huitième lune, alla pré-
ZZ ^ ^ 3B Jt senter ses respects au génie du lieu,
W 1b "(S Pf ^ auquel il était fort dévot. Après avoir
^ ^ ^ ^ brûlé des parfums, il sortait du temple,
^ S n^ !5t ira! quand il fut soudain appréhendé par
t76 Génie du lieu renseignant le Génie de la ville.
— £». —
«r
^mw^^^B±n
MmBn^nmt^%2,
deux satellites, qui lui passèrent une
corde au cou. Comme ils allaient Ten*
traîner, le génie du lieu sortit de sou
temple, et leur demanda pourquoi ils
agissaient ainsi. Ils lui montrèrent un
mandat d'amener au nom de l^n-
t'inghia. Le génie du lieu sourit dans
sa barbe, mais né dit rien. Les satelli-
tes emmenèrent leur prisonnier. Le
génie les suiviL Comme ils passaient
devant un restaurant, le génie paya à
déjeuner aux satellites. Tandis qu'ils
mangeaient et buvaient, il dit à Yinn-
t'ioghia: Quoique le mandat porte ton
nom, il y a certainement erreur. Je
vais te suivre pour te protéger. Toi, si
tu rencontres un chénn quelconque,
crie aussitôt à l'injustice. — Quand les
satellites eurent fini de déjeuner, ils se
remirent en marche, emmenant leur
prisonnier. Vers midi, ils arrivèrent à
un lac. La mer d'argent, dirent-ils. On
ne peut la passer que durant la nuit.
Heposons-nous en attendant. — Bientôt
le génie, tenant toujours son bâton, les
rejoignit. Pourquoi nous suivez-vous
ainsi? lui demandèrent les satellites.
Je suis un vieil ami de cet homme, dit
le génie; je vais prendre congé de
lui. — Soudain le ciel s'irisa. C'est le
moment, dit le génie au Tînn; les
chénn reviennent après avoir fait leur
cour au Ciel ; prépare-loi à crier. —
Bientôt, monté sur un char, un chénn
au large visage et aux yeux étincelants,
passa. Le Yinn cria à l'injustice. Le
chénn fit arrêter sa voiture, rapj)ela et
lui demanda : Quelle injustice? — - Deux
satellites m'ont arrêté, dit le Yinn. —
Ont-ils un mandat? — Oui, — Le
23
178
Salellites infernaux, avec mandats et crocs.
94. -
U9'
^mmm-^'miàmB
n%7^iitmn^B9^
mandat est-il â ton nom? — Oui. —
Alors de quoi te plains-tu? demanda le
chénn en colère. — A ce moment le
génie du lieu s'avança, se prosterna, et
dit: Il y a une erreur dans le cas de cet
homme. C'est moi, petit chênii, qui lui
ai dit d'en appeler. — Pourquoi penses-
tu qu'il y ait une erreur? demanda le
grand chénn. — J'ai en ma possession,
dit le génie, le registre de toute cette
famille. Chaque fois qu'il y naît un
enfant, le génie du mont T'âi-ehan,
gardien du livre des vies, m'envoie la
feuille contenant le destin de ce nou-
veau sujet. Ce Tînn-t'inghia doit vivre
72 ans. Les satellites infernaux l'ont
cité. Or il n'a pas 50 ans. J'en conclus
qu'il y a erreur. — Quand le grand
chénn eut entendu cette explication, il
dit: 11 est probable, de fait, qu'il y a
erreur. Cette affaire n'est pas de mon
ressort. Cependant, comme loi, petit
chénn, tu t'es donné tant de mal pour
sauver la vie de cet homme, je ne puis
pas ne pas m'intéresser à sa cause. Le
T'âi-chan est trop loin d'ici. Nous
aurons plus vite fait de nous adresser
directement au Ciel... Et le grand
chénn rédigea un placet sur papier
jaune, le scella, et le remit à un petit
chénn à cuirasse dorée, avec ordre de
le porter au ciel. Puis il ordonna au
chénn de la mer d'argent, de mettre
l'âme du Tînn à l'abri, en attendant le
retour du messager. Celui-ci le fit
entrer, avec le génie du lieu, dans une
barque échouée au rivage, où Ils furent
à l'abri du vent de nuit. — Vers le
milieu de la nuit, il les appela. Ils
montèrent sur la rive. Un groupe de
180
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— 94. —
181
nmnn.Ammmik
tAmm±3f'nï.^
cavaliers approchait, chevauchant à
travers les airs, par-dessus le lac. C'é-
tait un offlcier envoyé pour examiner
le cas. Le Yinn, prosterné devant lui,
renouvela sa plainte. Le génie du lieu
Tappuya. — Où sont les deux satelli-
tes? demanda Tofficier. -- Ils s'étaient
esquivés. — Qu'on les cherche, dit.
l'officier. Si ce sont des yâo-koai, ils ne
peuvent avoir fait mille stades; si ce
sont de simples koôi, ils ne peuvent
pas encore être à 500 stades. — Quatre
de ses suivants s'élevèrent aussitôt dans
les airs, et regardèrent dans toutes les
directions avec des lunettes. Ils eurent
bientôt découvert les deux satellites,
cachés, à 300 stades de distance, dans
le tronc d'un sophora creux. — Pour-
quoi avez- vous appréhendé cet homme?
leur demanda l'officier. — Nous avons
un mandat, dirent les satellites. Nous
sommes irresponsables. — Alors pour-
quoi vous êtes-vous enfuis? demanda
l'officier. — Par crainte de la majesté
des chénn, dirent les deux satellites. ~
De fait le mandat était en règle. En ce
cas, dit l'officier, l'erreur est une er-
reur de chancellerie. En route I •— Le
Yinn ferma les yeux de terreur.. Il se
sentit enlevé. L'air siffla à ses oreilles.
Quand il eut repris terre et ouvert les
yeux, il se trouva dans un palais monu-
mental. Des personnages se consultaient
en chuchotant. Ils appelèrent et enten-
dirent séparément les deux satellites,
puis le génie du lieu. Une pause suivit.
Soudain une bande de koèi amenèrent
un scribe enchaîné, qui protestait de
son innocence. Puis une autre bande
de koèi amena un autre scribe, dans
182
— 94. —
lequel Tlnn-t'inghia reconnut un dl
ses parents, Tinn-sinn, scribe au tri
bunal de Koéi-tcheou. Les juges côn
fronlérent l«s deux scribes. Bientôt 1(
premier fut relâché, tandis que le sei
cond, après avoir reçu quarante coujJ
de rotin, était traîné en enfer. — Ui
instant après, les juges appeléren
Tinn-t'inghia. Ton cas est tiréauclaiil
lui dirent-ils. Le scribe infernal qui(
écrit le ff)andat, ne s'est pas trompé, i
a écrit Tinn-t'ingtchea. Les deux satel
lites chargés d'appréhender Yianj
t'ingtcheu, sont allés prendre des renj
seignements au tribunal de Koéi
tcheou. Là, Tinn-sinn Poncle de Yînn
t'ingtcheu, scribe au tribunal, ayan
vu leur mandat, constata qu'il s'agissai
de àon neveu. Pour le sauver, d'ui
coup de pinceau il changea ^ tchei
en ^.hia. Les satellites t'appréhende^
rent donc, toi Yînn-t'inghia. L'adminis
tration infernale est hors de cause
Yinn-sinn expie son faux, dans lei
enfers. Yinn-t'ingtcheu va être appré
hendé. Quant à toi, retourne dans ij
monde des vivants. — Le génie du iiej
et Yinn-t'inghia se prosternèrent e|
remerciant. Au sortir du palais, le Yîn^
vit un petit marché, comme devant le
tribunaux de ce monde. II aurait biei
voulu manger et boire, mais le géni
du lieu l'en empêcha absolument. Il \
conduisit hors de la ville, puis par de
chemins inconnus. Soudain, comme di
haut d'une montagne, le Yînn vit ui
cadavre étendu, et des personnes qu
pleuraient tout autour. — Qu'esl-c|
que cela? demanda-t-il au génie ai
lieu. ~ Comment, dit celui-ci, tu n^
94, 95. — 183
9^ 5^ 5f3 ;^' 7^ 7|l. te reconnais pas? et il lui donna un
coup de son bâton dans les reins. —
Yinn-finghia se réveilla dans sa mai-
^ >2 — iP son, gisant sur le lit funèbre. Un cer-
-4- jîç ' A A ^"®*^ ®^^*^ P**^^ ^ ^^^^ ^® ^"^- ^^ ^^^
dit qu'il était mort deux jours auparar
vaut, mais que, la région du cœur res-
^ fTo ë^ m ^^^ chaude, on avait différé de le met-
-g^ ^ ^ gu tre eu bière. — Quand il eut repris
^ TO si m\ assez de forces pour parler, Tinn-t'iog-
"X Bi A ^ ^'* envoya son flis demander des nou-
^'^^^ ^'®''^s ^ Yînn-t'ingtcheu. Le jeune
^ eB "tf Sfr homme rapporta que Yînn-t'ingtchen
% ^ ^ ^ jadis malade, avait guéri complètement
iâ S 5^ et ^^^^ J^^^s auparavant, et qu'il venait
de s'éteindre subitement, au moment
où Tion-t'inghia était revenu à la vie.
Voyez Iniroduction m. — Oo brûle de l'encens et
on fait des offrandes aux chénn, sartôat le i et 14 15 de
^_^ ^^ chaque mois. Le quinze de la huiliôme lune, est jour de
^f i?H Pn ^^ grande fête populaire. Les chinn fofat, ce joir-lji, leur
• cour au Pur Aug^usle, Sublime Souverain. — Dans le
Taoïsme moderne, le mont T'di-chan est comme une
succursale terrestre du tribunal infernal. Le génie de la
montagne ^ ^ tient un duplicata du grand livre du
A jBff ifP 4£ destin. L'épouse de ce génie gouverne les renards; voyec
_y_ ^^ ^^ ^^ numéro 80 note. — De petits restaurateurs ambulants
Xh |(J^ ^i^ Âff stationnent à la porte des tribunaux, satellites et parties
Bmi^n
mangeant sur le pouce dans les intervalles des audien-
ces. — Nous avons vu, numéro 83, que mangçr avec les
<<{tt/L I. mJL koèi est fatal aux vivants.
±
95
^ tIc "^ Après avoir été préfet dans la pro-
^ ^ ^ ^ ^ÎQC6 du Ghàn-si, Lidu-kiecheu fut
^ -ty -J» I transféré au Kiâng-nan. Durant une
y L -^ ^ W nuit qu'il passa à Sôu-tcheou (Kiângr
^ ^ ^ ^ ^^^^* ^^^^ minuit, il se sentit comme
soulevé et emporté vers le Chàn-si par
une brise légère. Dans les airs, il fut
^Wià
^ M^ lii :^ attaqué par un koèi hideux et méchant.
m
— 95. -
nn.^ZBmzmm
Il le battu et le prit sous le bras. Co».
me il se demandait ce qu'il allait «
faire, un certain U, jadis son voisin ao
Chàn-8i, lui apparut et lui dit: Livre-
le au temple de Koân-yinn qui en feti
justice, de peur qu'il ne se venges»
toi s'il arrive à s'échapper. — Uà^
kiechen porta donc son prisonnier aï
temple de Koân-yinn. Comme il|
entrait, les statues des gardes du tem-
ple regardèrent toutes le koèi avec d«
yeux menaçants. Dés que Koân-yini
l'eut vu, elle dit: Celui-là est en ruptoi
de ban. C'est un évadé de l'enfer. B
faut l'y ramener... et elle donna ordre,
à l'un de ses satellites, de prendrai
de conduire le prisonnier. — Le satel-
lite objecta je ne sais quoi. — Alors
Koân-yinn dit en souriant: Liôa-ki^
cheu, puisque c'est toi qui Tas pris,
c'est toi aussi qui vas le conduire. -
Comment descend rais- je vivant aé
enfers? demanda Liôn-kiecliea. — PI4
facilement que tu ne penses, dit Koài|
yinn. — - Elle le fit approcher, soufft
trois fois sur son visage, puis le congédii
avec son koèi. — Mais enfin, je nesak
pas le chemin, se dit Liôu-kiechea. -
A ce moment, le Ù lui apparut de non-
veau, et lui indiqua l'orifice d'un pui|
étroit et profond. Le koôi s'y jeta aus-
sitôt. Le Liôa le suiviL D'abord il
éprouva une sensation de froid glaciaf.
Plusieurs fois il fut arrêté dans si
chute. A chaque fuis, une bouffée d'air
chaud venant d'en haut, le remit eo
mouvement. Enfin il entra dans une
région lumineuse, et tomba sur le toit
en tuiles d'un palais. — Qu'est-ce que
cet homme qui tombe ainsi sur noire
95. —
185
Mm^zB^mm±
Bt:m^¥9Zmi^m
UikmBmBMf^z
V^mTm^m^Bm
^^B-mmstmn
toit? crièrent des voix dans Tinté-
rieur. — Liôu-kiechett fut prestement
descendu par des satellites à cuirasse
d'or, qui prirent aussi le koèi. Tous
deux furent présentés à un personnage
vénérable, à longue barbe blanche, et
vêtu en roi. — Que viens-tu faire ici?
demanda le vieillard. — J'ai été envoyé
par Koàn-yino, dit le Liôu, pour vous
ramener cet évadé. — Voyez si c'est
vrai, dit le vieillard à ses satellites. —
Ceux-ci examinèrent le visage du Liôa.
C'est vrai, dirent-ils; son visage émet
un reflet rouge. — Ils procédèrent
ensuite à l'identification du koèi. L'a-
yant reconnu pour un être très malin,
ils le piquèrent avec une fourche, et le
jetèrent dans un bassin, où des serpeuts
et des tortues énormes le dévorèrent
en un instant. — Le Liôu pensa que,
pour une fois qu'il était descendu aux
enfers, c'était le moment de s'informer
de son passé et de son avenir, il s'a-
dressa à l'un des satellites. Dans ta
précédente existence, lui dit celui-ci,
tu fus enlevé, à l'âge de neuf ans, par
un brigand qui te vendit huit taëlâ.
Tes parents moururent de douleur, et
toi lu péris de misère. Tu n'as pas
encore expié tous tes démérites. Vers
la fln de la présente existence, tu de-
viendras aveugle. — Ces conûdences
intéressantes furent interrompues par
les cris de «Ordre d'en haut de renvoyer
Liôu-kiecliea dans le monde supé-
rieur »... Le personnage royal lui souffla
trois fois dans le dos. Soulevé par ce
souffle, le Liôu remonta dans le puits
par lequel il était descendu. En trois
poussées, il fut rejeté dans le monde
186
— 95. —
mR±mBmmM^
uy^^^zmm-^B
des vivants. — Il alla rendre complt
de sa mission au temple de Koân-yina
Quel ne fut pas son étonnemeot d<
voir, près de la déesse, son doabti
absolument ressemblant. — - Il est faai
celui-là, dit le Liôu. — C'est toi qui e
faux, dit le double. — Taisez-vous, (8
Koân-yinn. Liôu-kiecheu, ton ânM
supérieure que voici, était mauvais^
je te Tai donc extraite avant ta descenl
aux enfers; je vais Ten donner oa
meilleure. — Liôu-kiechea (corps «
âme inférieure) remercia, et salua soi
âme. Celle-ci ne lui rendit pas soi
salut ; je suis la supérieure, dit-elle. -^
Puis, s'adressant à Koàn-yinn, râoaj
dit: Puisque vous voulez me changer
détachez mes attaches, mais sans H
faire de mal. — Sois tranquille, à
Koàn-yinn, qui tira de ses cheveux oii
longue broche, renfonça dans le flafl
gauche de Liôu-kiechen, et commeal
à dévider ses entrailles. Au fur etj
mesureque cette opération progressai
le double[diminuait. 11 Gnit par displ
raître. A ce moment Koàn-yinn frapf
un grand coup sur la table. — Liôi
kiecheu se réveilla en sursaut, dai
son lit, à SOu-tcheou. 11 avait au flai
gauche une cicatrice rosée. Un ma
après, il reçut une lettre du Chàn-fl
qui lui apprit que son ancien voisin I
U, était mort la nuit-méme de ce ré^
C'est Liôu-kiecheu lui-même qui ffl
raconté cette histoire.
Texte de la fia du dix-huilième siècle. — Vi^
Intrwluclion X et XI. — Aegri somoia. Ces desctiM
aux enrers, soot évidemment des songes de fébridUÉl
Associations Fantastiques des idées superstitieuses doit
païens sont farcis. — Koân-yinn (voyez TP page II
lui soutira son âme supérieure, au moment oti elle nm
fla sur sou visage. Elle le fit, de peur que, s'il M
— 95, 90. —
187
»SlIt0AW±
i^m^iÊ^i^ A
M
m
m
fi
descendu anx enfers avec cette âme coupable, il n'y fût
coffré. Restait à rompre les attaches oi^niques de l'âme
supérieure, son pédoncule, ce qu'elle fit après son retour
des enfers. Elle substitua à son ancienne âme supérieure,
celle de son voisin et ami !e C, qui venait de mourir.
96
Uu paysan avait porté ses poires au
marehé pour les vendre. Comme elles
étaient sucrées et parfumées, il en de-
mandait un bon prix. Un tâo-chea, au
bonnet déchiré, à la robe en loques,
quêtait sur le marché. Il demanda
Taumône au paysan. Celui-ci le rebuffa.
Comme le tâo-chea insistait, le paysan,
se fâcha et lui dit des injures. — Lo
tâo-cbeu dit: Tes poires sont nombreu-
ses; si tu m'en donnais une, cela ne
Tappauvrirait guère. — Les assistante
exhortèrent le paysan à sacriûer Tune
des moins belîes parmi ses poires. Il
refusa mordicus. Alors ils se cotisèrent,
achetèrent une des poires du paysan,
et la donnèrent au tâo-cheu. — Atten-
dez un instant, leur dit celui-ci; moi
je né suis pas avare ; je vais vous faire
manger de mes poires à moi. — Cela
dit, il dévora la poire à grandes bou-
chées, recueillant soigneusement les
pépins. Puis, détachant un couteau
qu'il portait sur lui, il creusa un petit
trou dans le sol battu du marché, y
sema les pépins, les recouvrit, se fit
apporter un peu d'eau et les arrosa.
Aussitôt un germe sortit de terre, gran-
dit, devint un beau poirier, fleurit, et
se chargea de poires superbes. Le tâo-
chea les cueillit une à une, et les don-
na aux assistants, qui les mangèrent
488 — 96, .97. —
JSS ^^ ^ /^ ~h i^ Ï(û ^ jusqu'à la dernière. Alors, d'un coup
n^ -^ 2^ tt J& 1^ ^ U; ^^ ^^" couteau, le tâo-chea trancha la
" ^ SS ™ T« ^ S vv lige du poirier, le mit sur son épaule
HiSflî^^jlBJBi^Bi^ ^^ s'^" ^*^^- — ^"^ spectacle avait, natu-
f£r -^ 'BU iB filf A 7h {& rellement, attiré toute la foule du mar^
i3j7^W|^WA^7lg ché. Môme notre paysan avait quitté
W Ol 5S "^ W ^y W TO ses poires pour voir. Quand il retouros^
^ S i^ R'I ^ ^ ^ "^ ^ ^^ ^^^^^^ voiture, il constata que tou*
A ^ S l^i; J^ Si 4^ (Si ^^^ ^^^ poires étaient parties, et que lé
A ™ 90Ç Kft W ^ tX V9% limon brisé avait disparu. Il comprit
^JP^^^fi^ ^4iiÏÏ5 alors le tour magique du tâo-cbeo.
^ iki( -^ S^ Ahj SI "X S ^^"* ^^ venger d'avoir été rebufiFé^
^ UJ « ^ ^ "T" ^ celui-ci avait fait pousser en arbre lé
^7 Tn ^•^ ttl iSi ïK i -^ bois de sa voiture, avait fait monter ses
Sfe jj> "TC ^ ]^ j^ "^ poires sur l'arbre, les avait distribuées
M j^ ^ an B -^ ^ puis avait emporté le timon. — Furieux
A\l fW 5*P W H >\ ^ le paysan se mit à la poursuite dcj
1^ ^ ^ )|R ^ /y ^ tâo-chea, pour lui demander raisoDJ
HD ^ Vit W- 7^ WH Ht ^^ détour d'une rue, il retrouva son
* ^ j^ ^} 1^ .^ ^L M timon, mais ne revit jamais le ma-
ÎB ]PE W J- « «H SI gicien. — Tout le monde rit de lui,
± ffl M—flkMl^ bien entendu
^ ± :! :! iE El A
SU ^^SS2 8iil Soéi-yuan raconte ce q.
m il TB S W W iP suit (à la fin du 18* siècle). Wang-
^ 'ël ^ HR 61 ^ m koungnan le mari de ma sœur atnéei
m 4 ±mm^ ^
# -es ^ :A: RiJ *
Voyez Introduction XVIII.
97
habite à Hâng-tcheou (Tcbée-kiang)|
près du pont Hêng-heue-k'iao. Un mi
Jf^ ^ lÙ^ ^ tdi iP tiu comme il sortait, il rencontra ni
^ ^ "^ BiJ -^ Ma tâo-cheu, qui le salua et lui demandi
Cj 741 yv fl'l ^* .__ jjj^ poisson. De mauvaise humeur, \\
Wang lui répondit: Gourmand! Geui
.^ ^- ^ Ifi Q iM ^ ^"^ ^"' renoncé au monde, ne doivenj
M ^ .,^^ Â, ^ -l- iflH manger que des grains et des légu^
^ ^ ^ ^ ^ ^1 ™®^* "" ^^"^ ^^^^ ^^^° ^^^^^' ^^^ **
Ix ^ ïfï W ^ fr Su tâo-cheu; je vous en ferai repentir..
— 97. — 189
^ * tl iM» Tf- SI f «'t ''iil." dîsPf "j: - La nuit suivan.
ê!r* iH^ 3I& ^ ^ ' Wang enteodit ses tuiles tomber
^ IMj fB ^ w du toit une à une; au matio, sa maison
^ ^ ^ @ S^ % ^^^^^ parfaitement découverte.. — La
^li Tte s» PI |gt nuit d'après, tous ses habits s'envolé-
^ ^ ^ ^ ^ ^ rent de sa chambre à coucher, et allé-
^ M ^ ^ îc -^ rent se jeter dans la fosse d'aisance. —
^ ï IBi J^ ^ iiS ^'^" ^^^^^ ^^^P' ^^ Wang s'adressa au
A ^f9 jm Mt '^ ^ bachelier Tchâng-yonk'ien, lequel s'oc-
/^ ""^ cupait de magie. J'ai deux charmes,
i^ ^ ^ ^ vï % lui dit celui-ci. L'un est bon marché,
" ^ l'autre fort cher. Leur efûcacité est en
rapport avec leur prix. — Le Wang
acheta le charme le moins cher, qu'il
afQcha dans la salle d'entrée de sa
maison. La nuit suivante fut tranquille.
La nuit d'après aussi. Mais la troisième
Jfi 3^ R S "~* "ESC nuit, vers le matin, le Wang entendit
^ ^ ^ "2$ $ ^ ^^ ^^"^^ ^*"" papier qu'on déchire. Son
A, !> -JU œ Étt n charme protecteur avait disparu. —
mi ^ y\ ^ ^ np. Depuis lors ce fut chaque nuit un sab-
tit ^ iG^ SS^ ^ ^ ^at épouvanUble. Des êtres invisibles
h '^ l<f ibE SM 7^ frappaient aux portes, bouleversaient
^ ^ ^ — ^ rt *^ vaisselle, etc. Force fut au Wang
^ ^ 3l zn ^ JlN d'acheter au bachelier Tchftng son
fin zr "1^ H ^ iB charme le plus cher. 11 le paya cinq
-«- a >JL, TT ^1 r+i cents ligatures. Quand il l'eut affiché à
^ j^ ^ ^ W ^ la même place que le précédent, le
S 7 S Jl >w Wi calme se fit dans sa maison. — Un jour,
^ ^ ^ ^ik ^ ^^"^ ^^ ^^^^^ ^^ colère, Wàng-koung
Ml ^ 4^ J^ PI >^ "^"^ menaça son fils aîné Heéntseng de
fK ^ iq* ^ Ja 'S le fustiger. Le jeune homme s'enfuit.
8 ^ 1^ ^ ^ ^ '^l'ois jours après, il n'était pas encore
^ ^/Â^ Sli fS S" t& revenu. Sa mère se désolait. Le Wang
%\ -^ ™ Zy^ ^''^ lui-môme à la recherche de son
WA^l^^^W fils. Il le joignit, au bord d'un canal,
^ Si ISS ^ ^ W ^^ moment où il s'apprêtait à s'y jeter.
_ «K u ^ç« W L'ayant saisi, il le fit porter à la mai-
son dans une litière. Le jeune homme
^n^if^Z^
^ fii Mi ^ ^ paraissait avoir perdu la raison. Le
f90
- 91. -
^ p 4> ^ # "i
^z # ^ 1^ m
- ^ /h jp* m ^
mm MB Mm
poids de son corps avait plus que doa-
blé. — Quand le jeune homme fut ar-
rivé devant le charme, une voix sortie
de sa bouche dit: Voilà qu'on va me
juger. 11 va falloir que je m'en aille! -
Heéutseng se prosterna devant le
charme. Son père s'agenouilla à côti
de lui. Je vois un chênn assis sur une
estrade, dit le jeune homme. Son visage
est couleur d'or, ses cheveux sont rou-
ges. Devant lui sont plusieurs jeunes
gens... S'adressant à l'être qui possédail
Heéutseng, le juge demanda : Pourquoi
as-tu voulu noyer ce jeune homme
avant l'heure marquée pour sa mort
par le destin?.. Ensuite, s'adressaut
aux jeunes gens, le juge dit: Et vous,
petits pénates de ce quartier, pourquoi,
infidèles au mandat qui vous a été
donné par le Pur Auguste, pourquoi
avez-vous laissé un tâo-chea troubler
la paix par ses maléflces? Vous allei
tous recevoir la bastonnade. — L'exé-
cution commença aussitôt. Chacun dei
coupables reçut trente coups de rolia
Heéutseng vit leurs fesses bleuir sou
les coups. Quand tout fut fini, le jug
donna à Heéutseng un grand coup à
son pied botté. Le jeune homme revid
à lui, inondé de sueur. Désormais il
maison des Wang resta parfaitemed
tranquille.
Voyez Introduction XYllI et VII. — L'efBcacii
des charmes est admise par tons. — Ne pouvant p>i
rien dans la maison, le tdo-cheu mit aux trousses A
Heôutseng évadé, Tàme d'un suicidé quelconque, d
quête d'nn remplaçant. Le poids doublé prouve la p*
session ; deux êtres en un.
- 98. - m
^i5i#0fii^:ff| A Hâng-tcheou ( Tchée^kiang ) un
^ ^ ^ ^ ^ A M ^^^^^^^ Tcheôu-pao habitait une maisoa
$K SE «; ^ 04-1^^ hantée. Chaque nuit, dans la salle
^f PU rr l"l n^ 7^ ^J d'entrée, apparaissait un homme à
^ im AW M ^b ^ ^^"^"® ^^^^^' ^^^^ ^'00® robe rouge
^ \W M W^Mk1& ^ ®^ ^^'^^ ^'**° chapeau noir. 11 était
m ^^^\^^7h accompagné de deux vilains petits koèi,
Tm W ^ -^ le B» tt dont le ventre vide était diaphane, au
^ A tt tÊ ^ ^ ^ p^l"^ ^"'^" ^^y^^^ ^ ^''^^^^^ ^^"^ *^s
t^ m ^ ^ nS ^ ^ traits des dessins tracés sur les murs.
m^-^^«BW^ Les Tcheôu faisaient des offrandes à
S ^^ flifi JL ^ ^ ce trio, pour le faire rester tranquille. —
^âiîWl^l^@ ^° ^^"^ ^^ ^'^ unique de TcheOn-pao,
S S S a S S S âgé de 14 ans, tomba malade. La nuit
œijB^HSK^ il entendit l'hamme à la robe rouge,
1^ ^: B ^ 5 ^ 3^ ^"^ <^^sait aux deux petits koôi: Voici
une occasion de refaire vos entrailles.
Demain le médecin Lôu-haot'ing vien-
^ Jl !W 9S ^ ^ Jt dra voir le malade. Il prescrira une
décoction. Introduisez-vous dans cette
drogue. Quand le malade vous aura
ingurgités, arrachez-lui ses viscères.
m^i^mmi^i^ ._„_.„ .._„„ ._. „„„ .._„„. _
I J^ ^ ^ d^ ^ jj^ Le lendemain le médecin Lôa-haot'ing
I "ffij jfp M J?! + ^ -*- ^^°^ ®" ^^^^ ^^^^ ^® malade et prescrivit
' "^ ^ M ^ nn ^ A ""^ décoction. L'enfant refusa de la
I -^ iul ^ ^ |?9 ftfc A boire. Comme ses parents le pressaient,
*^Jili^^ë\M?te ^* '^"^ raconta ce qu'il avait entendu.
■ "ftS BB BF "^ ^ ^ ^ Alors les parents achetèrent une image
^!^5n"^H^ du génie protecteur Tchoûng-k'oei, et
I ^^ S W A ^ ^ i^ ^a suspendirent dans la chambre du
' ^ 5^ JfC )Ë| M ^ j|è malade. — La nuit suivante, les koèi
^S& Zb -& ^ ^ ^ J^ examinèrent l'image. Celui-là, dirent-
' w 5b W TF ^ SP re ils en riant, n'est pas à craindre. Voyez
^ B K ^ ^ ^ Çf ^^"^' *^ ®^^ ^^ myope, qu'il ne reconnaît
iM' •& &k î# îï"^ ^ "te" P^^ *^^ ^^^^' "" ^'^^^ ^"^ ^® peintre
a » ^ ^ *T^ HB // farceur avait mis, à côté de Tcboûng-
H # tu T^ iSfc A @1 k'oei, un petit koèi qui lui grattait
i9f — 98, 00, —
^ ^^ •£- lit jlS^ roreille, tandis que Tchoûng-k'oej
JÊjh xa 4^^4(1 fermait voluptueusement les yeux i
SrS ™ >fC 4c ta demi. — Un mois plus tard, le malade
"^ ^ f^ >& Jl^ entendit les koèi qui dii^aient: Rien â
g Ba -S — ' ^ ^^^^^ ^^' * ^^ destin de cnlte famill^
P^ .-J <=• «^ °'^^' P^^ qu'elle soit ruinée! Allons
9ft ^ "* ^ w ailleurs! — Si nous nous en allons
^ ff ^ â9 ^ ^^°^' ^^"^ ^^^^'^ ^'^^^ ^^^^ ^^ ^^°^* ^^
M jm ■ XtC 7 n*aura plus peur de nous, et personD^
-^ m 2^ — "^ °^"^ ^^^^^ P^"^ d'offrandes, dit I^
S S ^ JSC ^ personnage à la robe rouge. Emportons
A3r jM ^ ISA }3 ^^ moins le porc. — Peu de jour^
4B S 7èC it^ SL après, [un des domestiques de la mai*
391 Œ yfû ri Œ , son mourut. Il était de Tannée du porci
iË "pE Îï9 J^ ^ L.e fils de la maison guérit, et les api
^ ^ ^ @ ^ paritions cessèrent.
fÊ st ÈpË I ifii 12 rc/ioûn{7-Xc'od, prénom commua d'an général ^j
^P Xr -'V "IL jSt Ydo du cinquième siècle, dont le prénom noble était
Mr âÛ ^ ^^ :=t^ 1$ ift p'i-»u, fléau des méchants. Ce Utre lai valsl
"■■^ *^ ^■'* "^r ^^ d'être fait génie prolecleor après sa mnrt. Son image (ail
}fl| ^^ -^"^ -^ j^ fuir les to^ et les kodi, disent les païens. — Cycle
^)S mm m
laiit m^z
■Ém m^m
s-t- i^^
daodénaire de doute animaux, qui sert de base à la
chronologie des paysans chinois.
99
A Sông-hi (Foû-kien) vivait un let
tré du nom de Tcheôu-Jaohu. La pau
^ ^ ffl fl^ vreté Tobligea à aller s'établir, comm^
^ rff ^ ^ maître d'école, dans le village de Sîe]
« / w ^ 'S kia-tien. Il y enseigna durant plus dj
^ ^5J 1^ J^ quarante ans. Grands et petits, tous
^ pk ^ éàf dans le village, avaient passé par se|
^ !^ S mains. Il était estimé de tous. — U^
n ^ ■"" ^' soir, après le souper, il était assis dani
^ ^ JS son école et étudiait, quanxl l'élève
A ffi ^ ^ Fông entra, le salua, et lui dit: AUej
^^ ^ ^ ^" s'il vous plaît chez moi, où une grav<
>TO ^ ^ }W affaire réclame votre présence. — Il
— 99. -- i93
ftêSJ^^^illSl S"PP^»a inslamment, l'air extrêmement
^ M EU 4^ ;4»^aK.^ triste,^ puis prit congé et se relira. —
ta ^ -' 'X :a: S ^ Tcheôu-jaohu ne laissa pas que d'être
(*iniSfil^^K=Çl assez eflVayé, car ce Fông était mort
S-RF^MÏ^^^*^ peu auparavant. C'était donc son âme
^iSK ±t»& Pf- ir ^.m mi ^"* ''^"^^^ ^^ ^^ '^'*^^''- ^^^s^" ^^ P'"s
W TO ;©' pK i^ -HT^ ^*^ ^H d'y aller, se dit Tcheôu-jaohu. -
fi#S!îftôft:^^^ Quand il arriva chez les Fông. le père
^iP P7iÉ@JS:>â Mônglan prenait l'air devant sa porte.
f-1Dail^WW»l<.eL 11 invita le maître à entrer. On but et
on causa. Le Tcheôu ne dit pas ce qui
BS®®I^=^^W *'^^^'^ amené. Vers minuit, il fit mine
de vouloir se relirer. — Restez ici pour
la nuit, dit Mônglan; et il le logea
knmmmumm
C 1^ ^ fê 1^ ^ i9E ^ dans la chambre centrale de l'étage,
celle où débouchait l'escalier. Une des
chambres latérales attenantes, était oc-
cupée par la veuve de feu Péléve Fông.
^» ïiC ^ ^ ^ ^ ^ ^^^ gémissements étouffés sortaient de
t^ H& * ;^ -X- t^ celte Chambre. Tcheôu-jaohu n'éteignit
^ ^A.^ ^ ~^'^ ^ ^ pas sa chandelle et ne se coucha pas. —
^^^ ^ Wm Mi m Bientôt il vit une léte de femme paraître
^ W ^ R9 IB^ iP îiBS ^" ^^"^ ^^ l'escalier. Quand elle eut
^ A F? ^ T" !?S 4fi "S: ^" ^^ Tcheôu, elle se retira; puis.re-
A W Ihi n^ iS 1/L "^ monta. Son intention était évidemment
M^A^^^Bi ^® gagner la chambre de la jeune
^ :& iM! H h >l> 5C veuve. — Tcheôu-jaohu trouva ce ma-
^ S ï^ aS i^ Â >^ ^^^^ ^^"^^'^- Q"^ ^^ ^^^ cria-t-il. -
V^ ^ M ^ftWt nV Maître Tcheôu; répondit la femme
^ ^ \ ^ ^ ^ ^ Wa ^''"^^^' à cette heure vous devriez
SOffiÊtt H ffl!^:#& dormir. — Que je dorme ou ne dorme
H^ O ^>^ ^ JL ^ m ^ pas, que vous importe? fit le Tcheôu
TC^tH^iS*^'!^ en colère. — La femme bondit, éche-
4 ^ ^ ît >© >îî 58. ^^^^^> ensanglantée, une corde de pen-
/tt- >(«f ^ -*- Ha •«• ^ due à la main, et livra au Tcheôu un
It* W yt -ÏC TO M 'T' assaut terrible. Celui-ci fléchissait,
tÔ "T* ^ i^ ^ ^ W quand quelqu'un le soutint par. derrié-
B ^ SU iFf A fttî 6^ -fr ^^' ^^ ^"^^ ^^*' ^^* ^*^ relève Fông.;
U ^ mÎ! ^ • tenez bon ! — Le maître appela au se-
H^^^J^^^J^^ cours. Fông-monglan accourut. Alors
191 — 00, ÎOO. —
f^ M /$! & ^^ '^ JL ^ Tcheôu-jaohu lui raconta tout ce qui IqI
^^ J63^ "y ^ -kft SS -^ -te ^^^^^ arrivé durant cette nuit. Les deu^
M ^ A^ ^ ^ .uj> ^ >&' hommes entrèrent dans la chambre de
iîitffllffc^îHi^^)^ '^ j^""^ veuve, qu'ils trouvèrent pen-
due, mais vivant encore. Ils la dépen-
dirent et la rappelèrent à la vie. Elle
avoua qu'elle s'était pendue, pour unfi
i^^^M Wi ^ ^ ^ ^)i l'éprimande que son beau-père lui avai|
— " faite. -- L'àrae d'une suicidée, en quêt^
d'une remplaçante, la guettait. Si ellÉ
^ :^ uJ 7IÉ ^ ^ 5^ ^ avait pu joindre la jeune veuve, c'étaii
Q j^ M IJM ^ db ^ j^ fait d'elle. L'âme de son feu mari ayani
i^ œ >% P^ idr :&: ^ ^ ^" connaissance du danger qu'elle
« tiO ^V I J zt 'Pi inf Bll courait, avait provoqué l'intervention
^ ^ >P tr ^ ^ iÔ ït4 <^6 son ancien maître, qui la sauva.
^611 ^^ "^ ^Ë T^ S^ ttH ^^^^ Inlroduclion VII. — Notez que les morts on^
^^ -*'" "— ^ '^■^ ' "»"^ '^w^ connaissance de ce qui se passe chez les vivants.
MMS^^^-^P^Pi ^ Hâng-tcheoa (Tchée-kiang), au
^h^Mte^ffîl-^ moment des examens, l'aventure sui-
'ïîCjLS™iBj5^r'W vante arriva à l'un des bacheliers char
A ^ ^ ^ H ^ '^h ^ gés du patronage des candidats. Ce|
luI-t^SI^'^ËI'M^ homme s'appelait Tch'êng. Un malin \\
|Hj ;^ :^j ^ ^ M W ^ g^ ,gya^ s'habilla, sortit, fit un tour|
^p|:B.P^âb^^^Jà puis rentra, s'enferma dans sa chambrel
^Vi^^^^^l^ P^'*^ longuement avec une persono^
^HRHitHTâSSftm invisible, puis sortit de nouveau et nj
•^ H |Hj :S" P-l «^ TzK r J revint plus. On commençait à être trél
^^I^Mf^^^^ inquiet sur son compte, quand un m
ïffi "JT S^ A ^ ^ $ Bit nelier ambulant le ramena à son logisi
S£*^S^SS ^^^ ^^^*^^ ^^^^^"^ trempés d'eau, sî
"^ ^ A p« ^ ^^ ^ ^ tête était couverte de boue. Il regardait
^ îS t^ ^ ^ "^ M Bi ^^"^ bagard, et ne parlait pas. On lui
ingurgita de la tisane de gingembre
On le barbouilla avec du cinabre. Enfîc
iîx^Am mi „
>w M >5r *|^ ^ @ ^ il ieprit ses sens, et raconta ce qui
- 100. -
195
suit. — Ce matin, étant sorti pour me
promener, je rencontrai un homme vêtu
de noir, qui me salua et me dit, ren-
trons chez vous pour y prendre le né-
cessaire, puis je vous conduirai chez
les ondins et les ondines. — Je rentrai
avec lui, fis mon paquet, pris la clef de
mes meubles, et le suivis. Il me con-
duisit, par la porte Kinn-menn, au
bord du lac Sï-hou. Je vis au loin, sur
les eaux, des palais azurés, et de belles
filles qui chantaient et dansaient. —
Te réjouir avec elles, me dit l'homme
noir, ne sera-ce pas plus gai, que de
patronner des candidats au baccalau-
réat? — Assurément, répondis-je. —
Alors jette-toi à l'eau, me dit l'homme
noir. — Comme j'allais le faire, une
voix me cria: Prends garde! C'est un
méchant démon qui te tente ! N'en fais
rien ! N'en fais rien ! Je regardai qui
me parlait de la sorte, et reconnus un
vieillard, feu mon père. L'homme noir
se jeta sur lui, le frappa et le chassa.
Je ne sais pas trop ce qui arriva ensuite.
J'eus froid, puis sentis comme un souf-
fle tiède, et ne vis plus l'homme noir. —
Alors le tonnelier raconta ce qui suit :
Ce matin, comme j'allais chez les Yâng
de la porte Kînn-menn, qui m'avaient
demandé pour quelque ouvrage à faire,
je passai au bord du lac Sî-hoa. Je vis
un parasol gisant sur la berge. Comme
je me baissais pour le ramasser, j'en-
tendis un clapotis dans l'eau, et consta-
tai qu'un homme plongeait, la tête en
bas, s'efforçant d'aller au fond. J'eus
beaucoup de mal à le retirer. C'était
votre Monsieur. Je le ramenai ici. —
Inutile de dire que la famille remercia
196 — iOO, iOL —
^ZL^'^^^^ Jf, ^&^ ^^ récompensa le tonnelier. Puis là
>(Pl A Xùti^^ oT Ï7rt SK BB* ^^"^"^^ ^" bachelier dit en soupirant:
K^A.|nJ'?TO?£»rl TOtSWC Les vivants et les morts étant de même
^M JSA.8^i^lijLA.^ ''^^®» pourquoi les morts s'eflforcent-ils
sans cesse de faire mourir les vivantsj
alors que les vivants laissent les morts
tranquilles et ne s'occupent pas de les
î^^-^îK^'^ëX^H faire revivre? — La voix railleuse d'uQ
0Afr ^ 2lh •^T ^ ^'S >fer A ^^*'^ invisible lui répondit : N:est-il pa^
^ J^ ÎS /i ^*^' ^^"^ *^^ Classiques, que le boi^
^Sl^H^#tÏ0fl5]||I75^ s'efforce de bonifier les autres, et que
j|a^gHjJ|g±.»^^^^ le savant s'efforce de rendre les autres
l>f>feriHSi^B3 K^^JiC ^^^^"^^ comme lui? Ainsi nous, Xai
y^ 1^ =^ w IS ^^ J\ 4èr rC noyés, nous nous efforçons de noyer
^ lii"^ ~ ^ ^ ^ ^ ^ ^^^ autres; nous, les pendus, nous tâi
^ ^ À\^ M'Wi^ H& ^ chons d'étrangler les autres. — Uq
^^5"^^^ g^'^"^ ^c'^^' d^ "l'G souligna ce sarcas-
^WiW ^ M.mmW^iëi °^^' P^'s *^ silence se fit.
>^ ^3 ^m iH* ^& — ^ B >/l^ P '^'^^^" ~ ^^^^^ ^"® '^^ '"^'^'^ "'^^ connaissance de ce qui
^^ *~~* *^ *^^ ±z. ilr '^ arrive aux vivants qui leur sont chers.
AmmMM mMZ ,01
T>i^ie^S rîqiiA
ffiSSîS ?5^ ^" ^'^" ^^^^' ^ Tchénn-kiand
m'^^lWt A.^ \ (Kiâng-sou), on refît le temple dij
^ittiit^lS? ûife^K S^"^^ ^^ '^ ^^*^^- "^^^^s notables nomi
^M'fj^^^ Sfr^HS '"^^ ^^'^ ^^° ^^ ^^' furent chargés d
>^ fîR [^ ^ W ^ % 5k recueillir les souscriptions et les dons,
i^ A i /^^ i^ZT^ et de tenir les comptes. Un malin,
^^m^4y ÏÏ5:^W quoiqu'il PÏût, une dame vint en litière
~^mS^ i^Jh^^ ^ '^"*' bureau. Tirant de sa manche uij
f^ !m ^ W èfirt >- 'ïti paquet de menu argent, elle le reniil
â ^ -^ J^ 9 A ^ A 3" Yen en disant : Voici pour la restau-
jiA/i-^râgH :^P3rt ^^^^0" ^^ temple; veuillez inscrire cia^
^Ù^H^ SJsldS ^"^°^^ ^^^'^- - ^ ^"^^ "^°^' Madamel
s^WvSîfïl^ "nwiT^ demanda le Yen. - Oh! dit la dame,
Le surmenage fait éclater les folies latentes. Les
grands concours de l'ancien système, licence et doctoral,
ne se passaient guère sans cas de folie ou de suicide. —
Cinabre, médicament de l'âme, voyez numéro 5, en
iOl. —
197
^m^^^BMmnm
pourquoi publierais-je celte bonne œu«
vre si petite? Inscrivez, cinquante laëls,
anonyme; cela suffira. — Cela dit, elle
prit congé. — Cet argent, dit le Lu,
personne n'en a connaissance. 11 est
bon à prendre. Nous allons le partager
à trois, et Terapocher. — Fort bien, dit
le Kào. — Non pas! dit le Yen; ce
serait inique. — Voyant que les deux
autres étaient bien résolus, le Yen
sortit. Le Lu et le. Kào se partagèrent
la somme, l'empochèrent, et n'inscrivi-
rent rien. Le temple fut restauré, et le
Yen seul garda mémoire de ce fait. —
Huit ans plus tard, le £âo mourut.
Peu après, le Lu mourut de même.
Deux ans plus tard, au printemps, le
Yen tomba malade. Deux satellites lui
apparurent et exhibèrent leur mandat
d'amener. C'est une dame, dirent-ils,
qui t'a accusé au tribunal du génie de
la ville. ~ De quel méfait? demanda
le Yen. — Nous n'en savons rien, ré-
pondirent les satellites. En route! —
Quand le Yen arriva au temple du
génie de la ville, il lui trouva un tout
autre aspect qu'à l'ordinaire. Ce n'était
plus une espèce de petite foire, mais
un tribunal, avec ses bandes de scribes
et de satellites. — A la seconde porte,
un coupable chargé d'une cangue l'in-
terpella « frère Yen, est-ce bien vous
que je vois? t.. — C'était le Kào. Voilà
quatre ans, dit-il en pleurant, que
j'endure ce supplice, à cause de l'argent
du temple. — Comment, l'a-l-on su?
demanda le Yen ; est-ce la dame qui
a porté plainte? — Non pas, dit le
Kào. Mais, quand elle fut morte, elle
fut, comme tous les morts, d'abord
t98
- iOl.
m-^ — mmmf^
présentée au génie de la ville. Toi, lui
dit celui-ci en riant, tu as fait de nom-
breuses aumônes dans la vie. Comment
se fait-il que, quand on restaurait mon
temple, tu ne m'as pas jugé digne mê-
me d'une sapôque? — La dame répon-
dit; Le vingt de la sixième lune, j'ai
donné cinquante taëls. Je les ai remis
à un certain Yen. J'ai demandé qu'on
n'écrivît pas mon nom, ce que j'ai don-
né étant si peu de chose. Comment se
peut-il que vous ignoriez cela ? — Le
génie de la ville mit aussitôt ses limiers
sur la piste. Le Lu et moi fûmes pris.
L'affaire vient aujourd'hui. Tu as été
cité, pour être confronté avec nous. —
Où est le Lu? demanda le Yen. — En
enfer, pour d'autres crimes, dit le Kào;
on va l'amener, pour le jugement. —
Un instant après on cria « le juge monte
à son tribunal». Les satellites rangè-
rent les causes et les parties. La dame
fut introduite avec beaucoup d'hon-
neurs. Le Lu parut aussi, chargé d'une
lourde cangue. — Le juge demanda
au Yen : Est-il vrai que cette dame t'a
remis tant d'argent? — Le Yen raconta
l'exacte vérité, de sorte que son récit
se trouva concorder de point en point
avec celui de la dame. — Je suis partie,
dans cette cause, dit le génie de la ville
à ses assesseurs ; je ne puis donc pas
la juger; qu'on porte immédiatement
le dossier au génie du T'âi-chan; que
les parties se retirent en attendant. —
Un koèi partit aussitôt, en toute hâte;
les parties se retirèrent; le génie fit
appeler la cause d'une barque de sel
brûlée en 1770, affaire dans laquelle
plusieurs personnes avaient perdu la
— iOl, 102. —
199
i-mmmmmmm^
Amp^^nm
AMJëmmmm
m kmm^zmm
ta.
ù
vie. Ayant toutes terminé leur expia-,
tion, elle devaient être réincarnées. —
Quand cette cause fut terminée, le
messager étant revenu, on rappela le
Yen et les autres, et lecture fut donnée
de la sentence du génie du Tâi-chan,
ainsi conçue: Le Kào n'étant coupable
que d'avoir volé de Targent destiné à
une bonne œuvre, sera mis à la cangue
durant le temps convenable, puis réin-
carné. Le Lu, voleur, et coupable de
crimes nombreux, sera mis à la cangue
après avoir terminé son expiation in-
fernale ; de plus, ordre est donné au
génie du feu, de détruire son cercueil
et son cadavre. Que le Yen, qui est in-
nocent, et qui a encore plusieurs an-
nées à vivre sur la terre, soit renvoyé
chez lui. — A la fin de cette lecture, le
Yen se réveilla dans son lit, baigné de
sueur. Sa famille le pleurait comme mort,
et avait déjà revêtu le deuil. 11 avait
passé trois jours entiers dans un état
cataleptique. — 11 raconta son his-
toire. — Personne n'y voulut d'abord
croire. — Mais quand, une nuit de la
huitième lune, le feu ayant pris chez
les Lu, le cercueil du notable défunt
eut été consumé, les incrédules se
convertirent.
Destruction du cadavre par le feu, voyez numéro 14,
«n note. — Le coupable est exposé, portant la cangue,
à l'endroit où il a péché. C'est la réparation du .scandais
donné. De là vient que le Lu, après son expiation infer-
nale, est encore mis à la cangue à Tchénn-kiang.
102
En 1755, à Pékin, quantité d'enfants
moururent de convulsions, durant la
première année de leur vie. Durant
200
— lOS. —
/J> # © BR ^ w ^^
m ^ ^ É. iâ ^ RiJ
:A: g| ^ .^ ^ 16
M il ^ T ut *
z .% "^ ^M ^
leurs crises, on voyait un volatile
semblable à un hibou, voler en rond,
dans la chambre, autour de la lampe,
Plus son vol s'abaissait et s'accélérait,
. plus l'état de l'enfant empirait. Quand
le petit avait expiré, le sinistré
oiseau disparaissait. — Un nouveaij
cas de convulsions s'étant produit, ail
certain Neûe, excellent archer, pri|
son arc et son carquois, et alla voir,
Le volatile mystérieux ayant paru, il luj
décocha une flèche, qui l'atteigniti
L'oiseau poussa un cri de douleur, e|
s'enfuit à lire d'aile. On suivit la tracf
de son sang. Elle aboutissait à lacuisi
ne de la maison du maréchal Lî. A côl^
de la cuisine, dans une chambrette,
gisait une vieille aux yeux verts. Ell^
avait les reins traversés par une flèche^
Le sang ruisselait de sa blessure. -
C'était une femme du pays des Miâoi
tzen, que le maréchaj Lî avait jadis
ramenée captive de la province dti
Yûnn-nan, où il avait fait campagnej
Depuis longtemps on la soupçocnail
d'être sorcière. On la tortura, pour
faire parler. - Elle avoua qu'elle savail
une formule, qui lui permettait de si
transformer à volonté en un oiseau d^
proie. Elle sortait sous cette formoj
vers minuit, pour sucer la cervelle m
petits enfants. Elle en avait fait mourii
de la sorte plus de cent, dit-elle. H
Furieux, le maréchal Lî Fa fit lier, en\
tourer de fagots, et brûler vive. Aprè^
cette exécution, aucun enfant ne mom
rut plus d'éclampsié.
Voyez Introduclion XVIII. — Les Mido-t%tu, abo-
rigènes fétichistes, dans le Koâng-si Koéi-tcheou
Yûnn-nan, ont, parmi les Chinois, la répulalion d'être
(les sorciers redoutables.
- i03. - 201
^ML iî, Ws ^^ )J§, Au moment des plus grandes cha-
^^ M^fj^^M' ''"''' ^ Oû-yuan-hien (Nân-hoei). un
^ lie ^ *=r *^ HT -H^ certain Tông, jeune homme d'une
ro ^ A . dtaL vingtaine d'années, dormait après le
W^i£ W ^ ^ ^ ^ ^^P^^ ^^ n^'idi. Soudain il se vil entouré
^M \i\ tiâ E* ft ^ ^'""^ *^^"^^ ^^ satellites infernaux,
"'f'^ !^m u Jh ^ "^"^ disaient: Celui-ci a la bouche
m \L H '^ Jt ta B^ pointue; il fera raffaiie... Ils lui remi-
^ ^ il iS ii 't^ ^ ''*^"^ ""^ P^^*^^ hachette qu'il glissa
ti 4ï 't^ ?P R W H ^^"^ ^^ manche, et le menèrent à un
<^ ^ nr ^ ^ ^ palais. Un personnage vénérable, vêtu
^ Ma r M> ^ ^ m, comme un roi, siégeait. Quand son
î i{^ § 5^ 2p j^ Kl tour fut venu, le jeune homme lui fut
^ -4^ /U ^ -H- -fâr Xf P»'ésenlé. Le vieillard dit; Ayant fait
^ ^ -E ^ ^ àS* une longue tournée dans Thumidité
ûK i)È P^ B$ t^ Ift ^ des nuages, les deux génies de la foudre
M ^ S* 33P i^ ftî ^ ^"^ gagné le rhume. Or il y a ordre de
Yifc •«- S ^» m *r ^o"*^'oyer au plus tôt une jeune femme
^"^ S '^' î^f :^ 71 ^ <^e Lâo-p'ing-hien (Kiàng-si) qui mal-
^ feS j^ ^ J^"^ M l|fc ^''^^^^ ^^ belle-mére. Mes agents disent
LM ^ A. "jT *y — i is ^'"^ ^" pourras faire raffaire. Tu as la
^ ®l -^ A >f ^ m hachette. Voici ton mandat. Va! — Le
■^ :^ ^ Jd ^ ^ ^ Tông se prosterna, puis sortit. Aussitôt
;^ -ht^ ' ® "W» Hf SB "" nuage se forma sous ses pieds, et
Sft -fâ? ^^ S x^ "^ ^ l'enleva dans lesairs. Le tonnerre gron-
m"^ m WW m ^ dait et les éclairs jaillissaient tout
î S 41^ J^ 'ê* ^n @ï autour de lui. -^ 11 arriva bientôt à la
ylfs Ifi 2fe rîr '^ T -Ji4 limite du Lâo-p*ing-hien. Là le génie
-^ -Mt "^ ^" ^^^*^ '^ î'eçut, puis le conduisit.
^ ?m ^ ^ lA: ^ if } Bientôt, du haut de son nuage, le Tông
^ 4^ ^J itfc ^ JS H vit un grand rassemblement. Une jeune
^Sfî
bru injuriait sa belle- mère à grands
^^ -^ cris. — C'est celle-là, dit le génie. —
S — ^ ItIC H M <^ ^® '^^"^ '^"^^ ^^ hachette. Un coup de
"ter Kf 2I£ pf J2J7 /^ ^ tonnerre épouvantable retentit. Toute
ifc^BB L ^ 71 ^ ^^ ^^"^^ terrifiée tomba à genoux. La
W^ S^ -§> ^^ W\ ^ 1^ jeune femme gisait morte. — Le Tông
202 — 103, 104,
#
^^^ fllj ^ revînt, et rendit compte de sa mission.
Arf .«. 21 BiB Edifié de son habileté, le juge infernal
^ — ' I 4® voulut se rattacher. Ma niére est vieil-
S& ^ ^ ^ ^^» objecta le Tông; je lui dois mes
ÊÊ ^ £É -F* services. — Encore plus édifié, le jage
^ ^ ^ Zii ^^^* ^'^ ^® ^^^^ ""^ récompense. Qu'es-
3t i^ '^ IrI tu? — Je suis étudiant, dit le Tông. -
âS j^ ^ qp Apportez le grand livre, commanda le
ST ^ ^ @ ^"°^* ~~ Après avoir cherché la section
^M 9^ ^»»» W Oû-yuan-hien: Présente-toi à la session
^ ^ ^ é prochaine, et n'aie pas peur, dit le
^ ^ 'SP iti î"^®' ^^^ ^^ ^^^^^ certainemeat reçu...
e ^ 2^ S Puis il le congédia. - Le Tông se ré-
^ m ^ veilla sur sa couché. Il raconta son
TJC j|& $^ ^ ^^^®' "" ^'^ P"t des informations à
^ ^^ d4 iK Lâo-p'ing-hien. Une bru impie avait eo
•^ AT a ®^^^ ^^^ foudroyée, au jour, à l'heure,
Sr ?^ m W et dans toutes les circonstances narrées
^ 5^ 5^ j]S par le Tông. — De plus, tandis que le
^Sk stt A»^ •> i"o® cherchait dans le grand livre, le
ÎH Pw O 'O ' Tông, né malin, y avait aussi Jeté ud
f^ jj regard à la dérobée. Il avait va que, à
la promotion suivante, où lui-même
4ffi yt serait reçu, Tch'éng-tsounnsien serait
' 7m "^ premier, et Wâng-p'eik'oei second. H
^ J^ l'annonça. Tout se vérifia.
Génie de la foudre, figuré avec un becd'oisean;
voyez Introduction IV. — Deux génies de la foudre, le
I^L ^fM titulaire et le suj)pléant, iigurent dans la cour dn Par
'^P* "**£ Auguste, à l'aile gauche ; voyez TP page 497. — Qsantf
Dâ f^ le bourreau fait défaut, les mandarins chinois réqoisi-
^^ /7^ tionnent un boucher ou un soldat. — Le génie du li«»
m ^3^ préside à l'exécution, comme le mandarin du lieu fot
^^ ^^ .tenu de le faire. Voyez Introduction 111.
^ um
104
A Où- si (Kiâng-SOD) vivait une
_ famille Hoâ, liés bien famée. Elle bal»'
Mi t*^ nll tait non luio du temple de Coofucius.
mm
— i04. — 203
S jfi -^ >P ÏÏO S5f M ï^^^^"' ^ temple, sur Te caoal, il y
mmûimm^B
avait un pont monumental, où la circu-
lation était toujours très animée. C'est
^ ^ ^ ^ W ^ là que le flls de la famille Hoâ, un
A ]& tft S Ft ^ h ^r^ud étudiant, allait le soir, pour
*^ Jkt 4& Mn ^ I> lr£: prendre l'air et regarder les passants.
Z^.WM mf^ iK m W allait de là au casino des Lettrés. -
^ â^ m ^^. "^ ^ ^° ^^^**' comme il faisait cette course
M àU^ -& RB -A* 4^ ^ accoutumée, il remarqua sur le parvis
r a a ^ ^" temple, à la porte d'une maisonnet-
A iê W TV S iîO te, une ûlle qui lui plut. 11 s'approcha,
^ Wk ^ iS^"^ ^ ^ ^^ ^"^ demanda du feu. Elle rit, et lui
^ ^ 'iS ^ Pn ^ >C/ ^" apporta. 11 allait entamer une con-
w /J 7^ W rj ^ ^ versation, quand elle ferma la porte.—
i§ ^ ^ ^ i^ <^ ^ 1^6 lendemain il repassa. Elle était sur
it^ Jtk >IS i& i& VI "A ^^ P^s ^3 s^ porte. Je ne puis pas vous
/E ^ ^ S- n ^ recevoir chez moi, lui dit-elle; mais
sE wf W "~" 5E H ^ j'irai chez vous; demain soir, si vous
'fâ ^ ^h ^ PfJ >t8 §* voulez; attendez-moi à la porte. —
mm^^fé-^ÈM. '^'^^ """ *■ '""
Trés-cofllentr le jeune homme rentra
chez lui, et dit à sa femme: Par la
3*0 ;5c ^ ^ ^ ^ K chaleur qu'il fait, je me trouve trop
mal dans notre chambre. Je passerai
quelques nuits seul dans la chambrette
^'aY M ^ Ai^^ &it mi quelques nuiis seul aans la eu
-^ im T^ ^ Mi vA wH inoccupée prés de la porterie. — L'é-
^ ^ f ^ "fê ^ "^ — ' pouse ne soupçonna rien. La fille vint.
-Jt* ÎS -/r ÔJ^ cb ^ A\ L'étudiant l'introduisit dans sa cham-
«* m Sh ^ ^ BB ^*'®"®- ^"® *'®^^"^ ensuite] tous les
W ^ ^ P n TO n soirs. ~ Cependant l'étudiant dépéris-
Hê W "et ^ ^ ^ ^ ^^*^ ^ ^"® d'oeil. Ses parents conçurent
>l- /l- i*C X/ -A- R ^ de grandes inquiétudes. Elait-il mala-
Œ. Œ.!K y ^ ^f^ de? Que faisait-il seul la;nuit? - Ils
^ ^ ^ ^ -HL M ^ l'épièrent, et constatèrent qu'il n'était
^ ^ ^ ^ pf jSÇ A^ pas seul. Ils le sommèrent d'ouvrir la
» ^ ^ S S ^V* « P0ï'l6. Quand ils furent entrés, person-
« HE ^ W 3C ^ z' ne ! — Ils questionnèrent le jeune
IKIt 4^ ^ "f '^ tt îî T^ homme, qui leur raconta fi-ancheraent
Vk W JÊh P^ ^ PH Zfc ^^" histoire. Les parents firent une
^ ^ ^ J^ ^ l enquête sur le parvis et aux alentours.
^ fl & a fe ^ ^ll> Ils ne trouvèrent pas trace de Ri Iflle.
204 ~ W^f, —
lÊi ^ ^ ^h ^ M M ^^'«tudiaot De retrouva pas oen plussî
^ ûtC ZfÎ^ Ë3 ^/ lilf fui maisonnette. Nul doute, c'était uih
S £ S 5 S Sl S '^''^^^'^- "" Cependant la fille revint Iî
Z5C :^ -Çy H M Se ^ nuit, impérieuse. Le malheureux jeuo(
>y^ -^ B3 W ê K P'3 homme n'osa pas la repousser. - Ai
j:fg Bfr yti ffii I- ^V ^ désespoir, ses parents achetèrent, au:
IS W -^j t^ X -X fê bonzes et aux tâo-cheu, leurs charme
5K # ]S ^ iîO ?^ >@ '^^ P'"s ^hers. Rien n'y fit. - Enfin li
^-^ 'êr l^lî tïilî -A- /^ =Ht P^''^ *^''^y^ ^" cinabre, remit la poudn
*i: S ïï S î S PH ^ '"" ^^»^' ^^ »"* ^»^- 1» ««"S ^««t fini
*iï VI- ^ ^ ^^ vy n pai' savoir qui elle est. Quand elli
^ 5? H ^ -551 ^ -^ ^^*'™*''^' marque-la. — Le fils obéit
^ T> *ffi ^a ;* .£ t±f ^^ répandit la poudre écarlate dans le
4^ JL cheveux de la sorcière, à son insu. -
^fili|^J^El0^ Le lendemain, le père et la mère et ton
A\ lif ^ ^ !^ 'fê "èfr ^^"^^ ^®°^'^' cherchèrent sur le parvis e
Z ^ ^ fl^ -^ ^ ^"^ environs. Peine perdue! Ils allaien
^^-«Slôfl^lK^ y renoncer, quand ils entendirent, dan
* }t ^ 1^ "i^ ^^ une cour voisine, une mère qui grondai
It^ -^ âfe A 1^ "tf son enfant en ces termes: Vilain gamio
^ ^^ -A ^^ Comment, je t'ai mis un pantalon frai
^ W 7^ 7\Wt ^ chôment lavé, et le voilà tout taché d'ê
fnl flÊ Hlï ^ Éfl ^ carlate! — Le père Hoâ dressa l'oreille
11 frappa à la porte de cette maison, «
^ demanda à examiner l'enfant. Le panla
^ ^^M ^ "^ '^" ^^^*^ maculé de cinabre. —J'ai clie
■^^mjc^
vauchê, dit l'enfant, sur le cou de I
lortue,'qui porte la grande stèle, suri
parvis du temple. — On alla voir. La lé^
/h it ^ ^ KÊ M ^^^^^^''^"^étaitbarbouilléedecinabi^
'2Z ^± ^ &l njt t^ Le méiélait trouvé. — Le père Hoâ avis
^ ^ ^ ^*^ aussitôt le directeur des Lettrés, lequi
5B HHi ^ ^ ^ f& ordonna de mettre la tortue en pièces
^P M îiS. ^ "^ M ^ chaque coup de marteau, des filets d
P^ Wl U^ ^ ^ ^^"^ coulèrent. Le ventre de la torla
^ m ^J^ TO I5C «R se trouva plein d'œufs, qu'on jeta d^
'S >2! i^ mi ffi ^^ *^ '^c T'âi-hou. — Depuis lors les visite
!lfc *Ëf llfi é^ W W' nocturnes cessèrent complètement.
Al-n ^ ^ ^ ^ ^^^^^ Introduction XIX cl XII. - Les œufs, si^i
iW ^ JL |)5 Ç^ — ^^ fécondation.
— i05. —
205
* *n m «I ^ 5^ ^'^
^Vimr^ « m n
A^MBmZM
iKmzmAmn
Wi^m'^^ —
' ^ ^ A #1 ^ n^ B
I 'i^'&m + ^m
105
!•
A Hâng-tcheoa (Tchée-kiang), dans
un grand hôtel de la rue Hài-eall«
hiang, vivait un certain Wân, gros
richard. Un jour la foudre tomha, dans
sa maison, sur l'appartenaent d'une
femme en couches. Souillé, le génie ne
put pas remonter au ciel. Il se percha
sur la cime d'un grand arbre, au milieu
de la cour. Il avait un bec pointu, des
griffes d'oiseau, et tenait un carreau. —
J'offre dix taëls, pour le carreau, dit le
Wân Aucun de ses domestiques
n'osa tenter l'aventure. Un couvreur de
loits l'apprit et se risqua. Il plaça con-
tre l'arbre une longue échelle, de ma-
nière à ne projeter aucune ombre sur
le génie. Puis il escalada doucement
l'échelle. Le génie dormait. Il lui sou-
tira délicatement son carreau. — On
examina l'objet. Il n'était, ni en fer, ni
en pierre. Il pesait cinq onces, et avait
sept pouces de longueur. Sa pointe
était très acérée, et perçait la pierre
sans eff^ort. — L'objet tel quel ne pou-
vant servir à rien, le Wân pria un for-
geron de lui en faire un couteau. Dés
que le forgeron le chauffa, le carreau
se dissipa en fumée. L'adage que le feu
terrestre vainc le feu céleste, se trouva
vérifié.
Voyez Introduction IV. — Je pense qae celte higtoi-
re, tirée d'un recueil du dix -huitième siècle, n'est pas
chinoise d'origine. Elle doit être d'extraction mahomé-
tane. Les Chinois n'ont jamais admis, que je sache, de
souillures légales, à la manière des Juifs et des Mahomé-
tans. Leur génie de la foudre lance son Irait de haut, et
ne se jelle pas à terre. Us ne rient jamais de cet exécu-
teur céleste, vénéré parce que redoOlé.
206 — i06, 107. —
n ^^^m^
. Hors la porte sud de la ville de Kiû^
^ ^ M -^ .^ 4 ^ joung (Kiângsou), se trouve le cimetièn
M -f- ^ @ ;î?li — P^ ^*^ *^®^ neuf maris, dont voici la légen
S ^ 5 -1; .31 /fi ^®' " ^'"® ^"® ^^""^ *^®**^' ^®^^^"' ^^"^
^ ^'^ ^ ** 7t* Tr >'^ sa famille, épousa un mari, dont elh
ft ^ ^ J^ :^ ^ ®"^ "'^ ^^^* ^® P»'emîer mari étant mort,
'El 4riî i€ /^ "^ -h ses parents lui en donnèrent un second
S? ^7 ^ ''^ ^ -^ <lont elle eut aussi un fils. Et ainsi di
W fîO A .^ ^ ^"*^^' "®"f ™2i"s et neuf fils. Enfin
femme mourut à son tour. On Tenteri
à^^ ^jP t. ^^ ^^ t^i ^u centre, et ses neuf maris successifs]
P»r rr Ur ^ w Itl tout autour, en rond. — Depuis Ion
•— ^ i^ "F "f iS toutes les nuits, ce fut, dans ce cim
/jf ^ft ^ "^ Wï* ^'^ iîèvG, un vacarme abominable. Les neul
-^ a^î ^ yu Ru ^ j^Q^i gg disputaient la femme. — Leî
lEj "T* tT ^ ^'c 'W voisins ennuyés avertirent le mandario,
^ ^ ^ ^ y^ ^ C'était un certain Tchâo-rientsiao, qui
43 "y tb >(HiI A ï^'^vait pas froid aux yeux. 11 se trans-
^ >f^ 4^ IBJ /v porta au cimetière en question, dans
B9 Wl ^ flo -^ *® P*"s grand appareil. Après avoli
objurgué ces perturbateurs du rep<
public, il fit administrer trente coupi
du grand bambou à chacune des neul
1^ t)l M ^ — ' ^ tombes. — De ce jour le calme le plui
parfait régna.
Voyez Introduction XII. — Quand une fllle se marie,
re.clant dans sa famille, le mari renonce à son noo*^
pour prendre celui de sa Temme.
S 1§ K ^ It
tî MM'^MW ^. T'oûng-tch'eng (Nân-hoei), un
certain Ts'ién domicilié hors la porte
l-fong, revenait chez lui d'une excur-
^ *~* Gt ^T 7% 7^ sion, la nuit étant déjà très avancée
=f'miim
- i07, 108, - 207
108
j^ IJ^ nS |db -M^ On avait voulu le retenir jusqu'au len-
-k^ -ht TTrt ÉÉ ^ Jô demain, sous prétexte de mauvaise
^ i>T fnj W ^ ÎÈ rencontre possible. Mais lui, étant
iii ^ i^ ^ ^ '^ pompette, avait pris une lanterne, et
'}îr ^ >^ l@ ^ h s'était mis hardiment en chemin. —
"^ Mi U ^ ^m ^^^^ Sào-kia-wan il lui fallut traverser
Ta M ^ ®^ «^ une plaine semée de tombeaux. Sou-
dain il vit un revenant sortir d'un tail-
lis, et s'avancer vers lui en bondissant.
Il avait les cheveux épars, les pieds
^ M ^ ^ ÎTO * "US, le visage blanc comme plâtre. Le
â ^ 'bu ^ 9^ ^ cheval effrayé refusa d'avancer. La
* -^ W ^ 'iSK :?^il lumière de la lanterne se réduisit à
^ ^T ^ j ^ 3^'J une phosphorescence verdàtre. — Etant
j^ yV "^ -^ j^ j^ pris de vin, au lieu d'avoir peur, le
Ts'ièn se mit en colère. 11 appliqua
sur la joue du revenant un soufflet tel,
-- HffilM
^ ^ 0.^ qu'ïl lui tourna la tête de 180 degrés.
"^ ^ E^ â Mf Celui-ci se retira d'abord, puis voulut
X m ra ^ -^ revenir à la rescousse, mais n'arriva
I w M^ Mil W( >5r pas à joindre le Ts'iên. Car, ayant
^ iitâ ^ i^ BE maintenant la figure tournée du côté
éîî *'B A £S JS ^" ^^^' chaque fois qu'il croyait char-
^ ^^ <^ ^* -^ g^r en avant, ses jambes le portaient
iffll w. ^ W r^ en arrière. Enfin, de guerre lasse, il
ÎL 161 ^ SS^ ^ rentra dans le taillis et se dissipa. —
^^ ^ HSt nn H ^® lendemain, quand le Ts'iên examina
î^ ^ Ih| ^ ^ la main avec 1^ quelle il avait donné le
"^ it >\ 5tt fâ soufflet, il constata qu'elle était noire
4& A 5B ^ >Hc comme de l'encre. Elle resta noire
^ ^^Zt, ^ durant prés de quatre années. — Le
Mi ^ flt rî Ts'iên ayant demandé aux geas du pays
^ fth ^ S W ^ qu'ils pensaient de son revenant: Ça,
»H* 5»! **a ilis A dirent-ils, c'était un apprenti vampire,
Olà nyi ^ /SR yv qui ne sait pas encore son métier.
£ "^ ^ -^ ©^ ^^y®^ Introduction IX.
3i - ^ M ^ iî5
4* 5|c ëS 1^ JK Uq bachelier de Hâng-tcheon était
208 — i08.
t^ ^ M '^ 2! H ^" service du mandarin de Où-k'ang
bien ( Tcfaée-kiang ), quand arriva l'or
»_r -JL. 'zn? ^^^ ^^ ^® saisir d'un pirate fameux
2fe ïiC 5C ^ ^ ^ Qu» désolait le pays. Le pirate s'ap^
*#! ^ ©] P^ ^y^lSr S^ P^^^'^ Chènn-u-fong. Le bachelier s'ap
S S S £ -t S ^^'^'^ Chènn-fong-u. - Pour rire, ai
^ ï® 5K -2c >7 ^ collègue du bachelier, nommé Yuan
2^ 5£ j5/r >& S^ ïîîifc retournant les deux lettres de son pré
ro ^ Pf :!♦
nom, lui écrivit un billet ainsi conçu
Prends garde, Chènn-u-fong ; ordn
ëB flP -S JfiJ ^ J^ est venu de te prendre. — Chènn
"Wt ^(*K A vît ISi {^ îong-u trouva la plaisanterie mauvaise
v3 ^a1 ^''' *"'^'*''" "" ^^"'' *^'^^^ l'expéilier aux enferi
j^ ia. ^ ^ ^ ^ ^'^y®^ P^^* *^* "<^*«' P^»« *®2 texte, etc.
fê ^ ^ M A ^ La nuit suivante, le bachelier fB
^ S: fA ^ ^ H* ^^*^^ ^^"^ ^^" '^^ P^^ ^^^"^ satellites In-
Wv ^Wj Viw. UU fernaux, qui le traînèrent lié au lempli
M ^ 1^ ^H ^ ^ ^" S^"^® ^® ^^ ^»1^6« Celui-ci était déji
assis à son tribunal. Dès qu'il vit ii
captif, il cria: Brigand! Assassin! J(
le tiens! Qu'on le torture! — Je n(
^ Wn ^ suis pas un brigand, cria Ghènn-fong
u; je suis un honnête bachelier, origi
ii^ <^ ^ iSt ^ O naire de Hâng-tcheou. — Comment
0$ ÉÔ^ i^ ^tj^ ftK ÏS ^^'^^ Ï6 génie, ordre est venu de le saisi
2fe ÎSÊ (^ ïïîtit Râ lï: au plus tôt, pirate, et tu veux m'en fairj
3^ T^ 5 ? ^ 3^^^^.^,^ g^ ^^ donnant des litres?! -
DC ^ ^^C ^Ac ÎPÇ ^ Je ne suis pas Chènn-u-fong, cria l<
M ^ ^ ^ j^ ^ bachelier; je m'appelle Chènn-fong-a-
W <?* ÏB Q 45 ^ ^^ ^^^'^ ^^ moque de moi, hurj^t i
^ Jû tl 3E ^ génie. Qu'on lui donne la bastonnade
©J aIR ^ f^ fl^ fSî ^^^<^ *e grand bambou ! — Le bachelia
Q|l ^ jg» hI R vijj* poussa des cris lamentables, en proies
^^ ht ^t4f ^ *t4r ^ tant énergiquement. Les sbires qui l'a
W tX tX X Î3t ^ valent saisi, lui dirent à l'oreille: N<
f^ (%1^ M ^^ proteste pas! C'est peine perdue. Li
^ ^ :^ VI A FK g<^nie a bu avec sa femme. Il n'est paJ
X ^ ^ m ^ 1^ ^^"^ ^^" assiette. Patiente, de peoi
^ ^ ^ w j'v ^ qu'il ne t'arrivo pis. Tu en appelleras
— 108. — 209
ensuite. — Le bachelier avait de fait
remarqué la face rubiconde et les yeux
hagards du génie. 11 se tut donc, et
9- "t ^Ôù ^ ^ Wt Ma ^^^"^ '^ bastonnade. Puis le fgénie
ordonna de le conduire en prison. —
En y allant, le bachelier passa devant
le temple de Koân-ti. [De la rue, il en
j^ ^ ^ j^ ^ gg JP^ appela, à grands cris. Koân-ti le fit
aussitôt introduire, et Tinterrogea en
personne. Puis il écrivit, au vermillon
^i&mMnmm ^ _..
Q <I ^ a^ ^ ^ Jpl sur papier jaune, le verdict suivant:
«Le génie qui a siégé, étant ivre, et
qui a fait battre un innocent, sera dé-
gradé. Le Tuân s^étant joué de la vie
^ S Si ^ fê W^ ^ ^'"" homme, sa vie à lui sera abrégée.
^ ^ m ^ i» »^ Q
^ x^ ^ 1^ -|q jg jjg j,.qIs mois de son traitement Le bache-
^ fê ^ 1^ ^ *^ B$ ^^^^ Chènn-fong-u ayant reçu une bas-
tonnade infernale, l'équilibre de ses
viscères est tellement troublé qu'il n'y
Le sous-préfet de Où-k'ang tenant mal
ses employés, sera mis à Pamende de
it PP ^ ^ '^ 1?^ î§ survivra pas. Qu'il soit réincarné au
@ Bg y^ 7^ ^ A Bi Chân-sj, dans la riche famille X, et
^ œ -T ^ m ^ ^ promu docteur à vingt ans, comme
^ TO ^J ® /Hl P5 ^^ compensation de la perte injuste de sa
^ "^ îË î§ S ^ ?M présente existence. » - Aussitôt une
bande de koèi se prosternèrent, puis
sortirent, pour aller exécuter ces divers
f±m^zi^u^
^ m fp ^ ^ tJt arrêts. — Chènn-fong-u se réveilla
r^S SI ® îêj ii& 'rB* fet
^ fÊ. ^ @ ^ ^ ^ mourut presque subitement, d'un cra-
dans son lit, souffrant horriblement. ]l
raconta son histoire, et mourut trois
jours après. Bientôt après, le Tnân
chôment de sang. Dans le temple du
tis^ ^r^ -Z. AU /% iM. rMk ^^"^^ ^^ Où-k'ang, la statue s'écroula,
W tS Tr fffi» >A Wk SE sans qu'on piU découvrir la cause- ma-
>|^ ^ [fj ^ ^ tÇ térielle de sa chute. Enfin le gouverne-
ment mit le sous-préfet de Où-k'ang à
l'amende de trois mois de ses honorai-
niLMmm^
^ ^^ "^ ^ 4* ^J ^ ^*^s, pour une faute commise dans
27
210 — i08, 109. —
KMMAU^^^ i^ radminlslralion.
-fciL DÉI î:^ '^^ 4'i' K^ . Voyez lolroduclion 111 et II. — Voyez aussi naméra
-UC '::^ — 'T' ^ m M 90 note.
Bo Mfj ^. f* jfc :m ih
^ ir ^ ^ M ^
S^^^J^fH ^ Hâng-tcheou (Tchée-kiang) ai
/V î5&^ rîn 6fr ^ & î^ cerlaia Tuân-koanlan était si pauvre
^1 '^ -^ S '^ nn '^ ^^"'^ quarante ans il n'avait pas encon
ïh j^ >V ^ ^ ly IS pu prendre femme. Son voisin avai
^ ^ ^ 1^ ^ + 1^ ""^ ^*'*®- ^® Yuan s'éprit d'elle. Lafill
M^linprtéiT^ ff *^ ^^^^ ^^ retour. Le Yuan la demaoïi
fis ^ t3 nO M >1^ '^ en mariage. Le père refusa. La fille ei
<I ^ ^ 1^ Ife iif ^ mourut de douleur. — Cette nuitj
ffî rM! ^ ^ là IP^ ~^ faisait un beau clair de lune. Navré, é
. 7np ^ ^ M I Zi "® pouvant dire sa douleur à personne
^wi^^y^A '^ le Yuan buvait, pour se consoler. Se
-]p jSff fi ^ 'S^ jfc S ^^^"' ^^ détour de la ruelle, il vit
^ ^ 'jC '^ ffi ^ H ^^^^'^'^® échevelé, qui traînait un
to ^ i^ 2 personne attachée à une corde. Se doi
M ^ W W liXc^ ^^ tant que c'était le satellite infernJ
y^ ^ ^^ ^ Q M ^ chargé d'appréhender rame de la fille
& FP oS ^ ^ M vK '* '"^^^t: Buvez un coup, en passant.
^ -l^ fin Œ m ^ ^ Le satellite fit un signe d'assentiment
^ ^ ^ ^ "hÎP -^ P^ ^^ ^"^° ^"^ ^'^^'^^ ""® coupe pleine.
Hk Lf| feg vjjg ^ A^ Le satellite ne but pas. ^ Le vin serai
5 ^ 4^ S S !S ' T ^^ ^*'^P ^'^^*^- "^^^ ^^ ^'^^"^ ^' ^' "
9RÎ ^ '^ td ^ *IW yti versa une coupe de vin chaud. -
^ -^ ^ ^ ;^ ]g ,. satellite ue la but pas, mais la fla\j
r;^ ^ ^ &^ flÇ/i ^ ^^'^^ délices. Son visage rougi tçeo
-^ -g- <I tPV SJ :^ peu. Enûn il tomba ivre-mort. - I
J^ -^ ^ wk Ma ^ Yuan regarda alors qui était le prisoi
^ vH eâ -^ MS ;^ nier. C'était Fàme de la fille. Vile
,|^ Bw ^ -y- ^ yz fourra le satellite dans une jarre,
ipSc -^ tftj :ft ^ JiC couvrit, et écrivit les huit diagramme
S ^ ^ A '^ ^ ^^^ '^ couvercle. Puis il délia la fil*
^\ i^ ^ S^ ^ ^ rintroduisit chez lui, et l'épousa. El
^ S lis "^ ^ ^. '^^'^ ^^^^ ^"^' invisible le jour, visib
^ M f^ m m M la nuit. - Un jour elle dit au Yoài
— d09, 110. — 2H
HO
^
^ ^ ;^ g^ ^ Je vais pouvoir me procurer un beau
ffii ^ BH* :^ ^ ïTiï ^^'"PS- I^u môme coup vous gagnerez
-^ -^ ^ ""^ bonne somme d'argent, qui servira
G * ^ ^ ^ B à monter notre ménage. Dans tel vil-
1^ ^ B* ^te" •f**^ ^ ^^^^' demain, une belle fille mourra.
BM /»2 ïff P^ --tt- /te J'entrerai dans son cadavre. — Le len-
Sk ^ W rxje s ^ demain, le Yuan passa, comme par
^ 5^ wl I$C JP :Â hasard, par le village indiqué. Une
tÈL âfe 1^ ■© HT HF- ^^^^^ ^*"^ ^^^^^ morte. On la mettait
^ ^ rt ai X ^" ^*^*^' "~ ^* ^^"^ °^^ ^^ donnez pour
Tt V^^ Mt 1^ M' épouse, dit lo Yuan aux parents désolés,
Wd ^ 3^ 9^ s* o* ^^ *^ rappellerai à la vie. — Les parents
I® tfâ Êfl ^=*^ ^r a acceptèrent aussitôt. — Le Yuan se
i« 4fi ^I^ <R J^ tl pencha sur le cadavre, et fit semblant
M ^ Mf^"^^ <^e lui parler à l'oreille. Soudain le
fê ^ ;Ê H J* Sr c^^^^''^ se ranima. — C'est un chênn,
^ ^ >^ 5i S |w ^^''^"^ **^^ villageois. — Les parents
M. j ^ ^T y^ KA donnèrent la ressuscitée au Yuan, avec
A lÉof ^ ^ ^ ^ ""^ bonne dot. Madame Yuan ne recon-
^ -^ ^ ^^ :?» :^ naissait personne de la famille dans
^ 3s ^ ^ fif ^ laquelle elle avait repris corps; évidem-
J^ ''^ J^ ^ ^ Ja^ ment, celte famille lui étant inconnue
PS $lf "lii ^'^ lîil' ^ auparavant. Mais elle savait toutes les
S S S S 2r S ^^^^^^^ ^^ ^^ ^^^^"^ ^" ^^^^ ^'^*^ "^®
^ ^^ JPV ^ l'^ ^ précédemment. Comme corps, son âme
^ f^ ^ iH ^ f^ ^^^*^ gag"é au otiange.
tIe 4n& ng^ HC .^S gR Voyez Introduction IX. — Le satellite, prêta sans
'j^ -TS» ^»i **^ "^^ ^X bouche et sans gosier, ne pouvant ni parler ni avaler,
T@ ^4^ ^^ fâË "^^ ^1 maissiffler et humer seulement; voyez TP page 363. —
--? *^ — '^^ ^ Les A Ib pà'koa. huit diagrammes, TP page 87,
sceau transcendant inviolable. — Tous les koèi sont
invisibles à la lumière solaire, à un éclairage artificiel
intense. — La connaissance et la mémoire,, tiennent à
l'âme, non au corps.
T> ^ s tt ^
4^ ^ g^ m ^ Durant l'automne de l'an i773,
^ jL ^ S *^ Tchâng-mingfou rencontra à P'î-ling
W "^ ^ ^ Wi (Kiàng-yinn du Kiâng-sou) un vieux
IIO
212
Extériorisation de VImmortél.
ïï
1
1})
^ -^'^m
— HO, m. — «13
^^^ A^ "^ f^ >7^ flS tâo-cfaea, qui avait conservé toute la
fraîcheur de la jeunesse et portait une
chevelure opulente. Mais sur sa tête,
Ip f ^ 1^ ^ l'emplacement de la grande fontanelle,
un pouce carré environ, était complè-
tement dénudé. — Pourquoi cela? de-
manda le -Tchâng. — N'as-tu jamais
remarqué, lui répondit le tao-chea,
que rberbe pousse bien à côté des
chemins, mais que, sur le chemin lui-
même, il n'en pousse pas un brin, à
cause du va-et-vient des passants?
Ainsi en est-il de mon crâne. Mon âme
sort et rentre continuellement par la
fontanelle. Ce va-et-vient en a dénudé
les environs. — Ce même tao-chea
ayant un soir demandé Thospitalité
dans une bonzerie, les bonzes lui offri-
rent de coucher à l'intérieur. Il refusa,
et passa la nuit dans la cour. Le len-
demain, au moment où le soleil appa-
raissait à l'horizon, quelqu'un vit le
tâo-cheu, qui, perché sur le mur de
clôture, aspirait à grands traits les
rayons de l'astre. Au-dessus de son
crâne, un charmant enfant, dodu et
potelé, s'ébattait dans les rayons lumi-
neux, qu'il aspirait et avalait.
Se noorrir d'air par et des rayons do soleil, c'est le
degré le plus sublime de la diététique taoïste, visant à
réthérisation de l'homme, à l'endog^enèse de l'enfançon
immortel. Voyez TP pages 481 à 485.
111
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A Pékin, vers la fin du 1^° siècle,
la société théâtrale Pào-houo-pan était
la plus réputée. Un jour un exprés à
cheval arriva au bureau de la société,
gi4 — m. —
et dit: Oq vous demande à l'instant
Srt I- tb •)£- s H 1^ P^^* chanter la comédie, dans un hôtel
nO L R^ (W ^ >«. Sx hors la porte Hài-tai-menn. — Leî
1^ ^ A ê ^ M^ ^ comédiens étant inoccupés ce jour-là
BH ^ A yP ^4 15Î ^ ^**^^"^ atteler, et se rendirent aussilô
B^œ^oL^ ^" **^" indiqué. La nuit tombait. Dam
•T" y\ J^ St A A ^ un lieu désert, ils virent une grand(
19 Hp ^ '^ ÎE M "î* maison brillanpment éclairée, et uni
+ VS -/t* ê îïff S -H- ^^"'^ ^^ monde. — Quand ils furen
J-* 4H -^ 'S> |hI Œ Œ arrivés, une duègne vint à eux et leui
A ^J ÎE ^ j! ^ dit: Mademoiselle ardonne qu'on d(
*& S ^ *S* ^ ^ chante que des amourettes, et surtou
:M! "Ç ^ »*flff m -M* ^ qu'aucun chênn ne paraisse sur II
^ JL ^ ÏH jri •& t' scène; pas trop de bruit non plus, s'i
^ *M ^ ^ A ^ M vous plaît. — Le régisseur organisi
7k Jfi ^ d*î ^ iPSi ^ ^^° programme d'après ces données
7^ J^ ' W ^ iP \ffi -^ Les comédiens chantèrent depuis minul
^ M '^ ^ ^ ^ 'iS jusqu'à l'aube, sans qu'on leur perml
^ ^ Wi M ^^M. ^^ respirer, sans qu'on leur donnât a
im ^ m th mL m^ ^^" "* gâteaux. - Leur auditoire leu
Z^ -^ ^ ry ^ '^ TT parut extraordinaire. Et les dames as
tfc ^ ^ !^ âL ft ^ ^*^^^ derrière la cla^re-voie tradition
^^ ^ Éf "^ -ffi ^ Sffi nelle, et les messieurs assis devant I
*ï; 2 2 ^ S S m! ^^^"^' Peî-sonne ne parlait à voix haut^
^ Wi W S^ tW^ ™ ^y tous chuchotaient sans qu'on corapi
^ ^ H^ JL ^ M ^ ^^ ^^'^^^ disaient. — Les comédi
^ iJt* Mi^ ^ tilE Bï tS d'abord étonnés, finirent par se fûcl
^ ^ ^ M^ JL ^ Violant la défense faite, soudai
^ fl]^ ii ^ ^ XT ti Koân-ti entra en scène, brandissa
i" è ^ M "éP M M ^^" ^P^^' ^^ ^^^"^ P^^ "" rouleme;
J^ JËL ^ bS ^ ^ ^ formidable des tambours et des cyiliôî
"C Œ 1h ^ S Xk >lal les. — A l'instant, obscurité et solitud
g^ ^ complètes. Les comédiens se trouvé
rent dans une brousse, devant un
— r — r-t -rt*- tombe. — Ils plièrent au plus vite leur
"■^ ^ ^ M TlE effets et bagages, et rentrèrent en vill
-^ ^ ^ M ^ S* au jour. Les gens du voisinage ayan
été interrogés, dirent que la tomo
était celle d'une demoiselle de la graij
m >H r-B^s.
^.mi'm^z
7] % M ^ t^ de famille M6u.
- in, 112. ^ 2i5
^ ^ ^ H ^ ^ ^ '^ ^'^^^'^ Iniroduclion XIL ~ Comparez numéro
n PW _HI -ti- ?n 79. — Reveuanls et renards ont de Koân-ti une sainte
ftSf M ê ^ ^* yx
<rt^ ^Ct> «; ^ ® # "2
^ iK ^/^ M ^ A0ù-kiang(Kiàng-80u),unefanii|.
\\r Wi VS^ ^ -it ^ *® Kiâng avait un flis et ubô fille. Le
fft m f ^ iS O ^*^ ^^^"^^ "°® demoiselle Liôu. C'était
^ fliJ ^ W B — ' une bonne petite, indolente et malha-
§ ^ iMl |§ ^ ;^ *^^'®- L'esclave Hiàng-houng et la fille
Kiàng s'entendirent pour la persécuter
systématiquement. La belle-mère s'ap-
îferê^MiSÇ^
^ lit ^ Brî 1^ "F* propria aussi peu à peu les jolies nip-
H Z^n
pes de sa dot. Avant un an révolu, la
^ /rt> SS jgSf Afs a^t: ^^^*^^ ^*'^^ ^^™^^ ™^^^^® ^® chagrin.
^ '^ fe z>^ aE w Sous prétexte de préserver son fils de
!7 !§* -M. ift l?IJ ^ '^ phtisie, Madame Kiâng lui interdit
toute communication avec sa femme.
2::^tBiil
, . C'en fut trop; la jeune femme mourut
fiîL ^ 9Ù §^ ^ j^ de douleur. — A peu de jours de là,
^ ^ ^ ^ Û^ Wi Mademoiselle Kiâng s'assit sur son lit,
dn ^ "^ ^ Yi^ ^ ^^ frappa le visage, et donna tous les
^ iM IX i W *}œ signes d'une extrême douleur. Puis
r >9E ^ >?^ G5i 5Î^ ^ ^'^"^® ^^ *^ ^^" défunte se mit à parler
^d ffî S^ ^ Pî )t^ ^^^ ^^ bouche, énumérant la longue
^ ^ '^ jS ^ *^^^^ ^® ^^^ ^*"^^^^* ^^"^ ^^"^^' dit-elle,
' ® ^ KlJ ^J »î^ >^ le temps que je devais passer avec mon
\' ^ ^È W, ttJ W Éfe °^^" ^^^**' ^^"''^' "^^^^» cruelles que
FI htia ^-^ iM ^ fcç» ^^"^ ^^^^' ^^"^ "^"^ ^^^^ séparés avant
! m m^W M^ le temps. - L'âme de la bru resta
3^ ^ ê .î^ ^ f^ dans le corps de sa belle-sœur. En
V^ ^ i/^ ^ '^ ^ ^^*" Monsieur et Madame Kiàng lui
ar -^ ^ '*^' ^ ^ firent-ils des libations et lui adressô-
^ w J^ S 59 rent'iU des prières pour la décider à
^ Si; itiSf ^ s'en aller. Beau-père, dit l'âme, vous
âH -& ^ "tt* ^"S tfrr m'avez toujours bien traitée; mais vous,
^ W fiS A »S Kl belle-mère, vous m'avez fait soufl'rir.
â^ 1^ ^ I^ ^ ^ ^'est Hiàng-houng et ma belle-sœur
216 — ii2, H3. —
^ M ^ M ^^^ ^ Bff qui ont été les Instigatrices de vo
S. t^m^m^-n
mauvais traitements; aussi est-ce su
^x^zcMiEi:^ I ffjtf :etM^ -^ elles queje vais me venger. — Aussitôt
ry^VS^^AmWi^ maigre ses cris et ses contorsions
^J'ê^^MZl^^ Hiâng-houng fut enlevée de terre pa
j C- T TF* «a « R une main invisible, qui ne la laissi
retomber que morte. Mademoiselli
^ ^iN^KII':r?^fê ^^^"Sf ^'^P^''^ 3"ssi, sans avoir été a&
15 BE :^ 1^ ô« «i
iSt 4^ ^
trement malade. — Ce fait arri?i
durant le premier mois de Tau 17
Voyez Introtluctioo Vil.— Yuân-koti, âme Teng^
resse.
113
En 1761, un counîer Dorad
-_ -, — ^, -, — Tchâng-koei fut expédié de Pékin pai
^ ^Ac ^ «^ M ^ "" général. H portait une dépêclM
iS ^ 5® ifc^ JE"- 'IS "tt* Pressée. Quand il eut dépassé Leâng-
ÎS S S S œ 5 S ^'^°'' *^ '^*'' ""^ ^^'"P^^^ ^'^*^^^- ^'
}|9 ^ 2K 4Î w ^ ^ vent souffla sa lanterne. La nuit deviol
f^ ^gg 75^ ^ S^ 115 'fife ^''^^ "^^^®- ^ courrier crut entrevoir
<fife £ ^ ^ ^ iS ftJ^ ^^°^ Tobscurité, un des abris élevés l(
i^ ^ ^ ^ a X œ *^"^ ^® ^^ grande route. 11 s'en appro-
# ^ Bp 1^ W IB iR cha. C'était une maisonnette. Une fil*
^TtoS^Î^T^^ ^ ^^ dix-huit ans environ lui ouvrit l!
.^^ ^ :S; /i^ JZl /v 'lîi POï'te, attacha son cheval à un poteau
W ® îp^ ïE i 4> llL rintroduisit, chauffa le thé, puis Id
tt t. 4* # ^ M ^ ^^"^ rbospitâlité pour la nuit. - \
^ 1^ © Si *J^ 1^ fâ^ lendemain, à l'aube, elle se retira^Li
^ ^ ^ m ^ ^ ^ courrier continua à dormir. — Enfin,
1^ fê M uj ^ ^ ï- piqué par un froid très vif, et chalooil-
=j/( ^ ^ ûg >fe •^ -^ lé par des branchages, notre homme
^ ô :M] ^fc BT "K ^^ ^^ réveilla au petit jour. 11 gisait, daw
*^ ®^ « ^ ^ Tir "" hallier, sur une tombe. Son cheval
^ S ^ 1^ "f* tu ^ ^^3*^ attaché au tronc d'un arbre, i
:^ ^ ^ iP 4j ÎK jE ^"^^^"^^ P^s ^^ ^à- - Q"»"<^ ^* a»*"^
^ SB ilîiï ^^ A '^-^ H ^ destination, sa dépêche se trouva
5s; flfl îB»| « /> <T /3 être eu relard de 50 quarts d'heure.
- 113, m. - 2n
^ ^ ^ H4 ;^ |5/f J^utorité milUaîre lui demanda corn-
-^ jS ôifi icit «JK LM ^'^' *'J»'3<^onla^son aventure. ,0n exa-
^ ^ r-S m ^ ^ mina Tendroit qu'il avait indiqué.
^ ^ B yn A fiïî C'était la tombe d'une fille^Tchâng. la-
# M jlf jâ jS^ i^ ^"^"*^ s'étant mal conduite, et la chose
I ^ ^ *«r /l- ^ /^ ^'^^^"^ ébruitée, s'étaiti- pendue de
A ^ m ^ fB W honte. Elle avait déjà joué à bien des
^=^ yC ife ^ :9i R^ passants, dirent les voisins, le même
^ m r^ gg iH: ^^"'^ ^"^ ^® courrier. — Ordre fut
m-^ ItL^ V» j« *^^""^ ^^ Texhumer. On trouva, dans
W à& ^ ^ 1S ^ son cercueil, son cadavre frais et
% Mi ^&6 :iC ^ vermeil. L'autorité le flt livrer aux
^ ^ A ^ f^n """'"•
pT A # ^ in ^
ià ^ ;A: J^ 4 :^
yi. /t ^ H -^ j- Le lettré TcheOu, originaire de
^ -■- ■* -^ -C >!C Hâng-tcheou (Tchée-kiang), accom-
pagnant le Maître céleste Tchâng, des-
Voyez Inlroduclion IX el Xiï.
114
i^Pjj ^ ^ ^ ^ ffii cenditavec lui dans une auberge àPào-
S â^ i± A Wi V ^ing-fou(Tchêu-li). Une jolie femme se
W 9^ tiT ^ ^ ^ prosterna à la porte du Maître céleste,
fWl vt ^ ^^ ^ ^ en posture de suppliante, sans rien
iJ. ^ 3C Afejfc ^ ^ dire ni demander. — Qu'est-ce que
ii ^ ù^ ■ ^ ^^"« femme? dit le Tcheôu. - C'est
\^ Wt Bw l^ rf" ^ une renarde, dit le Tchâng Elle désire
fê" ^ ^ /V ^ ^"^ j® '"^ permette de s'approprier les
'^^ T -îrït :& :iè offrandes dans quelque temple. —
,^-» -^ iBt. ^ ^ Pourquoi ne Texaucez-vous pas? dc-
^ 6îB {^ l?r iSt rnanda le Tcheôu. — Parce que, dit le
^ Q 'Bk Wi PF Tchâng, comme elle est aussi mauvaise
/t 2Mfc ;^ /f- ^ ^"*^ *^*^'^^' ^^^ P^"^ qu'elle ne fasse de
5E ^ W ^ ^ vilaines affaires. — Le Tcheôu intercé-
7^ ^ >^ P9 ;|^ da pour la suppliante. Eh bien soit,
fâ S" Wff -ÎP it dit le Maître céleste; par égard pour
u S ^ im vous, je lui permets d'occuper un tèm-
W ira W êîB 9^ pie durant trois ans, pas davantage...
28
218 ^114. — .
"Pi ^^^^fj ^ Et ir fit aussitôt expédier, par si
^r -Jt* iSt ctl i^ Ff "*& secrétaire, une licence écrite sur papj
^ A^ te 2! 4^ ^ ^ jaune. - Trois ans plus lard, IeTch«
ix iSS ^ ^ •ffr Jtfc i3^ nommé à une charge en province, qd
H 'fê tô 14^ ^ lil *HI ^^ ^^^'° ^^^ '® "^'*^'* Comme il J
> ;3^ ^7* ^1 lai: % P^ ^^^^ ^ Sôu-tcheon, il entendit exali
O MO >P A IM ^ f^ la puissance de la Koàn-yinn do tJ
ifc Hfc ^ >^ "Hiî # Jl P^Q àa mont Châng-lang. Il résd
n !?^ Ail ^ •*» J3:l "fe d'aller, lui aussi, y faire ses dévolioi
5 R ^ ^ 11 n I ''''!.' '"'' '' " "!,"""""'• " ^""1
;7v 1-4 /i^ |«J SR ^ LU ira des caravanes de pèlerins. On I
6î6 £^ M f^ J^ Hj ^ demanda de mettre pied à terre, eol
K*=**^ ^ (& fti M ^ disant: Cette Koân-yinn ne souffre ■
Fî W Th ^ /^ ^ qu'Qn vienne à son temple en lilii
^ ^^ ^ t^ ^Wè ^® Tcheôu n'eu crut ri^n. Soudainl
Tk ^ îSS ^ ^ h ^ litière portée par dix robustes solii
S S S ^ t® 7i7 «; ^^ ^"'^' ^^ ^"^'^^ *"* ^"^ ^^ ^^°^''^'
3t se ^ Bc ^ LU 'ra son ascension à pied. — Quand il arii
§fêj^"^^^^ ^" temple, il le trouva plein de péleri
*J^ îW" ^I ^ î? Pb BS ^ui faisaient brûler des bougies odori
yv RX IH ^ O; ^ |g rantes. Ouest la Koàn-yinn? dematH
zn^'^i^yVM^ t-ilàun bonze. — Derrière le voile,
£B \W -kl M ^ Jl/\ 4S. répondit-on. — Pourquoi cela? dewd
X 3fe S S H XI. 2 ^^ *^ '^'^^^''' - i'^^^^ ^»^^' ^H
f ^ PflX <Bf Jïi 1r 1± bonze, elle est si belle, que les péleri
2i i^ ^' ^ § !^ )^ venus pour la prier, pourraient peR<
ïiâTJIr'S4^4S>Kfê ^ '"^** ~ ^® Tcheôu souleva le vo
Jti ^ ^ ^ ^ ^ et vit en effet une femme extrêmem
^ w y\ ^ ^ 13 3è- belle. J'ai vu celle personne, se dit
1^ >r 'bt ii: ^ M Ul Après l'avoir 'envisagée attentiveme
iH' ^ *!^^ dtA" 6fr (^ "P '^ reconnut, devinez qui?., la rer^
ii^ ^ ^ tff.m ^ r de Pào-ting-lou. - Ah ! gredine! s'éci
^ ^ ê iii §« Jl ^ t-iï» c'^st à ma sollicitation que tud
•i* JP^ ^ idr IB lll ^ d'avoir pu occuper €h temple, etlo
^ fS:^ 0)K t±:. WS, \M 9m |j,.jg^ ^^^ nnèvel a mon tour, ingra
S. fSï JS ^^ Bf ^ ^ Tu as outrepassé le -délai de trois a
^ ^ p|l gfr ^ ^ ^ que le Maître céleste t'a accordé, m
T^ ^ l^i Bfr ^ m M ^^ ^^"^' ^^ ^'^^ "" P^"' ~ ^' *H
^ 'S A -^ ^ ^ peine achevé sa tirade, que la stal
W ^ A JlîS, 0SÎ 3^ "^ s'écroula et se brisa en morceaux. )
. ^ 114, H5. — 210
^ y^ y^ ^ **^ ^ ^ Le bonze fut désolé; mais qu'y faire? -
^ J^ ^C -W -idt îf? 3E. ^® Tcheôu lui donna de quoi faire faire
- "^ 5f5; ^ v\à Tu: "r" une statue de Koân-yinn dans Je style
^ ^^ 'ê* Û >^H IHj m ordinaire. Désormais les grâces reçues
^ ^B Fi^ iSk ^ ¥7 4r à <^6 ^^mple ne furent plus qu'ordinaires
aussi.
Voyez Inlroduclion XVll et XX.
115
Le Lettré Tchâng-wangling de
Ts'ién-t'ang prés de Hâng-tcheoa
\ ^ ^ ^ ^ "b f^ (Tchée-kiang ), avait la fièvre. Durant
un accès plus grave, un de ses anciens
condisciples, un certain Kéa, mort
depuis longtemps, lui apparut et lui
dit: Vous êtes arrivé au terme des an-
nées, qne le destin vous avait primiti-
vement concédées. Mais, à cause de la
Â& >4^ 5k -^ ^ ^'*® ^^^^ ^^"s ^v®2 sauvé la vie, votre
- AJC f^ M Fi :S ^ie à vous sera prolongée (petite fille
^ 'y\ 1^ jjjr ,, ^ sauvée de la noyade, infanticide). Je suis
l ^p Jl hSC JïSr 1^ venu tout exprès pour vous en donner
I 4tff Jjfc ^ [^ -^ la nouvelle. — Quoique le K<5u fût son
L 3& ^ffl *^ ^ ZE: ^'^^^ '^ Tchâng le voyant fort mal vêtu,
^^ r2 ^ ®^ ^^ P^"^ maigre et hâve, crut devoir
5 yC ^3 û ^ ^ lui offrir un pourboire, ' pour sa
*& âp ;^ '^ peine. — L» Kéa refusa. J'ai fait mon
devoir, dit-il. Je suis actuellement le
génie de ce lieu. Sans doute, la place
IIS, m. -m ^
* -ft /J> yH £g ^ est mauvaise, et je souffre cruellement
de misère. Mais je suis fermement ré-
solu à ne pas exploiter mes administrés.
^ Quoique j'aie faim presque tous les
i '^Ë ^ ^ 5l5 ^ jours, je n'accepte pas votre argent. —
Le Tchâng (qui avait probablement
des principes moins rigides) éclata de
une
1* BR ^ W JÏi ^ liœ. Le lendemain il fit faire
2àO — il5, il6. —
f^ ^ ^'^ 'fô M abondante offrande au pagodio à
JB$ ^ '^^ ^Ê â* K génie du lieu. Celui-ci lui apparut d(
^ ^ 5ffl iW -^ y^ nouveau, pour le remercier. Vous m'a-
^ ^ ^m 'ê* ^ î^ ^^^ ™*^ ^" ^^^^' dit-il, de pouvoir i
-JL. z-ff. ^ ^ ^ _^ tendre jusqu'au terme des permutatioi
/., ^ ^ M - A&i périodiques. J'espère qu'alors j'aura
"^ ^J "i^ >> 5S ffi ^" poste meilleur. Un bon repas perme
5}c "^ HI $Î RB ^ ^ "" homme de vivre durant trois jours
^ ;zb; ^"^ -Jt- v-î«- ftffi ^ "" ^^^^ durant un an". Encore ui
^ ^ n^ 7\ 1^ îmî f^,ij, merci. — Comment un pur, coraiç
ï^ rî 3Ê wT ^P ^^ l^^î» n'a-t-il pas encore été proniu géi
gg te 44: et ïH' R d'une ville? demanda le Tchâng. —
^ _^ ^ *» ^ a "'^' P^^ ^^ ^"^' graisser la patte ^
^ /lui lAl m m Mi Supérieurs, dit le Kôu. Je n'avan
'®; lit J^ ^^^ *^ î^ *^^"^ ^"^ lentement, à Tancienn
•=f^ M- Hh i^C Jtz^ . ioï's des permutations et promoti
^S^ gW-- périodiques.
"Sr "T^ J- 5=5r KK ™ Vnyez lolroduclion III. — Les offrandes fixes dl
3S ^1 >J^ ^&^ jR PT ments aux morU, sont rares, mais censées suffisaH
^E •W»" _>/ PH 'H J l'appétit (les koèi étant moindre que celui des vivail
^S 4^ H^ ^1^ 6n iiiTt ^®^^® croyaoce est clairement exprimée dans le teitai
1^ ■'^ ^ ^ ^ Quand il était jeune encore,
^ ^ «U^ ^ H grand-juge Lî-uhoung, originaire
TO P ""^ itS @ T'oùng-tcheou (Tchéu-li), docteur
^ Mtf B SItl ^ '^ promotion de 1766, aimait beaucol
#
consulter le pinceau (spiritisme,
méro 51 note). — Un jour le pino
yjS ^ -p ^ ©J écrivit: Honore-moi, et je t'aiderai.
"ÔD ^ â *^ p^ Le Lî se prosterna, puis fit des libatia
^ ^ cb *^ -^ ^^ ^^^ offrandes. A partir de ce jour,
^ r)\ ™ tS ^J pinceau le renseigna exactement i
Ifct '3^ "^ ^h "^ tout ce qu'il lui importait de savj
ph JA g ^ ^ Cela servit beaucoup à l'avancenHI
âk âk ^ ^ St ^^ ^^' ^J^' P^^^ ^^" chênn de reta!
1^ ;w ^ 7r BB en l'tronorant de son mi3ux. Le chdl
— ii6, m, — 221
^ 5fc ^^^ fê iP$ 7 ^ "oSC '°* rédigeait môrae ses pièces. ~ Un
^ ^ @[ S HÎI ^ ift * ^^^^ "° connaisseur Et, sur Fune de
^ ï ^ ï "^ S >!^ ^ ^^' P^^^^' ^"'^* ^'^^^'^ ^^'® ^^ ^^'
Kla^fp-cljfî^^ïp l'observation qu'elle était écrite dans
Sl^SÎSlJi^^H^ le style de Ts'ién-hi, célèbre académi-
^Ztri^îS^f^^ a^ ^'^" ^^"^ *^ dynastie Ming. — Seriez-
W'ttl^lIDJSATaŒ^ vous Ts'iên-hi? demanda le Lî à son
^^^^^^'tfef^ chênn. — Oui, répondit celui-ci. —
fe B5^ H$ ^^ Ptï ^ S lâl Désormais le Lî, et ses amis pour les-
PbM.f^Sa'iîi^^S ^"^'^ ^* évoquait aussi son ohènn, ap-
& W ^4 *'*' '^ pS ^ S pelèrent celui-ci Maître Ts'iên. Mais
B^^^îSl^M^ jamais le pinceau ne signa-aucune con-
^ é* fit ^ Tr* A tb & sultation de ce nom. Quand le chênn
B A ^ ^ parlait de lui-même, il s'appelait
TiB^f^:^^P9 K Z^ «habitant des sombres régions». — Il
feifi-|'iS + A^?^*i accompagna le Li dans tous les lieux
Bt^A^iî^S ^^ celui-ci fut en charge. - Un jour
^-^A. — 2/^^™ que le Lî était sorti, son fils insulta le
r ^i^ ^^ M ^ AL ^ chênn. Celui-ci écrivit aussitôt un bil
let d'adieu. Le Lî ne put plus jamais
révoquer.
Voyez Introduction XVI. — Texte de la fin du diX-
huilième siècle.
117
_ ^j^ Lî-fansie et son ami'Tcheôu-mou-
S ^Ç P^ ^ menn, jeunes Lettrés, aimaient à évo-
JZ. ^ ^ ^ quer les chênn au moyen du plateau.
^ -ft 4^ -fjr Un jour un chênn écrivit sur le plateau:
-^ -/J ^ ^ appelez-moi « Grue solitaire ». Cela me
■$• /S JPÇ ^ distrairaitdecauseravec vous. J'ai rang
^ iB J^ de génie de iieu. Je répondrai à toutes
les questions que vous me poserez sur
des sujets ordinaires. Quant aux sujets
®[ W i^ ^ ^® conséquence, ne m'interrogez pas. —
mj^ A ^ -ï/ ^^ ce jour, les deux amis consultèrent
JbT î' ^ ^^^^ chênn sur toutes les affaires cou-
^ ^J ^ W rantes de Hâng-tcheou et des environs,
222 -* n'y, -^
^ © ^ H ^ H P^"^®' ^^^" temps, épidémies, etc. U
35 è 2fr T\ flll ^ pîuceau répondait à tout avec précision.
^ «- ^ /L ïif ^ Toutes les dates qu'il indiqua se trou-
^ fil j@ nP Pl >y vérent exactes. Toutes les prescriptions
ifg ^ ^ :jte nr ^ qu1l formula furent salutaires. Quand
^ on lui demandait une chose à laquelle
il ne voulait pas répondre, le pinceaa
^^M
4^ LLI im ^ restait immobile. Le chênn était d'une
complaisance inlassable. On n'avaitqu'à
écrire les mots Maître Grue solitaire, et
à brûler le papier, pour qu'il manifes-
^ — « ^ 2êC ^ >^ tât immédiatement sa présence. -Celi
on -to M*^ hS ^^^^ ^^ ^" entier. Alors le désir da
lA) ^^ 40 ^ W\ voir leur chênn, tourmenta les deai
^ tia ^ i^ ^ ^ amis* Ils lui demandèrent une entre-
""^ vue. Le chênn refusa d'abord. Ils réité^
ë31 Kî IV HFï -^ lérent leur demande, tant et si bien
^ tX Mi "& il ^ que le chênn flnit par écrire: Ehbieï
^ S E9 ^ ^ WJ ^^^^' demain, après midi, sur lacoiliix
Kôu-chan, à la tour des grues. - L«
deux amis furent exacts au rendez-vous.
J© if i^ >a fr
s 5t iwl tfi iw
3l j|)| ^ Jfc ;J8g Le chênn les fit attendre. Ils commeD-
^ ® i^ 13i JRff Çaient à s'impatienter, quand uu toor<
^^^ billon accompagné d'un sifflement pas-
sa. Un instant après, un homme d'uni
^ -^ ^ Jfa i3 baute stature, à longue barbe, porlari
•fiff ^ BS JT ^ '^ costume des mandarins de la dynas
^ ^ n ^ ^ lie Mîng, parut au sommet de la tour
% :^ B 6T ®l 11 fit le geste de se pendre avec uni
"Ê Hfc ^ ^ ^ longue écbarpe, puis disparut. - De-
ET ï^ ffi A 4t- ^*^ ^^^^ '^^ ^^'"^ ^™'^ ne furent pi
El TV ffiÇ A TC évoquer la Grue solitaire. II est proba-
itfc é^ j^ -f^ ^ ble qu'ils avaient eu afifaire à ràuned'ui
Jbf J,g H ng pn mandarin, suicidé à la chute de 11
m £t â se ^ dynastie Mîng. C'est dommage qu'ili
iiS jIJL ^ nS 'T* n'aient pas pensé à lui demander soi
# 18 ^ ^ fS) vrai nom.
^ 1^ "ffi H >$î ^^^^^ InIroducUon XVI.
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— iiS, ii9. — 223
118
Oû-tchouping de Tâng-tcheou
(KJâng*8oa) concourait pour le degré
de licencié, à Nankin, à l'automne de
Tan 1747. 11 consulta le plateau, sur ses
chances de succès. Le pinceau écrivit
su pou tch'an koang. Le Où traduisit:
Avec dignité il entre dans le palais lu-
naire. Ce texte lui paraissant d'excellent
augure, il se tint pour assuré de son
succès. Or quand les noms des candi-
dats reçus eurentété affichés, il constata
que le sien manquait. Le premier de la
promotion était Sa-pou-tcli'aii koang,
Monsieur Sa-poa-tch'an.
Sur les farces que se permet le plateau, voyez
numéro li note.
119
A Tâag-tcheou (Kiâng-son) un cer-
tain Tch'énn élevait des chevaux et des
mules. 11 avait cinquante ans passés,
quand il tomba malade. Un jeune
homme monté sur un cheval entra chez
lui, lui donna sur la nuque une tape
qui rétourdit, le tira sur son cheval, et
partit en toute hâte en l'emportant. Le
Tch'énn fît tous ses efl'orts pour crier
au secours, mais en vain. Hors de la
ville, le jeune homme le jeta à bas de
son cheval, et lui dit: Cours derrière
moi. Puis il lui donna un coup sur
les jambes, et prit les devants. Prises
d'un mouvement irrésistible, les jam-
bes du Tch'énn l'emportèrent, malgré
sa répugnance et sa méfiance. Il volait
224 — 110. —
^^^M^AîMTfT ^^^^^^ ^"'** "® marchair, et sans grandi
75^ A ^ H 4Hc ^^ ^ T" -^rt f^lïgu6. Quand ses souliers étaient usé%
.H — ^ ^^3lM il en trouvait une paire au bord diï
5ê^0!^J^ H'ï'iÊ^ chemin. 11 lui semblait aussi qu'il pre^
@ :H: î§ à ^ îé M R8 ^ """'^ "^""^ aliments au passage sur 1^
ra ^ _ qp ? ^ S ra ^ marchés. Son guide renfernaé dans l
l^q^ >^@^m^P9^'* mutisme le plus absolu, le laissait fairt
^ ^ ik yt ^M^lM^W P^^^^'" ^"'*^ marchât. - Quand cell
P& "M: É3 i!\ »Ô lâ!4î T" -^ course eut duré trois jours et troll
^ ^ Tt^u^ ^^^ ^VSS nuits, une stèle élevée au bord de
'^^h^^^ A.^^^ »*oute, et dont il lut quelques mois
M^WWA/'M^M^ passant, lui apprit quMI était au Ch;
PrwS^iîhTli»» '''^ Hiên-yang. - Arrive ! lui cria s.
i— I ^ SSa :«51 ^ il X V Eî< ^ conducteur; m'as-tu assez ennuyé pi
:êJ^J|^Ç — I^S?® t» lenteur depuis trois jours? ! - Il
^ tS3 "^ M 'Vt ^ dG W ^ entrèreutdansla ville. Le jeune homiB
!rum4 à^yt^^^^W alla droit à une maison, y entra, res
g ^^ /J> Jg n Pt Ijï ^ sortit aussitôt, saisit le Tch'ênn à brt
^^-^M ^ ^l^ ^ ^ le corps, et le porta dans une chambil
ifô? RT :Sr >'eÀ ^ I i)£ ^En« B/^ ^'"® femme étendue sur un lit se toi
m^mml^ly'^mi^ dalt de douleur. Ayant plié le Tch'êiE
îli§ P3 P ^ ^ ^ ^ §1 M'J en arc, de manière à joindre sa têlee
■*^ B^ FI fff A A 7^ §# ^ ^^^ pieds, le jeune homme le jeta.vel
^SSÏaliftS^S ^^^^^ ^^^^^' "' ^^^^^^ ^" Tch'ênn qui
WiMI^jJ^W.^^MW perdait connaissance, qu'il étouffai
flfl>Î^Hl^^Hifl^W ^^"^ "" cachot étroit, obscur et iufed
SS >k -lU "ÏS JS * >J>^ > ^1 ^"^*" "" ''^^^" ^^ lumière ultra jusque
'^^y^y\i^'WS:y<'7m m. h ru effort, et se sentit dégagé. -
JUâ^fî^^'-^fi^^^ Aussitôt il entendit un concert de féll
^fê S^^^^^^ë* cîïatJo^^s proférées par des voix iucoi
^HîWMOyVaii^^A elles. — H voulut parler, mais ne pi
>2r «* ï^ l^ ^â5 ^ Wl^ ^ -^ tirer de sa bouche qu'un faible vagisse
tlÊ'Ml'^^ ^ 0^ m ¥r ^ ment. 11 entr'ouvrit les yeux, et vit qr^
^ ^ ^ ^ H S ~ a ^^^ ^^^^ ®^ ^^^ jambes étaient tout p
im^^^n^Mj^=::M tils. Serais-je mort et réincarné?
j^^^j^^^'fS'^JSk demanda-t-il ; et il ouvrit les yeux lod
HS -râ 6fr ^^' A *f? 7;^ mt g''ands, pour regarder autour de lui. -
m^PM ^m/\v3^1Xë\fi Ce petit a un mauvais regard, dit alon
^Œ^ftï^lK^>^tT uoe vieille. C'est peut-être un enfant
il9. — 225
1^ 7i< 1^ ^ «i \^ i& ^ ^^ malheur. SU regarde ebcore une
t-IsH ^î j^ 4+ lÉlS -W ft ^^*^ comme cela, il faudra le tuer. —
^f« W W Î9^ *B S H I/ex-Tch'énii se le tint pour dit, et
le ^^ "^ Â i^ ^ ÎS^ ô ï^'ouvrit plus les yeux. Il exhala, en
S T^^ ^fz ^ -^ ;Mr j^ ^ vagissements inarticulés, le chagrin qui
^ ^-^^^ V^ ^ ^ ^ ^ S ''^Df^ Paissait son cœur. On le porta, on
fe i^lËW-wWyvt/L rallaita, et le reste. Ce régime abrutis-
^ f9^ ^ Jt^ '^ ^ ^ ^^"^ ^^ ^^° œuvre. Peu à peu ses sou-
►— j^ ^ùg g t^ l(P 1(9 J% venirs perdirent de leur vivacité, et il
?^ >^ ^ résigna, mais sans arriver à oublier
^ >f© >2 Wi ^ ^ ra tout à fait. — Son nouveau père était
^ ra^fe HH ^^ 4^ >K IK Pb Marchand de soieries, qu'il allait ache-
K »^Pp ^ Tbc tu M ^ terauKiâng-sou. Un jour il donna à sa
— " ^ ^^ JR ti ^ ffi ""^ femme un coupon de soie, en lui disant
^ ^^^ ^ ^ ^ f^ f^ "^ ^^'^^ ^^^^^ ^"^ grande valeur. La
femme le serra dans la malle des objets
précieux, au chevet de son lit. L'enfant,
§ ^^rT /TI ^ ^ ZI Œl ^ âgé alors de six ans, le dénicha. Prends
Iv^ ^^ ^ j& lli^ ^ ^ ijÊ S^'*^^ ^^ ^^ gâter, lui dit la mère; ton
dit Tenfant, c'est du tissu de Fèu-ynan,
dernière qualité. — La femme dit la
chose à son mari. C'était vrai. — Très
surpris, le mari questionna l'enfant.
f ;^^ ^ Et ^ Hi M -^è ^^ernière qualité. — La femme dit la
chose à son mari. C'était vrai. — Très
Je ^^&, Pn '^ -^ ^ Wi ^ Qui raconta toute son histoire. Je suis
^ -fff i^ 'M WL "fï ^ (^ ^^°" ^^^' ^^ ^^^ endroit, dit-il. Voici
les noms de mes parents. J'ai laissé un
fils qui doit avoir maintenant vingt et
^ ^^ J y\ ^ ^ 1^ 95 quelques années. Quand vous retour-
1^ ^1^ Tjflc >^ :|a S ^ ^ nerez au Kiâng-nan, il vous sera facile
^ --r' . "^^ ■? ~ Çî ^ riA vÂrifiAr mps nîirnlps. — l/année sui-
de vérifier, mes paroles. — L'année sui-
vante le marchand de soie trouva en
^ ^ -^ ^ ^ ^ effet à Yâng-tcheou le fils indiqué, qui
revint avec lui à Hiên-yang pour voir
son père. Ce fut un curieux spectacle
# ft H K n m „„„
^ _H^ npt % Sa ^ M ^ ^^ voir en présence le fils barbu et son
'^f ^ M K 1^ ^ >^ P^*^® ^^^^' ^^^^' P^^ ^® ^^"^® possible.
IS- ^ ^ :> lîir ffi >N ï^'^ofant indiqua à son ancien fils, les
-5ft ?St -^ ^ ^ ™ ^ débiteurs qui lui devaient encore, un
^^ j@f M f^ ^ ^ ^ placement de trois cents taëls fait jadis
29
►V
226 - il9^ IW.—
■^ ^ ^^^ yS î^ ^ ^ longue échéance, etc. Quand ils da
M tr '^ JS ^)S iMl ^^^^ ^^ quitter, tous deux pleurèrent
^ 19^ ^ -^ !^ ^ Le fils recouvra toutes les sommes ia
W i^ rn ^m^ dlquées. — Dix ans plus tard, redevem
R^ 4* ® # ^ "^ un homme fait dans sa nouvelle famille
RB tt ^ 4H- 4^^ K^ rex-Tch'ênn fit un voyage au Kiâuff
iwi ^ ^i liL /tS WC nan, pour le commerce de son nouveai
"Pi \^ â ^ ^ P^^^' ^^ ^^^^^^ ^^'^ ancien domicile. Soi
A S" ®| ÎH iïtt "H ^^'^ ^^^^^ °^^^^' laissant un petit garçoB
il 'S S îï S i ^^ ^^"'^ ^" TMènn vivait encore
yp ^ ÏK "S" iUi S^ dans la pauvreté, chargée de ce pelil
iS ^ ^ "^ ^ ^ ^1'^- ^^ Tch'ênn dit de bonnes paroW
H ^ R 5«fr ^ BS^ ^ ^^" ancienne épouse, et lui donB
^&Â^ ^ ^ ^ ^'^^'^ ^^"^* ^^^*^* '* ^^ ^"^^* ^^^ libation
f/L ®3 ^ ^ fl^ ^ devant la tombe où reposait son ancial
^ il $ëp mm^ '''''•
Si 'if 4^ ^i "F* ^^ Réincarnation, sans jugement ni purgatoire. —Il
jm -^^ » •• ni A^ r& jeune cavalier, un satellite infernal. ~ Soaliers et aï
ments, ceux qu'on prépare pour les moris. -- Réinoi
nation dans le fœtus à terme, au moment de l'accoacbe
ment, pas avant. Ck)mparez numéro 6. — EnfanU i
malheur, âmes réincarnées pour exercer nne yengeance. -
Mémoire conservée, parce que Pâme ne passa pas par h
enfers, où la mémoire est détruite, avant la sortie, pan
bouillon spécial, que l'âme doit avaler degré ou de furti
Voyez Morale et Usnges, seconde édition, page 351 .
•^ ^ îi -mm
m mm '^n.
@ ë'V T^ Isfc ffis Un soir, un certain K6a deman^
^3^3^ liw iS l'hospitalité pour" la nuit, dans ui
pi ^-- ^g* xt. jk^ vieille pagode du faubourg occid>^
Cà — m Œ Bu de Tch'âng-tcheou (Kiâng-sou). -
^ SJ ^ ^ 5Ë So^^' J"* <^*l 1® bonze, si vous voak
^ ^ ^ 3ft "?* ^*^" garder la pagode, car je devc
Art i ^3^ >S a sortir cette nuit, avec mes disciple
"T^ yv î2 ^ th pour la mise en bière d'un défunt. -
^ ^ 9^ ^ ^ ^^^" volontiers, dit le K6u. — Quai
A P^ A M^ Ste* '^ bonze fut sorti avec ses disciples, 1
Jlf ^ ^ ^2 ^^^ ^^™^ ^^ P^^^^ ^ rintérieur, soufl
Ta ^ % T^ ^ I51 lampe, et se coucha pour dormir.
— iW. — Î27
ê ^ ® ^ B» ^ SI minuit, quelqu'un frappa violemment à
H'iS FJ ik -S âfe -Jt* '^ porte, demandant à grands cris
1^ tï ^ ^ TO 7V qu'on lui ouvrit. — Qui êles-vous?
ÏE >î^ ^ iît ^ ® fï^ demanda le Kéu. — Je suis ton ami
^ ^ ^ ^ ^ P^ >f^ Chénn-tinglan, répondit le visiteur noc-
É5r ^ '^ M i^ TTT -Ê lurne. — Le Kéueut peur, car son ami
io^ W B M i^ ni] W Ghênn-tinglan était mort dix ans aupa-
^ ^ !j^ iËi ^ >il ^ ravant. — Ne crains rien, dit la voix.
miB^^f^.^n
Je viens te confier quelque chose. Si je
- te voulais du mal, j'entrerais sans que
^ M. 'Pi 7^^ ^ ^\ tu m'ouvres, étant un koôi. Je t'ai prié
^ Je âfe ^ ^ 1^ "^Âl d'ouvrir, pour ne pas t'effrayer par mon
"7* HH 1*1 *-^ -^ Oâ tt;0 entrée soudaine. — Le Kén ouvrit donc
yf* TO ^ ^ 5B 9^ rr la porte. Quelqu'un entra, Qt quelques
^ ^h ^ ?^ A i^ P^^' ®^ ^^"^^^ ^^"^ *^ vestibule. —
Epouvanté, le Kén allait chercher une
j^ Wi ^ dtt, lèU 4nc iampe. Attends un instant, lui dit Tin-
^ r J ^ ^ ^ f^ ^ dividu étendu à terre. Je ne suis pas
^ ^ ^ ^ Wi^ ^ ^^° ^^^ Ghênn-tinglan. Je me suis fait
— - -^- '' passer pour lui, pour le décider à m'ou-
- - vrir. Je suis le défunt qu'on met en
Wl ^i ^ 1*t Jt^ ^ bière celte nuit. J'ai été empoisonné
par mon épouse adultère. Je suis venu
pour te confier le soin de me venger. —
Je ne suis pas mandarin, dit le Kén;
Jsii §1 lE 5Ç ^ 'fr S comment te vengerais-je? — Avertis
seulement le mandarin de venir ins-
pecter mon cadavre. Les traces du
m. fari»:^»^
S Bij s ^ 4^ tô iR cadavre? demanda le Kéu. — Ici, dit
ilk ^ B^ Mt* ^ A ^ ^^ ^^*'^* ^^^''^^^ '^ lampe maintenant.
yC ^& >^ tTu ^» XV '^^ Dés que lu m'éclaireras, je perdrai
SK '^ M ^ % ^ H l'usage de la parole. Mais, aussi bien,
Wb ^ ^H ^ h '1^ ^ ^^ "^^ P^"^ ^'^'^ ^ ^^ dire; tu sais
W M B|J sa O- ^ ^ t^yj — A ce moment, on frappa de
W ^ -^ ^ ^ "^ ^ nouveau à la porte. Le bonze et ses
"b ^ 'Ê ï^ "A é 'îS disciples rentraient, très émus de ce
1^ 'y^ ^ Mf ^ ^ ^ ^"* venait de leur arriver. Tandis qu'ils
©C -^ Hé ^W ^ "^^ y^ récitaient les prières de la mise en
MW^^M%^%^ l'»^»"e, le cadavre était soudain devenu
218 — i20, i2L —
]^ â^ B$ # ^^^ lîh invisible. — H est veoa ici, leur dltk
^^ "^ m j^^^^ _ ^^ chercha de la lumière. U
corps était étendu sur le pavé du ves-
Jg i9fe ^ — î^ ^ tibule, saignant par toutes les ooveF
/gj ^ Pt iK ^ ^"'*®^ naturelles. — Le lendemain V
An» 9t P 5Ç* ^<,^ jj^^^g g^ lg ^^^ déférèrent l'affaire su
mandarin.
^St Pn ^ ê tfy Jlh TToéivengrear.voyezIntrodactionVII. — LesboiM
^-v I y^ M^ 1^ 'aD chantent des prières spéciales à toutes les cérémoaii
JÇSl ^A ^^ ^^ »!-• pP pour les morts. — A noter que ce koèi connaU le lA
•*• "^ ^ ' -^ unétranger, et son ami CA^rm mort depuis loD^^iemps.-
SIt j^ 4 |iP iJ! M Q l^s /u>ét ne peuvent pas forcer les portes fermées ; ils 1
«^j ^-*- 7ÎÏV >I^ ±ti " peuvent même pas enfoncer le papier des fenêtres, ùi
^^ ^^ — R ' Mt 1^1 papier n'a ni fente ni trou. — La lumière rend les ïm
^^ ^ V^ _^^ supérieures séparées invisibles, et paralyse les âmes il
JEp "^^ Jffl ^S> :^Z sB férieures attachées au corps. Dans le cas présent, il p
^^ ÏTj* >V _^ *^ . rait s'agir de l'âme inférieure. Comparez numéro 9. -
— • âp JZ. SJ^ -^t /^ Le sang coule par tous les orifices de ceux qai sont i
_' - narle Doison : diché sléiéotvoé.
par le poison ; cliché stéréotypé.
121
., A quarante stades à Test de la vin
^vSCà-^/^,^ ^ de Hoéi-ki-hien (Tchée-kiang), dai
7^ M ^ ^ ^ «.-V un village nommé Tch'âng-lii, les (M
«tf>« ^ ^ -*^^ ^ ^^ une excellente famille, avaient un fil
S S? ^ « I ?^ étudiant de 18 ans, bien fait de sa p«
^ ^ ^ S /^ 3^ sonne. Un jour ce jeune homme dl
-n±
parut. Il revint trois jours après,
raconta ce qui suit: J^étudiais dans|
dafl
descendue d'en haut mMnvita à la
vre. Elle me conduisit dans un 681
^ A 1^ ^ ^ ^ bibliothèque, quand une belle
SR SR »7Btf 4^ ^ ^''^' ^^^^ ™® cououisu aans un obi
**" H|> /H 1h rH palais, où je fus reçu par une aati
^ S ^ tr § dame non moins belle que la premiéfl
^ 4& ^ P^ ^ ^^ ^^"^ demandai leur nom de famitt
^ ™ ^ ~ ^ Elles rirent et me dirent: N'en demai
« R|) gv ^ ™ de pas davantage. Reste ici. Nous seroï
15 'Ê ^* lAl ^» heureux enôemble... Je restai don
m ^ m ^ J^ ^o^( i^i^u li'silé par elles. Mais, à i
PH ^ S rh ^ longue, je pensai aux miens. Elles s'e
J J W m H^ JtT aperçurent, et me ramenèrent, en m
— m. — 229
fi ^ ^ ^ f^ "fB A^ ^ disant au revoir. — Depuis lors, le
^ ^ xbc vfe -H* 83 -ô iS J^"°® homme resta rêveur. Rien ne put
^^ 9K,im :Skmj^f^ plus le satisfaire. Mets, literie, il disait
Ë^^W^ê^fi^ ^^ ^^"^- ^^'^ ^^ ^^"^ P^s ce que m'ont
K >Ër ^ 1^ j^ JSr Me ^ donné les fées. — 11 disparut de nou-
bSSSSSaÊ^ ^^^^ ^"""^"^ plusieurs jours, revint
8 JL ^ ^ H ^ l|R H encore, et ainsi de suite. — Comme il
^ ^ ^ ^ ^ $ MO iU^ dépérissait à vue d'oeil, ses parents
S ^ ^ Jtt M ffl "^ ilh ^^coururent aux bonzes et aux tâo-
5^^ Btt ^^®'** Ceux-ci n'y purent rien. Les
9 ^ ^ J[^ L^ ^ JHj ^ absences du jeune homme devinrentde
i* ^ >^ iS ^^ iS d^ 't)!^ ^^"^ ^'^ ^^"^ longues. — Un jour son
^ ^ ^ ^ff -^ ra A^ ^*^*® cadet s'étant mis à sa recherche,
ii WL mi^ Wlr P ^ Sa: ow trouva sa ceinture à l'entrée d'une ca-
Nl£j^|^W^>f^^ ^^'*"^* ^^^^ ^^ *^ pagode Pâi-t'a. On
!fc -4^ ^ BM ^ A «fcri ^ pénétra dans la grotte avec des torches.
S^S-â^?^î ^® ^®""® homme gisait nu dans la
^^^ 9 ^ JE ^ ^ boue, privé de connaissance. On le porta
fcj5/f^f?SÉlf&^A ^'^ maison, on le traita. 11 finit par
n^mBummi^
revenir à lui, mais ce fut pour se
^ - -- . - _ plaindre amèrement de ce qu'on l'avait
fe 18 ^ ^ ^ ^ ifc :^ arraché des douces pelleteries dans
P^ V^ Bk âhl ifff ^Ir ^ lesquelles il était si bien. — Ses parents
ft^^^^S^M comprirent alors qu'il était la victime
l^-^wfjf^BP^Wl d'une obsession maligne. Ils Tenchaî-
H M^ f^ y^ ^ ^ 3^ "ZT ï^^^'cnt, se relevèrent pour le garder à
ttti îte dJ iSî 6ff -*^ !lf ^"^' *"* collèrent sur le corps toute
T^ iPN ^ ^ ^-^ rt sorte de charmes. — Une nuit que
S ^ "K ^ A ^ ^ ^ plusieurs personnes le gardaiept, on
entendit soudain comme un tintoin.
Une lueur phosphorescente fit plusieurs
fois le tour de la chambre. Les chaînes
I
^ Vi 3fr ^ -A Hk "^ iEl ^"* liaient le jeune homme furent bri
M sa *© llf 9SI H ^ ^ ^^®^' ^^ ^^ disparut, les portes et les
2^ B1 ^ UL /^ >^ »^ m fenêtres restant fermées..- Dés le raa-
y^ W^ Éè. 4 Ma ^ m ^ tin, on le chercha dans la grotte de la
^ ^ ^ jft Jï» iM ^ ^ pagode Pâi-t'a, mais sans succès. 11 ne
mknai^^M.lh^Sh revint pas, et l'on ne sut jamais ce qu'il
R>HPH*8iwitî(MtBi était devenu. - Le bruit se répandit
S 1^ # 1^ BV ^ ta iSi que des yâo-koai habitaient dans la
230 — iSl, i2S. —
^ ^F ^ *^^ ^0 grotte, et les curieux affluèrent, pou
^ y ^ A xiu ui I»! voir. Le sous-préfet Li s'inquiéta de c
W p Ha « iTL !R^ kX mouvement. Il vint en personne, ins
Sfî ÏX Wl 1^ îHi ^ ^ Pccta la caverne, et en fit murer i'eo
:^i^mm^ Mit *'^^'-
77 @ ^ "Ê ^ ^ ^ AHâng-tcheoa(Tchée-kiang), ui
'f^ 9^ *§! <^ ^ ^ m ^''^^^° Hà-koaalan, faisait une oiïvm
' de à la porle de sa maison, quatre fol:
par an. Je sais bien que, au temps ja^
122
m^mBm -fc 4 ^
IHj ^ -^ êi^ — " 9' ^^^' ^^ porte était comptée et honoré!
parmi les Pénates; mais il y a long*
temps que cet usage s'est complélemeni
perdu. Je demandai donc à Monsieur
1^ ^ ^ ^ 1^^ 3fâ Ma, pourquoi lui seul s'y conformai^
ce lU HB yV ^^ ^ encore, A cause du fait suivant, arrivé
j^ S - ^^^^ nous, me répondit-il. — Nous
J3^ ïîC ^^ St^ ™ ^ avions un esclave, nommé Tch'énn, qui
fS -^ _. #f "ir 4^ sortait parfois en cachette le soir pour
"Hîl k ffl Jafi ÎRffi i;i^ s'enivrer. Une nuit j'entendis du bruit
^W ^J^ ^ "H fm. tvT devant la porte. Je regardai, et vis
^ :^ — • ^ P^ ^ l'esclave ivre étendu par terre. Je le ft^
â >î^ £â M "1^ 7^ ramasser. — 11 dit : En rentrant dî
!^ ^ ^ y]* ^ mon escapade, je trouvai à la porte un
^ S '^ ^ £ J^ homme et une femme. Tous deux
HM, ^ fS^W^ fiB S ^^^^^'^^ décapités, et tenaient leur tête à
^ -rt^ nS ^ I^ ^ '^ main. Je suis ta belle-sœur, madilj
*W -^ Br Wt ^ ^ la femme. Quand ton frère, mon mari,
^ y^ ® I î — * îl^ ™'^ surprise en adultère et m'a tuée,l
Hc ^ t^ ^ ^ P^ pourquoi l'as-tu aidé? Lui avait le droM
% ^ I^ iPP ^ "^^ ^^^'^^ mourir, mais toi tu ne
3E W "SE "^ ifC 1^ l'avais pas. Or, comme il s'attendrissait,
^ ^ ^ Âî§ ^ <^'^s^ to^ ^"* *'3s excité; comme il
^ il\ 4S fffl ^ iH faiblissait, c'est toi qui m'as égorgée.
m tfe£» ^ ^ ^ ^^*^' ^^ temps, que nous te guettons,
il W^ Pt ^ ^ ÏÏ9 mon amant et moi, pour nous venger.
— i22, 123. — . 83t
K ^ Sft ^^^ P^ -^ iA Les génies tatélaires de la porte nous
tMn^ mn.^
ont toujours empêchés d'entrar. Cette
fois nous Savons pris dehors, et nous
|g -^ ^ 1^ -S ^ ^ ^^ tenons enfin!.. Ce disant, elle me
HL rb "{^ ^ StS* Wf /< cracha au visage, tandis que son amant
fji i-j-f Yt \ ^ ^ ^ 2^ ^^ donnait un coup de tête. Je tombai.
H ^'l' ^ "T* BL ȕB flK Ils disparurent quand ils vous enten-
fh _t ^ JÈB -^ -ft "fpl ^*'*^"^ ^^'^''^ ^ "^^^ secours. J'ai vraî-
\t 0A ^ uS *• ras v4t- °^^"^ commis cette faute dans ma
^ m ^ m W ^ÏK jeunesse. - Porté sur son lit, le
If ^ -jH j^ ^^ ^ ^ Tch'ênn expira presque aussitôt. —
Ë« ^ ^ W 1^ A P^ Depuis lors, me dit Monsieur Ma, je
^ Œ i^ ^ ht ^^^^ régulièrement des offrandes aux
Sa J^ 1t ^ t^ ^r génies protecteurs de ma porte, qui
PR l'^'ë ^ -^ ^ ^ B3 gardent si bien ma maison contre les
n^m^ ^Mi± koèi malfaisants. .
r^ ' "^^ ^^ ~~ \* g^ L'auteur qui parle dans ce récit, écrivait i It fia du
U Si */8r U& M^ H ^ dix-huitième siècle. — Voyez Introduction Vil. — Culte
^■^ "^ — *^ des Pénates, voyez TP page 14. — Depuis la dynastie
Tdng, on honore, comme génies tutélaires des portes,
deux officiers de l'empereur Tài-Uo%mg, Utch'eu-
houng et Ts'înn-k'ioung.
!t >^ tS^ ^ lit -^ ^° ^^^^' Monsieur ^û-ichenn de
^ T^k QH ^ ^ ^ Hôu-tcheoa-fon (Tchée-kiang), faisait
« I- m S ^ ^ ses ablutions, au soir d'une très chaude
% Jl '^ w iïo fiJi journée. La lune ne donnait qu'une
^ J^ W JE ^ ^ ^^^^*^ lumière. 11 lui sembla qu'un
K\y* *.f ju^ jx: .^ souffle entrait par la fenêtre, accom*
TJî p»P Qll «l^ ^ pagné d'une vapeur légère. En même
tj y§^ ^ ^ ^ ^ temps un plumeau déposé sur une
Il ^ ^ fÛ Ui "ÊSl c^^<^6i^^^t s^ ^i^ ^ tourner sur lui-
* "i ^ ^ ^ ^ ™^"^®* Monsieur Su frappa sur le bord
X. ^: 'K "i^ ^ Mb de son lit, et enjoignit au plumeau de
^ ^^ >A -^ W ffl rester tranquille. Aussitôt sa serviette
■^ "fcK Im ^ "kir A ^® ^^'" ®^ ^^ ^^^^® ^ ^^^ s'envolèrent
'^ ^ bS ^ ^ P^^' '^ fenêtre, et un bruit sec lui ap-
■" ^ ^ ^ ^ ^ prit que la tasse s'était brisée contre
23Î . — i23. —
JP^ "ffl* ^ ^ i9^ 19 '^ ^^^"^ ^" grand peuplier planté devaol
^ ^ ^ ^ M» ^ ^^ maison. Effrayé, Monsieur Su appela
M? 1^ 1** 2¥ ^ ^pi ses gens, et sortit avec eux. Une ombre
^ ^ ^ tua ^ noire enveloppait le toit de la maisom
Quand elle se fut dissipée, Monsieui
Su rentra dans sa chambre et s'assit (1<
nouveau sur le bord de son lit. AussilOI
^ fit S 4^ SL M '® plumeau recommença à tourner sa
tSi Bll ^ ^ ^ -M lui-môme. — Impatienté, Monsieqr S
|B| PlU 4 ^ ^ yV le saisit. Il sentitjun contact comme dl
•^ ^ IHj %7Ï ^ ^ cheveux mouillés, froids comme glai
^ ^ ^ ^\ Mt M ®^ horriblement infects. En un instai
^ ^ ffl flk ^ S ^^° ^''^^ ^"^ engourdi, mais il ne làcl
^ >f^ aS SI HT* ^ pas prise. — Alors une voix sortit d'ui
^ik>K^^ ^ j^"*^' parlant sur le ton strident d'i
et tir iA" M^ Sft Me perroquet, pleurant comme un pel
» ^ S ^'^^^"^^ ^^ m'appelle Oû-tchoung, dil
^ iiX m m '^ ^ elle. Je viens du lac Hoûng-tchai-h(
ffi a feS ]^ ê ti: d'où le génie de la foudre m'a chas!
^ y^ M S Ô ïi Lâchez-moi, s'il vous plail. - Monsiei
^ DC W iW H twf g^ g^^gn entendu dire que la peste ri
f$ S* 5Î ><1^ ^ ^ gnait alors à Tendroit indiqué. Ne s<
ÉË li ffi Ç? W 3? rais-tu pas par hasard un koèi propag
^K m t^^Ù. ^^"^ ^^ *^ P®^^^^ demanda-t-il au pli
^ A 5^ nP W Sï meau qu'il tenait toujours. — Ou
^ ^ f ^ -g^ g j^ répondit la voix. — Alors, ditMonsiei
fflb Ff ^t* jffî ^ fttt ^^' ^^ "^ ^^ lâcherai pas. Tu ferais d
wW p-" y\ W »£ Sfi noai aux gens. — Je vous donnerai uB
^ «S îâ ^ "f JS^ formule contre la peste, dit le koèi.^
^ 1m. tk fÈ ^ ^ Dicte-la, dit Monsieur Su. — Le kq
*+ ;& â JS. ^ ^ ^*^^^' ^' Monsieur Su l'écrivit. — Ke
Pî fl W y^ ^ iM lâchez pas, dirent alors les gens de
"M ^ ^ ^ ^ ^ maison.Enfermons-le dans cette jarre.
^ M 4âr Ftf ^ ^ Monsieur Su mit donc le plumeau dai
S S S >3t! hS 2? *^ J^'*'^^' qu'il scella et fit jeter dans
tflt «N M tS: T^ T^ lac T'âi-hou. - Quant à la formule,^
;^ ^ ;g; ^ ;^ ^ préfet de Sôu-tcheou, Monsieur Tchâj
*+ LM H v9& IS dtA* wennchan, qui entendit raconter celi
^ kA t=\ ^ m m^ histoire, la demanda et l'essaya, sd
fê* 'è S fê9 ^ ^ efficacité se trouva être merveilleuse
124
— iê4, i?5. — 233
^ W '^ ilXi "^ f^ ^^^ :k ''""^ '«« pestiférés qui en firent usage,
T i TSi (^ ^g} Wf L iWi Voyez InlroducliOD XIX. Cm d'inllax pernicieux M
iO ^ tM ^ M ^ T? Tch'ênn-ts'itong élant sons-préfet
' ^ ^ ^ HH S ^ *g de Châng-yuan (Kiâng-soa), raconta
J.^ ^ -fiB AL >J> -^ ce qui suit: Dans ma jeunesse, je sé-
^ H IW 5?r J^ 5C journal avec mon ami Tchàng, à T'âi-
; ê ^ "F* B5 — • B$ UJ P'inff-'ou (Nàn-hoei), dans les dépen-
1 T^ -«y gjs ^ j^ -j^ dances du temple de Koàn-ti. Mou ami
rt -r PME ^ ^ PB ^ Tchâng fut atteint d'une ^rave malaria.
O n Rfê 3§ "jr 7R S Nous habitions la ^lême chambre. —
fà^ ^ i'P ^ ^ ^ ^" ^^^^ ^"® j® ^^^^^*^ ^^ ^^^^^' j^ ^'^^
^ .sfe. -A^ -=^^ t±I ^^ n "" ^^*^^^ bonhomme au visage pâle,
.f M ^ M tj -^ iS vêtu de bleu, qui regardait parlafené-
ï ^^ ^ ^p "^ ^ ;^ v^ Ire mon ami couché sur son Jit. Blen-
r \h ^ ^ ^ ^ A ^^^ celui-ci fut pris d'un accès de fiè-
OTÏ *ë S S 1^ r£ ^ ^^^ intense. Alors le petit bonhomme
^ îîft ÏB Kr *m /rr ^ se relira. — Une autre fois mon ami
1 ^ ^ J£ ^ ^ il ;^ m'appela à son secours. Des flegmes
' étù ^ Mk yfK ï^ 'riî* ^ i'élouffaiept. Devant son lit, je vis le
^ S L "^^™® ^®^*^ bonhomme, qui dansait de
! 4j ^ y^ le W ^ ^ Jo*^- — «'c compris alors que c'était un
' M ffi X â5 4* ^^ ^°^' propagateur de la malaria, et l'em-
^ nçL_,mPH^i poignai. Un froid glacial paralysa ma
3b. fl^ W 5^ ^ main. H m'échappa avec un bruisse-
^ ^ 9 Ê 5^ ^ ment, gagna le vestibule etxiisparut. —
Se ^ 3^ IS? ^ ^ ^^^" ^'^* guérit. Ma main resta noire,
^ ^« ^ -S fS ^ Comme enfumée, durant plusieurs
Bn ff ^. p ^ % jours.
f^ ^^ ^ În9 fia ^4^ ^"^"^^ *^^* ^^ *^^* pernicieux. Voyez le numéro
f 3^0r^:|^Ji 125
l BO ^ ^ ^ 'IF' Mon . élève Sôuiça-siang était
■60
234
— J'25.
^g nn a M ^
■1^ - Bl # ^h ^
mm ^ mm m
^'^^ Kmm
m. - 1' m m m
59 ^ ¥ fé ^ ^.^
^ ^ # î^ Pt s
# = ^±^ «6
précepteur dans une famille Lînn île 1
choei (Kiâng-sou). Durant les clialej
de l'été, il s'installa avec ses élèves da
une villa. Le lieu avait la réputali^
d'êtrehanté. — La première nuit, Séni
siang s'était étendu sur son lit, laissa
sa bougie allumée. Vers minuit, il e
tendit au dehors comme des sifflemen
La flamme de sa bougie baissa. So
dain la porte de sa chambre fut so
levée hors de ses gonds, et un pè
koèi entra, suivi par un vieillard si
de rouge, à la démarche allîère. 1
vieillard s'assit à la table, dans le faj
teuil du Lettré, et se mit à parcoull
ses compositions en prose et en vei
étendues sur la table. De temps i
temps il approuvait par un sigoe i
tète. Quand il eut ache\é sa lecture,
se leva, prit par la main le petit ka
et s'approcha du lit. Sêuma-siang s'a
sit sur son séant. Le vieillard et lui^
regardèrent; — A ce moment un c
chanta. Aussitôt la taille des deux k(
diminua d'un pied, et la flamme de
bougie s'éleva un peu. Un second c
chanta, puis un troisièQie, puis un qa
triéme. Les koèi diminuaient, et
lumière croissait graduellement. '
petit koèi disparut le premier, coml
englouti par la terre. Enfin le chat^
du vieillard disparut de même dans
sol. — Le lendemain Sêama-siangï
terrogea les habitants du lieu. Cel
villa, lui dirent-ils, occupe i'emplac
ment d'un cimetière de la dyoasi
Mîng. Un censeur et son jeune fils
étaient enterrés. — Séuma-siang ave
tit le chef de la famille Lînn. Celui-
ordonna des fouilles. Ou découvrit î
~ 195, 196. - 235
1^ jr^ BH ïg| :pj 126 -3p cercueils, peints en rouge et intacts.
K^^n ÏSÎ ©. ^ ♦«• FI ^P*"^^ '^"*' ^^'^^'^ ^^^^ "" discours
;^M IM| -c? l^ m l"J et des offrandes propitiatoires, on les
ST i^ .^^ ^ 411 ^i ^ exhuma, et on les enterra ailleurs. De-
S- ^ BS M ftÊ ^ ^ ^'"*' ''"''' P*"' d'apparitions.
^ — \ ^ ^ ^' ^ J^ A Tch'âng-tcheou (Kiâng-sou),
fh K "^St ^ EU ^1 J^ ^^"^ *^ nnaison du censeur Tsiàng*
S >^V iffil w tS /^ ^ yoangnan, le cuisinier Lî-koei puisait
\ y^^ ^l^ ^ 'Si ^ t!^ de Teau ciiaude dans la chaudière,
quand soudain il s'affaissa sans con-
naissance. — Le censeur lit appeler
offensé un des officiers du Génie de la
ville, tandis qu'il rôdait dehors, la niiit.
Offrez des excuses, des mets et du
Km m^iM'M u ..„..„ ^^,^_
P SSL PB i^ ^ JvL ^\Ç une sorcière. Cet homme, dit-elle, a
^ ^ M \mM %
M j^ ^C ^ .::^ ^ "^ papier-monnaie, au- koèi à tête noi e
§f^ ^ÊL ^ ai' ^ ^ ^"^ *^ rangée de gauche du temple,
^ n ^ da ^ ^' !® malade guérira. - Le censeur
P p& 5C ET ^ t' ^ ordonna de fai»re ainsi. Li-koei guéiit;
gi ^^ ^^S ^ ^ ^ ^ 11 raconta ce qui suit: Comme je pui-
K. «A P^ -fc S^ /(l fô ^^*^ ^^ *^^" chaude, je fus appréhendé
"* ^ >.t >^ 'w U tB par deux satellites, q.ui me conduisi-
9 >^^ ^r ^ 5|è Wî ^ ï'ent au temple du Génie de la ville. En
^ ^S "^^â T^C 4Ê -S Éê ^^"^^ ''s me dirent, que c'était parce
^ ^^ 1- /7I Ite ■? ^"^ j'avais offensé l'un de ses officiers.
C ^J J^ 'i5^ IS ^ ^^ Ils me lièrent à un arbre devant le
J IAJ[ M^ ^ MB ?îfl ^ temple, et me dirent d'attendre'. Je ne
r'fefr* 'fê eS rfî ^ ^ ^^^^ P^* combien cela dura de temps.
^ÏP^ ^^ iS œ ^ ^ ^"^" J® '^^ entendis qui disaient entre
b ilîL IS? 1H ® p§ eux: l'offrande est faite,. là<;hons-le. Ils
Ê IbI '^ ^ MB jHi ^ m'ôtérent mes liens et me. jetèrent à
^ ^^ ^^ ^ t^ A A *'®3"- Le froid de l'eau me réveilla. —
^ '^^ S "^ * ^"^ ^^^ bonne, celle-là, dit le censeur
pC ,^f^ ^ ^ M ^ ^-^ en éclatant de rire. On dira encore que
236 - 120, i%l. —
^ SVllo 14 ^^^ ^ B$ seuls les satellites terrestres se perrael
vBS B I>/ ifâ ^ M Hft ^^'^^ ^^^ extorsions arbitraires. Croi
m m KK I^H se rH] «K bien que le Génie de la ville n'a ri»
JiÈ >? *#* ^ (i^ H^ 1^ su de ton cas. Ce sont ses gens qa
Jh jfâ ig H jg J^ ^ ^'^°^ P"^"^' P^*^ relâché, quand ils
AS* itfP Pî ^-r •«* ifctl ^^''^'^^ obtenu ce qu'ils 'voulaienf
^ îJfr^ H wT ^ ^^ "W Croie désormais qui voudra, que le
M ^ ^ IS 1^ ^ ]jîJ^ fonctionnaires infernaux sont pluspw
— B^UM W fl# "^"^ ^'' terrestres!
•aiî tT» rtfc" I -f— ^Hs A»i ^^^^^ Introduction III. — Arrêter avec on £«
ïH 3|2 PO /\ |lO Sq îR mandat, extorquer une somme, puis relâcher la viclia*
pjbf jsf^ «3^ 1^ ^g^ /fji YN^ le tout à l'insu du mandarin, c'est un truc ordinaire (h
'i^ P|ë V@ ^( ^ ^^ 1^ satellites chinois, quand la faim lésa rédaits aux al)oi&
U\^^fk\ -^ 127
M ^ H A # ê Un certain Keûe de Nankin, bud
^ ^ ^ iJiù^ i^ ^ volontiers. Dès qu'il avait une poinW
BEIIi 'Et S^ iK !>^ îffï ^* devenait insolent. — Un jour d
^ m ^ ts'îng-ming ( fête des tombes, 5 avril]
^ ^ J^ WL ^ .ê î' ^vait bu avec quelques amis à l'ai
ffi n iMl |ffl BQ ^k berge U-hoa-t'ai. La bande avinée ren
A r^ BH \\\^ Btf S- ^^"^''^ un cercueil brisé,, dans leqoi
yV i"J ™ JJXt 5n: ph on entrevoyait une jupe rouge. Voil
1^ ^ ^ ^ >S ^ "°® occasion de faire l'insolent, dirai
^ ^ ^ Pfa UQ 4^ ^^^ ^^^^ ^" Keûe; mais bien sûr qo
o *^ ^ >21 ^ ^^ n'oseras pas. — Vous allez voir, d
^ Pf mj ^ 51 :^ le Keûe. - S'élant approché du cci
^ I& -^ A ^ ^"^^*' ^* *® ^^P^^^ ®" disant: Eh! koi
>& ^ M M ^ ^fts ^°^** ^*^"^ boire. — La bande é>àà
^ ^ ^ "g ^ pS de rire. — Quand elle se fut dis.^ou&
T^ ^ ^ ^ ^ g§ comme le Keûe rentrait chez lui, il ei
1^ ^ ^ 'l^ P^ tendit derrière lui un sifflement. Il t
B^ lES ^^^ >^ ^ M retourna, et vit une ombre noire qi
hS I!® ^ W S! TO lui dit: le koâi-koai vient boire. -
^ ^ W ^ ^ K ^*®°^- ^*^ '® ^®^® crânement... et i
^^ entra dans un débit de vin, s'allabl
1^ ^ # •# ^ *^
S» ^ ra S ^ î^ sur la terrasse, demanda un pot de ni
"^ 'Œ œ ra W T^ et deux coupes. L'ombre le suivit
— i27, 1^8. — 237
^ ^^^ ^ M ^ s'attabla aussi. Le Keûe lui versa à
431 ^ â ^ ^ boire, et se mit à causer avec elle. Les
^ ^ ^- ^ ^ autres buveurs qui ne voyaient pas le
^m mf. il^M. spectre, crurent que le Keûe était de-
^^ rg yy ^ venu fou. — Cependant ce jeu ne pou-
ii/\ ^ rfc ^ 7^ ^^*^ ^^^ ^^^^^ indéfinioaent. Le Keûe
J^ ^ ^ mi ^7 ôta d'abord son bonnet, qu'il déposa
^ f? A ^ US; sur la table. Puis il dit au spectre: ne
® ^ 4ê^ vS «ta ï^ougez pas; un besoin m'oblige à sor-
S ? a (S. m **^' ^^ ^'^^*^°^ ^ TinstanL - Il sortit et
w HE H p|5: M s'enfuit. — Le garçon du débit, qui ne
^0 ^ M /L ^^^^^^ P^^ ^® spectre, trouva que le
^ jji- ib^ S h bonnet laissé sur la table était de bonne
^ Wï ^^ ^ i P"se. II s'en coiffa. La nuit suivante
^ TO ^ ^ m ^" Tenlendit gémir, et le matin on le
9Ê K ^ ^ M ^^^"^^ étranglé. — On sut l'équipée du
^Q S S S ^^^^- ~ ^^ '"'*^^'® ^^ ^^*^»' ^^ ^în "t
IM% €>D TP ^ beaucoup et dit: Est-il bête, ce koài-
^ ^ 3|Ê ^ koai, qui reconnaît les bonnets, et qui
ISl^ 3fè ^ ^ ^^ trompe de personnes.
i, .M- -^ ^ -p Voyez Introduction VII et Vin. — Le koèi étrangla
JL Hct -^T* JyL ' P ** garçon, an lieu du Keûe.
mit - :i /h
128
^ ^ ^ ^^
Le magicien Hounanai£ Tchâng-
k'ichenn avait la réputation de pouvoir
^5^ ^ iS ^ disposer des âmes peur ses maléfices.
m -g- yi jg^ çft Le lettré Où de Kiâng-ling (Hôu-pei),
nr :ÎS: /^ ÎC/S m se permit d'en douter, et insulta de
W ® ^ — P ^ plus le magicien. S'attendant à ce que
jAk TK BÊj Jaj celui-ci essaierait de se venger, la nuit
Bf\ j(±£ nîS ^ suivante le Où s'arma du livre desMu-
' j* 1^ W ^ lations, et veilla, lampe allumée. Bien
yV "f -^ lËf ^"^ ^° P"^' Soudain il entendit, autour
'" *"" du toit, le bruit d'un tourbillon de
vent. Un cuirassier armé d'une lance
^ >S entra par la porte, et chercha à le
ff ^ IÈ#
238 — i^S. —
^^ >S8^ P[J W 5^ percer de son arme. Le Oûrabatlild'oi
^ ^ ^ f^ tSî È\\ ^^"^ ^^ ^^" ^'^^®' Quand il se baissa
i ~ ^ ri --• 'Sî! ^^^^ l'examiner, il ne vit à terre qu'ua
M r:i *^ — . 5Ë bonhomme découpé dans une feuiHi
*^ M "wr? ^ Hi Jt$i ^^ papier. Il le serra entre les feuilleta
ffr- 7n iS. -JU t^ S <^e son livre. —Bientôt arrivèrent deoj
l3t rfc yt 7C lîf ^ petits koèi à face noire armés à
Xl ^ Se ^ ^ haches. Le Où les abattit de deux coops
m^^ ^^ ^^^ ^" papier, qu'il serra comme k
"~^ JR^ ^ ffp 5K -^ première. — Au milieu de la nuit, aM
-^ R^ ^ H ^ ^ femme. frappa à la porto, eo pleurai
BT Bll iff *§* l'i B3 et en se lamentant. Je suis la femme
jil ^ l S - du magicien Tchàng, dit-elle. Mol
iû ^ A ^ >^ fÇ wîari et mes deux fils se sont mis ei
^ il âÊ "F i^ '^l campagne contre vous. Vous les av^
J^ :fâ Sfe />fc S Uh ^^^^^ prisonniers tous les trois. Je voi«
iw iS, yr fp ^ ^ prie de vouloir bien leur rendre la li-
— ' ^ tk ^ /^ ^ ^''^^- "" ^^ °'^* p"^' "' ^^" "^si"i "^
«tt ^ ^ -j^ ^1 j^ tes fils, dit le Où. J'ai pris trois figa-
^ ^ ^ ^^ ™^ rines en papier. — Les âmes de niM
A -K ÎW f-f ^ ^^ mari et die. mes deux fils, sont collé*
ilL o^ '^ *7J IfÇ ^ ^®^ figurines, dit la femme. Vous lei
ifiï jffi -^ -Ê "^ A ^^^^' pi'ises. Si elfes ne reviennent pal
_ 2 ^ -^ avant le jour qui approche, leurs corpi
^ m ^ ^ 5)^ JÇ restés à la maison ne pourront pl«
"* ' " " " revivre. De grâce, rendez-leur la liber-
té. — Magiciens maudits, dit le 0%
n'est-il pas juste que ce que vous avtf
B BmmmM. . .
JSS^ îk ^'^ ^ 9 ^^^^ ^ ^^"^ d'autres, vous arrive à voir
^ SB ^ 4r 0b ^ tour?! Non je ne les lâcherai pas tooi
è t^ a!« ^ ^^^ ^^^*^ ^^^^ ^^*' ^^ ^^*^ ^® rendre or^
^ A IW >I1 '^ ^ <^e tes fils. N'en demande pas davai
fV i>P IR W ^ 5^ ^^^e!.. et il remit à la femme un d
T^ A> A 'ira' -tt- :> deux petits koèi serrés dans son livre.
-^ -X yv l*' S '^ Le lendemain il fit prendre des reD
:ê ^ 5l5 JpÇ $^ W seignements au domicile de Tchâng-
-?* ^ itfc #T ?f^ i® k'ichenn. On lui rapporta que le niagi-
jL M.^1 )^ fiL SZ ^^^"' ^^ so" fils aîné, étaient morts
w iCu ^J 2j XlL W tous deux la nuit précédente. La veuvai
— i28, 1:29. — 239
^ 3^ -Jffi i/^ |(^ 129 w restait seule, avec son plus jeune Qls.
kWÙSi^tfiîi^ -fil """' '"''°'"'"°° •^''" " ''""•
^ i^ ^ ^ ^ ^ ^^ Tchâo-ts'ingyao de Hâttg-tcheou
a. jri Xfe p 5g| f. C Ar (Tchée-kiang) était un joueur d'échecs
^ »S^ i ^ -5v S" ^^i^é^^G- Ce jeu exerçait sur lui une
% flO 5fK *a W i^ 3^ fascinalioD irrésistible. Dès qu'il enten-
^ Hfr ^K ^ &6 ^ iÉ ^^^^ '^ ^^" ^^ '^ ^^^^ ^^^ figures et des
-^ ^ 2^ ^ /cS y^ ^ qu'il allât voir. Un jour qu'il passait à
^ ^ ^ SÔ S^ ^ ^ *^ pagode Eûll-cheDg-naD, il vit un
K W> "^ '6Ç ^ ®t ^ tâo-cbeu qui jouait avec un liôle. Selon
Pt Jta M W f^ ^ son habitude, il alla voir. Mais il trouva
S "^ T* W -^ ^i^ le jeu du tâo-cheii si mauvais, et sa
R 4rf ^ ^ ^ -^ * jactance si insupportable, qu'il s'en
• ''^ — - '^-^ alla bientôt avec mépris. — Le soir de
ce jour, comme il venait de se coucher.
kmMmmm
gj t "TT ^ -^ -/m son Ut. Puis un koèi à la face noire et
- -*- - '^ - aux dents en scie, entr'ouvrit les ri-
ïï ÎË ^ le ^ 't^ ^^"^ ^^"^ f^^^^^s voltigèrent autour de
deaux, et fît mine de l'attaquer avec un
C ^ ^ '^ ÉD ^ sabre. Mais le Tchâo l'apostropha si
violemment, qu'il se dissipa. — La nuit
- suivante, il entendit dans son traversin
^ ^ TO 'fis Im -^ une faible voix qui murmuiait: Que je
S ^ î^ ife^ ^ M ^^"® ™^^ ^"^ échecs, que j'aime à me
f ^L •> 415 // rt^ vanter, cela te regarde- t-il ? Fallait-il
s. ^ ^ kB. y tÊ, me faire l'affront que lu m'as fait?..
fe "ftSp 7^ 1^ Jt y\ P"'^» devenant caverneuse, la voix dit:
g TTT —1 ^ flj^ ^â Tu ne crains pas les armes ; nous allons
^ BB S ^ ^ ^ ^^^' ^* ^" pourras résister à mes incan-
K^ ^ M Wt PlS talions. - Le Tchâo comprit qu'il avait
1 Itt ^ 'S ilM ^ affaire à l'âme du tâo-cheu venue
- - -- ^^ pour se venger, et prit son courage à
deux mains. — La voix commença à
^m^jmm^
N TT ê ^ .^ >^ déclamer: Esprits du ciel, esprits de
240
— i2
130
mn^M^ù^
m
mi^mBêT
4Ë
^^z^m-
«
mmm)îx^^
S
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-m^û^fà^
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B lip ^ ^ Eê ;^
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* if T tr 5& f'
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zr^^^^^^
m
^^%'{k^^M
m
^m^'^m.w^
m
àlBi^^gm
m
±m^^ï^sm
m
^A^win?',
la terre, je vous confie ma vengei^nce,
enfoncez-lui une aiguille sous le
cœur. — Un frisson involontaire par-
courut d'abord les membres du Tchâo,
mais il se ressaisit vile, calma soa
coeur, se boucha les oreilles et se mil
à dormir. — Mômes menaces stériles,
chaque nuit, durant un mois entier. -
Enfin le tâo-cheu apparut, se prosterDS
devant le Tchâo, et lui dit en pleurant:
Je vous ai persécuté, par ressenlimett,
et aussi dans Tespoir de vous soutire!
quelque argent. Je n'ai pas réussi ï
vous intimider. Or, quand les incanla
tiens d'un magicien n'aboutissent pas,
elles se retournent contre lui. Je soIj
mort hier. Maintenant mon âme vient sa
mettre à votre service. Elle réparera Ifl
mal que je vous ai causé. — Le Tcha
ne répondit rien d'abord. Il envoyai
la pagode Eûll-cheng-nan. Le tâo-chel
gisait la gorge coupée. — Depuis lors,
le Tchâo sut toujours, au moins ni
jour d'avance, tout ce qui arriverait
L'âme du tâo-cheu lui servait de re-
porter.
Voyez Introiluclion XIII et XYIIÏ. — Les malHiM
sont impuissants, contre les hommes très honnêtes, é
^tt ^A <— * î^i g-4< AjFf ^ii aussi contre les hommes très intrépides. LMnflax vaSm.
■^ ■^ — • Cl Ml *U*.* Cl" pénètre, à proportion de l'émotion, de la peur.
^ - ^ ^ ^ il ii>
z mmmm±m
^ mz^!^ik^Z-
tr ^ il d jSS yu: —
^ ^ dt ^ ^ ^ lÔ Koùng-hien. Dans l'auberge où il étaH
^ A ^ îP Ëft ^ ^' <l6s*^6"*'"' i' y 3^^''' * l'ouest, un ap-
1^ ^ w« ♦ iu- ► parlement fort propre, qui lui plu*
Jo *— ' H -flP^ 'L** ^ W beaucoup. — Avez-vous du courage!
^B^
130
Le lettré Tsiàng, qui allait à Hea»
nan-fon, s'arrêta pour passer la nuit i
— iSO. —
m
fÊmmmnoiùt
^mm^^ m = m
A if i^ ffi ^ 1^ i
m t. m MM m m
mBZA^^fi
lui demanda Taubergisle. Cet apparte-
ment n'est pas toujours, paisible la
nuit. — Je n'ai pas peur, dit le
Tsiàng. — Il veilla pourtant un certain
temps, lampe allumée. Soudain il enten-
dit, sous la table, comme un grouil-
lement., Une escouade de petits satelli-
tes, hauts de trois pouces, tout de noir
habillés, étaient sortis de terre. A la
vue du Tsiàng, ils se consultèrent en
chuchotant, puis se retirèrent. —
Bientôt nouveau bruit. C'était un man-
darin de la même taille, avec tout son
train, étendards, chevaux et chars. Il
s'assit, et commença à invectiver contre
le Tsiàng, avec des gestes menaçants.
Sa voix n'avait pas plus de force que
le bourdonnement d'une guêpe. Enfin,
comme le Tsiàng ne s'émouvait pas, il
se mit. tout à fait en colère, frappa la
terre, et ordonna à ses petits satellites
d'empoigner cet intrus. — Réunissant
leurs forces, les pygmées arrachè-
rent au Tsiàng ses bottes, puis ses bas;
puis ils ne purent plus rien lui faire. —
Furieux, le petit mandarin s'approcha
en personne. — Passant à l'offensive,
le. Tsiàng le cueillit délicatement, et le
déposa sur la table. Le pygmée perdit
aussitôt -la parole et le mouvement. Le
Tsiàng l'ayant examiné, constata que
c'était un de ces petits magots, à base
hémisphériqae lestée de plomb, qui se
. redressent toujours quand on les a
couchés. — Cependant tous les pygmées
du cortège, humblement prosternés,
suppliaient le Tsiàng de leur rendre
leur maître. — Je vous le rendrai, dit
celui-ci, quand vous m'aurez payé une
bonne rançon. — Ils disparurent. On
31
242 — iSO, ItH. —
P^ t^ fiw ^^^ 1^ ^ iffi entendit comme des boordonnemi
■^ 'tt' ^ -H- If ^ ^ ^^"^ '^^ murs. Puis ils revinrent, |
^ ::ft ^ /T të Tr '^ tant à deux une épingle à cheveux,'
'(fi -p — ' 1^ i Bt ^ ^''^*^ "°^ broche, etc. Bientôt ie soll
iV ^4^ ^ ® !^ îK J^ jonché de bijoux. — Alors le Tsii
-TABm Ah m^m ^"' ^^ ^^^^^ ^^ ^^ ^^^^ rendit. Celuij
>i^ S ri r J tfi ^ 1^ recouvra aussitôt la parole et le mé
Wj -<^ "T^ ^[^ '^ ^ 11j vement. Il battit en retraite, en U
_ ^ 'S. Si $Ït ^ Wf ^''^*'®» ^^^^ ^^"^ s^" cortège. Le res
J^ ''^ *-• ^ oa ^ de la nuit se passa sans incident. —i
JE |I >t ^ W m S^ matin, l'aubergiste remplit l'anbei
ÏE dSc ^ ^ i^ JiÈ Mfe ^® ses cris. Tous ses bijoux avaient^
icS^ ^±
paru durant la nuit, clamait-îl. —
Tsiàog comprit alors d'où les pygi
^h "F* Jl -ê — » z/c 3C avaient tiré la rançon de leur chef.
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î^:A:J^W
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Les histoires de pygmées, gnomes, kobolds, nei
pas rares. La nature de ces êtres n'est jamais expliqn
131
Hors la porte méridionale de
ville de Tàn-j^ang (Kiâng-soa),
certain Lu cultivait une plantatioD
féviers, dont les gousses lui rapj
(aient chaque année une bonne soi
Aussi gardait-il son jardin jour et n'
avec l'aide de ses fils, une fois que
gousses approchaient de leur nâatui
Une nuit qu'il montait la -garde, assis;
une pierre, par un beau clair de I
il vit soudain sortir de terre, au m
de ses arbres, un être aux cheveux
désordre. ElTrayé, il appela ses fils,
alla voir avec eux. Une femme vêtues
rouge se dressa devant eux. Le vie*
s'évanouit; ses fils s'enfuirent affolé
La femme les poursuivit jusqu'à
porte de leur maison. Là elle s'arré^
— dSl, 132. — 2i3
^32 j^ gg ^ ^ ^ ^ un pied à Textérieur, un pied à l'inté-
rieur. Aux cris de terreur des fils, tout
le monde était accouru ; mais l'baleine
mmA^n^
ÎÏO l^ ^ ^ i^ /^ glaciale du spectre, tint les mieux
armés à distance. La femme entra, se
glissa sous un lit, et disparut. Alors
les- fils allèrent ramasser leur père,
3E ^ ^ ^ |§S ^ WL ' ^"'*** ranimèrent avec de Tinfusion de
^^i^m^Aifi:
gingembre. Désormais ni le père ni les
fils n'osèrent plus garder leur jardin.
W ^ 1^'S^ Ma ^ ^ J^ Un voleur en profita pour s'y introduire
|6 "ÊË ^ ?7S ^ ^ ^ ^ '^ "^'^' ^^ lendemain on le ramassa à
Sj. .^ ^ >fl Sfe n ^ 4^ ^^^^ °^^^^ de peur. Il raconta avoir vu
W 'Pfc ^^ ir ^ M ^ t£ dans le jardin un homme sans tête.
IW ^ ^ % ^ .^ T^ ^ ^'^''s on creusa la terre au lieu des
5^ *)4I ® itt 35? tS ffl ifs ^^^^ apparitions. On découvrit d'abord
T ^ ^L ^ S ^ ^ ^° cercueil rouge, contenant le corps
X ^p ^ "jT @ TO ""^ ^ d'une femme vêtue comme celle qui
W W8L ^ 3^ ^ T^ :^ ^ ^^^^^ apparu la nuit. Puis on découvrit
Éë d^ -I- ^ 4îP ^ s S^ ^" cercueil noir, contenant le corps
K ^ I 5^ «R ^ fB :^ d'un homme décapité. Les deux corps
Sf^;f[jP!9Ay\^^>\ étaient parfaiiement conservés. On les
M - «g ^ ^b ^ ^
brûla, et tout rentra dans l'ordre.
. ■ j . ^ , r Vampires. Voyez Introduction IX. — Probablement
jP\ "tJ-* "fcç j»J ï\ les acteurs et victimes d'un drame conjugal.
S |S EF irn itt En l'an 765, un certain Wang vivait
. -y js:. Tj^ ^ ^ Yâng-tcheou (Kiàng-sou), au nord
n^ i* l3v "j de la pagode Hiâo-kan-seQ. Durant les
^ ê ^ J^ 1^ chaleurs de l'été, le Wang s'étant eni-
vré, gisait sur sa couche, un bras pen-
dant. Craignant qu'il ne prît froid, sa
femme voulut relever ce bras. A ce
^ "K j^ ^ j^ moment, une grande main sortit du sol,
saisit le bras du Wang, et le tira en terre.
Sa femme et ses servantes tirèrent tou-
^nm^m
^ ^ ^ ^ S tes en sens inverse. Malgré ieurs^ffonfcs,
24i — i32, 133. —
"Cr 4fc ^ 'Hl '33 ^ ^ 'e Wang enfonçait de plus en plus dail
^ ^^ i^ M ^ ÎH mu Wi '" ''"''"® entr'ouverte. Alors toute l|
S ^ — famille se mit à creuser en toute hâte
Tk5R^^^^"Q"$B a deux toises de profondeur, ils troB
pbj^;^ ^^^M ^^''^"'- "° squelette entier, qui paraH
>lt. ^ =S J.1, \5- T^ 3îr ^ S3'' ''^u" <le plusieurs siècles.
^W^^^^^H^ voyez Introduction ,X.
1^ iS ^ §1 '15 ^ ^ :35c
'35 >^ &n a BB A /fl kW L épouse du sous- préfet de Sïnn-li
l^-Ss^ (Séu-tch'oan) venait de mourir, m
^WwC^^^^-^'^ ^'^és belle femme se présenta chez léj
"^ S ^ ^ H M ^ '^^ sous-préfet s'amouracha d'elle, <
iSIlahlaS^ H ^^ g'^^'da- Cela dura plusieurs mois. -
^^XfH^jS^ il Un beau jour elle lui dit adieu ei
M B^ ^ ]^^ ^ ^ ^ sanglotant. -Pourquoi cela? demandi
'^ ^ E4 !>/ lis (^ ^ ^'^^* "" Parce que, dit-elle, mon mai
Ba S S ïï A 2f ^•^^^^"^î î* ^a m'emmener loin d'ici
t3 a^ 2i Itt 3S "^ OT conservez ceci en mémoire de moi...*
^' $î^ i& ^ # tS yj ^'^^ *^^""^ ^" sous-préfet un gobe^
^^gôfc.^lj,-Tr- ijg en argent. — Le sous-préfet lui doou
^ |gt WX éJE\ ^ tnj ?S dix pièces de soie. — Elle partit. L
^ ^ î^ ^ ^ ^ ^ sous- préfet ne fit plus que penser
5fe Ai ^EK'HÎô *ïÈ :^ Offl ^'*^- '^^ gobelet ne le quittait pas.
S -5 ffi^ S é -- '^"''' ^^^' ^' '^ ^^P^'^^^ ^"' ^"^ ^^^'^ ^^
^ -^ aa fffi W ^ — • vant lui. — Cependant le commandai
Mi ^ ^ ^ i^ )^ ^ ^es troupes du district ayant é
*g HH ^ ÏP ^M ^ ^t changé, vint à Sïnn-fan pour prendf
![ 12. ^ ^ congédusous-préfet, et pour enlever!
yV S jp$ ^ J^ ^ 1^ cercueil de sa femme qui y était mort
?^ îlfc /fÉ # Ih # ii ^^^ sous-préfet lui fit fête. - Les yen
!H^ tf !• é£^ ite ^ ^ a^ de l'officier se fixèrent sur le gobelet. ■
" ^ Wj ïS ^ St ^ Pourquoi cet objet vous ihtéresse-t-î
El "ZT ^9E JBk ^ >^ — ' ^^"^^ demanda le sous-préfet. — (
^ llP l^r ^ W ' -M- ^^^^-^^^ dJt 'e commandant, je l'ai dé
■» a ^ ^ iw « P^^*^ ^^"^ '^ cercueil de ma feue fera
/St ë ^ rr m -& B* me; je me demande comment il «
— 133, i34. —
245
m
^
B
umi<iAM.zB
^y^w,±Mmz
«J«-^KrïoA*
m
A
m
m
m
venu ici. — Assez ému, le sous-préfet
raconta son aventure, décrivit la per-
sonne, et rtnit. par l'échange du gobelet
contre dix pièces de soie. — Le com-
mandant rentra chez lui furieux. Il
ouvrit le cercueil de sa femme. Son
corps intact tenait dans ses bras dix
pièces de soie. Séance tenante le com-
mandant fit brûler le cercueil avec son
contenu.
Voyez Introduction IX et XII.
134
Un sectateur du Lotus Blanc, dont
j'ai oublié le nom, était très renommé
pour son pouvoir magique. — Un jour
il remplit un bassin d'eau, le couvrit,
et le confia à son disciple en lui disant:
Je vais m'absenter; veille bien sur ce
bassin jusqu'à mon retour. — L'absence
du maître se prolongeant, le disciple
piqué de curiosité découvrit le bassin.
Sur l'eau flottait un frêle petit esquif,
qu'il faillit faire chavirer en le touchant
du doigt. — Soudain son maître rentra
fort en colère et lui dit: Tu as failli me
faire périr. Je naviguais en haute mer.
Tu as presque fait chavirer le bateau
qui me portait. — Un autre jour, le
soir, il alluma une grande bougie, qu'il
confia à son disciple en lui disant:
Prends garde que le vent ne l'éteigne
avant mon retour. — Vers minuit, ac-
cablé de lassitude, le disciple s'endor-
mit. Quand il se réveilla, la bougie
était éteinte. — Le maître rentra très .
courroucé. Tu m'as fait faire plus de
546 — i34, i35. —
it Î?S lâl ^^^ Mb S dix stades dans une obscurité complète
/é!> BA -«• vVti yy ^ dit-il. — Un jour le disciple s^étao
W MD ^ pX TU ® permis des familiarités avec la conçu*
5^ ^ ^ ?î^ ^ ^ ^^^^ ^^ maître, celui-ci lui orcloDDi
iË^ "të Wh S^ ^ K d'aller nourrir les porcs. Dès qu'il fu
>^ ^ ^ !^ ^ ^"^'^^ ^^°^ ^^ porcherie, le disciple de
Tp ^ '^ xï ^ ^ vint lui-môme un porc. Le maître fi
^ ^ ï ^ SD ^ aussitôt appeler un boucher, auquel i
il^ ffil T" "TO «îfe «^ vendit le porc. Le boucher le tua, h
B^ \0l A^ §Sc ^ W dépeça, et vendit la viande, sans qm
iB^ ^ ^ ^ M ^ personne s'aperçût de rien.
iSi "ko "& ï A ^ Voyw InlroducUon XVm.
^ ii ï* ¥ ;$: n ^35
^ tS !l^ @ ^ Ifi A l-choei (Ghàn-tong) un certain
^ f^ "^ 1^ 1^ 9 ^^ ^^^^^^ ^^^^ ^^ femme née Wang.
^ Jlf ^ W I ^ ^®^ ^^"^ époux s'aimaient tendrement^
^ iB ybÇ «^ /\ «^ Le Ma mourut jeune. Les parents d^
^ 3E {§ -^ ^ ^ ^^ jeune veuve, la pressèrent de se ren
© îP ^r ibr 4n rfiî marier. Même sa belle-mère, la voyant
JL ^ ^ -^ encore si jeune, lurdit: Votre résolu^
i ^ ^ 3E ^ ^ lion de garder la viduité, est tréî
/jffi l>l S ^ ^^ ^ louable, il est vrai. Mais songez que,
K lïC '^ 'M' "Ml ^ n'ayant pas de fils, vous resterez uo
^ 9\u ^ 1t W î& jour sans appui. Bien d'autres, qui
^ Q ff^ ^ ^ I j avaient commeuieé par des propos très
j^ ^ 4i ^^ }^ À nobles, ont fini par des actes fort bon-
œ -CT- J^ -tt* W ^ *®'^^* ^'^"^ vaudrait vous remarier, e(
RO >9^ ^ « ^ p3 suivre la voie commune. — La jeune
T^ -^ Ma ^ ^ ^ veuve jura qu'elle ne se remarierai!
s^ /i: ^ T ^ P^ 1^^^* "" ^^ ^"*^ P^*^ *^ laisser tranquiN
\ ^M./^ I *^* ^ ^^^^^ ^^^® ^*^ modeler en argile,
Aj} ^ y& yZ "^ yv une image de feu son mari, qu'elle
jjiBL -^ ^ ^ 71 plaça dans sa chambre. Â chaque repas<
^ iâî ±6 AU BSI ^'*^ servit cette image, comme elle
9m W ^ ilB ^ servait jadis son mari, de son vivant. —
êP ^ %J f^ JUL Un soir, comme elle allait se mettre au
— 135. — 247
^ — ' ^ >^ ^ W S» *^^' ®^^® ^^^ soudain l'image d'argile
^
^ fîo * :«^ ^^ #
bâiller, s'étirer, descendre de son socle,
et devenir en tout pareille à son défunt
•fâ f^ ^ ^ ffj ^ ^ "f^^"- — Epouvantée, la jeune femme
^ K ^ \H^ 4-U ^ étt ^'^21*^ appeler sa belle-mére. Le koèi
S û X H ^ 1- A ,.3rrêta et lui dit: Tais-toi ! Je l'aime
OT "« ^ /3 <^ 1j£ A tant! La vie aux enfers est si triste!
A ^ >î> ^ ^ jIB ft ^^^^ P^"*^ "'^^ ^^^^® commise par mon
M^ âfc Ô ^t *=^ -tt* père, que je suis mort sans postérité.
int^m^^ ^^ ^^^^*^^ conjugale a touché le juge
IS ^ Is ^ ^ ^ ^ ^^s enfers. 11 m'a renvoyé, pour te don-
^ f^ P^ îK îî ^ -ffr "^'' "" ^'^' "" ^^ ^®"°^ ^®"^® P'®"*"^
•^ "3^ PF ^ /l- M «-T* de joie. — Ils s'aimèrent comme jadis.
w '^^ *>* S7 fï '^ 3C Le mari partait au chant du coq, pour
-^ ^ ^ ^ — ' 3fc tli revenir la nuit suivante. — Au bout
pf Ag ffl- 73^ 2p. 3i 1^ d'"" mois, la jeune femme se trouva
M 2 ^ *Z ^ enceinte. Ma mission est terminée, dit
W I5C "^ îftJ. ^ -X "S alors le mari en pleuranL 11 faut nous
^ 5Î^ ^^ fSii 4Ë ^ séparer, et dette fois pour toujours. —
■î* M ii^ KB ^ ^ ïh ^^^^ *® temps, la grossesse de la jeune
jT „». 0^ Rk ^ 1^ iC veuve devenant apparente, elle dut ra-
mi i^ -^ ^ "JlC ^ ^ conter son histoire à sa belle-mère.
■p^ Q lî'^ P Tfr ^ FT Celle-ci n'y crut pas trop. Cependant,
^ ^ ^ »^ •!' m ^ ®^*^ ^^^^^ ^^ ^^^^ ^^^'^^ ^^ ^^''"^ ^°^"»
"HWmm Yù ^ ^ elle resta dans le doute. — Au terme
'^^ y^ ^ ^ '^ ff^ ffl de sa grossesse, la veuve accoucha d'un
^ SLMitS éif^ ^''- ^^' ^îl'ageois rirent. Un ancien
1^ ai fn^ iUj ^ W /^ qjjj j^ygn des griefs contre les Ma, ac-
1^ ÎE ffî ^ 3!RÇ ^ ^ ^^*3 Isi veuve d'inconduite. Le man-
"Ifc 4^! "^Wk "ffiF S 111 ^^"" '^ ^^^^* ~~ ^^^^^ témoin n'ayant
t^ ffî. :^ :â ^ YQ f^ P^ affirmer rien de précis, le mandarin
lE 5Sr Sî ^ ÎIB lAC Rr dît: Je vais trancher cette question
]^ «SI >^ ^ î^ ^ 1^ d'après les règles. Les koèi ne pro-
H ^ ^ i^ ^ J^ SB J^tt^Dt aucune ombre, leurs enfants ne
S S 3- 5 2ft S S P»'«i«"^°^ q^'^°« pénombre; qu'on
^ hH I -^ ^ ^ P&C expose l'enfant au soleil!.. Le corps de
^ ^ M ^JJ ^Ml ^ ^ Tenfant n'intercepta pas la lumière.
pas plus que n'aurait fait une fumée
>jtf f=. ^=- yw a légère. — Faisons une autre expérien-
7^ a i© "g T^ i© r^ ce, dit le mandarin. Les images des
mm^r^m^-
248 — i35, iS6.
130 ^ #jj| parents boivent le sang de leurs enfants
les autres images le repoussent. Qu'oi
pique le doigt de Tenfant pour le fair
iÈM^ ^ „.„...
W w fctl êrf ^ !@i saigner! Qu'on frotte de son sai^
^ $i iMl ^M âl ^ l'image d'argile, et une autre!.. Le
bI /« V Ib V satellites exécutèrent cet ordre. L'imag
iny aH. JL ^|j jU ^ d'argije but le îîang, l'autre ne Tabsori
-^ — ^ •fâj' :ô' S $!] P^^* "" ^^^^^ ^" P^*'^' ^^^ le juge àj
A:^ iï& "^ï* 63 veuve. — En grandissant, le fils (i
^ ^ "^ -^ koèi devint de tout point tellemel
B9 ^ 4V ^ ^^1 semblable au feu Ma, que les plus rat
lintenlionnés durent renoncer à leiiï
p mm ^ ±
soupçons.
Voyez Iniroduclion Xn. — Les mandarins se scr
vent encore He procédés de ce genre.Ils sont général
ment tirés du traité de médecine Ipjjale ^^%^
^^ -yr^ 'T^ jffi yurtn-tou, écrit en 1247, devenu usuel dans les prélolU
vers le quinzième siècle.
136
^ El "i^ ^ f^ Au nord de la ville de Linn-i-biK
^ 'fô "^ iâ ^ (Chân-tong), devant la tombe d'i
4tt ^ *•? «ô ^ Monsieur Hoâ, se trouve une tortue ei
>tH yv ^ m -^Jï pierre, qui ne porte plus de stèle. Elï
^ HK /tE ' — " fffii *^" portait une jadis, au temps
^ tEi fif -rtjn i» royaume hun des Chêu de Tchâo (Il
^ l2| E ^MR carte XV, quatrième siècle). Les toril
^ "t Itt ^ s8 aiment l'eau. Chaque nuit, la tortue
^ P^ ^ J^ -^ pierre, portant sa stèle, allait preni
>Êll ^ÊL ^ ÎS ^^" ^^*" ^*^"^ '^ rivière voisine. A"
S" ilii x^ '3^ ' avait-elle toujours, le matin, le
•«i 7^ ^ ^ ^ couvert d'algues. Une fois, un passai
ffJT ^ -S +• Y5 l'effraya. Elle jeta sa stèle et s'enfui
rW 1^ mÇ Jt Ï* a Liôu-linn-ts'ounn, village d
J^ 4^ ^ ' liX Tch'âng-p'ing-tcheou (Tchéu-li), I
Vi ?i© "ih îH* ""^^ "" cheval foulait et broutait le
y ™ 71^ JIL céréales des paysans. Ne réussissail
"^ 1^ 1è I^ pas à le prendre, ils montèrent la gaH
|I37
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7) â^mM
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^^nm-
— 130, 131. — 249
avec leurs arcs. Uno nuit, le cheval
reçut une flèche. Il s'échappa. La trace
de son sang[ conduisit les paysans à un
cheval de pierre, érigé devant la tombe
d'un noble personnage. Ce cheval était
blessé au flanc. On sut ainsi que c*élait
bien lui Fauteur des déprédations noc-
turnes.
Près de la porle septentrionale de
la ville de Kiâ-houo-hien (H6a-nan),
s'élève un pont, jadis appelé \e pont
des enfants, parce qu'il était orné d'en-
fants en pierre. Ce pont est fort ancien.
A force de vieillir, les enfants de pierre
devinrent transcendants. Ils couraient
les rues la nuit, frappaient aux portes,
gambadaient sur le marché. Cela flnit
par ennuyer les paisibles bourgeois.
Une nuit, quelques braves montèrent la
garde en armes. Ils virent les enfants
de pierre descendre de leurs niches,
se jetèrent sur eux, et leur abattirent
la tête à coups de sabre. Depuis lors
les apparitions nocturnes cessèrent, et
la paix fut rétablie.
Voyez iDlroduction XIX.
137
Un certain Séog-tingpai de Nàn-
yang (Heûe-oan), jeune mais brave,
dut un jour faire une marche de nuit.
11 rencontra un revenant. Qui és-tu?
lui demanda-t-il. — Je suis un koèi,
dit le revenant; et toi, qui es-tu? —
Moi aussi, je suis un koèi, dit le
Sông. — Où vas-tu ? demanda le reve-
nant. — Au marché de Wàn, dit le
250 — 1S7.
>S f Ô ^ ^ S "^ Sông. — El moi aussi, dit le revena
d^ ^ Yrt 4Ù à& -Ife faisons roule ensemble. — Quand 1
-^ W 10 W 9^ ^ eurent cheminé un cerlain temps,
"^ ^ ^ ^ f^ TX revenant dit: A marcher aint^i, m
nous fatiguons tous les deux. Si noi
nous portions Tun Tautre, à tour
rôle? — Accepté, fit le Sông. — Le
[Fè ^ 1^ ^ ^ prl" venant le prit sur ses épaules. Oh!
ti/tt i& ^É. ^ ^Ù àk ^'' ^^^1^^ ^° ^^ lourd! Tu n'es pas
j^^ ^ -? î« ^^^*- - ^® suis koèi depuis peu ^
f^ ^ >S ^ W ® temps, repartit le Sông; je ne sais g
^ jjIMr "T ^ ^ ;kH encore parfaitement déféqué; vo
- — pourquoi je suis encore lourd. — Qaa
ce fut au tour du revenant d'être poil
n^ .^ m # ^ ±
T^mmmm ^
^ ^ fl^ ^ ^"Pi le Sông constata que de fait il ne pes
^ ^ W^ ^ a ixi '^^"' ^^^^ ^" ^^ portant, il lui dema
^ ^ ^ W fâ^ «* ^^' ^^^ ^^^ ^^ ^^ Texpérience, dis-il
wM « W "^ jS' ^ s'il te plaît, à moi qui ne fais que d
>S ifc ^ ^&% S f S buter, ce que je devrai craindre déa
y^ ^W Yâ ^ "HT Pî mais dans mon nouvel état? — Les to
ZZ '^^ craîgaen«t qu'une chose, dit Je rei
^ fiX S ^ ^ lA^ "2mt, à savoir les crachats des vivaHl
1a9 ^ ff^ ^ iÙ ^ ^^* '^^ paralysent. — On arriva 1
^ ^ ^M Sk ta^ ^^^^ ^^ ^'^^^- ^^^^^ ^^ premier, dit
Td ^ V™ f^ B9 -^ Sông. — Le koèi passa, sans qu'on l
4^ ffî ?M 7 ^ fil tendit le moindre brqit. Quand le S^
TT ffi i^ ^ là "^ ixassa à son tour, î'eau clapota. — Qui
^ ^ • I ^ » ^^^^^ ^*^ ^^ revenant. Non tu n'es (
^ I H ^ yW ^ ^ un koèi! —Je suis mort il y a peui
ftË iM ^ l^-^ S j^"^^' ^*^ *® ^^°^' ^® "^^ ^"*^ P^^^
àV iM ^ i:k> ^L itX ^^^ éthénisé; de là ce clapotis. -
TU fli -^ ^ P& iw arrivèrent au marché de Wàn, le U
-^ ^ "g ^ ^ |||[ portant le revenant. Soudain le S<
, ^ jt^ 4t S ffl étreignit le koèi si violemment, qi
^ ' "J ^^ ^ ^ lui ôta la parole et le mouvement. Pa
^ ^ JW lT 5fB ^ d'un coup d'épaule, il le jeta à terre.
M -t W ta S W ^^ ^^^* ^^^^^ P"^ ^^ forme d'un moi
^S ^ fis S M liÉn ^^"' ^® ^^"^^ cracha sur lui, ce qui]
jW !^ ^ :fâ W tH* paralysa sous cette forme. Vite le Se
>w W^ XË ^ IZH >fc chercha un acquéreur, auquel il vei
-- i37, i38. - 251
5^ :^ ^ ^^^ ^ ÎS ^^? ^^^^ P^"^ ^^^ P'^^®^ ^® '"^»"
L -13^ jM. g jy + iM! °^^^' ~ ^^^ contemporains rirent tout
1^ y ^ îm S t$ i «ft ^® ™^™® ""^ P^"' ^^ '® ^^^^^^ suivant
»
K j^ ^ ^ iJi ^^ ^ devint courant: Pour qui veut des koèi,
^ >\ S^J ^ SU ^-^ "ft ^'^^' chez Séng-tingpai. à 150(V pièce.
^ ^^ ^Xlr Q 5Kî rfHc ^°^" Intrortoclion VII el IX. — Quand les païens
^ ^^- 9Hl M TV "•* v«"'«"l é««^'" une âme, ils crachent Ainsi les assistants
RyWt ES ^-h ' I^ "^ ^ ""® exécotion capitale, crachent vers le supplicié, pour
. r^B /S Xr yj >0 emp*cher son âme de s'attacher à eux.
K >^ iXl X ]^ 31 Un bachelier Vén du Oû-kfang
^ iSi ® ^ 7C Bf (^àng-sou), était précepteur dans la
^ :Ha JET ^ il(tl n ^^"^''® Tsiàng de Ttiân-hoao. 11 revint
1- î^ #â -T ifl^ H^ ^*^^^ ^"*' P^"*" *^ ^^^® ^^s tombes
»r IRr SW r i^ •£• (5 avril). Son congé étant expiré, il dit
5 jfiSL ^ ^ 7^ ^ ^ ^^ femme: Je retournerai à Taân-
L. j^ -île ?ll ^ HS ^^^^ *emafc. J'ai un ami à visiter, sur
'^^ ^ ^ ^ ^ le chemin. Prépare- moi à déjeuner de
Mt J^ l^^mï m ^ tï'ès bonne heure. — Le lendemain, la
^ rM' ffir PI Hft "^ femme se leva avant le jour, lava le
■^ ^ ^ - ** riz, cueillit des légumes, et flt cuire le
tout. — Leur maison était située entre
^Û une colline et Teau, en-dehors du vil-
5 ISK iA Si ^ ^ ^^^^' "~ ^^"^"^^^ '® ^^'^** ^® levait, la
^ %^ m ^^t ^ femme appel» soq mari. Il ne répondit
^ H^ K i@ IfflP 7^ pas. Elle entr'ouvrit les rideaux, et vit
St _£^ $ f^ S î§ '^ ^^^P'^ ^*^ ^^" ™^" gisant sur la cou-
^mik^ m
ehe décapité. La tête manquait. Pas
une goutte de sang n'avait coulé. —
^ ^ ^ ^ IP^ "^ Epouvaatée, la femme appela les voi-
^ ^ff ^ ^P^ ^ 3L ^^"^* ~~ ^'^^^ ^^^ ^^'^ ^"^ ^^ portèrent
^ SH ^ ^ ^ ^^"^ ^^^ soupçons. — Son mari, disail-
^ EH ^ "Ff 'W '^ on, l'aura surprise en adultère. Son
^ '^ Q jfP ^ ^ amant lui aura coupé la tête. — Bref,
g^M og pâ ^ Srti le mandarin averti, vint examiner le
^ yj n^ PB WV cadavre, arrêta la femme, l'interrogea,
^ UD. f^O ^ i@ iB la tortura. Comme elle n'avouait pas, il
25i — iS8, iS9. —
*^^ (§ iî lÊ ^ ^ rincarcéra, en aUendant. — Il y aval
/fi" pi xgL t^ jix ^^s ^^^^ ^u® *^ malheureuse languis
iS rr fart ^^*^ ^" prison, quand un Tillageoî
Tft r/T >y^ y\ El SS étant allé couper du bois sur la colline
H^ * IK â^ BS ÎTd ^ remarqua, dans une tombe en ruines
"W* 4ff fM ^ ift S "" cercueil bien conservé qui loi para
:St tfi W ^BF tB '^7 enlr'ouvert. Soupçonnant que des mal
^ ^ ^ ilE ^ M. faiteurs avaient pillé cette sépulture,!
If^ "^ ^ ÉoK i^ 1^ avertit le village. Les villageois vinreB
^ ^ ^ ^ ^ t^ ^" nombre. Le cercueil fut ouvert. Ho*
fS9 ^ "^ "^ m w reur! Il contenait un vampire, auvisag
^ iHl ^ ^J i^ 4^ vermeil, au corps couvert de longs poil
iBa "p ® 3S -^ ® blancs. Les deux bras du monstfi
W J im yy ^ ^ étreignaient une tête, qu'on recoBOÉ
M tu i^ 7f^ /^ M ^^*'® ^^^'^ ^" bachelier Liôu. — Vileo(
"fr 4^ >^ 7î& ^ ^ avertit le mandai in, qui arriva avec s
=3tef ^ ^ *t^ ^ rti. suite. On eut beau tirer, le vampire a
^ wt W W «* Pv lâcha pas la tête. Qu'on lui coupe le
"^ ^ ^ ^ ^ ^ ^^^^' ordonna le mandarin. — On ^
^ ^ ifh fâ S^ IP^ alors du sang frais couler en abondaDfi
rt ^ ^ ^ CL^ '^ du corps du vampire, tandis que la ièï
^ 7^ W /^ w A du bachelier sucée, n'en coutenaitpli
f^ 1^ vS 'êr iSi h ""^ goutte. — Finalement le mandarii
^ ^ ^ » MPL -L g^ ^^^^^^ j^ vampire. Puis il acqoill
la pauvre veuve.
ri HIS ^ in ^
ta -^ É ^ %% j
Jdc ^ :^ ^M i*ô ^" étranger très fort et sans peof
^ ^ ^ ^ r^ séjournait au flôu-koang dans une vieill
f ^ lit @9 ^ pagode solitaire.. Une nuit qu'il se pro
^ Éfe A r& ^ menait dehors par un beau clair d
S ^ ^ ^ iô ^""^' ^* ^*' entrer dans un massif d'ar
I» Jm ^ ^ TB bres, un homme coiffé d'un bonnet
Voyer Inlroduclion IX. — Têle enlevée après lel«
ver de la Temme. — Les poils blancs des vampires, sd
probablement le myrélinm d'un champignon, oa d
moisissure, les cadavres chinois enveloppés dans 4
habits et du coton, séchant plutôt qu'ils ne pourrisseat.
139
- i39. - 25a
'fêS^I^'Fll^^'W *^ ^^^^ ^^^ ^^°^' Comme il voltigeait
"(1^) ¥^ *> â ^ YM €1^ plulôt qu'il ne marchait, FétraDger se
^ ^ ^ ffi ^^"^^ ^"® ^'^^^'^ "" ^^^*' " *^ ^"'^^'
P^^i)^>w/'P^ de *oîn» «t ïe vit disparaître dans une
^ ^ Ht "^ 91 "jl^ ftl ^<>i^^e ancienne, située en plein bois.
7 S" JîCt A^ M 4^ K» Pas de doute; l'être mystérieux était
-4^ W y? ^ tn .fg H un vampire. - Or l'étranger avait en-
^ ^ ^ ^ Jt. ^ tendu dire, que le plus mauvais tour
qu'on puisse jouer à un vampire, c'est
^K :zr t^ ^%» im -fcf de lui dérober le couvercle de son cer-
^^ mL ^ rPi ^ ^ cueil. Tout le monde raconte cela, se
^ ^ 1^ Z' # ^ M ^*^"^^' ^'^'^^ *^ moment d'en faire l'ex-
périence. — La nuit suivante, il se mil
en embuscade dans le bois. Un peu
S ;S âe ?i W # 5!$
Tumm^i^
tombe. L'étranger le suivit. — Le vam-
pire se rendit à un grand bâtiment à
étage. D'une fenêtre, une femme vêtue
^* JB* h3 fê >^ f^ ^ avant minuit, le vampire sortit de la
^ i(^ ^ f^ "^ ^ M ^^ rouge lui jeta une corde blanche.
•tN nHi iS ±p ^ -^ -fcn ^6 vampire grimpa à l'étage, et se mit
tttf^«^ à bavarder avec la femme. — C'est le
iw P^ ^ ^ n S # moment, se dit l'étranger. - Vite, il
^^ ^ W^ SlV Vk % courut à la tombe, enleva le couvercle
BH ^ J^ ^ -ti- 1^ ^ ^" cercueil, et le mit en lieu sûr. Puis
™ 2|p v'C ^"^ ^ TO 4^ il se cacha dans un fourré, pour voir
"?• 1^ ^ "^ Jl ^ ^ ce qui arriverait. — Vers le malin, le
^ H ^ T^ ^ |-f| -^ vampire revint. Quand il eut constaté
- -^ ^ ^ 1^ ^ -^^ la disparition du couvercle, ilmanifesta
^ flffif -& J W IW — • un grand effroi, fureta aux alentours,
i& -^ ^ Hi 't' JP l't P"^^ courut à la grande maison, et de-
S -te 36^ -f- -^ l+l ■& noanda asile à grands cris. La femme
^ parut à la fenêtre, mais ce fut pour
^ ^ ^ ^ W ilf^ 'l-î^ ^^''^^ d^^ gestes de refus. Le vampire
sautait et hurlait de désespoir. Soudain
les coqs chantèrent. Il tomba comme
foudroyé. La femme s'affaissa aussi à
(^Jj^:*KS^^j]^ sa fenêtre. — Au matin, des passants
^ ^ IS ikâ A ^ P trouvèrent le corps d'un homme vêtu à
^ nr IS TR yv nâl / l'antique, gisant devant le temple des
§1 ^ j^ ^ ^ H ^ mânes de la famille Tcheôu. A l'étage
254 — dSO, UO, —
îfr WL Wl )K| ^^^ >è HR ^^^ temple, élait remisé le cercueî
VÊt k k ISf ^Ot ^ Èb ^^^ encore enseveli d'une femme d<
W^ y\ y^ ™ 2p "K Sv celle famille. Le cercueil était ouvert
HV J^ S ^ f^ ^ Â^ ^^ 1^ femme velue de rouge et ceînU
|g ^ If^ A M >^ TU ^'^^ ^^^° blanc, gisait sar le plan
^ ^ S ri a œ ^'^®''* ■" ï^'^^"^"S^'^ raconta ce qui
BC '^ Ê W) ft y^ W avait vu la nuit. — On brûla les dem
^"^ Jfê ^ '7 ^ îS^ ilB^ vampires sur le même bOcher.
"l/ic ffkE >te ^H . ^^ Voyex IntrodaclioD DC et XH. — Le couvercle à
VJ^ 'T^ ^R ^1 ^"^ MKl cercueil étant enlevé, le corps da vampire, atteint pM
jÊ^ r-j ^.^ Y ^^ allé, les intempéries de l'air, se décoir
^ N ^ f' ro ëi 140
S. dfti ~* ^ I^ -— temple Kai-chan-sen, dans li
iH& i^J :zr 7G 'C village Tchoùnn-ts'ai-U, fut primiave-
^ ^ 6^ ^ ^^ ^ "'^^"^ *^ propriété d'un certaio Wéi-
^ ^ ^ !m1 ^ ^ ^^°^' bourgeois de la capitale (La(K
^ ^ ^ 2* p^ J? yang, Heûe-nan). Cet homme étant
St itt |/i ^^ ^ 3C mort jeune, sa veuve, née Leâng, n'at-
Js^ ^ Jg £g ^ f^ tendit pas la fin du deuil pour épousai
^ '^ !ffî -tb ^ F* ^° certain Hiâng-tseutsi, origîoaire da
^ ^^ J? :^ Heûe-nei. Bien plus, elle installa soi
iw ^ ^ 5% ■ ^ nouveau mari, dans la maison de Taih
"5^ tife ^ -P- — BV ^'®°* "~ ^® défunt apprit ces actes (k
âS ?^ ^ ^ ÏC*» ^^ veuve. Il revint en plein jour, à che-
«B 5^ W ^ ^ ^ val, avec une escorte, el cria devant II
^ 3 ^ ^ ^ porte, à son ancienne femme : « C«l
^ âJ* BF ^ ^h ^^*^* ^'^^ ^® ™'^^ oublié! » — Le nou-
>i> ^J *A< tST ^* vpan mari hânri» RAn ar/». pf Ini rl<S/»/\i*hj
m veau mari banda son arc et lui décocbi
W^ une flèche. — Atteint en pleine poi
^ trine, le cavalier tomba de sa monture
Tout son cortège tomba avec lui. L'ei-
mari était une statuette en bois de pô<
_ ^ ^ cher, le cheval et le cortège élaîenl dea
^ 4S ^ ^ i§ simulacres tressés en paille et jonc. —
-^3 -m mi J^ m g^payée, la femme fit don de cette pro-
priété aux bonzes, qui y érigèrent le
^ Z ... ...
■^m^^ p r-
^M^^ ^ temple K'ài-chan-sea.
ml W ™
/^ Texte dn sixième siède. — Fignrines d«s corttp»
PI tuoèbres. Voyez TP gige 'i9; et Morale et l'saf».
— i41, — 255
"^fe" ildft SB A BÉf ' ^ ^ seconde wlilion, page 533. C'est ràmc du mari, qui revint
yj A^C. 7ik y\ ffm dans sa statuette.
^'J ^ ^ il M ^ Le chancelier Teéu-poni élanl
ïH A ^ ^ ÎK "^ ^^^"^^ ^° ^ê:e, obtînt sa retraite, et
-t& t7o ^ € ^t^ iS
revint à T'âi-yuan (Ghân-si) son pays
natal. Il se logea, au nord de la ville,
sur un terrain dépendant du Yâng-k*iu-
^ ^ fl5^ mi ^ff" ^"®°* "" ^° ^^''^ mystérieux hantait ce
#'^^ :J^ É+ ^ ffl ^ '^^^^* ^' apparaissait surtout dans les
>^ ar ^ ^ t« épais brouillards qui suivaient les gros-
"W S -^ ^ ^ ^ ses pluies. Beaucoup de gens Tavaienl
rencontré, plusieurs étaient morts de
peur. On finit par promettre une récom-
pense de cinq mille pièces de monnaie,
"^ Bt 115 ^ ^ ^ ^ quiconque en débarrasserait le pays.
A -y ^ ■ ^ -jte Personne ne voulant se risquer, Teén-
^ '^^ ^'^^ pou i qui était fort et brave, s'offrit. —
"& M^Mr$ jX, '' sortit le soir, à la recherche du
5S ^ ^ ^ ^ 1§ «spectre, et le rencontra au moment où
^ m ^ ^ S ^ celui-ci sortait de son repaire. 11 lui
-7& J!3 ta TO ■«* ^ décocha aussitôt unefiéche, qui le tou-
MÈ Èk ^^ ^ i^ cha. Le spectre prit la fuite. Teéu-
*tr M H ^ ^ dp ^^"^ '"* donna lâchasse, et lui tira
m ai^^ tm ^"core deux fièches. Le spectre se jeta
^^ q^ Pp ttig :i^ ^P dans un précipice. — Teén-poui revint,
j|^ B S ^ lij ^ chantant victoire. On but à sa santé
pour cinq mille sapéques de vin. — Le
lendemain, on chercha dans le préci-
^^^A
^^ ^ ^ ^ M* ^ P'^®- ^° trouva un Fàng-siang-cheu
percé de trois flèches. Les apparitions
cessèrent.
Voyez Introduction XIX. — Il s'agit d'un méi, vieil
objet devenu transcendant. — >ît ffl Jl^ Fâng-iiang'
cheu on §^ J^ Jjjlfi K'âi-lou-chenn, image en brin-
K ë; ^p» Î^Q A^ dilles et papier, portée en tête de toutes les processions
- ^ funèbres. C'est un chénn, chargé d'ouvrir la voie, c'est-
à-dire d'écarter du chemin tous les influx néfasles. La
coutume, générale dès la dynastie Hdn, parait remonter
aux Tchevu. Voyez TP page 85.
256 — 142, 143. —
^ \ ^ ^ "^ ^ ver un maître. Une nuit que ses pî
Sous les premiera Séog (5® siècle]
un étudiant était allé au loin pour troi
rents veillaient auprès du feu, le jcuc
homme leur apparut soudain et Jei
dit: Je ne suis plus en vie. C'est ma
4^ Se ^ "^ ]% t^ ^^^ ^^^ ^^^^ voyez et qui vous parli
■*#. 6 t!^ P7 PT jâ Tombé malade au commencement de d
^ ^ ^ ^ '-' *^ mois, je suis mort aujourd'hui, à lell
^ ^ jl "£* lit 3^ heure. Un certain Jénn-tzeutch'eng d
^ & fi itfc H "^ Lâng-ye (Ghân-tong), a pris soin d
jp? HB "^ -21 ^ .m. ™^° cadavre. Demain il le mettra e
«• W ® r W ^ bière. Je viens vous chercher pour I
^ ^ ^ Jl |fe JiâS cérémonie. — 11 y a mille stades d'i<
RH ^ Bft éift l>f 'J^ ^ Lâng-ye, dirent les parents; comniBi
W 3^ w w 1^ ^ pourrons- nous arriver à temps? — U
K |§ l^u 'S '^ ^ char vous attend à la porte, dit Tàme
^ JE ^^ H f^ Venez! Vous arriverez â temps. — Le
AjL^ -Q^ ^ t^ E3 parents montèrent dans le char, et s]
Sp "^ W tS: >^ absoupivent. Au chant du coq, ils d
^ Q 9R ^ ^ trouvèrent à Lâng-ye. Quand ils exd
;2 te ^^«^ 35 ^ 1*^ 3g minèrent le char qui les avait trans
î^ 4m ^ "^ A -À^ portés si loin avec une telle rapidité
wT Se rJï IK ^ wB ils constatèrent que c'était un de ce
Wi ^^ ïiC "SE 1^ chars en papier attelés d'un cheval d
bois, que l'on offre aux mourants pou
le grand voyage. Ils trouvèrent Jénn
#ji.^
Tu »fi ^ ^ tzeutch'eng, et pleurèrent leur fils
^ ^^ ^ 4fF fi- ^ ^^ °^'^® ^° bière. Tous les renseigne
-i IEL ^ ^ ^— ;^ ments que l'àme leur avait donnés, s
FI ^^ >ïÇ ^ TT ^ trouvèrent, vérification faite, scrupa
'Ê $ J^ ^ leusement exacts.
Voyea Inlroduclion XI. — Pour le char de râmi
voyez Morale et Usages, seconde édition, page 495.
m tK ^ ^ **^
A .fil <^
A T'oûng-tch'eng (Nân-hoei), m
— U3, 144. — 257
^^^ ife fÊt 7 M- certain Sôu-nanU'ouon était à TagODie.
tIA -S* «&, f& &n Soudain il demanda à ceux qui l'assis-
ÏW M 3^ m TU laient: Li-kingie et Wéi-tchaofang
>Hi J^ Wi ^ K sont-ils venus? — Personne ne com-
prenant rien à cette demande, pn lui
donna une répi)nse évasive. — Au bout
d'un certain temps, le moribond de-
>ft; ^ ^ fcH manda encore: Sont-ils venus? — Non,
-â^ 2& J^ ^ "^ '^^ dit-on. — Appelez-Jes vite, dit-il;
wB v(j w lEf ^ puis il tomba dans le coma. — Voyant
'^ ^^ -^ ^ B9 que la mort était imminente, on courut
^S ^ .|t# A >& ^^ marché acheter un palanquin en
^^ ^ ^j^ '^ 1^ papier pour Tàme. Quand les familiers
W ^t «s '^ ^ Texaminérent, ils virent des noms
@^ iS ^ € ^fc écrits sur le dos des deux porteurs.
^U ^ ^ ^ "^ ^'""^ s'appelait Li-kingie, et l'autre
iéuk m S Wêi-tchaofang. Us comprirent alors le
PK O ^ rS ^ s^ns des questions du moribond. Dés
-^^ ^-^ >^ Jff H qu'ils eurent mis le feu au palanquin,
-y ;3ç; ^ S Sôu-naats'ounn expira. — Ce n'est
T" ïnj tr W pas l'usage d'écrire des noms sur les
HfQ ^ rfif ^ flgurinesfunébres. L'auteur de celles-ci
^ ^ ^ #^ l'avait fait, par plaisanterie sans doute.
— S -S ^'^ Sôu-nants'ounn avait eu révélation
7C t^ ^ ^ <)cs noms de ceux qui devaient empor-
•dt^ £A iA l ter son âme. N'est-ce pas singulier?
I^b i^ n^ Voyee )e naméro précédeut. — Chars, dans !e nord ;
••nT 5^ ""^ ^^ palanquins, dans le midi de la Chine; pour lésâmes,
comme pour les vivants.
4^ ^ M 5^
144
fi* ® Â ^^"^ '^ district Oû-tch'eng-hien du
2r ^ i»r Hdu-tcheou-fou (Tchée-kiang), il y
ÎPp Ç 5^ Jlît avait jadis un temple, dédié au « Prince
A ^ -& -^ courageux et valeureux». Voici à quel-
jL^ ^ y^ ^e^ le occasion il avait été bâti. Au moment
f& /R 'R ^ où les provinces secouèrent le joug de
H^ ^ ^ TO *^ dynastie mongole Yuan (avènement
33
*\^^.
258 - 144, — .
'Q iC ^ ^ jy ife ^ ^^^ ^^°^» ^" ^^ '^'^ siècle), dans a
j^ -P. 31 ^ -^ S^ EM pays-là un jeune homme leva une ban
a^ "T f P ^ ^ ?ù Rfé de de partisans, et attaqua le généra
Jp$ Pg IPJP ÎE ^ f^ ± Tchàng-cheutch'eng. Il fut battu «
/^ !^ ^ dit n in] ^ ^"^' ^^^ ^"^^^ ^^ pleurèrent, et lui éle-
ÎS ~>^ »l«f !!_. ""A II a« vèrent un temple, sous le vocable di
vf A^ ^ JK W i w «Prince courageux et valeureux». -
^ ^,%M^^^ ^" *'^° ^^^^' "'^ bourgeois de Ofr
î^ * M ^ fiff i& 35P tch'eng-hien nommé Tch'ênn, étaa
:*j< >• yfl* ^ ATI ^ yu allé brûler des parfums à ce tenfiple, ei
:}£ 'HI M ^ ^ êi dt revint obsédé, au point qu'il Unit pi
-^^tîiSfê^AA. ^^ pendre. Son frère aîné Tch'énB-
y^ -^ ^^ jtf Utz \r^ -& tchengtchoung, prit fort mal la chose
m A^ >^^ mW ^ On néléve de temples qu'aux chéfl
^ >^ 'fô -H5F ^ K -^ bienfaisants, dit-il; leskoèi malfaisao*
K^ &^ ^ JS iS " *^"^ P'^^ '^ droit d'en avoir. - Comiw
^ ^ '^ ^ ^ c'était un homme intrépide, il alla ai
'^ Çk 3ïk § jll temple en question, et ût parler le des
ttl ^ 4^ >\ 'dÈ J^ j^ servant. Il n'y a pas que votre frère
^ /^ i^ E3 ^ cfa BA '"* ^*' celui-ci. Les deux premien
» t^ 1^ iiO "*y ^P »5 hommes qui ont brûlé des parfom
-^ ^ JE ^ ^ ^ ^j| danscelemple cette année, seront peo-
J^ î. ^ iM; ftff 3K fêè ^"^ tous les deux. — Furieux, Tch'êM
#^a jfl -* — |i. H^ tchengtchoung alla quérir ses ouvriers
5S. 5^ Wv ZT H ^ Ils vinrent en nombre, armés de pioches
^ H t^ 0K 4^ i^ Jl:5< ®^ ^"^'^"^ ^^^ ^^'^ ^^ démolir la stati
•RÉBTP5SâÊ"H*'ff ^" Prirjce courageux et valeureux. -
^ rH Ti? ^ a ^"^^^ '® peuple le sut, beaucon)
JLL i^J 4^ ® ^ Jtli -^ eurent peur. On avertit même le mafr
S^ l^f :^ A. "^ ^ ^'1 darin, de ce que certains qualîGaiei
% ^k "^^ -JU ^ "t: ^ d'attentat. Tch'énn-tchengtchoung cité
|i ^P W 7v ^ It ma déclara le motif qui l'avait fait agir
WlÇ iE IS .1^ ^ ffî g| 11 ajouta que lé Prince courageoi
ffi Sjb ^ |jfi -^f- ^ "Ê; ®^ valeureux n'étant mentionné, ni dan
^S.^ j*f o irli -^ ^i ^ rhisloire nationale, ni dans les annale
A ta ^ P§f W m ^ locales, c'était un chênn ou un kol
^ -4^ ^ ^ Z^ ji£ ^ interlope, n'ayant pas droit à un tem-
^ TP ^U W À + ^ *^'®* ^^^^^^^' ^ '^ P'^^® ^^ ^^'^® que j'a
'^^m^ù'^'è, »'*^^l"^' ""^ statue de Koân-ti, qa
fl^TT 4^1+;^ m.\ j^ ;§ sera une source de bénédictions pourk
— i44. ^ 259
^^7^\'^^^^î^ peuple. Je la paierai volonlîers. — Le
JS ^ 4fr -rtf ^ P3 FI lE "^3"^^^''*" *^"2i hautement Tch'ônn-
trl^Hlvh^^Cà^ tchengtchoung, et décida qu'il serait
M^JE^^^^^'^ fait comme il venait de dire. — Deux
^ ^iSlSïFïB^^ ™^^^ ^'"^ ^^'^^^ ""^ ^"® nubile de la
^>tt^lF^S^^S ^^*"*»'*^Soûnn, fut soudain possédée par
^ tt j^ lHj t' ^ 5tC âSf un esprit malin. Je suis le Prince cou-
â^'^^ik:^^^^^ rageux et valeureux, criait-elle. Un
t'H" '^fe jK ibC ^5^ ¥K ^ méchant ayant brisé ma statue, m'a
teSiï^ti'S^^? ^^^"*^ ^ ®*'^^''- Servez-raoi du vin et
J^ ^ «I ¥R t^ ^ 5W ÎE des mets! — Les accès de celle fille se
^ ^ VÊ ^ W^ ^ B-ftk succédant, son père alla trouver le
r^^^P^-fs^^ê^yéb T^^'^°^- Laissez-moi faire, dit celui-
S TiS ^ 110 IX 45 >nf fffi ci. ~ Après s'être armé d'une branche
llt^0J^@^^yC <^« pécher, il alla droit chez les Soûnn.
et entra en criant du haut de sa tête:
C'est moi qui ai démoli ta statue! C'est
moi qui t'ai jeté dehors! C'est à moi
ÎS ^ ^ ^1^ ^ ^Ij ^ ^ ^'"'^' ^^ ^^"^ t'adresser. Laisse cette
9ë ffi 'À ^ -Jt- iK* 9U *« ^^'® ®" P^^^- Mendiant! Pique-assictle!
^ 1R A yu I/C lUj >»< îlW Avec des manières pareilles, lu veux
^^!^'^^'JK^:1^ qu'on t'appelle Prince courageux et
t^hj^^rïaêi:^ :;;rpTu;'v:efiS'7vS:nir;^
^^ MJ ^ PH yv Wi jT ^ méchant, gémit celui qui possédait la
^.^^ï®0^^J3 fille. Je m'en vais! Je m'en vais! —
^S.mz$:.^^M?S.&3 Craignant un retour offensif, le Soûnn
^71 ^ ^^ 'Y ^ P*'^^ '® Tch'ênn de loger chez lui. Tant
m iHf* ^ ^ "H ^ A M qu'il était dans la maison, la fille se
^ i!^ ^ ^'J Mil ^ ^ 4^ perlait bien. Chaque fois qu'il s'absen-
?tî^î'>(SSS*!S ^^'^' ^**^ ^^^^ ^^P'*^^ ^® ^^^ ^^^^^•
.— . A\ JC W iM 7S S" 5C Enfin Tch'ênn-tchengtchoang conseilla
S ^ ^ "© ^ JPÇ ^ ^ ^^^ P^**®' ^® *^ marier le plus tôt
possible à un jeune homme de l'endroit.
Quand elle fut mariée, les accès cessè-
rent.
^i ffii in* ï/t "fî ^^ 35J Prêta famélique. — Le bois ih pocher chasse les
koèi. Voyez TP pages 83 et 84. — Le mariage guérit les
liyslérique».
ÎE ^ it ± ^
2C0 — i45. —
MiPlWi^i^^^i^ A Pékin, on garde impérial passa
:^^'M^^iè^^ '^' ^^^'''' ^ ^''""' *^ ^'^''^' ^" J''
^ »l^ iH' ^ ^ îffl M i^ ^^° cheval s'emballa. Un vieillard lira
m m' ÏÏL ^ Ml ^ W 9t de Teau d'un puits. Dans sa coarsefo
^ M # ^ IS* 1nf 5? IS6 '^' '^ c^^^^al le heurta, et le précipi
^ ta i^ *«• ^ 7^ en É+ ^^"^ '^ P"^^^- Q"^"^ *® ^^^^ ^^^ ^^^
'^ Of ^ ^ ^ a^ ^ maîtriser sa bête, il s'enfuit en ioui
-^ kX M ir ^ iEi Mi^ hâte. — La nuit suivante, le vieillw
#f^ i^ fS fi§ ^ 4|i\ Jlt là ^"* apparut, et lui dit, avec accomp
" - gnement d'injures: Je sais bien qi
c'est ton cheval qui m'a poussé dai
#W^^^^^||[ ie puits. Mais toi, tu n'as rien faitpoi
~ m'en retirer... Et ce disant, il se mil
briser la vaisselle, et à lacérer le papM
des fenêtres. - Toute la famille pr«
•^ ^ S)C # ^â ia «I * ^ ■'"' '°'''°"" ~* •""'' '""■••''
des libations. — Cela ne suffit pas, d
a ^ m M ^ ^ m rr- *® ^^^- "^'^^^^^ ^"® ^^'^^ "^'^"^
t^ ^ rJ 9H ^ ^ M nO une tablette, portant mon nom, q«
^ S "fl^ iSl ^ Iffi SE ^ ™^'' C*^^^"6 J^^^"* ^^^s m'offrirez d
^r^ifJ^^mit^^^\y^ pie^js de cochon. De plus, vous a
ferez les mêmes offrandes régulier
B i^ ^' ^ ^] ^ ^Ù iBI ^"'^ ^^s ancêtres. A ces conditions,
â Jl. ^ ^ ir ^ #& ^^ °^^ tiendrai tranquille. — Il falluli
S2S5^S2S P^^'^'' P^'* '^- ^^'^ ^^''^ plusieurs H
^ Ml ^^1§iP«>'F «éçs. — Depuis |e jour de l'aceideB
|^B|jS|J[;±fiB^r]- le garde avait évité de repasser près^
3fe :S1 iàt â *S 5^ *^ ^ malencontreux puits. Un jour qu'il éU
^ TTî WB H ^ nff ^ T^ de service, le cortège impérial pasl
î^ ^ ^ ]tb ^ ^ ^ ^ par là. Il essaya de se faire dispensé
mais fut rebuffé, et de plus moqi
Qu'as-tu à craindre, lui dirent ses fl
marades, en plein jour, avec tanti
iÊi M fî M 1A ^^•*^ ™^^^ ^"^ '*^*^"^^' ®^ ^® P'^^s moqi
mn 1^ ^^ m X± r' m /r^ Qu'as-tu à craindre, lui dirent ses û
s%inB\Ên^m^
^ # Jt iii^ ^ 3 ^ fil qu'il vit le garde, il se jeta sur lai, i
i%iDBWLl^^^^ compagnons? — Force lui fut donci
h jf A -/t* s'exécuter. Quelle ne fut pas son éptf
-i^ ^^ y\ y^ vante! Le vieillard tirait de l'eaa.D
- 145, 146. - 261
^^^ ^ tfe J^ ^ i?0 ^"^°^- ^^ ^® "®ns, enfin! Être sans
•^ ■fc^ ^ ffi ^ % entraillesl Après m'avoir jeté dans le
ffife M !t ^ ^ P"*^^' ^" °'^^ ''^^'^ ^^^^ pour me retirer I
1^ iÈ ^ ^ ^ 5K Attrape ceci!., et les coups de pleuvoir
^ MMl^^ P( ^"'* *® ^^""^^^ ^"^^^ ^^"^ ^"® ^^s inju-
M ^ :S: ïï nïf î^ ^^^' "" ^^'^' balbutia celui-ci, ne vous
JÂ ^ ^ Y^ mi i& ai-je pas fait des offrandes chaque jour,
^ fê ^ ^ if 'U^ depuis plusieurs années? Pourquoi
M 4@ 4t ^ W BD revenez-vous sur la parole donnée? —
* i3 ^ S 5; „ ï>es offrandes, cria le vieillard. Veux-
^ >P M W ^ -H- tu dire que je suis un Moèi? Sans doute
^ ^ tK ^ 1^ '^ *^® °'®^^ P^^ ^^ ^^'^^^ ^^® i® ^^'s encore
^ !B; i ^ LM H ^° ^*^* ^^'^ ^'^^^^ ^^" départ, un pas-
^ ë. ^ M ^ îrou ^^"^ P^"^ humain que toi, m'a retiré
9t WCrfX mi ^m. dû puits. Est-ce pour minsulter, que
^ @ ^ ^ 6^ ^ ^*^ ^^ donnes l'air de me prendre pour
W '^ 5- ^ -èfr s "° ^^^^' ~ ^^^^^ j'^' ^^^ mystifié, dit
-^ ^ ^ It^ W >ït le garde; veuillez venir chez moi. — Il
Hf •t' ^ î|^ W î!| '® conduisit à son domicile, et lui dit:
& ^ S JK 5& ii ^^y^^ ^^^^® tablette! — Ma tablette,
S ^ ^ 2 œ ^ ^'^ '® vieillard ; mais ce n'est pas ainsi
^ ^ S ^ ffi -^ que je m'appelle! — Le vieillard com-
ZK^ ^ ^ Wi P"' ^^^'^ ^"'"° ^^^ rôdeur, spectateur
de la tragédie du puits, l'avait exploitée
à son profit, et s'était fait nourrir par
t ê^ûn\BB
BO ^ ii § ^ le garde durant plusieurs années.
ffi "^ @ ^pf ^ il f""e»ix, il brisa la tablette et renversa
^^ ' ^ les offrandes. — Un éclat de rire rail-
mn^"^
leur retentit dans l'air. Le koèi intrus
Les koèi exploitent les occasions qu'ils rencontrent,
ou qu'on leur suggère. De là la crainte générale de
^tt JL^ jgS j t. >fflL certains conseils ou souhaits; par exefliplç, i on cocher:
ppf 3E jwf 0\ ^^ ne versez pas!., à un maçon qui monte à une échelle:
ne tombez pas!.. Ces paroles sont néfastes. Car, si un
koèi rôdeur les entend, elles lui donneront l'idée défaire
verser le copher. de faire tomber le maçon. Il n'y aurait
peut-être pas pensé, de lui-même.
146
^ iP lil ^ Deux bourgeois de Nankin, uo
262 _ i46. —
Si*ft^#^5^ — W ^^.^^°3 ®^ *in Lî, liés d'amilié, faisai
Wf4fc i^^^Jt-4->^^ ensemble le commerce à Canton, i
j1 ^^ S^ Tchàng ayant dû revenir, le U lui rei
TF fl® W M <I ^ ^ ^ une lettre pour sa fanoille, que'
— • ^ fl^ 1^ ^ ^ ^ Tchàng remit fidAlement. Il apprit (^
A rfc.nfiTÎ-^^Ki *® P^^® ^" ^^ ^®°^'^ ^® mourir, eti
A*»l^z:0^
- _ son cercueil déposé dans la graa
— ïS M^ !Ê Wlifff ^ salle. Il lui offrit donc les lamentaliJ
^ A 'âr ^ "Âd B 9^ Hù ®^ '®^ offrandes d'usage. Très loucli
S S S 5 iÎp 2 -S Î5 **^^'™' ^^' '" ^^^^ ^^ ^^° 3°^'' »^'
«S ^ JTO "R Wj © ë2! Œ mercia, lui offrit à souper, et on j
m y1^ ^ f m qFJ ;^ ^y chambre qui lui fut assignée, du tt
MWi M^m f^ Mà^^ c"^^*- Vers la seconde veille de lanri
r^lHfhSïïo^B^'^ le Tchàng ayant entendu un léger bra
V E^ IH^ ^ -/ ^ =2 i regarda par une fente du papier dei
JL ra W 1/3 A S 7^ ti fenêtre. Il vit un singulier manège, (f
J^^^M^fËfl^^ ^'Jnquiéta passablement. La veu?
^>&S3?gteTi:au2^^ tenant un bâton d'encens allumé, se n
^^^^^mS^ pandait en supplications devant le ce
W n^ ^^ m ^ ui m ^ ^"^'^ ^^ son mari. Puis, étant vem
èUraS^tB^Çi^ doucement jusqu'à la porte du Tchài^
R4BB^I^:^HBi^^^=? ®^*^ détacha sa ceinture, la passa
aa ^ *^ les anneaux extérieurs, lia forteme
'^^^^lÊ^^ÎÊ, '®^ ^^"^ battants, puis se relira. -
S S é ^ S jK £ S ^^^^"'^ ** ^'^S^**^^*^ ^^ nouveau par ,
T^^mwlOùWm^ fenêtre, il vit le cercueil s'ouvri
^i^^MiÊMlÊM ^'^^^^^ ^"'** contenait, se dressa si
■/l 'fâr ftJ^ "T^ ^ 2Ji ffi t^ ^^" ^^^"^' '^ ^^^^^ *® visage noir, l<
^5^râ^^ yeux caves et flamboyants, l'air hidei
TWAW^wt^^^ et féroce. Après avoir humé l'air,
P5 ^ MWL î^të ^ ^^^^*^ ^" cercueil, et courut droit à
it im^ hV \'i] -^ m P^^^^ ^" Tchàng, poussant des siffli
>^f xE mU A !f(£ JIÎA -^ tM ments, etsoufflant une haleine glaciali
"^lflt^f^#^J^^ ^a ceinture qui liait les anneaux î
^mr^hrSlJBKilïfe ""^^P*^- ^® ^^^^^"^^ ^^^ beau appuyé
A/ç.^'^i^-fci2lL ^^ '^"^^^ ^^^ ^^^'^^^ ^°°^^® *^ ^^^
9K9r m m -^ ^ — 'm celle-oî céda, et le vampire se préeipH
— i46.
SC3
SE.,
un
daus la chambre. Le Tchâog se réfugia
derrière une armoire, qu'il poussa
quand le vampire Tatlaqua. L'armoire
s'aballit sur le vampire. Le Tchâng
s'évanouit. — Cependant la veuve et
ses domestiques ayant entendu le fracas
de celle lutte, accoururent avec des
lanternes. Quand le Tchâng eut été
ranimé avec de la tisane de gingembre,
la veuve lui dit: C'est mon mari, qui
vient de vous effrayer de la sorte. De son
vivant, c'était un mauvais drôle. Depuis
qu'il est mort, il fait le sabbat. La nuit
dernière, il m'est apparu et m'a dit:
Un certain Tchâng va apporter une
lettre. Il porte de l'argent. Je le vole-
rai. La moitié sera pour moi, l'autre
pour toi... Je pris cela pour un vain
rêve. Mais quand vous eûtes de fait
apporté la lettre de mon fils, je brûlai
de l'encens devant le cercueil de mon
mari, et le suppliai de se désister de
son méchant projet. Je liai aussi votre
porte, pour qu'il ne pût pas l'ouvrir. Je
ne pensais pas que la force de cet être
féroce fût si grande. Un peu plus, il
vous arrivait malheur. — Ces explica-
tions données, la veuve et ses gens tirè-
rent le vampire de dessous Tarmoirc, et
le reportèrent dans le cercueil. — Vous
ne pouvez pas conserver ce corps, dit
le Tchâng à la veuve; c'est un fléau
public. — Vous avez raison, dit la
veuve. Mais, comme c'est le corps de
mon mari, je n'ai pas pu jusqu'ici me
résoudre à le détruire. Je vois bien
maintenant qu'il faut en venir là. —
Le Tchâng invita des bonzes de renom,
qui firent la cérémonie du passage de
l'âme, puis iocjnérêrent le corps.
264
— U6, i47. —
mzm^m±m^m
Depuis lors, la veuve vécut tranqailk
Voyez latroduction IX.
147
Au Fôu-kien, le cînietlére de
grande famille Li de Nân-hi, siluéa
une hauteur, déversait sur lesLioDii
flux faste puissant. Un magicien taoa
nommé Ki, résolut de s'approprier o
influx. II avait une fille malade à moi
Un jour il lui dit: Je suis ton pérei
maître. D'ailleurs tu ne guériras jamai
Je vais prendre une partie de ton coi|
pour le bien de ma famille. Tes(
dériveront vers noUs le bonheur (fa
Lî... Cela dit, sans attendre sa répoos
il lui coupa un doigt, renferma au
une corne de bélier creuse, et renlefl
secrètement dans le cimetière des Li.
A partir de ce jour, chaque fois qui
Lî gradué mourait, un H conquén
les grades. Chaque fois que les lerr
des Li avaient donné tant de graio (
moins, les terres des Ki en doonérei
autant en plus. Cela fit parier, mi
personne ne découvrit le mystère. -
Une année, vers la fête des toinbi
(5 avril), les villageois portant eo pn
cession la statue du génie du iiea,la
cortège passa, bannières déployée
près du cimetière des ÏÀ. Soudain b
porteurs de Ti mage, cloués au sol, i
purent plus avancer. Un jeune bomax
subitement possédé, cria « au teinpi<
au temple! ».. La foule le suivît. 11 s«
ta sur le piédestal vide, et déclama:!
suis le Génie du lieu. Un charme «
enterré dans le cimetière des Lî. Prew
- 147, 118. - 265
i ^*^ ^ W fâ ^ ^^^ pioches. Prenez des cordes. Main-
km ^mi!am
148
tenant «au cimetière! au cimelîérc!»..
i*i ai*: -^ ^'^ ^^^^^ '® suivit encore. — Creusez,
^ ^ T^ S Jg[^ ^ dit-il... et l'on découvrit une corne de
I M ^ M â ^ )^ ^^''^^ creuse, contenant un petit ser-
I — j^ :> S « ^ ''^"^' ^"^ '^ ^^*"® étaient gravés les
I — H? ^ 5y ^ 5k noms de tous les membres du cJan
* ^ —• 3^ 'W ^ nP l^i — Allez saisir le chef de ce clan,
' "^ ^ ^ ^ <^^ 48 ^^^^ ^^ J^""^ homme, et amenez-le
^ ^ j^ ^ "^ S ''^- ■" ^^^^ '* ^"^- Q"'^° *® ^'^''® ^"
I 5? « ^ B ^ Œ mandarin! — Averti de toute raffaire,
I ^ ^ Éf M IK 3C, '^ mandarin examina et convainquit le
* Fffî '/r S A ^h ^t^ magicien, qui subit la peine capitale.
I ^ "- Jtt A îi5 Tv La prospérité des Lî redevint intense.
I ^ BS 'JK. ^ ^ ^ lis se montrèrent reconnaissants envers
^ »^* 7£ «* /^ ^ n Voyez Introduction XV.
)'^W zk^ ^ ^ ^^^^ marchands de T'oûng-tch*eog
^ ^ >Ç£ ^ '^ ^^ (Nân-hoei), un Tchàng et un Su, liés
3f^ t^ a- tî ^1^ d'amitié, étaient allés trafiquer dans la
I ^ ^ -g fïf ^ province du .Kiàng-si. A Koàng-sinn,
(^ /5 >^ ^ ¥ ^ '^ ^^ mourut dans la chambre haute
;^ jgB* ^^ ^ fi ^ ^ ""® auberge. Le Tchâng s'enquit d'un
iVv ^ :î:ct ^ ^ ♦^ marchand de cercueils, afin de pouvoir
ii^ 5fê ^ ^ W: ^ mettre le corps de son ami eu bière.
âl >\ ^ fi Ê ^ ^" *"^ en indiqua un. Il marchanda un
W rfï ^ ^ du îP cercueil, que le patron lui fit deux
^ S ^ '^ H^ 2^ mille pièces de monnaie. Le Tchâng
I M ^ M '^ S(W croyait le marché conclu, quand un
gg :i|^ + Ht /J^ S vieillard, assis près du comploir, lui
^ ^ nu 4i^ -^ ^^^' ^'^^^^^'^^ '"^"^ Pouï* '6 patron,
iSI\ ^ ^^ R^ vr "« et deux mille pour moi. — Trop cher,
^ ^ ^ t'6 jp$ ^*^ *® Tchâng; et il retourna à l'au-
^ ?l^ © Éft (^ berge. La nuit, le cadavre du Su se
^i /fi Hhi K^ 'M s'enfuir. — Il retourna au magasin le
3i
266 — i48. —
&i ^Ê fk ^ ^ il' A. 1^ lendemain, et offrît trois mîHc pièa
— rfn tS mi •«. ^ -dfr lîM ^'^ vieillard était encore là. Le pair
— . lîfl fîf MM *^ ^ Jill K^ ne répondant pas, le vieillard dili
^'^itbHffiFl^flllJl Tchàng: On m'appelle le Tigre i
"î* ;A* 1^ ^ TL i^ ' 1^ monts. Eh bien, foi de Tigre des mort
-J^ ^ ¥ ^ ^ ^. ^ ou tu paieras quatre mille pièces, de
1^ M ^ is ' 4K H / mille au patron et deux mille à moi,
IB & Mil â â ^ fl5 ^ tu n'auras pas.de cercueil— Trop ciM
TiKtPé^M^S&^^^kiB ^^^ *® Tchâng... N'osant pas relw
9K ;t5 tR «il ^ 1 Ir ^ ner à l'auberge, de peur d'être encj
^^^^^S^Mm battu par le cadavre du Su, il alla en
i^^tïù^^^^M ^"H^"'®"^ ^^"s ^^ campagne. - So
T^ rfrll-â^-J^^t* ^^^° *^" personnage à l'air affable, bi
W/fij^ '^^^^ be longue et robe bleue, lui apparat
ifc i m ^ ê A >^ ^ '"^ demanda: C'est vous qui n'arrii
pas à acheter un cercueil ?— C'est m
dit le Tchâag. — C'est le Tigre i
A mBm-'^i
^0 ^itb^'Ht'Œ»' monts qui m est la cause? — Ooij
*fcBfe^ffi.rfiftfi?îT *^ ^^**^^^ " ^^"' ^^^^ ^^^ '^"^ '
-ï- 5E 2 S^ :ni ? V tb: *® cadavre de votre ami? - Oui, dit
i tîC ® "1 îHÎ >1 ^ X ïS Tchâng. — L'inconnu tira un objet
A^i^'j^H^^^ sa manche. Prenez ceci, dit-il; cl
0lll B Jfl ffr iS H H ^^ cravache avec laquelle Où-tiai
u. 1^ If ™ ^ ^ fustigea le cadavre du roi P'îng
Mi ni ^ M M ^ i^ m Tch'ôu. Retournez à l'auberge. Si
'/k ^^ ^ ^ tk ^ ^ 1^ cadavre vous attaque encore, ne n
*t^±3EA^T>X
*^- ^ ^ /* flill :^ ê ^ tout finira bien. - I^ Tchâng ot)éit.
;to . p HP Fî ^ i: W ^^^*^ ^ P*^'"® rentré à l'auberge, qoe
^2:-*- C^S.-5i7fâ cadavre l'attaqua. Le Tchâng toa
W^ ;^ X 'ta ^ ^ A ^n sur lui à grarvds coups de cravache,
j^>èi^'^0ife^^ cadavre s'affaissa et oe bougea plus
âb^jsiii4i.^i^4ta:itiI>gS Le lendemain malin, il alla faire
HE W ŒB *tt Dl ffiÇ UL ^^ nouvelle tentative au magasin. Le
^^^P/'^^Mfei tron le reçut avec joie. Prenez le o
ggi^;^^^^^^ cueil pour deux mille pièces deiw
m Wf ^ ^ ih ^ e* *& °^'®' ^"^ ^*^"*'' °^"^ sommes déh
5a Df W W LU l*'] St TB rassés du Tigre des monts; qael s<i
M V) ÏÊ^ Ê.^ ^3^ lagement pour le pays! Cet hofl»
^ i48, i49. - 267
Wi^^^ W: 9^ ^ nommé Hoûng, était un magicien. Il
M: ^ ;g- T^ ^ entrait dans les cadavres des morts,
TT ^ 21 ^ ? P^"** extorquer de l'argent aux vivants.
"R ®^ ^ ^ yE ^1 laxait et rançonnait tout le monde,
© A ^^ P ^^ malheur à qui ne. le satisfaisait pas.
tP ^ r£ ^±1 i% Chaque fois que quelqu'un mourait, il
IIl. tK: W, ^ ^ venait chez moi attendre ceux qui vien-
^ i "551 A ^iï'aîent acheter le cercueil, et exigeait
l|^ fflr ï^ ^ A ^^^^ ^^^^ '"* autant que moi je de-
r^ S ^ ^ xr «mandais pour la vente. Si on oe le
™ M ^ ^ VC satisfaisait pas, on était sûr d'avoir à
^ ^ ÎQ ^ M '^ maison des histoires de revenants.
>& ^ 5^ 73^ *Ô ^"^^" ^* ^^^ ™^'^ subitement la nuit
I ^ 1^ y 7 rg dernière, on ne sait pas de quel mal. —
A W ^ ^ ^ ^"®"s le voir, dit le Tchâng. - On dé-
M flP ^ W 5L c<^"V''>t le corps du magicien. 11 était
K| "zA ^ |ÎJ sillonné de coups de cravache. — Le
H )^J ^ H iSE Tchâng raconta l'apparition qu'il avait
^ ^ ith ^ ^ ^^^' Q^"<^ il 6"^ décrit le personnage:
-^ -- C'est notre Génie du lieu, dirent les
villageois.
:^0tJS
MJ ^— J2 B8^ ^ P*^""^ l'anecdote «le Oû-izevsu, voyez TH page
338. — C*esl le magicien qui, entré dans le cadavre du
SA, battait le Tchâng, pour arriver à lui faire payer
la taxt. Il fut tué par la cravache du Génie du lieu. —
Ce Génie est l'ennetii de tous les gredins, qui déshono-
rent son territoire, el troublent ses habitants.
% J|H ^ H: S-' ^^^ ^^ dynastie Han, un certain
S *J^ '"^ ^ ® Leâng-wenn du pays de Ts'î (Ghân-
^ m ^ Wi^ tong), était fervent taoïste. II avait
JH^ :gb -U ^ ^ installé dans sa maison un petit temple,
-^ -» ^ S ^^"^ lequel il priait les chénn et leur
^ =^ " ^ ^ faisait des offrandes. Le sanctuaire de
^ Ifl ^ ^ ce temple, était fermé par un voile
^ jj^ jp ^ noir. — Leâug-wenn pratiquait ces
^ ^ -^ "^ dévotions depuis dix el quelques an-
*& I -L /^i;\ nées, quand un jour, durant un
149
268 - MO, 150. -^
150 ^ ti -gt sacrifice, il entendit une voix, sortant (l(
@
derrière le voile, lui dire: Appelle-roo
W w "^ ^M Seigneur des hautes montagnes. — Li
^ j^ Si[ 1^ dévotion du Leâng s'accrut notable
m è^ ^ j^ Doent, cela se conçoit. Son chènn man
«h ^ ^ ^^^*'' ^*^ buvait beaucoup, mais il doo
W ^ ^ W naît <^6 bonnes consultations sur le
— ' 'Hf ^ ^ maladies. Quand le Leâng l'eut seri
■ jMu ^ -jj durant plusieurs années, le chénn la
f^ yZ ^ ^ permit de pénétrer derrière le voile
^ ^ ^ f|î^ dans le sanctuaire. Le Leâng conversai
H^ j^ ^ rfa avec lui, mais sans le voir. — Un joo
"s -\ ^ ^ ^"® *® chênn avait bu copieusement
™ /n ^jfc§ W le Leâng lui dit: Je voudrais bien voa
BB é£. ^ fis ^^**'- "" ^^"' répondit le chênn ; mai
pb -y ^ -^ i^ t® permets de me toucher. — L
2^ iil! 2h! Leâng ayant avancé la main, îoucli
Tr 591 ^ ^ une barbe, longue et soyeuse. Il Ten
1^ pjr ^\ ^ ^^ula doucement autour de sa mail
1^ .^-. ^ ^^ puis soudain, donna un coup sec. h
"B TE -^ w chénn poussa un bêlement formidabk
Ma ^ fîo ^ L^s assistants groupés dans ie tempii
-dV ^ ^ è aidèrent le Leâng à le tirer hors d
<^ \m ^u sanctuaire. Capturé, le chénn devii
visible. C'était un vieux bouc, échapp
du bercail de Monsieur Tnân-lon, sef
ou huit ans auparavant. On le tua. L
temple du Leâng ne rendit plus d'on
® P ^ ^ clés.
4T JPÇ ^ Voyez Introduction XX.
% MM^ 150
». /> 3C 3C Sous les Tsînn (3<^-4c siècles),
-^ * — 91 i^ Oû-hing (tchée-kiang) vivait un bon
JSL ^ ^ rue qui avait deux fils. Un jour que d
^ ''^ ^^ enfants travaillaient aux champs, i
virent accourir leur père, lequel, sai
¥Ê
^m
— iôO. — 269
' — ' ^ ÎB ^ ê ^ "'"^ °* raison, les gronda et les battit.
xjff. ^ -^ ^ ^ft ^ ^'^ '® dirent à leor mère. Celle-ci fit
^C J ^ 7L 1^ ^ des reproches à son mari. Extrêmement
)P9 ^ !% ^ 9 ^ étonné, le père dit à ses fils : C'est un
^ Jfe W f^ !^ "^ ^^^^ ^"^ ^"'^^ P^^^ ""^ figure. S'il re-
^ ^ ^ 4f ^ iê^ commence, tuez-le. — Le lendemain,
^S* w H ?Ç §n *^ les fils allèrent aux champs armés, et
"^ -S ^ ^fl ê ^ s'attardèrent plus qu'à Fordinaire. Ne
Alâl ^ IS ^ -& '^^ voyant pas revenir, le père inquiet
!S jl1-S ;« ^ alla à leur rencontre. -Voilà le koèi qui
— ' m y^ ^ ^ Ml revient, dit l'ainé des fils au cadet. —
^ ^ ^ ^ WÈ Usinèrent leur père, et l'enfouirent sur
4^ S 2x1 ?7rt ïffi place. — Cependant le koèi qui avait
^ 7ù^ ^ IX assisté invisible à la tragédie, revôlit
73^ tu yîp S ^ '21 forme du père, courut à la maison.
et dit à la mère: Les enfants reviennent;
ils ont tué le koèi. — Quand les deux
fils furent rentrés, toute la famille se
ifc BS ^ 1M >2l réjouit. — Quelques années plus tard,
pj^ ^ ^__^ ^1^ ri^ un maître es sciences occultes passa
^ î£ ^ ^ W <i'ane famille de malheur. — Les fils
J& "^ êffi ^'^ W rapportèrent cette parole au chef de
ffi A3; *»jHL -«- -y* famille. Celui-ci entra dans une grande
^ pW 5fi S /f^ fureur. — Les fils sortirent et dirent
— ' ^ -K ^ '^ ^^ maître: Partez vile, pour qu'il ne
^ 4^ ^ ^ a^ ^^"^ arrive pas de mal. — Au lieu de
w7 1£ ^ ^ . s'enfuir, le maître entra hardiment
f^. ™ PU -H« ^ dans la maison, en maudissant du haut
& j\ I2^ on ê ^® ^^ ^^^®* ^ Soudain le chef de fa-
^ ^ S 'M' XRi mille se transforma en un vieux renard,
^ -^ -5* ^^ ^"* s® cacha sous un lit. On le délogea
— ' êD 3r ^ iS et on le tua. — Les fils apprirent alors
!S J^ S m 1^ qu'ils avaient jadis tué leur vrai père.
-^ -£ ^ S â ^'^ exhumèrent ses ossements, et les
iSt 3/v ^ 3x* tS» ensevelirent conformément aux rits. La
^ ^ ^ S Jî^ famille prit le deuil. Peu après, le fils
^ Ai^W^^ de colère.
alDé qui avait porté le coup mortel, se
suicida. Le cadet mourut de chagrin et ,
270 — i3J, ir>2. —
'^^^ '^' 'â' 'ÎQ 4M ^ ^' Mélange de renard, koèi -et ktâi. Voyn Donéro 3i
^ -- ^ Il il -^
m S ^ fla 1^ # ^51
Ud certain Hoâng-chenn, de Mi
ts'ounn daos le Kiû-yoang-hiei|, tra
ff ^ é$ iH :& ^ vaillait aux champs. Une dame venant
, , -|- yjr Hk ■ BJ de Test, passa par un sentier qui tra-
^ -t ^ » versait ses terres, puis revint en sens
5W /v ^5 ^ W inverse. Même manège les jours soi-
^ ""^ jS ^ ^ ^ vants. Le Soâng commença par trouver
y -^ ^ *n ifc^ '^ chose singulière, puis il conçut des
* -T* *€ ™ aT^ soupçons, enfin il se décida à inler-
^ ^ >S Jlt B3 P®**®** l'inconnue. Où allez-vous ainsi?
fSt M f^ & |±| lui demanda-t-il. — La dame sourit, et
^ -^ IM -^ ^ ^^^^^ ^^^^ répondre. — Le Hoâng fo-
■® ^ kX ^ Wt rieux porta un coup de sa faux à la
"ër 7 S ^ ^ petite suivante qui marchait derrière la
^ Tft ^ t5* — • <ï2inf^6« — La suivante tomba. La dame
^ /JC W ><^ disparut. — Le Hoâng se baissa pour
W . ^^ m ^ ^ examiner sa victime. Il ramassa une
!^ A iM; B3 À Queue de renard. — Les gens du pays
— — ^fe" ^ ff H **B prévenus, battirent les environs, et dé-
"~* ^ aH P9 ^ couvrirent on terrier. L'ayant mis à
^ -^ ^ H ^ ^^^^' ^^^ prirent une renarde sans
5 S S § S 'T«..troanc«o.XX.
^ S9 ^ ^ IS ^" Nân-tong-hien (Klâng-sou).
& iS 1^ ^fb ^ une villageoise étant proche de son ter-
M. ^vm^^ ™®' ^^^'^ ^"^ ^^ sage-femme du lieo,
^r ^ ^ $m ^ de passer la nuit chez elle. Son mari
^ ^ Ml \ jffi §'était absenté pour la circonstance,
m^ jLg >J;i "TT comme la coutume l'exige. Le lende-
» ^ A*- main, quand il vint demander des nou-
"T* ^ TU tt ÏÏ9 velles, sa femme lui présenta un beau
i52, — 271
^— ^ ^ 7J ^ ^ ^ garçon. Voulant s'acquitter aussitôt
^^ >Bi ^ ^^ -^
d'un vœu qu'il avait fait pour Tobtenir,
- :^: l'heureux père chercha l'argent qu'il
5 i@ ICJt ^ i|( ^ ^ avait serré dans le traversin conjugal.
^ 4^ Se ^ ' »IS îiP L'argent avait disparu. — 11 y avait
S S § 2 4^ ^ S ""'"■' "'"'' ""«"''' "^^ •'""'"""
w «a sœ Kt T^ nO W surpris. — Ce n'est bien sûr pas moi
-^ J^ ^ ;g fli f}^ jjg qui l'ai pris, dit la femme. Personne
M :4e 'ÉH sS I^ Bi "'^^^ ^^^^^ *^'' ^"^ *^ sage-femme qui
«^^teî^ a passé avec moi la nuit dernière. — Lo
'W (S S 'i^ f^ H ^ ma»'» alla trouver la sage-femme, et lui
'ÉK ^ ^' ^ ^ iS JSS ^^^ poliment: SI vous pouviez retrouver
7^ •>* ]^ to âdt Bfc ^ ^^^ argent, je vous en donnerais la
^ -^ IS >& Wp RF W moitié, et emploierais l'autre à m'ac-
^ ^ ^ *^ ^ ^ ^ quitter de mon voeu. — Voulez-vous
^ b/b i^ tIt tH A^ i^ ^^^^ ^"^ ^^ ^"'^ ^"^ voleuse? dit la
m^Q^^j^m sage-femme en fureur. Pour votre inso-
BE ^ Tu aS ^ ^ ^ lence, votre enfant ne vivra pas. Que
^Hft5^^^H *® tonnerre m'écrase, si j'ai vu l'argent
^ ^ PI 1£ ^ n^ -^ ^^°^ ^^"s parlez. — L'homme rentra
-^1^ M W W \m '<ki chez lui l'oreille basse. Le troisième
M ^ ï^ 'tr ^ jtfc Bg jour, il dut prier la sage-femme de ve-
6 /^ ^ ^ "^ tfc $Êt ^^^ ^^^^^ ^^^ enfant. Elle refusa, mais
r^ ^ -y ^ ^ î-iî ^ envoya sa fille. La nuit suivante, l'en-
*ïE SÎl ^^ ^ ^ ^ ® fanl mourut dans un accès de convul-
^ Wi ^ ^ A. ^ P!9 sions. — Nous avons peut-être m^il jugé
^^ ^ ^ ifc
sage-femme, se dirent le père et la
mère, en pleurant; voilà que sa malé-
5Sf Kf ^ û JBa ^ ^ diction s'est accomplie. — L'homme
^ ^ "àC ^ ÇP Sn P^ acheta une botte en bois, et fit enterrer
^ ^ TiK W ta ^ dot son enfant dans un terrain vague. — Peu
W? S 9lC ^ H 1x flft après, un orage terrible éclata. Un coup
B j^ ^ JK ^ ^ — ' ^^ tonnerre épouvantable, fit trembler
^ :^ ^ ^a ^ ^ A
^ ^ ^ ^ ɱ ^ rent notre homnïe, en lui disant: Venez
tout le village, qui se remplit d'une
forte odeur de soufre. — Quand Forage
fut passé, des'gens tout effarés appelé-
voir ce qui est arrivé près de la tombe
de votre enfant. — L'hommô y alla. —
?E tu 4 — ' 1^ Deux personnes étaient là agenouillées,
^fS:^m^}^im
272 — 152, i53. —
^ 153 4^ f^ 1^ ^ foudroyées et carbonisées. Chacun
juL x4* •HH a^ ^ — tenait àla main deux lingolsd'argent.L
W ivt tmW^ m --* tombe et la boîte étaient ouvertes, é
^ j]] ^ ^ ^ le l'enfant vagissait. De sou nombril sofi
7^ Bif fé^ -^ ffl -as tait le bout d'une longue épingle, quoi
tMoi ^ ^ At ^ "^^^"^ aussitôt. — Le génie de la fou-
l^ kX S- 3C Iri "^ dre avait fait justice. Les deux femme
— ^ ^ 1^ HM flO foudï'oyées, étaient, Tune la sagfr
F^ ife t^ M . 6ff ^^'"™®' Tautre sa flile. Sur Tordre d(
a W ^ ^^ mère, cette fille avait enfoncé Tépin^
^ 51 ^ Bt 4if S gïe dans le nombril de Tenfant, tandi
'El fL "^ OÉ 1^ ^ qu'elle le lavait. Le Ciel rendit au père,
•B^ iÉ& ^ LM *^ ^ et son enfant, et son argent. — Le fai!
^ W( M '^ ^ Tu est arrivé au sixième mois de Tan 1791
flO iS ^ '^ ^ Si ^^^" Introduction IV. - Les cadavres de«
^L. ^ I - jj -jj ^^ enfants, ne sont i»as mis dans un cercueil, ni enlerréi
"^ îK ^^ Ç'I nî uJ *^*"^ '* cimetière. On les met dans une boite, et on H
H. j.^ ^^ ^^ ^» |~* enterre au bord du cimetière, ou au bout d'un champ, ot
-S^ ^"^ ^g^ fnt Wt dans un lieu vague quelconque.
-SA mm^m^
f^ Il tr ii:> -l?) 581^ 153
^ M 1^ ^ ^ ^ ^" certain Tcb'énn-ik'oei de Hànf
^^
> -^ œ .-u ^^^60" (Tchée-kiang), habile magi-
_ ^ pA m ^Hli cien, opérait par le moyen de divers
9È f Ip 'Hi K ^ l||5 esprits. — Un jour qu'un ami nommé
%M ^ --^ M. "^ 4S Soûnn passait la nuit dans sa maison,
2^ "^ "^ ^ ^ vers minuit, un vieillard sortit de des-
^^ K B% ^ irj sous son lit, se prostei*na, et lui dll:
§53^ gg^ "^ ^ Veuillezprier maître Tch'ênn votre ami,
^^ ^ ^ -fS Ê3 <ie me rendre ma tète. — Très effrayé,
*^ ^ K? TO le Soûnn se leva et alluma sa lampe.
^ i^ ^ m« -S Ï^G vieillard avait disparu. Il regar*
sous lo lit, et découvrit un crâne. I
comprit aloi\s que les esprits qui ser-
vaient le Tch'ênn, étaient des âmes
^ ^ ^ IS (inférieures) extraites parlai d'osse-
ments déi'obés dans des tombes vio-
lées. — Le lendemain le Soûnn fitao
Tcb'ènn une sérieuse réprimande.
-k^ % — ^
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153, I5i. — Î73
Celui-ci voulut d'abord nier; mais,
quand le Soûnn lui eut montré le crâne,
il avoua. Tous deux le reportèrent alors
au tombeau, d'où le Tch'énn Tavait
soustrait. — Cela ne sauva pas le
Tch'énn de la vengeance de ses victi-
mes. Peu de temps après, il fut battu
cruellement par une bande de koèi.
Les coups qu'ils lui donnèrent, lui fi-
rent autant de plaies charbonneuses. 11
mourut misérablement.
Voyez Inlroduclion XVIII.
154
A Pékin, quand les bébés pleurent
durant la nuit, on dit qu'ils sont tour-
mentés par des lutins, que le peuple
appelle «étoiles filantes». 11 y avait dans
la ville un sorcier, qui savait exterminer
ces lutins, au moyen d'un arc en bois
de mûrier, et de flèches en bois de. pé-
cher. — Or, dans la maison d'un asses-
seur, vivait une vieille femme, qui avait
été concubine^de son arrière-grand-pôre.
Elle avait plus de 90 ans. La vieille
tante, comme on l'appelait, passait les
journées assise sur un lit en briques
chaufifé,.sans jamais parler ni sourire. Un
vieux chat ne la quittait pas. — L'asses-
seur avait un petit enfant, qui ne savait
pas encore marcher. Cet enfant pleu-
rait toute la nuit durant. L'assesseur
fit inviter le sorcier, à venir exterminer
« l'étoile filante » qui le tourmentait.
Celui-ci prit position dans la chambre
de l'enfant, prés de la fenêtre, son arc
à la main, et une flèche munie d'un fil
^5
274 — i5i, 155. —
+ ^ Zf^mmA
^155 1^ S ^ S §5 ^^ ^^^® ^^"^® P*'^^®- ^^ ^""® ^^^*^ H
S^ "^H •Kfe S ^ -î^ >fi?Ç brillante. Vers minuit, l'ombre d'aJ
^ ^ ^ -^ w i 19J femme, tenant une lance, et chévari
tt îHi ^ '^J'^ M ^ ^ chant à travers les airs, se projeta si
^ 3S :S: hS A ^ <â& '® P^P*®*' ^® *^ fenêtre. La voici, ma*
*!+ -I- ^ Ir ra ^ ^ ^^^'^ '^ sorcier; et il décocha sa flécli
IHT'A ÎK^rjWiP à travers le papier. On entendit un gi
jj^ Tp \ffji^ 1^5^, ^ ^i) missement, et le Gl se déroula rapidef
S 'iC ^ ils 5î? â+ <1fe ™6"t. On le suivit, jusqu'à la chambi
"^ *E ^ ^ 2Ï ^ ^6 Ja vieille tante, dans laquelle o
tH îa ^ )^ ^T ^ "^ pénétra avec des lanternes. Elle tenal
h ^ ^P ^ encore son chat entre les jambes, i
avait répaule percée d'une flèche. L
lance, qu'elle avait laissé tomber, û
J^ /H 'j^ B^ ^ ^ ^ trouva être une gaule en bambou. -
lit ^ ^ ^)iS I& WL JL^ L'assesseur ordonna d'assomnner
rîi 2 2 :S £ ^^^^' ^^ d'enfermer la vieille. On
'r ^ M w IR /> laissa mourir de faim. — Depuis loi
tfl ^ ^ 6^ ^ ^ W l'enfant dormit paisiblemept, et
^i^ yu ra 7»W ^A» ^^ Comparez numéro 102.
m M % JS A |if ffc
/'¥ :?^^^^^
#T fe •'-^ "K tfîè Hl E Lorsque 'Monsieur Tsiàng, qui l
^ ^ i;i^ /ô depuis préfet de Ying-tcheou-fou(Nà
A WJ ^ JW ;^ ÏÎD hoei), était encore mandarin de Ni
4* f^ ^ 1^ :^ ^ tr ^^^^^^'^ (Tchêu-li). il vit là un homa
^ fe£ ^ -5^ ^i^ SS'IT ^"' mouvait continuellement ses pQ
^ ^ gnets, comme s'il agitait dessonoette
A *P ^ ^ ^ ^'^ '* *"' demanda d'où lui venait ce
J^ UJ^ — X ^ «J^ ^ L'homme lui raconta l'histoire suiv;
t3 un _i^ >ti. -S I Vkr te. — Je suis originaire du petit Villon
70 HP T Tl* ^ J:C . W de X, adossé à la montagne. Jadis, cbi
^ JÇ ^ ^ 3^ ^ un ^^^ ""*^' "" vampire établi dans ai
g jfc^ ^ jh ^ 4^ a caverne voisine, volait jusqu'à moi
:*:. a "^ ^ -S* ^ village, en quête d'enfants à dévorer
^ Jqp; ^ W ^ Les villageois avaient beau se garder^
155
— i55. — 275
Ë'^SÎ^^AC^^}^ '® monstre arrivait toujours à faire
n ^ar ^°^ fej I I rg* ^t ^"^^1"^ prise. — Un jour nous apprî-
i ^ ]S ^1 '^ *?! mes qu'il y avait en ville un tâo-cheu
W WLlm^i y> Hdtifl l«-és habile. Tout le monde se cotisa.
1^ >J^ ^ '^ ^ ^ W 1^ ^" acheta des présents, et des députés
& /t JE P^ *-^ tfc fch BB invitèrent le tâo-cbeu à venir délivrer
È'ïWir^A.tt'lKn^ le village. 11 accepta, choisit un jour
^J^TJ^fplJ^tlî'l^/^ ^^^^^» ^*"^ dressa un autel, puis dit:
if ^îl "7> lÈt A lîl f^ (^ ^^'* "^^" ^'^' j® P"*^ tendre des Blets
5 ^ '-•-;• ^ " ^ " célestes et des fliets terrestres, qui
r* /\. ÏK m ^ 7Ç in* 7L empêcheront le vampire de fuir; mais
I^P^I&îSliJtît^^llf ^'^^^ ^ ^^"^ *^^ '^ déloger et de lé tuer.
"' Avant tout, il me faut un homme sans
peur, pour le rôle principal. — Comme
NT H^ f^ 5=c S HË a S^
I î^ t*i A ^ IB ^ tt tous hésitaient, je m'offr'is. - Prends
*' ' deux sonnettes, me dit le tâo-chea.
Tandis que les autres formeront une
_ _ enceinte au dehors, loi tu te tiendras
^ î^ ^ ^ H5 H' fô ^ *^*^^^' P'"^^ ^^ Touverture de la caverne,
- -^ - épiant la sortie du monstre. Dès qu'il
sera sorti, lu entreras dans la caverne,
et tu commenceras à sonner. Le son
ÏÇ )^ ^ ^ "(Sr ^ + ^ ^^^ instruments en cuivre, enlève legr
IK ^à ^ r> -^ ^W -^ rHk ^^'^^ ^"'^ spectres. Il ne pourra pas
w ^ ^ ^ ei 4^ St >^ rentrer, et nous le tuerons dehors.
H ^ |jç -^ 5^ ^ ^ '^ Mais, pas un arrêt dans ta sonnerie, ou
fh â& ' P >K 54^ ^ JS >?" ^" ^^^^^ immédiatement saisi par le
^ -^ —v "T* A S -T "monstre. — Nous disposâmes tout à la
ffi '^ ^^ ^J Bip f^ P ^j chute du jour. Le tâo-cbeu prit posi-
© ^ tfl 'ÉÈ 13 :^ ^ ïHlI ^^^" devant son autel. Les villageois
tel ftfr /5fe "*^ n li£ iH" 4lf formèrent le cercle. Le vampire sortit,
mW^m^fhWiriW et voulut prendre son vol. Derrière lui,
^ J\ ^ W IM ^ Pf' i|it je me précipitai dans la caverne, et
& #* SI ^ P Bfl 19* ^P sonnai à tour de poignets. Arrêté par
l^^feRBlI^^-^^ les filets du tâo-cheu, cerné par les vil-
^ pal w nu ^ /C -LL ^ lageois, le vampire se retourna vers moi.
1^ ^ ^ /^ ilâ W ^ f^ Eperdu, je sonnais sonnais, à perdre
^ A -hn 71 ^ — t^ iri/ 1^^'eine. 11 me dévorait de ses yeux ful-
C A 5" '^^ ^ - ^ gurants, mais ne put pas me saisir.
^ ^ ^ >^ ^* li i§ * Nous le contînmes ainsi, sans oser
276 — 155, i56. —
18 Sfe ê ^ ^ ^^^ !^ ^ ^'^"^^"^^ ^^^P^ ^ ^^''P^' ias<iu'«
premières lueurs de l'aube. Alors i
tomba mort. Nous le brûlâmes aussitft
S HP ^ H ^ ^ ih :ffi
3^ ^ M ffl SI Î^H ^ î^ ^® ^^^ ^"^ ^^"s me voyez, m'est reâ
de la sonnerie ininterrompue, quej'j
dû exécuter durant toute cette terriW
nuit
156
*(§ f ifil ïffi ® âf* fiÇ* -ÎH ^^y*^ Inlroduclion IX. — Bronze et pélards, cM
■^. "^ V_ ^ /«J.Tm* sent ou paralysent les fantômes.
/• # P^ ^ ^ ^ ^ ifc
^ ^ BR ^ ife ^ ^ ^
#§2^^^^^^ Un certain Lî-kiou de Sû-tchei
4l#4'M^i^^^ (Nân-hoei). colporteur de toile, pi
3fêifc^*6'Sf*5iSiSM ^^"* "" J^"** ^ Hoùo-chan, trouva IM
>^ Ml ^ ^ R ^ 4^ ^ ^^* ^^^ auberges bondées. Force lui fi
tu ™ 1^ ^ H S ^ f^ de se réfugier, pour la Duit, dans un
]ftBfl5ll§^^ll|+]ftB Pago^^e. - 11 dormait profondém»
::X^B^^^Jife-^i| sur le dos, et lui dit: Vite, vite,ï
"^ P9 ^ ^ JE B ^^^"^ malheur te menace, réfagie4
W \^ 99t m -fr ^ t+i ^^^'"^''^ ^^^' "~ ^^^^'^ homme, ta
H^ . ahuri, se demandait ce qu'il y ad
^ ^ ÏÉ! — ' W^ ïi^ ^ quand un cercueil déposé là, craqaii
â^ ^ê" rfj; p 35 é: -Jr* s'ouvrit. 11 en sortit un varo-pire, ti
1a ^ ^ c^ -^ ^ ^ couvert de poils blancs, les yeux cai
WV ™ lH 5ii ^ ^^ P^ et élincelants, qui bondit sur le 1
^^ ^ $^^ '^ Celui-ci eut tout juste le temps dei
réfugier derrière la statue du Prota
teur. Les bras du vampire étreignira
JF V^ ^ % ^ ^ {ij la statue, tandis que ses dents s'a
â[ Jl ^B ^ 'W H5 ^^"Ç^*^n^ ^^"s sa massue. — Aux a
d'épouvante poussés par le Lî, I*
bonzes accoururent avec des lanterne
R^ m m
]pjff ^ ^m ^ Wi ^ ^ ^6 vampire rentra dans son cercod
ié^ M SS^ ^ ^ *M Wt ^"* s® referma. - Le Lî raconta ceqi
ÎS S ^ S ?- ^ s ^^"^^^ d'arriver. Le lendemain les ba
TV 1T -^- Sv W> P TO zes avertirent le mandarin, qui '
dorée.
Voyez numéro 51 note.
— i56, i57. — 277
^S ^ ê ^ ^^^ ^^ brûler le cercueil. Les dents da vampire
U ^ O A ^iSi S ^ avaient brisé la massue du Protecteur
^ ^ P ^ Jm ^ ^ en trois morceaux. Le Li reconnaissant,
& Ma ^^9 )l\ ^^ m fit faî'e au Protecteur une statue neuve
i^^m^M m^ 157
1^11^3^!^ ^ P Kâo-mingking de Tzéu-tch'oaii
;^ ^ ^ j^ ^ J- H4 (Chân-tong), arrière-petit-fils de feu
[ÈA ^ k 4^ J& — • ;^^ . l'assesseur Kâo-nientong, m'a lui-môme
p J *B /V ir "^^R — * «ni raconté Thistoire suivante. A partir du
'^ >^ lii ^ ^ ^^ iXO jour de son mariage, il commença à
1^ n i^ in j^ iFf souffrir de vertiges, de suffocations et
^ "T- «^ ru ^ ^ ^® syncopes. Il entendait sans cesse
L^ r^ ^vC ^ ^ une voix d'enfant qui balbutiait lêi-lei.
'^ iP ^ 1^ @^ fÉ ^"^" ^' ^^^ l'enfant, un petit être d'un
^ ^ 2îl& l£h "^ £B ^^^^ de baut, qui gambadait sur son
1^ BR iW w pt tR lit, se sauvait et disparaissait toujours
fA île db >s. ^ 1^ au même endroit quand il se voyait
i^ l^ ^ WL 4/" ^ observé. — Cependant Kâo-mingking
^^ /^ "^ a ^ ^ dépérissait à vue d'oeil, et ses accès
SWI 3PI ^ P ^ ^ devenaient de plus en plus graves.
M ^ 7 ^ "^ ^ Convaincus qu'il s'agissait d'une obses-
^A J5£ ^ S ^ ^ ^^^" magique, ses parents invitèrent
^ ^ ^ ^ ^ S "° magicien, dont les charmes furent
f^ ^ w ^ ^ ^ impuissants. Alors ils mirent un sabre
— W ^ i^ "^ ^ ^^^^ l'oreiller du malade, et dissimulé-
ik: n "fcfc 5Ê^ Dïî kfr *^"^ "'^ grand bassin plein d'eau, à
4^ yL ^ 1% Sa ^ l'endroit où l'enfant disparaissait d'or-
iS IF ^ ^ Bè ^ dinaire. — Un jour que Kâo-mingking
.L _^ ng a jfe jaa faisait la sieste après midi, l'enfant
a n ^ â*- ^ ^ parut. Le Kào brandit son sabre. Le
7L H ^ ^ W "^ lutin fuyant en toute hâte, tomba dans
^ Zp ^ y|x A\\ ^ le bassin et fut pris. — C'était une
ET ^ 9^ & -Wf (& figurine en bois, velue de rouge, avec
W- 7W /W 7L ^ MR une ficelle rouge serrée autour du cou,
'J^ >5f ^ S ^ ^ comme pour lêi-lei l'étrangler. On
Î78 — iô7, i58. —
m ^ £ mmM
qÊT ;3^ 158 C^ 7|S ^ *^*'^^^ ^^^^® flgorioe, et le Kâo recouvra
la santé. — Le jour de cette exécution,
un menuisier mourut subitement dans
' M ^ ^ ^ i& 1^ village. C'était lui qui avait améoagé
la chambre nuptiale de Kâo-mingking.
Les Kâo ravalent indisposé, en ne luii
payant pas ce qu'il demandait. 11 s'étaiti
^ SS Éi Wx % ^ vengé en cachant dans la cbambrel
- - -^ . . nuptiale une figurine magique, qui
devait étrangler lentement le fils de la
i^fim ^ „... „
P^ 4^ ;H1 pBf ^ -^ famille. Son charme déjoué se retourna
contre lui.
T&â -rgjj ^-^ • j - 4 1^ Le narrateur de cette histoire, écrivait daas les I
^W 7h5 iT T^ ^S^ . H dernières années du dix-lmitième siècle. — Envoûte- j
ment. Voyez Introduction XVITI. — Les charmes déjoués, |
se retournent toujours contre leur auteur. Comparez ;
numéro iiJ. I
I
ê ^ 3E 'W ^ Wâng-pl, originaire de TsIbb*^
^ ^h JS i& ^t^ teheoa-fou (Kàn-sou), exerçait la oié-
^ ^^ ffl ^ ^ ^^^^°® ^ Yôn-nan-fou (Chàn-si). Un
5fê ^ S mD W jour il se rencontra avec le sorcier
^ Hif W ^ ^ Wâng-wanli. Les propos du sorcier lui
m ^ t ^ it} ayant déplu, Wâng-pi lui dit des inju-
^ ^^ • ^ "ïïl res. — La nuit suivante, Wâng-piveil-
ÎP W ni iSfc t^ lant encore, entendit des pleurs dans
^ S vj\^ ^ ^ sa cour. Il regarda par la fenêtre. Quoi-
ât ïrfH A a ï+f ^"^ '^ ^^^*^ ^''^^ brillamment éclairée
5^ ™ iSt ^ 4^ par la lune, il ne vit personne. Durant
"f* /^ S JIS K plusieurs jours de suite, il entendit
*§• jgij ^ lËlc n^ ^^^ pleurs, entiemêlés d'appels à la
5 3? ^ Jl- t* justice. Pensant avoir affaiie à quel-
B ^ "K W BM qu'une de ces âmes vengeresses qui
P^ ^ ^ ^ i^ assiègent la poite des médecins, âmes
^ 09 i4^ ]Bfr -& ^® clients expédiés par eux dans l'autre
^ W i/T flK :S monde, Wâng-pi dit de sa plus grosse
^ n^ ^ N^ B ^oix: Je n'ai empoisonné personne,
— 158. — g7g
^ ^ 'fJJE, ^ quo je sache. Que me veux-to? — Vous
^ '^ ÏP •îir >k ?5? a ^^®^ '® P'"^ honnête homme que je
^ j^ :!!J; ir ;2 j£ iS connaisse, dit le koèi. Veuillez inviter
W Sa ^ zn ^ jto |tq dix de vos amis. Je ferai ma déposition
M Ift !% ^ ^ K A ^^^^°' ^^ ^"^^* " '''^"^ ^^ curiosité,
^ :i& J&^Of a ^ 1^ Wâng-pi réunit une dizaine d'amis.
^ IX ^ ^ /3 W ::> Devant eux, le koèi parla de la sorte:
^ WP ^ ^^ fâi fB ^^ ^°'^ '^ ^*'® ^'"'^ ^®''^»î« TcheOu de
'ISWB^H^PT^ *^ Hiviére Noire au Fông-tcheou. Mon
>V 2 S 2 j[ S 5 Pére s'appelle Tcheôu-houok'ing. Ma
-X W JBS« IAI r 7L Hl ' ^^^^ est née Tchâng. Je naquis alors
"?" -^ ^ i^ A^ ^ §É que la lune était dans le signe kéng.
aussi fus-je appelée Ue-si (lune à
l'ouest). J'avais 16 ans, quand ma mère
Pt
m^^m^^
uL ^ m U^ ^ dk f^ tomba malade. Mon père invita, pour
È/^ ^ Éêi QK ^ 'Ht Wf *^ guérir, le sorcier Wâng-wanli. €et
#r ^ m ^ ^ m ^ homme me vit. - Le cent cinquième
18 yu M vOj -^ >© M jour après la mort de ma mère, jour
^ $K M tÉ ï B| ^ pîng-tch'enn du neuvième mois de Tan
ffi? 5^ BS ^ jE *m >& i^^h mon père dormant ivre dans la
-«h « ^ ^ w -vî maison, et mon frère étant sorti pour
?Ç 7L W S® M ^ ftfi couper du bois, je me promenais seule
"f" ^Ù ^ ^ A M ièi ^2iU8 la cour, quand Wâng-wanli parut
Affi ^ >ffl :> 95r ^ soudain et récita sur moi une formule.
96 ytj \Pi <^ /kJ ^ Je tombai sans connaissance. Il m'em-
% ^> IW ^ B3 ^ ^ P^*'^» su** son dos dans un bosquet de
^ 4b lË^ ils ^ ^ •£> saules, me coupa les cheveux, en Ût un
Ê-^ m^^m^ ^^^'"^^ ^"'** ^^^'^ ^^'^^ ^^^ ^^^ ^^ ^^""
Jl^ ^ S I© K y0I H leur, et acquit ainsi sur moi (sur mon
i^ Wi ^ M A "^ j^ ^™^' "" empire absolu. 11 y a quelques
tlèS W ro -ft ÉM ^ joui-s, vous avez eu une dispute avec
^1- •^ ^ » ^ ^^^ homme, il m'a aussitôt envoyée ici
W -S ^ J^ rE ^ !iC pour vous nuire. Voyant quel honnête
H ^ J^ É3 g /fc Jg homme vous êtes, je n'ai pas pu m'y
) iX Pf t^C -J^ tA jI résoudre, mais vous prie au contraire
Ky ^ ^ W W "ï ■ de me procurer ma liberté, promettant
5& 4 3l >^ A ^^ ^^"^ servir comme votre fllle. — En
disant cela, elle pleurait. Tous les
auditeurs furent aussi très émus. Ils
M^mB ^
^ /L ^] B ^ ^ ^ rédigèrent uqe pièce, qu'ils signèrent
28Ô — i58. -^
^ ^ (^ IIE -N^ ^^"^' ®^ ^^ firent parvenir secrètemei
^ ' au mandarin. Celui-ci arrêta inopini
ment le magicien. La torture n'ayai
1ni^^s.mA^^
K ^ î^ ^ ^ -EL j^ Psis pu lui arracher d'aveux, ràmed
3if ^# >fcf :^ nr iJrî ^* tfl Ue-si donna Ib conseil de fouiller si
m W 1W| *g ^ m m U bagages. On découvrit toute sorte <
W '^ >2 S s 3e 12 >7$ formules et de sceaux magiques, a
M ^S ISI '*^ ^ ft K J^ longues aiguilles, des clous, tout J
A5C S tu ^ tfa ^ i^ IM ^"* sert aux envoûtements, enfin m
1t^ m H TO ^TLTTîCT paquets de cheveux. - Alors, ^
^ >^H 19 1^ 5?? ^ ^ ^ apitoyer le mandarin et sauver sa <
an .|S ^ ir ^ Wi^^ ^ ^* possible, Wâng-wanli avoua, \
^X^ ^ 1^ -/- S^ ^ îffli *« raconta ce qui suit:.. Je suis de LM
îit MK t8t >w 5W w ÏS Sh ling. Voyageant pour apprendre i«
^^3E^^^4^t^ sciences occultes, je passai à ffiBJ
"/^ ^ ^t" W "il •]# ® ^ yuan. Là je rencontrai le magicien LiÉ
^^^»m*^ alchimiste famé, qui m'apprit à exlral
l^^^âË^T^JS^^H'^ les âmes. J'avais vu, parmi ses bibelot
^^U^BURM «" paquet de cheveux ficelé avec A
iJy ^ A. -^ iPP /fc M ffl ^*^ ^^ couleur. Je lui demandai ceq(
/tSMTCyCltLŒjKM c'était. Ceci, me dit-il, est le chari
^^^^^^^"^ par •^q"®^ j^ possède . rame de l
M ^ Jt^ Wi ^ -k^ ^ 1& yennou de Hiên-ning, extraite parfli
^ à V ^ £ £r. S ïî ^° *^^^- ^^ vous, voulez, je vous la^
^®Al^^^®^*« deraipour75ligatures. — J'acceptai.
»tK wH -wi- 4cJir xif pr 4^ 1.A et brûla un billet portant ordre à
HL^mmMM n mm yennou de venir. - Me voici, dita
0C M ^ ^ ^ ® 1^ ^ s'tôt une voix, dans les airs;
S ^ 4Ç jïjy SI ^ H tt[. voulez-vous que je fasse? — Je vd
S ^ S .^ ^ "^ T^ ii dit le Liôu, que désormais tu soil
j^ ^ p5 «^ fyï ^ ''^ ?B et serves ce Monsieur Wang, qui^
Ht^M^^M 51 M traitera bien. - Plus tard, passai
iSt^imM^^^ïm Fâng-tcheou, j'achetai de môme I
-SâS^ft^Sl^^fti magicien Koàng, l'âme du gar*
lM,<lm^Wi^^^ Kèng-want'oung. - Enfin ja m'eraj
'Pi^WH^M'^^^ rai moi-môme de l'âme de Tch(
uesi — J'avais fait vœu de ne jaa
manger ni bœuf ni chien. Derniè
^ /T ^t >7^ i^ ^ ment, cédant à la gourmandise,
nja^
158. —
m
%ZfLT-ZMm^^
^^m^BZM^m
9-m.^>mmBm^>ù
^^^'Bmnnmz
^mBWi%u.m.mm
nBmunûmnm
mangé un cœur de bœuf rôli CVst
pour cette faule, sans doute, que me
voilà pris. — Cependant, pour être
plus sûr, le préfet de Yén-nan-fou ce
fit envoyer Tcheôu-hoaok'ing, par son
collègue de Fông-tcheou. Il le {Haça
au milieu d'un groupe nombreux, puis
appela Ue-si. Celle-ci reconnut aussitôt
son père, lui parla, et se fit reconnaître
de lui. — Plus de doute! Le préfet
incarcéra Wâng-wanli, et le laissa
mourir de faim. — Cependant Wâng-pi
rentré chez lui, se reposait de ses dé-
marches en buvant, quand il entendit
de nouveaux pleurs. On s'est occupé
de Tcheôu-uesi, et on n'a rien fait pour
nous, disaient lésâmes de Lî-yennoa
et de Kèng-wanfoung. — Wâng-pi dut
encore une fois s'adresser au préfel,
qui appela aussi leurs parents, les con-
fronta avec eux, et établit leur iden-
tité. -— Cette fois Wâng-pi se crut
débarrassé. Tout au contraire. Les trois
âmes se logèrent chez lui. — Les génies
de la porte ne gardent donc pas la
mienne! s'écria Wâng-pi vexé,.. Vous
n'avez pas affiché leurs images, ma.is
du papier de couleur seulement, di-
rent les trois âmes; nous sommes
entrées librement. — Me laisserez- vous
tranquille, si je vous brûle du papier-
monnaie, demanda Wâng-pi... Nuus
n'avons qu'en faire, dirent les âmes. —
Pour quand puis-je espérer votre dis-
solution? demanda Wâng-pi... A l'heure
du destin, dirent les âmes. — Quand
Wâng-pi buvait, Kèng-want'oung qui
avait une jolie voix, cbanlait. Wâng-pi
lui ayant une fuis versé une bonne
rasade, il devint ivre et tint les piopps
36 '
282 ' — i58, i59. —
fô S ^^^ ^ ^ 11^ 5B5 ^^^ P*"^ drôles. - Une aulra fois, m
^ Mi af^ (7 ^ W ^â' '"^'^^^ ^® Wâng-pi lui versa une coupi
^v^lKf X 5B5 W ^ de vinaigre. Quelle drogue piquante
i^ ij^ ^ P{ ^ ^ JiX ^"^ Kèng-wanf oung. Et pour se ve&
W iiliY %£ iîA -^ >k ^^ ^^'^' ^^ découvrit aussitôt divers secrel
S ï *?^ S i "? i^ ^^«^nleux de celui qui l'avait ainsi joué
m ^ ^ ?^.^ TO "T* S? LMuvité dut sortir tout confus. — Uo
5g ^ ^ ^ 1^ -^ Wte ^"^'^^^ ^^*^' Tcheôu-uesi s'élant disputé
0b IB Sr H "^ '^ ttB ^^^^ **^^ ^'^ ^® Wâng-pi, ceux-ci don
ri [Pa ^ >^ w ^ BM nèrent des coups dans la direction a
flO JE T^ K ^ 3S â ^*^ *^ supposaient. On voit bien qa
ifii «1 ii ^5 ^«- S m ^""^^ "^'^ ^''" ^° ^^*^^^°^ ^^ "''• ^
iW 3K ^ -^ iH 1^ H¥ âmes sont intangibles. — Ce grabug
^ iii & iË» ^ ^ i® ^^'^^ ""^ ^^^^ environ, puis la pal
Am^ fi m mm wl"g-ir ' ''" ''"' " '""''""'
^^ Hë, 3^ ./ V "j I^C Q^ Voyez InlroducUon XVIII. — Les magiciens aco»
4pn ^^ *S IIS nC 'M! -4^ pagnent leurs IncaQUlions, de gestes et de saals.
■tfc ^ ^ nkmm
^ -i ^ ^"^IhiiX Sôu-p'ei originaire dé Où-kooi
^ (^ ^ M ^ ^ ^ (Chàn-si), était sous-préfet de Tch'oi
^ ^ ^ H f^ *[fif >ft^ k'i«u durant la période T'ién-pao (741
^ k^ -^ ^ IZ ^^^^' '* ^^^^^ 4^"°^ ^^ ^*^® ^" ™^"^
*^»ra*5? '^ W ï(â ^ à un certain Lî. Ce Lî donna sa fave<
^ ^: fcl ^ >Sl iS TtM à une concubine. La concubine cherd
.^ j^ fijl ia; H S ^ ^ ^^ défaire de Tépouse en litre. El
l-j ÎW ^ ^ yi /4 J5 s'aboucha avec un sorcier. Celun
P^ /V S ^ S9 69 ^ enfouit un charme dans la fosse ai
£^ 4k/ -^ ^ -4U 4,2. p::! immondices des Lî, et enferma dai
^ J- J* 2 M & 2 "" ^""'' ^® *®"'* ^^^^^^" ^^P' p^°p^
#/ ni JR ^ ^ ^ ^ de diverses- couleurs, qu'il avait au
WL ^^^ 2 H ^ ^ '"^^s. L'effet de ces pratiques dev^
jtf^ j^ jjT dg ^1 35;, être lent. — Cependant la coucubii
j^ "w >fôF >B 'M F^ mourut de maladie, emportant «
y^ /v SI ^ B^ P^ secret dans la tombe. — Avec le t<?ffi^
— i59. — î^^
'^ ^ ^ Sfe ^ 5B A *^®^ choses singulières commencéi'ent
^ .Lgt _■ un -^fr- /(jg l^fi ^ ^® passer dans la maison. Des feraraes
j. «5^2 ^® diverses couleurs apparaissaient.
rkmn^WiA^m Madame Lî dépérit et finit par tomber
>fC ^ ^ H -^ î?5 ^ gravementmalade.— Monsieur Li invita
T^ ^ ^ y- ^ -y Bb t^iversraagicîensfamés, qui n'arrivèrent
lîC m; Mî >1^ T^ -^r* r^ pas à découvrir la^ cause de ce hanle-
© ^ ^ 6« tS hI ï^ "®"^- "" Eikdésespoir de cause, Mon-
g» ^ g- -g- ^ij ^ll gr, sieur Lî recourut à la force. Il aposta
S^ ^ ^ ^ M ^^^ gens intrépides, qui arrivèrent à
Wè fp ^ ^ ^ ^ ™ se saisir d'une de ces femmes. Elle
^ ^ A é|i li- Ip] ® ^^3it faite comme une femme véritable,
!^ 4^ -Ifi* âê r*r "M* afe ^^ ^^ débattit avec force. Enfin ils Fa-
^"^ «^ affi w kX -^ T^ battirent à coups de sabre, dans une
]P ^ ^ ^ J] W, ^ "^^'*^ ^^ sang, puis la brûlèrent. — Le
ja 3^ igq Jg rtj: ifl PB sabbat redoubla dans la maison hantée.
^ ^ i^ ^ ^ p^ ^ ^^^ ^^^^^ fantômes parurent vêtus de
Su ^ ni -^^^ -^ ^ IS deuil, et pleurèrent leur compagne. —
V ^Ê J\ ;fcfe jftf ^ ^ Cependant, à force de les pourchasser,
tJ3 -îRî »yis ^ é® ^^ ^^^ ™^*^ ^^^ ^^ prirent encore cinq
^ *A 55Î6 ^ *^ fantômes, qu'ils brûlèrent comme le
i W ^ "f I Bi premier. Un septième poursuivi, dispa-
^ i»}fe x^ Mf^ Â. '^ ^^^ ^^"^ ^^ ^"^^^^ ^"^ immondices. — -
I ^^ '^ •:^ feSs "ô^ Monsieur Lî ordonna de creuser celte
R' 'f^ 'lî^ î^ 1 hB :^ fosse jufiqu'au foiKl. — On découvrit
^ :J^ — ' ^ fô 5® "" charme en bois de pêcher, et l'écrit
>f4e p ^ jtb iS Éfr suivant: Moi concubine de monsieur
^ ^ ^ rU ^^' ^^^^ ^^^^® P^"** '^ ^"^ ^^^ ^^"'
>^ ^ W 3^ "~" ®' j'^^ fâît ^'^î*'<^ ®t animer sept poupées.
dB ^ ffi ^ >fej^ 1^ ^'*®s sont dans une niche du mur, à
t^ 4-^ /S 3â SB ^ ^ ®^^' ^^ ^"^ ^* ^ ^ ^"® marque. Avant
S "X* "ÎS -•"- WW« neufans, elles auront fait leur œuvre. —
JK 5S ^ B ^ K Monsieur Lî ordonna immédiatement
^^ ^ *^ ifll j§ -^ ^® décVépir le mur de Test. On décou-
^T tl^ ^ ^ Pî Tfe ^^^^ ^^ septième poupée, qui fut brûlée
wK ^\ «S ^ H <l> comme les six précédentes. — Aussitôt
^ ^ ^y ^ j^ Wi les apparitions cessèrent, et Madame
Li recouvra la santé.
zrr -jli -^ -J- -JRf ;y: ^"^^^ InIroducUon XVIII, el TH page 562 seq.
iU ~ i60. -
l^^^^i^Mîl^H ^ Hoêi-tcheott-fou (Nân-hoei), 1
Docteur Tâi-yonk'i ayant bu copieuse
ment avec des amis, sortit de la vill
au clair de la lune, pour prendre VAï
'QE ^ ® !^ Jl &k Mi Comme il revenait, il rencontra, pri
^ Hfî ffrt iB O T^ yf^ ^^ P^"^ Loûng-k'iao, un homme v^
« mi no f^ )^ 011 4| d'habits bleus et portant un parast^
rfX ^ )!lS, Bi 'W ^ fl^ ^u» venait de l'ouest. Quand il vitBIon
RSF ^ ^ ^ iffi "^ ^ ^^^""^ '^^^' ^^^ homme parut hésiter. L
^ i9^ -^ eu ^ &à ■*• Docteur soupçonnant que c'était u
^ fie K tl S ^ >9C voleur, le prit au collet et lui demand
-t Jl ^ ^ ^ '5^ ^ ^"* ^^ ^^^^^- ~ ''^ ^"îs un satellite charg
JE f Ife ^^ ^ A Wi if5# ^^ plusieurs arrestations, répondi
^]Z 'j^K rhomme. - Un satellite, â celte heun
mj <1 ^ >\ ^ 9& ^ en ce lieu! Tu mens, dit le Docleoi
^ Iffl ©D 7J iffi LË m ^'ailleurs a-t-on jarhais vu un salellil
^ *ft ^bP Ë& /7k ia^ M4 ^^"^* ^® '^ campagne, pour arrêU
Tf 82 M >a P^r m m quelqu'un dans la ville? Le prétoii
^ ^ ^51 ifc 'f^ 1^ ^ n'est-il pas en ville, et non à la cai
^ ::f^ ^ ^ À Rfl -:îfe pagne? — L'inconnu se prosterna d<
^ ï O 2 * n ri ^^°^ le Docteur, et dit: Je suis a
-^ ^ vL 1^ ^ H iHj satellite infernal. Je viens saisir A
^ ^ ^ 1^ ^ ^ H âmes. — Montre ton mandat, fit leDo(
teur. — Le satellite eihiba un maodi
bien en règle, portant plusieurs nom
m m. ^^ m mm _ ^.„, ^„ ^__ „.
T^ ^ ^ Wt ^ "î^ Jl Le troisième sur la liste, était un col
^ ^ êîC ÎK ^h ife 'W sin du Docteur*. — Celui-ci lâcha I
Hffitf A ^ ^ :^ :% ^ satellite. Cependant, voulant s'assun
™A5gZ#S:^^ de la vérité de cette histoire, et dé^
1^ ^ ^ -f^ -A ^ ^ ^^"^ sauver son cousin si possible,
^ :tul Ç? A fSl IS A s'assit prés du pont, et attendit le fl
^ ^ V a 4^ ^ tfc ^^"^ ^" satellite. - Vers la quatriéil
WM ^ll^ W^ ^ W veille, celui-ci revint. - Les as-tu loi
^ ^ ^ R Jl A M P"^^ demanda le Docteur. — Ooi.toui
-Jt* PI 6IÎ BB "J?^ âî ifë répondit le satellite. — Où sont-ils
;5 S — S ■ demanda le Docteur. - Dans mon pi
^ ^ W W A ® rasol, dit le satellite. — Montre voit
— i60, iôi. — t«&
^ ^^* ^ M^ ^^^ '® Docleor. - Le satellite, enlr'ou-
Yffi ^yr + ÏKÎ vranl sonr parasol, lui montra cinq mou-
i^ »"*- ^ ■"' ches vertes, attachées chacune par un
^ ^ ^ i^ ^^* ^^^ pauvrettes bourdonnaient de
^m ^z
leur mieux. — Le Docteur se saisît du
ig -tif ..^ ..^4. parasol, et lâcha les captives. — Ti-és
£>v ^ in K mécontent, le satellite reprit le chemin
^ ^ W A ^® *^ ^**'®' — ^^ Docteur attendit jus-
rrr jt, ^ j^ qu'au jour, mais ne le vil pas revenir.
5^ ^ ti 1S II alla alofs prendre des nouvelle de
^ ^ ?^ ^ ^^" cousin. On lui dit: Vers minuit il
n^ ^ DfQ ?@ ^ ^^^ P*^^^ ^'"" ^^^ soudain. On le
Af â ^ rt^ croyait mort, quand il est revenu à lui.
W\ ^§ JÇ i^ Au petit jour, il est mort pour de bon.
>T^ J3- ^â ^ Voyez lulroduction XI. — Déféreoce des ofOciers
j^, M^ 1^ ^«^ fhi monde inrérieur, poar les letlrés, les gradkés, les
j^ '^Sk yS ^V foocUonnaires. Voyez Introdaction V. •
^^ ^^
161
 Nankin, Teufant d'une famille
Liôa, un garçon âgé de sept ans, fut
atteint d'une inflammation accompa-
pÉ WL ^^^ ^ 80^6 d'enflure. On essaya de divers
it^ -K 39r 35 remèdes, qui ne produisirent aucun
^% *â S ^ ®^*^^' Alors la mère de l'enfant s'adressa
f^ îw ^ ^ à sa voisine, la femme d'un certain Jâo,
-gj ^ ^ Ï7 qui était au service des juges infernaux.
. ^ 4^ ï^ Quand cette femme avait reçu.une mis-
w >^ i^ sion, elle quittait le lit conjugal, se re-
S ^ R9 ^ tirait dans un cabinet, cessait de man-
± ^ ^ HH ger et de boire, et demeurait gisantci
dans un état cataleptique, jusqu'au re-
tour de son âme. — Donc, la mère de
H^ %
Q ^ ^ l'enfant malade, lui dit: A votre pro-
-j- ^ i chaîne descente aux enfers, veuillez
>^ ^ -^ prendre des informations sur le sort de
^ $lj "ZT mon garçon. — Trois jours plus ïard,
^^ — iôl. —
^ 5^ "^ ® 1^ fM 4Ë la Jâo dît à la Liôu: Ne vous chagrina
RFl 71 r^ :& ft^' "Sr CP* At P^^- ^^"S s^** existence précédente
SalS^ÏÏ:^^ ^''^'^ ^^'^''" ^^"'^^^ °'^°«^'' ^^^ ^"^
^WrBjy^Mw^itÇ nouilles. Il en a tué une quantité con^
^^^^ËL^'l^ifc sîdérable. Leurs âmes se vengent su
s: 4S "gS -ïfe -y "éri i^ — '"^ maintenant. Cependant, commi
:Sfe TO P^ -î^ ^ î*w 1:^7 — * après tout le Ciel autorise les homme
^ ffî ^f* fê ^ ^ fifc PU à manger les grenouilles, et que lel
•JKJ Hzi te[ «^ HH ^ A -^ ^"^®^ animales sont gouvernées par Id
2,1 S S 5 S ^ it S '^^°° ^^' ^"^^ '•^g'^"^' p^"''^" ^1
^^Wi::>wCj^lBl vous priiez le général Liôu-mong, volrl
^ g ^ ^ «: garçon guérira. — La mère fit ainsi, el
l'enfant guérit aussitôt. — - Une auli^
fois, la Jâo resta en catalepsie durant
nmji^m^ë^M
^ l^^i^ M '^ M B3 ^^^^ Jo^ï's et deux nuits. Quand elh
'^'tp^^1ëC'-^&&k ^^^''^^^ à elle, elle était exténuée et cod
iL'^îr;^^ rî 1 ^ ^^^^^ ^^ ^"^"*'- Ç'^ ^^^ chaud, dit-elU
tiX # JIWi WF ^ M A ^ à sa belle-sœur. J'ai dû prendre Vm
Mji^l^^^i^^ ^^ '^ ^ï^»**® X- S'est-elle débattue, celft
ES ^ S ^M 5S ^ ir* -fr- v'^ago! Enfin je suis arrivée à la lier.-
t^ ^ :#^ a ^ ** Où est-elle maintenant? demanda la
vi-Vfm^ml^^fr^ belle-sœur. - Je l'ai attachée à l'ar
^ ^ lii| ^ ^^ ^ ik. ^^^' ^^"^ '^ ^^"^' ^° attendant qal
4© ^ /tfrl tffl W. t£t a jAl. J'^*^ ''^P^ls quelques forces. —La belle-
?S^^fB^):5^PPl>^ -^ sœur alla voir. Une mouche verte étal
^HH^Î B ^^Itt attachée à l'arbre par un cheveu. Elh
^'^fiSlff^îl^fÔlS '^ ^"^' ®^ renferma dans sa boîle i
-T^ ^ ^ ^ ^ -^ Li ^ couture. Quand elle retourna voir la Jàtt,
•« ^7 ^ ^ ^ >7 ImI 3^ celle-ci retombée en catalepsie, hurlaï
S^^fê^^|g^5^ piteusement. Dés qu'elle fut revenue I
• ^-«S^- dit-elle à sa belle-sœur. Je n'ai pas pi
ki ^M W-^ ^ ^iHQ livrer l'àme. J'ai reçu trente coups *
ffi ** 4a 46 ftfj â' iffi ^ P^^ ^"^^ ^^' ^^" recevrai da-
TT /^ Aw xiS rUii :^ 7^ w vantage. Rends-moi la mouche varie,
^^AcJti^P^fiSê^^tfti ^^^^- — ï^^ belle-sœur ayant constaté
^ ^ ffî f B ^ i4^ ^ itft ^^^ ^^^ cuisses étaient bleuies par ooe
^^^^^ ^'h ^^^^°^® bastonnade, rendit la mouche.
Jfia. m BHB -Œ WI P ^ ^ La Jâo l'avala, et tomba aussitôt ei
— i6f, i62. — 287
9 S ^ ^ S ^^^ ^ ^ catalepsie, puis revint à elle, comme à
rÉ&jK-Jc^*rt 5©j® rordinaire. Mais, depuis lors, jamais
» ^ ^ I ^ LU ^° °® ^"^ P*"^ ^*''^'' *^'®''® ^"^"" ''^"'
ISIHE AW/HASI seignement sur ce qu'elle voyait et fai-
iSb^W/^l^ffl^ sait aux enfers.
Il XQ ^& 4nL ■^ê' =yR- -A- 4.-1 Voyez InlroducUon XI. — Comparei numéro 71.—
M 01 3® SR ^ 5V S ^ ^"^^ animales, Yoyez TP page 74. — Liôu-mong, aa
KBsl^BFiS*:^: f& ^ Hâng-tcheou (Tcbée-kiang) le
î lui ^ /Il SX — '-^ Ji\ bachelier T'âng-uheuk'ounn âgé d'uue
génie local.
162
|- '—' ^^ '-- ^"^ — -9^ uaciiuiier i ang-i;aeuK ounn âge a une
^ ^7^^ — "t^?i^S trentaine d'années, était précepteur
Ira— tij^^S^Si ^*°^ *^ '*'"*"^ ^^- ^" ^""^^ à^XiVt^x,
^ !*• ^% BSi IfâïC â& ^ Tî ^^"^ '^^ élèves étant rentrés chez eux,
F ^ W «s 5< io ^ Ti le bachelier étudiait dans son école bien
P^fTO K^>!^^^ ^^^s® ®^ ^*®o chaude. Soudain un hom-
h A hV ^ ^' '^ DU ^ '^^ décapité entra par la fenêtre. Un
'^ii^^^^-feê second le suivit, puis un troisième.
E^mm^W-^^^ Enfin sept décapités, la léte suspendue
jK ^ — -• jRRf à la ceinture, entourèrent le bachelier
paralysé par la terreur. Prenant leurs
tètes, ils firent ruisseler sur lui le sang
^Pl«î#«0 ^
pénétra. Enfin le petit domestique de
l'école étant entré pour apporter au
maître son vase de nuit, les sept koèi
^ ^^ ii^ m ^ n Quî "Cn découlait. Un froid mortel le
I :$: Si SI ^h ^ ff
^ g^ ^ jj^ ^ ^ ;±. disparurent. Le bachelier tomba par
p ^ ^ ^ gg mj M^ terre, sans connaissance. Le petit do-
I -^ ^ ^ *^ '^ >2S mestique appela au secours. Monsieur
Ê ^ A r^ A ^ ^ Fan accourut. On mit tout le reste de
li ^ ^ P^ 13^ DvSf ^4^ ^^ °^^^' ^ ranimer le maître avec de la
\-' 4± 'jbi vL 7{. t^ m ^*^^"^ de gingembre. Au jour, il de-
u tt ^ W -/V ^ ^ manda qu'on le portât à son domicile.
i( ^ ^ tM i^ M S Monsieur Fan fit véhir uo palanquin. —
11 fallait passer devant le temple du
Génie de la ville. Soudain le T'âng cria
in^^Kn lit „„„
i LU i^ ^ ^ Mé ^ Arrêtez! Arrêtez!. Reportez-moi à mon
MS
— i6î. —
znn^m^n.B^^
^m:nm^^Aliiim
»Ù':ân^tam$Ê^A
DO
école. —Les porteurs le rapportèrent
Les sept décapités m'atteadaient ^ev;
le temple, dit-il. Je n'ai pas po
ser. — 11 s'alita donc d.ans son è
Une fièvre ardente le saisit. Moosi^
Fan fit venir sa femme. On le drog
le mieux possible. Il perdît conna
sance durant trois jours entiers, pi
revint à lui, appela sa femaie, et i
dit: C'en est fait de moi. Je vais moi
rir. Je reviens des enfers par fa
spéciale, pour te dire adi^u. L'a
jour, quatre satellites infernaux ra'o
saisi et entraîné. Un tourbillon i
poussière jaune m'aveugla. Je comp
que je descendais aux enfers. —Qn'i
je fait? leur demandai-je. — Regai
ton visage, me (firent-ils. — Conann
un homme peut-il regarder son vîsaj
demandaî-je. — Ils me passèrent un |
tit miroir. — J'y vis mon existence fi
sée. Sous la dynastie Ming, je m'ap|i
)ais Oû-ts'iapgj et étais sous-préfet
Leôu-hien (^jâng-son). Un jour se
brigands me furent livrés. Leur pro^
devait aboutir à une coodamnati
capitale. Ils avaient enfoui, .dans <
endroit connu d'eux seuls, quarar
mille taëls, fruit ,d.e leurs brigandag
Ils dirent à mon secrétaire, un cerU
Pù: Si le sous-préfet jiaus sauve la y
il y aura vingt mille 4aëls pour lui*
vingt oiille pour yo^s. — - Moo sécrétai
me fit leur propositipn. Impossible
les sauver, répondis-jé. ~ Bahl dit m
secrétaire; tâchons d'avoir l'argei
vous leur couperez la tête ensuite,
ne sera pas leur faire tort. Donnez-m
carte blanche. — Je le laissai faire.
Nous eûmes Tarjgent, et le^ brigaM
— i62.
i^BBmmmmm
furent décapitas. — Cest eux qui ni*ap-
parurent l'autre jour. Aux enfers, j'ai
été confronté avec eux. IJs]niirent leurs
têtes sur leur cou, et m'accusèrent,
puis les suspendirent de nouveau à la
ceinture. Je me prosternai devant eux,
leur promettant de payer des bonzes,
de leur brûler du papier-monnaie. Tout
fut en vain. Ils secouèrent leurs têtes
avec leurs mains, en signe de refus.
Puis ils voulurent me mordre. — Arrê-
tez, leur cria le juge infernal. Après
tout, vous deviez être décapités. Le
Où a eu tort de prendre votre argent.
Mais 11 y a un complice à citer d'abord,
le Hù. — Les koèi mirent leurs têtes
sur leurs cous. Celui-là, dirent-ils, nous
l'avons dévoré depuis longtemps. Au
tour du Où maintenanL — Pourquoi
avez-vous attendu jusqu'ici, pour vous
venger de celui-ci? demanda le juge. —
Pour diverses raisons, dirent les koèi.
D'abord, après avoir été sous-préfet, le
Où fut réincarné comme rille,.et épousa
un mandarin de premier rang et mé-
rite, nommé Séng; nous ne pûmes pas
nous venger sur lui alors, à cause de
son mari. Puis il renaquit homme dans
la famille T'âng. Or les mérites des an-
cêtres de cette famille l'ayant fait pi'é-
destiner à devenir bachelier, nous ne
pûmes rien contre lui jusqu'à sa pro-
motion. Il a été promu cette année.
Notre heure est venue maintenant. Nous
ne la laisserons pas échapper. Faites
votre devoir! Rendez-nous justice! Li-
vrez-nous cet homme! — Cela dit, ib
suspendirent leurs têtes à leurs cein-
tures. — Le juge infernal se frotta lon-
guement le front. Finalement il me dit:
290 — i62, i63. —
•^ ^ ^ ^^>3 f^ » ^ ^ Ils ont raison. Tout ce que je puis faiii
^ M Sic B '>^ oT ^=^ h ^^^*' ^^^' ^'^^^ ^^ ^^ ^^^^^^^' P^^"^*
" ^ /N* ^ -r- H| >f7 j^ congé de la femme. — Adieu doaç
# iW i^ :Hl ^ ife ^ ^ C^en est fait de moi. - Cela dit^T'ânj
Hk ^ ^ ^ ^ t/J A i^ cheak*ounn perdit l'usage de la paroM
iw-^^^^ï^'^ ^^ ^"^^^ ^" agonie. Sa femaie brûla v^
la* 5k ^l ^ ^ lit <I ' du papier-monnaie en quantité, é
;« K'I -EL I^ ^ ^ tr A P''»^"^ ^^ suppliant. Rien n'y fit. T'ânf
!-»:• -*r -r. ïn /fâ /!« KA^ -T^ cheuk'ounn expira, sa^s avoir dit
#C ^ g a ^ # g ^ ^ot de plus.
fgfe Ml ^ ^ 1^4 ^ B W Voyez lutroduction VI. — Comparez numéros.
# ^ ^ 5^ m^^ 163
:^ n ^ ^h mmM
jKA^m ^««^ A T'âi-tcheoa-fou (Tchée-kian
^ ^ j^ "^ 'f â tîK vivait une femme Tchôu, dont le m
^ ^ >î^ M Sfl Y^ ^ faisait de longues absences pour cai
^ Jtik ^V^ /m \^ -hz =^ ^^ commerce. Un soir qu'elle et
«O: T|E HE <tiA> U ^JrlPC dans sa ciiambre, la lampe allud
;j§ — • ^ï ^ ^ elle vit apparaître soudain un eu
tîiî 03 H -Ê! ^ ^ étrange. Il était vétti d'une robe roa
■^ § 5Î ,^ 2 S i *^^*^^' ^^^^^ "'^ ^^^^^® ^*^^"^ ^^ ^
^ ^ -^ Att 2^ PI 'vN pieds nus. Avec des gestes indécenl
H 5^ I® T^ ^i?k ^ il dit à la femme: Je te veux p^
v4r îWî ^ H ® in tc épouse... Elle fit effort pour le repoi
Ï3f ^ Œ ^ W 3*»^ T" ser, et s'évanouit. — De ce jour, i
73^ 5^ H 31^ â 1^ ^ fut obsédée, et dépérit à vue d'(
M^F. ^ ^ HSil ^If^ ffr' . Une bouffée de vent annonçait la vei
S 1 1 À S M Bi ''^ ^'°-''°"- '"'^ " «PP---"'
IIL ^^ W -^V ij£^ >A4 tnf femme seule pouvant le voir. -
^ m ^ "fè^ ""F ISl ^ ^^^^^ ^^ '^ ^^"^ ^^"é® ^® ^^^''^ f^"^'
•3E ^ ^ ^T ET IJ^ K!L "" certain Yuan, était doué d'un c<
^ 2» ^ H ^ ï'^ge et d'une force peu ordinaires.
^ -W *S ^ ^ r^ ^ marchand Tchôu élant absent, et F
^ ^ 5lc ^ ^ — ' ^ session de sa femme durant toujoul
^^ Wk TcfX !^ 4hf Gif fôâ ^^^ parents la confièrent à ce Taii
^ -^ 5k ^ ^ ^l| iP Elle alla loger chez lui secrètement. W
Im,^ ^ Wi "^ ^ 1^ rantasseziongtemps, elle fut tranquill
- i63. — 291
i^^^^^:^^ Mais un jour le yâo-koai arriva. Ali!
î jSâ 7\ RH iFP -P* 4b '© ^'^^^ *^^ ^"® ^" ^^ cachée, dil-il.
t^Bnm^^^^ ^^^ pourtant fini par te retrouver. J'ai
C <R r J ^ 1^ ?$ IpE ^ eu du mal à passer le pont. Le chénn
I^^M^TJ^i)^ ^" pont m'a arrêté et battu. Mais enfin,
I* ^ tuf ^ ^ TXL i^ Vtt "l'^-^lant caché dans une charge de fu-
ï ^ « ^ "^ W « ^ mier, j'ai passé inaperçu, et me voici.
î f^ î^ -^ ^ -^ ^ ïir ^'^'^ ^^^" ^"^' ^^ cachasses-tu dans un
^ïfr-lrntilâ)!!^ B3:te sarcophage en pierre, je te retrou-
c »i: 5W T :aî: w m^ f^ ^e.^i _ j^^ j.^,^^^ ^^,gj.^.j ,^ y^^^^
» ^ iHi "" 1^ ita ™ Jlfc Celui-ci prit un sabre, et en donna des
^ Jffi ^ff H H *S m J^ coups dans la direction que lui indi-
K Bâ ** i® "^ 7P cb ^ ^"^^^ '^ femme. Le yâo-koai évitait la
» |§ iW ?w >p tt: T"» ^ plupart des coups. Cependant, une fois,
^^^^^gfJ^I^ la femme battit des mains. Il a reçu
r S rf^ ^ P M'J âl^ 5^ "" ^^"^ '^""^ '^ ^"^^"^^ dit-elle. — Elle
I S ^^ ô Hfi ^^ ^ ^"'' ^^''^"'^^ P^"'" Plusieurs jours, puis
'■^^Hffiï^^^^» l'ittcube revint, un bandeau autour du
& "^ ?^ ^ ^ ^ 5[$ )^ front, et ses obsessions recommencè-
i ;S ifJl- iK5^ iS i=& îH^ _. *^°^" ^'^ ^'^^^ '"^ ^^'^ ^^^ coups de
S '^ IgE IS -lif TH ItL fusil. Un coup l'atteignit au bras. —
" "^ ^ W ^ ^S ^ 1^ ^^ femme fut de nouveau délivrée pour
F ^ I8& ^ ^ ?P yfr :fê quelques jours, puis l'incube revint le
ttSSmSSSS ^'^^ ^" ^^»^^^P^- Cette fois il battit
" ^ iM ^ "Vl -^ wm fllip cruellement la femme, et la mqnaça de
^ Zl lit Hfc 5l$ M'J ^ -fé ^^ ^"^''- " Exaspérés, le père de la
fe A if^ n ^ W 7t i^ femme, et son. beau- frère le Yuan, ré-
t ù,^ ^ ^ ^m ^'gèrent un p^acet au Génie de la ville,
IfW^^^'WÎ^'^ et allèrent le brûler dans son temple. —
II ^Ê. :§P î^ ^ ■"-* 4^ ^ C^^^^ '*^^'' *^ femme fut citée par deux
t n^ ^ î=l 5C^ P 35^^ satellites infernaux. Tout en fa condui-
^"^Wtilsr P «^ sant au temple du Génie de la ville,
c Ô^ Wi B5 *!^ ^ BÊ ^ ces deux indUidus tâchèrent de lui
S J^ ^ 'fît i-â* ^ St hI^ extorquer quelque argent, comme font
t^^^^m^^lfm. ^^^^^ congénères de ce monde. Nous
' ^ ^ 'W 1^ ?n Ï3f 5© ferons en sorte, dirent-ils, que ton
f .fi- W^ ^ è ^ ^ ^ affaire finisse bien. Mais tu nous devras
"*^ deux mille taêls de papier-monnaie. Et
ne dis pas que c'est trop cher. Dans
^mm^^BmB
^ ^ ^ ^ W M' ^es enfei-s, cela ne nous fera que vingt
29i — i63, —
TJ^H^^lîtt^^ taëls d'argent, au titre de 97 pour cenl
iHJ R M ï& rt *1 î-l "^ Et puis, nous aurons des frais à faire. -
•^ 2 ^"^ ^ — ' ''^ fenime répétait toutes ces parole
<I"3^M'4'^P3^+ comme en rêve. Son père et le YnâJ
^^I^Pqg^lUBB^ t>» ûlérent le papier-monnaie denoandé
/^ m ^M. "^ îiIm^ ^" P^^*^ *^"'"' *^ femme revint à elle. -
A ^^ ^ m ÏÏh UL L'affaire est réglée, dit-elle. Le Géni
M^^I^^^^M ^^ ^a ^i*'e a appréhendé le yâo-iod
f& M -tr 4? ^ HtÊ S, Ék ^'^st rame d'un certain Ma, jadis por
^W*^An-J^-5^-^^ *^"^ ^^- P^*^"q"i»s dans le quarti«
W^Xw^I'SEM^ Est. Le Génie lui a fait donoer qo»
^l^^flr^^^^ rante coups avec le grand bambou
^ ^ 0â l*r S ^ nff W ^^^^ * ^ "^^^ ^ '^ cangue. — La ferani
^ Bh 7& KK 7^ Wi 3M ^ parut délivrée, et. ses parents étalea
^ — ^ "^ l^ >7^ ^ >f|^ ^^"^ *^ j^*^' quand soudain, le Iroi
H\ Hk ^ Itlffr-SSdUi^ ^^^"^^ i^"*"' ^^^^ ^"^ possédée. Une voi3
^^>T*'ttflgj<.TBfc^KK Je suis l'épouse du porteur de palaft
J^ \î\ % ^^ îk Hj M'I^ ^"ins Ma. Pourquoi avez-vous accui
Il&EEi-:fi:nB Mfi f& ^J^ ^A ™^" mari? Je viens Je venger. Po^
mm^i^m^my^m commencer, je vais t'arracher le
f} W ^^B^ y< ^^M yeux. - A ce moment, la Tchôu reçi
?/k A ^ ^ d:^ ^ fâ ^ ^° P*^*"^ ^8"''® "° coup de griffe, qi
^â^S^SSm '''""«'" "'■"''"'• - '"" •^'■^ "'"^ "'
>1^ :>^ 5K tW -« lœ ^ ;11 porter plainte au Génie de la ville. -
M^^^^jK^'^^'kXi ^^ ""^^ suivante, la Tchôu fut de doi
^ BS ^ ^ ^ ^ /fc iMl ^^^^ citée. Le Génie tenait le bilk
^JS'ê'^w^^^^ '^^"^^^ P^^' '^" P^^®- ^^"^ ^^^' '^
M.H^rJî^Wiym'mW homme et une femme, étaient à genoa
^ ^ ^ ^^ M- i^ 9^ devant lui. — Misérables! tonna I
"^ liT BË ;Sr Jifni 4^ SS te Génie, vous êtes une digne paire ! Qu'a
— • J /p^ w ^ ^ K§ 5^ commence par les couper en deux pi
i$wi^|ffiK=l^^ le milieu du corps I - Les bourreai
im^^^WH^^ préparèrent le grand couperet. Un iw
n^^^fer^ ^ ^m *^"^^P*'^^' *®^ ^^"^ ^®^^ étaient coi
W Wh m im ^ >5C 5m ^ pés eu deux. Le sang ne coula pas, Ifl
^ ^ BM -S S iS^ itfc I^ entrailles ne s'échappèrent pas; seule
T^^ËI B>fô@n^ffldliS "'^^"^ ""^ fumée noirâtre s'exhala de
-Htt t^ â P^w » ^ H* tronçons, qui sedissipèrent.- Que faul
iTffUl — ^5PA0 il faire de leurs âmes? demanderez
i63, 164, — 491
164
^ ^ y^ |S :^ les bourreaux. Faut-il les reléguer
^ 'M' rTri S -^ ¥Ê ^^"^ '^ région des ttién. — Non, dit
^ ^ m Jù M^ le Génie. Ces étres-là nuiraient noème
"T* 1^ ^ i[^ I9| ^^^ ^oèï. Eteignez Pâme de rhomme,
^ -ib 4it ^Sl }^ WSl ^^ reléguez eelle de la femme dans la
J; ra î£ S S S ^^^^°" ^^^ yakcbas! - Alors deux
^ |lQ Imj s ^ "^ bourreaux à longue barbe, se mireat à
^ ^ ^ ;||^ ;^ ^ éventer Tâme du mari, avec de grands
^ FT AS ^ rSî 33 éventails, et la dissipèrent comme une
» 2 ^ u '^ ^"™^® '^^^^^- ^"^^ **^ ^^^^^"^^ ^'^® ^®
>7 :^ ^ aE ^ iw la femme, et Texpédièrcnt dans la ré-
^ !^ 9^ Ir^ P^ 1^ ^^^'^ ^^^ yakcbas, pour y être appliquée
^ n^ ^ S ^ ^ ^"^ travaux forcés. - Madame TchOu
Tvl FI l/j gSc ^ ^"^ se réveilla guérie. Elle ne fut plus, ni
^ ^ [ël 1^ ^ ilF obsédée, ni possédée. Elle retourna
se ^ -^ lÉ ^ R ^^"^ *^ maison de son mari, et eut,
s^ S S I — ^ ^^^^ ^^ temps, deux garçons et une
M ^ ^ lil ^ Itt fille. — Cette histoire s'étant ébruitée,
g  S| A ^ un certain Tcbeôu-seu dit: Je com-
i* mr^m^i^
prends maintenant un phénomène, que
- ^ -^ **v »i« J® n'avais pas pu m'expliquer. Un jour,
jJC 42i "^ jl^ 1^ ^ en passant le pont avec une charge de
#^ 4;S t& -^ /S fumier, je sentis soudain cette charge
^ Ëâ -^ ^ M ^ devenir beaucoup plus lourde. C'est le
W m 'J^ Jt MW Ma qui s'était caché dedans.
jn JSÈ ^F. ^? ^^ ^^ ^^^ '^^^ '^'^"^ "^ ^''^^ ^^ entrailles. — §|{ 7W^,
j* » -^^ y^ ^. ,|j- ,. l'âme d'une âme, exclue de la métempsycose. A "^ f^
«Il m^l^^M' JI.AI,liiA?6fls«.JllJl16i:.
Autant les /coéi sont redoutés des hommes, autant les
- - tsién sont redoutés des koèù — Extinction de l'âme,
>^ .^y 1^ ^^ comparei niméro 5. — Yakcbas, voyez TP pages 365
rs mR jm» et 380. — Incohérences, voyez Préface. Le numéro 137
affirme que les koèi ne pèsent rien. Ici, un koèi alourdit
sensiblement une charge.
S mmmpn
m M ^i iÉ^
Snb '^^ ^ ^ Wt t^ Quoique jeune encore, Li-tsenii
^ — ^ m Wi W était un habile médecin, célèbre pour
4ji '^^ V^ ^ Wl^ ïa perspicacité de ses diagnostics. —
164
Î94 — i64, i65.
^^^ /V ^ ^ ^ ^ ^® préfet de U-tcheou (Heûe-nan),
^ m^n^f-n'
nommé Hù-young, séjournant à Li
yang, son frère cadet fut atteint d'um
ift TL rfi -^ T^ ^ ^^^^^ ^® cardialgie, dont il souffril
^ ~fr 48S fô ^ Hh du^sii^t plus de dix ans, et qui le réduisil
A M ^ ^ 5^ ^ rextrémité. — Une nuit, le malad<
-^ S fp "T* iHb S^ entendit un koèi caché derrière le pa-
1^ i& Hj ^ lli^ ^ ravent, dire au koèi établi dans soi
4^ <-^ A JB ^*B >5^ ventre: Dépêclie-toi de tuer ton hom'
2^ /^ ^ ^ ^ me. Autrement, c'est toi qui sera!
Wi ci ^7^\^ ^C exterminé. Car Li-tzeua va passer pai
"^ ^>-. _ . - ^^ .^.^ ^^gç ^^^ drogue nouvelle. — J«
n'ai pas peur de lui, répondit Tautre.-
Averti de ce dialogue nocturne, le pré-
^ IB -^ P^ ^ ^ ^et Hù-young fit inviter Lî-tzeun i
venir traiter son frère. Au .moment oâ
- - le médecin entrait dans la maison, 1«
-8R ^ ÏJt -W malade entendit comme des gémisse*
^ â s ffli naents sortir de son ventre. — Dés qw
^^ Lî-tzeuu eut vu le patient, il lui dit
Vous souffrez, non d'une maladie, mai
J^ pfl ^ ^ d'une possession. Prenez ceci!., e|
fi H© ^ B© ^ tirant de sa valise une pilule rouge, î
|g[ R-' Pt* *+' 5^ Teut avalée, on entendit, dans sei
B ® "^ M ^ entrailles, comme un grondement d(
^ d& ^ &f Ctl tonnerre, suivi d'une débâcle torreo-
^^ 'î^ ^ ^ ^ tueuse. Le malade fut guéri du coup. -
iS ^ -S ^ La pilule de Lî-tzeuu est devenue clas
S ÉÉ -7' ^^ Q sique. C'est la Pilule des huit venins
Beaucoup de maladies sont attribuées à des kM
logés dans le corps, et cela depuis la plut haute aoù'
quilé. — La graine de Croton liglium forme la bas« à
la Pilule des huit venins.
J^ ^ ^ ^
m mmzm
^ ^ Mi S. ^
a? — - m1 11 n'y a pas bien longtemps, ui
^ * "4^ ifi ZTC ^ marchand qui voyageait, rencontra ui
— 165. — 295^
^ ^ iin B Wi inconnu, lequel fit route avec lui du-
Vi ^ ^ M -PB ^^^^ plusieurs jours. — Soudain Fin-
vt ^ ië 9Vi m connu dit au noarchand : Je suis un
!^ A ^ 1^ ^ ^oèi- Nous allons passer prés de ma
AH^i
tombe. J'ai un service à vous deman-
t^ ^4 A -4- rt ^^'^' ^^*He compter sur vous? — Si
W ®t J^ ^ O la chose est en mon pouvoir, dit le
^ ^ W ^ ^ marchand, pourquoi pas? — Alors le
IK pH âft* 1 bSê ''^^^ ^*^' ^" ^ enseveli avec mon corps
^ ^ ^ ^ quantité d'objets. Leurs disputes ne
B ^ wA "[AI ^ ™® laissent de repos, ni le jour, ni la
^ ®f ^ ^ S)t "^*^* '^^"^z-vous devant ma tombe, et
iH* 3Ï ttf ^ te ^"^^ «Ordre impérial de décapiter
Imj ra» ►t' ^ IS toute cette racaille d'or et d'argent!»
"g* âH ^ ;j^ — . C'est tout ce que je vous demande. —
m^ I /£ ig- ^ Pas difûcile, dit le marchand. — Bien-
^ ^^^Ifm ^ût i® marchand et son compagnon ar-
S ^ "g J>^ rivèrent à une tombe monumentale.
S ^ ^ M ^ ^'^^^ '^^' ^^^ *® ''®^^* ®^ ^* pénétra (Jans
ïîfr îH^ ^H rt âSl ^^ tombe. — Le marchand cria d'une
^9X jih ^J^ Cà Im voix formidable oi Ordre impérial de
^ >£ ]^ ^ êL décapiter toute cette racaille d'or et
d'argent ! » — Aussitôt il entendit, dans
la tombe, le bruit sourd que rend le
glaive du bourreau aux grandes exôcu-
A ^ f)^ ^ "f^ tiens. Cela dura assez longtemps, fuis
LM !>/ ^ "èw A le koèi reparut et lui dit: Merci! Prenez
^ ^ ^ --^ ^^^^* ^^^"^ pourrez vivre tranquille le
H w S 3^C "Z* reste de vos jours. — Ce disant, le koèi
remit au marchand une brassée d'hom-
mes et de chevaux en or et en argent
massif. Toutes ces figurines étaient dé-
fi A ^ ^ 1^ capitées. — Quand le marchand fut ar-
't^ s 4îi É)r ^ '^^^ ^ Tch'âng-nan (Chàn-si), il voulut
i t4^ zL ^ réaliser la valeur dû métal. Un détecti-
^$ E9 T' se ffil ve avertit le sous-préfet, qu'on offrait
^ H tij ® J^ ®" ^^"^^ ^^^ objets antiques, qui ne
*£ 'S i^ ^( 4ffi pouvaient provenir que d'une sépulture
^ violée. Le marchand arrêté raconta son
^ :^ W ^ ^ histoire. Le préfet averti at ouvrir la
Î96 — i65, 166, —
/?! ÏIJ ftft ^ ^^^ 13Ë tombe. . On y trouva des centaine
tb "îRlT ^ ^ ^^ A d'hommes et de chevaux, en or et ei
n^ JKU ^ S& 1^ A argent, tous décapités.
Nfl| ^ m >2^ ^t* 1^ ^ ^^** ^' ^''^ *****" "^^^ ^^ dixième «iècle. -
\^ ^^ 1^ ^j* -^ gn Cest l'opinion comaiun€. que les objets ensevelis du
..^ j^ Jr^ 1& "T ^Q 1«8 tombes, ^'animent, servent aux morts, d parfiHS le
•Aft 3IHP -^ H*" ■fct» ^Zf contrarient. — Par ordre impérial, les figurines se laif
^B ^5^ -^ ^Ç Jtt 3x **•*"* décapiter. Sans cela, elles auraient résisté
jû; <2s ,4J^ '^ xr* «^a Extension de l'autorité terrestre sur les êtres inlemaii
5y -fi^ S niî Iffl W VoyeïInlroduciioûV.
^J itt -;! 1^ 1? ^
^ -BS î4 ^ ffiS A
SA ^ ^. ** •— R' ^^"^ '^ territoire d'où sortît jadfe
®l ffÇ "C ?St =1 if^ la dynastie Ts'înn (valïée de la Wéi
A ^ â 1^ 5E. $lî Chàn-si, Kân-sou), il faut creuser par
^ «^ ^ ^ -j- ng fois jusqu'à cinq toises de profoodear
â^ 7C e^ ^ ^ ^ ^^^ atteindre à la nappe d'eaa soutef
^ "^ Wt ^ ml ^ raine. Dans cette argile si sèche, la
1^ P^ â ^ 5tc ^ cadavres oe se décomposent pas. Auss
»ffl b(l Bd 7^ ^ ^^^'^ l'usage, dans le Féng-siaog-foi
W KM W /JÇ St (Chàn-si) et plus à l'ouest, de les fain
S «^ 1^ W ^ Ëf pourrir d'abord à l'air libre, jusqu'à c
^ ^ ^ ^ ^ ^ ^"^* "^ '^^^^^ ^"® ^^^ ossenneots blan
:> rg" S NI H ^-^ ^^*^' ^^'^° ensevelit ensuite. Car m
"^ i& ^ ItiJ ^ ^^ cadavre non décomposé, enfermé daa
^ ^ H ;^ ^ M '^ ^^^^'^^ ®^' "" ^^°^®'' public. II 9
^ ^ Wl 3& W W couvre de poils blancs ou noirs, et de^
* ^ !S^ f^* vient un vampire blanc ou noir, qi
* ™ Kl M 69 «G rôde et va jusqu'à s'introduire dans le
j^ 1^ ^ ^ S -^ habitations. - Jadis, à Féng-siang-lo^
ifil ^ A 9S '^ '^^ voisins du préfet Liôo, une familh
yL !^ ^u Soûnn, ayant fait creuser un canal, oi
ir !7C ^ "fu A découvrit une porte en pierre. Quani
iSÂ @ 1S fln ^* ^° *^^^ ouverte, on trouva accès, pa
^ ^ n ^^ '-_ une allée, dans une salle souterraine
Wi ^ ^ ^ Jf^ L'allée élait garnie de d«ax files &{
^ W ^ in ^^^^ ^^ ^^ chiens en faïence. Au miliei
M* :g; . ^ de la salle se trouvaient deux sarcopha^
^ 'ml f^ ^ mes et des femmes, en grand costuma
— i66. — 297
W- W ;è ^ élaient cloués debout à la paroi. Ceux
©*H^
qui ensevelirent jadis vivants, dans
JS: ^1 1^ ^éâ ^^^^^ tombe prlnciére, ces pauvres ser-
'^ W TO Wt viteurs et servantes, craignirent sans
Àê *^ Jh ±^ ^oute qu'ils o« prissent, dans leur
-« jj^ -y. ^ agonie, des poses peu séantes. Ils les
S 3^ >1^ ^ clouèrent donc au mur, droits et rai-
^ ^ ^ ^ ^es. A l'ouverture du caveau, les corps
im B -^ IS paraissaient entiers. Dès que l'air vit*
^ -S TT ^ ^e l'extérieur y eut pénétré, ils tombé-
^ P^ 3E fg rent ^ poussière. — Sous la dynastie
"f^ }^ ^iÊ. actuelle, à Sông-kiaug-fou (Kiâng-
HU ^ -g- jjjH «ou), au moment où sa mère allait
1^ yV :S Jmà mettre au monda lie futur général
— ' P^ ^ Tchâng-young, son père vit apparaître
"F P^ Ml ^" homme encuirassé qui lui dit «Je
M^ ^ ^ ^"^^ *® général Hiâheou ôe la dynastie
^ bD ® Hâo» et disparut. Un instant après,
^ ^ ^ i^ l'entant qui devint Tchâng-young nais-
^m, g A« r^ sait. H était évidemment une réincarna-
S^ ^ V^ lion de Tancien général Hiâheou. —
'^ ^ ^ ^îf Mais, ce qui est plus curieux, quand
^ Éd* I^ ^ Tchâng-young fut mort et qu'on voulut
» 5^ ia -S ^ensevelir dans un terrain acheté à cette
Sffif PÇ l35È ^ji fin, les fossoyeurs qui creusaient la
^ï ^ ^ ^ fosse, découvrirent un ^antique, sarco-
îS^ ^ BB ii phage, lequel portait en grosses lettres
^ ^ a jT l'inscription suivante «Général Hiâ-
^ îff "^ W heou-tounn». JV'est-il pas singulier
^f tob ^ in ^"® ^^ homme ait été enseveli deux
•^ :^ o* tfj ^^^^' ^^"^* ^^"^ *^^ ^^^ réincarnations,
►v f^ Kf a à deux mîllç ans de distance, au même
'5$ "^ ^ ^^^^^ ^" '^^^ 278, et la Table, article Sacrinces
3ltH "jVA -tï- humains et Sultie. — - Il s'agit de la dynastie Hàn de
)^P î^* :^x ' C/idu.troisièrae siècle, période des Trois Royaumes. —
A travers les vicissitudes de la métempsycose, c'est
l'àme, toujouK la même, qui fait l'individu.
If ^lE
38
298 — i07, 108. —
168 ^ >g ^ i^; *^^ *^^
ÎS. "A « H ^ Wl A 70 stades au nord de Ping-tche«
5C yV tB /3 ^ / n (Tchénn-ling,Tchêu-li), se trouve un
# lit il^ ^- ^ ^K tombe fort ancienne. Vers l'an 621
@^ ^ -«^^ — â& -+Î chaque jour, au soir, une armée d
Jfe ^ i // S -t- ^°^^» enseignes déployées, s'avançai
•W t' I ^ ^ ■ pour l'attaquer. Alors une autre armé
M iHb ^ ^ ^ fi ^® ^^^^ ^^^^^^^ ^® '* ^^*"*^® p^"^ ^* ^^
^^ ^ A :fi ^ :^ fendre. La bataille engagée conliDoal
:^ 2 jusque v^s le matin, puis les deu
fM S^ 1^ ^ iH — ' armées disparaissaient. Cela durait de
^ -^ >?! ^ ^ "A" P"*^ "" "™^*^' quand un soir un pays»
T[ ^ ^ M^ ^ attardé vit une seconde armée de m
!7C J^ 3S. ^ :rÇ ^ lierskoèi accourir au secours de ranné
•i^ '^ Ira ^ Ht A assiégeante. Comme il cherchait à fuii
^ JBd ÉB â -^ ffl ^* ^"^ P*'^^ P^"* ^"®*^"®s cavaliers, (
"X t r^ ^ T ^ "^ené »*» g"^^"^ ^'^^^^ ^® crains riei
^ ± H ^b ^ W lui dit celui-ci. Je viens, avec dm
^ M li ïfii M î|£ leitres, des steppes du Tarim. Un d
^^ - ^^ ^ mes petits chefs a enlevé une de dm
concubines. Monsieur Tchàngenlen
^^mM^
% Jtt ^ ^ ii ici lui a donné asite. Je vais livrer b)
S H^ ^ îl^ "T* ^ '^'"® p""*" '* p'"®'"^'"®- ''°' '" "^ "'
^ "^ fl^ «it ^ bIJ Voyez loltoductiQn XB.
^ v^ Kl^ — ' ^ 1^ Sous la dynastie Soèi (commeDCi
i^ — ' ^ in ^ ^^^^^ ^" septiéoîa siècle), le génêP
e A db, J!. W commandant Tarnaée du nord Chèi
Ms ^^ ^ ^ ^ wansoei, demeurait à Tch'àng-n^
% ^ Mj J^m (Chàn-si) dans le quartier Tâi-hi«
tsa W% Z!^ -bn ^ ^^^^^ '^ maison qu'il habitait éti
S S è w! S notoirement hantée. Plusieurs di
^ ^ 1| lit W habitants étaient morts, victimes <
^ ^ ^ iSl Wi ^^®^ malins, disait-on. Cbèu-wan»«
— i68, 169. — 299
169 Hg A 1^ & ^^^^^ qualiflé ces propos de balivernes,
et avait acheté la maison. -- Une nuit
7& ™ ^2 un homme en grand costume lui ap-
S fe parut. — Qui ôtes-vous, demanda Chàu-
^y ^ ift &1 wansoei. — Je suis, dit le koèi, le gè-
^ ^ ^- néral Fân-k'oai, du commencement
.00 S ^ in des Han (TH page 308). La fosse d^ai^
W S* t^& >!? ii? sance de votre maison touche presque
à fnon cercueiL Cette odeur m'est
insupportable. Veuillez déplacer cette
s:
pt
^ïfnMZ
3BÈ f^ vE ^ ^ fosse, et je vous prouverai ma recon-
^ ^ fl^ ^ W naissance. — Je le ferai, dit Chàu-
^ ^ ^m 1^. 1 wansoei. Mais pourquoi avez- vous, tué
« ^ ?Ç ^k y\ tant de personnes dans cette maison?
^ ^ ^ |§ d5c 11 n'y avait pas lieu. — Je n'ai tué
M* ^& 4b "^ ëf personne, dit Fân-k'oai. Ils sont tous
» ^ -W ^ i^ '"^'^^^ ^® ^"''* ~ Chèu-wansoei flt
W ^ ^ w *& faire des fouilles, découvrit le cercueil
tr ^ ^ fffii "© ^^ Fân-k*oât, Texhuma, et Tensevelit
dans un lieu plus décent. — La nuit
suivante, Fân-K^oai vint le remercier.
1k ^ 0^ Wt ^^ ^^"^ secourrai dans vos combats, lui
m ^ i^^ M ^^^'^^' " En effet, quand Chàa-wansoei
4 ^t TK5 m TO |.yj devenu commandant en chef des
troupes des Soôi, chaque fois qu'il Mvra
% mmfji^\i
uj %mnm
talent dans les rangs de son armée.
Aussi fut-i4 toujours facilement et bril-
"^ ^^ ^ batai'lie, il sentit que des koài combat-
Wk ^ 9$ Wi ^ lamment vainqueur
Jg 1^ ^ i^ ^ VoK«IntroducUoaXn.
^^ ^ 3rt| ^ ^ Dans Te fkibourg oriental de Châo-
'i^ ^ . hing-fou (Tckée-kiang), vivait un cer-
*** ^^ 4Ë *^ **'" Tchâng. Sa femme étant tombée
'^ ra- I àk^ malade, il alla inviter un médecin.
Comme il passait à Fendroit dit Niào-
^ SSA# _ _.
S "^ & m Wi menn-ckan, il rencontra un vieillard à
300 — i69. —
|Ç W ^ S* "SFf -^ flft ^^^^^ Manche, qui fit route avec lui
^ M ^ M lii m ft
La nuit approchait. Le Tchâng remar-
qua que les pieds du vieillard ne po-
^^ Wit ^, ^ ^ ifc lit saientpas sur le, sol, mais reffleuraienj
■^ 3l Sa 5ll ^ &t @ seulement. 11 constata aussi que soo
^ rai a^ ^ iS ^ a ^^^^^ ^^ projetait aucune ombre,
^ S! 5i ^'r TO W aE 11 se douta qu'il avait affaire à un
H ^ lP* ^ ^ 34è ^ ^°®*' "" ^"^ êtes- vous? deraanda-l-l
£M ^ PT i^ 1:9 iA SJb ^^ vieillard. — Je ne suis pas un hom
tR Vm t1 flE ^ lf< Km me, répondit celui-ci; je suis un koèi
^ ^ ^ ;^ Pfl § Jliî Mais n'ayez pas peur! C'est pour voœ
•jlk, -^ El ^ ^ ife frit* demander un service, non pour vouî
^ jMK a^ ïï Ia ^ ^ ^^"*^ ^" ™^*» ^"^ je vous ai accosté
^ Tu SW 3]L t B ^ ,^ Mon corps est enseveli à l'ouest d<
^ ^ ^y i@ ^ ^ ^ Niào-menn-chan, sur un rocher, ai
ifâf ilr -4Jè îS R ^ ffi '^^^^ ^® l'eau. Des carriers qui exploi-
^^^ '^^ ^ "^ ^ tent ce rocher, ont fait si bien, que
dl ^ ^ :^ =p ^ ^ incessamment, mon cercueil tomberai
"tt J$ W SèL ^ ^ il^^ *^ "^^''* ^^ ^^^^ P"® ^^ vouloir biei
i» i^ -4t- >iK "T* ^ '^î; me faire exhumer, et ensevelir ailleurs
Wi 7i ^ zË >r '^ 2wî Si vous me le promettez, moi je n\
^ >^ ^ ïîn >\ '^^ 'J^ ^ous sauver la vie. Vous allez passj
-^ ^ pj i& ^ ^ }3i par le pont Sînn-k'iao. Cinq koèid
rt ^ Jfâ^ S iS ^ HH noyés attendent là un remplaçant. J
/fi 9y\ '!»??» 50 ^ ,^ Pq vous procurerai libre passage. — Pro
fi*M^^ Af^^ "^'^^ ^^^ *« "^^^ff- - A'^^s le koi
ia >fefr ^ -Si 95T ili !tft ^^*"^ "" paquet de pâtisseries, doi
Hi^ 7^ m m 1^^ w^ l'enveloppe portait l'adresse d'un cer
MA ^ i§ W H' >2! ^ ^2iîn Tchôu pâtissier. Demandez làqï
-tfc ^^ Si 5t i es ^ ^^ ^"*^' ^'*^ ^^ ''^^^- "" ^" arrivait!
^ hÊv 6îl «^-fc » S- n^ P^"^ Sinn-k'iao. Le Tchâng vit cin
fcf >8h 5^ tî ^ m -^ ombres qui barraient le pont. Le koi
J^ ^iC ^ iÊ M '^ ^ arracha une branche d*arbrè, prit l<
m gjg >j=i UA ^ 'Z^ ^H élevants, et fustigea les cinq ombre
^ îcR fT ^ « ^ g qui se jetèrent à l'eau en sifûant. I
?§ ©J 31 -^ ^ ^ Tchâng passa le pont sans acciden
iS ^ 0f tb 2^ ^ ^ Quand il fut arrivé à la porte du mi
rfc ^ ^ jfâ ^ P Ék ^^^'" ^^^'^ cherchait, le koèi prilconj
:±^ ^Vmim?^ V4 TT de lui et disparut. — Le lendemain,
A ^ ^ Ffl -S ^ A Tchâng se rendit chez le pâlissii
- J69, no. - 301
fâ ^^ ™ f^ M m '"'^cWa, et lui raconta son histoire. Port
"" ' - ■ surpris, celui-ci lui dit: C'est mon
parent Moûo-ts'aantchang, que vous
avez rencontré. Mais pourquoi s'est-il
W Wi Wi ^ S M S" ^^^^^^^ à ^ous, et non' à moi? Sans
^ iffl ^ Hî ' ^ ^ 61? ^^"^^ ^"'^^ '^^^^ été député, parTesprit
^ ri? S ^ « /tT qui régit le destin, pour vous sauver
W^ yÛi ^ S. ^*^ ^ Mi ^^^ tnains de ces cinq noyés. A vous
" W ^ ^ Êfft Pfa J^ donc de lui rendre le service demandé.
ri ^î ^ T^ S ^^^^^^^ donnant! - Le Tchâng chér-
ie HE /l^ :;fC >1> 5HÈ cha et trouva la tombe indiquée. Elle
^ J^ W M lÊ ^ ^^^^^^^ P^"^ ^"'^ "° P^^^ ^® ''^^"- '*
exhuma le cercueil, et l'ensevelit dans
un terrain propice.
Bi 1^ ft R ?E ^
Voyez iDlroducUon XI, VII, V.
170
S^ s iï ^ s s Tchôu-siaoming de Lîng-yang
1^: W ^ ^ ^ fg{ (Chân-tong) était brave, mais intel-
^ ^ ^ ^ ^ ,^ lecluelleraent peu doué, aussi n'arri-
5tc "ïV ^ ^ ^ S ^ vait-il à rien, malgré ses efforts. —
^ 4iil ^1 I ^"^ °^^^ ^^^* buvait avec ses camara-
5C TU t!I "^ '^ lit ^ ^^s, ceux-ci lui dirent: On te dit intré-
^ &k ^ 5lc 3^ ■© ^ P*^®' ^^"^ allons voir si c'est vrai. Va
ES Î5i 7^ ibi ^ 5 è chercher, daûs le temple des dix rois
ES |H| ^ ^ ^^^ des enfers, le juge qui siège sous la
^ W<^ i^ S" ^ véranda de gauche. Si tu l'apportes ici,
""' nous le paierons un dîner. — Or le
temple des dix rois des enfers à Ling-
^ ^^^ ^^ yang, était garni de statues en bois,
iS /C fP ^ /V BD ^ peintes, superbes. On les aurait crues
ter 3teï ^ r4- ai ^ vivantes. En particulier, le juge au vi-
W jçt ^ jS* ^^ vl TO sage vert et à la barbe écarlate, avait
I J ^ ^ AJa» ^ gÇ un aspect effrayant. On prétendait aussi
^h ^ fH Et ^ S* <lu'on entendait la nuit, dans le temple,
4- :* ^ ^ â 2 '^^ ^"^ ^"* accompagnent les juge-
A -K ^ 0C â^ M menls et les tortures. L'endroit était
30^ — no. —
til^^^ifiîKE^'^ redouté et évité. Aussr les amis à
& lin QK -èf* ^ A ^7^ \^ Tch&Q-siaoming lui avaienl-ils propos
^3iHi^ly^W5CW (j'aller chercher le juge, dans la pel
3^ ^ M B J^ Bi Jf^ ^ suasioD qu'il n'oserait pas. — A le^
35* S A PP t!? S€ 4^ ^ stupéfaction Jl y alla aussitôt. — Bte|
ffiW i» ^ ^ A ^ S ^^^^^ l'entendit crier devant la porte
nffl tW/ «^ }§ m pi |/5 p^ Ouvrez! J'amène le vénérable barbu. ^
]j^ ^ ^^ ^A ^fe ^ If ^ Tous se levèrent effrayés. — Un iostsi
^61 ï- -^ ^^ M^ iBi :n ùTt; après, le Tchôu fit son entrée, la slati
m A. ^ 1^ m ^:R m ^u juge sur les épaules. Il la dépo
i& rf lAc j&fl ® 5K S* ^ sur une crédence, puis lui versa du
œ /b ilA >^ ^ -^ -^ ^ et but à sa santé. — Ses camarad
tzs S^ ^ ^ An A^ '^ S étaient mal à leur aise. Emporte-le, l
tl ^ W^^ ^^ ïïK ^ m dirent-ils. — Alors Tchôa-siaomU
^A^fflïW^^ïïW *'^P^n<^»^ P3** ^^^^^^ ^" libation, le i
^ ^ ^ ^) A ^ vS *tî ^"'^* ^^^'^^ ^^^ ^" j"^^' ®^ ^*^ ^
?itt^^ W^^œW manières. Excusez-moi si je vous i
^^ S'îMl^ll^Hiî'M "manqué. Chaque fois que vous viendn
^WL±am "A 11* mO 4siî *^^*'''® ^^^^ "^^*' ^'^'^^ ^®*'®^ '® *^*^
-Tt -S: ^ ^ yV |iŒ W. T^J venu. — Cela dit, il rechargea la stata
^ K ?l^ têi HS -^ ^ sur ses épaules, la remporta au templi
Si "iv ék '^ ^ ^ P^ W ^^^^ replaça dans sa niche. — Le le
>.> ^V Ç^ ^ <^ ^ I J ia. j^gjngjn^ ggs camarades s'étant colis
^ H M1 -^ âE /L lui payèrent un dîner. Quand il
lirS^i'C^^JÎ'fîJl ^®"^^'^ ^^^^ ^'^^^ ^^ °^^' ^* contint
M^ ^^ "S ^ ^m ^^•'®- ^^ chambre était éclairée
:5P;: ^ -n iû t=t yv -=î« ^^ u^e bougie. Soudain quelqu'un so
JgulHB^ifi ti >f9^ leva la portière et entra. C'était
^^^HM^^^^M J"^®- ~ Tchôu-siaonuiig se dit:
•feiT'^î^^^ttM^U^ dernière heure est arrivée. Puis il
5B '^^ îS f^ ® ^ IaC -^ manda au juge: Vous aurais-je
^^^^HtSI^S quelque offense digne de mort?
HR Vf' 4ÏI -iî4 t@ ^ éïït ^ ^^'^ ^^ ^^^^f ^^^ le juge, en riant. Va
^"K^J PJwffiCi*^ ami. - Très content, le Tchôa le
^l îh i^ '^ ^^^ ^ asseoir, rinça les gobelets, et se mit
W^ s ^ ÏSl riSl ëfe -^ ^B devoir de faire chauffer le vin. — Pi
^ A- W 1R ^ ^ ^ i^ la chaleur qu'il fait, dit le juge, b«
^i^WlmWm%m vons-le plutôt froid..-- Le Tchôa ail
— i70. —
303
i;2:f^mitiii^Siii
%m^ï.mmznn
avertir sa feraœe de préparer quelques
mets. Quand elle sut quelle espèce
d'hôle il traitait, elle fut fort effrayée et
voulut le retenir. Le Tchôu se moqua
d'elle, servit lui-même le juge, et lui
fit les honneurs. — Comment vous ap-
pelez-vous? demanda-t-il. — Je m'ap-
pelaisiLéa, dit le juge; je ne vous dirai
pas mon nom. — Puis on causa littéra-
ture. Le TchOu constata que le juge
L6u était très savant. Comme il mani-
festait sa surprise: Ne vous étonnez
pas, lui dit le juge. Aux enfers, c'est
comme sur la terre. On y lit et on y
étudie, — Le juge buvait sec. Le Tch6ii
fut ivre avant lui, et s'assoupit. Quand
il se réveilla, la chandelle se mourait,
le vin était bu, le visiteur avait dis-
paru. — Depuis lors il revint régulière?-
ment, de deux ou trois nuits Tune.
L'intimité allant croissant, le TchOu lui
soumit ses compositions. Le juge y
trouva beaucoup à redire, et les lt)i
corrigea, comme les maîtres corrigent
celles de leurs élèves. — • Une nuit quMl
s'était de nouveau assoupi, pris de vio,
il se réveilla soudain, par suite d'un
certain mal d'entrailles. Quand il eut
ouvert les yeux, il vit le juge qui, assis
sur le bord de son lit, replaçait les
viscères dans son ventre entr'ouvert. —
Pourquoi m'avez-vous ainsi éveûtré;?
demanda le TchOu; n'ètions-nous pas
amis. — J'ai changé ton ancien cœur,
contre un cœur meilleur, dit le juge;
ne bouge pas; je t'expliquerai la chose
tantôt... et il acheva de lui replacer les
entrailles, rapprocha les lèvres de l'in-
cision, et Ja banda. Pas une goutte de
sang sur le lit. Le Tcbôu ne ressentait
304
— iW.
A:ù:m^^nm^m
au ventre qu'un certain engourdi
ment. Sur un guéridon, il vit un
morceau de chair, —C'est ton an
cœur, lui dit le juge. Ton peu d'inli
iigence tenait à ce que lés valvules
ce cœur étaient peu perméables. Je
choisi aux enfers, entre mille, un
excellent. La substitution est fajl
Bonsoir! — Quand le juge fut parti,
Tchôu examina son ventre. 11 nerei
plus, de rincision, qu'un filet rouge,
De ce jour, Tchôa-siaoïning fut un h
tré remarquable. 11 soumit au jugeai
nouvelles compositions, que celui-^
goûta fort. Malheureusement, dit-il i
TchOa, le destin ne t'alloue que lerai
de licencié; maïs celui-là, tu Tobliel
dras cette année; présente-toi harl
ment. — TchOu-siaoming se* présenl
et fut reçu, à la grande surprise de si
amis. 11 leur raconta son histoire. Ceui
ci voulurent aussi recevoir les leçoi
du juge. Mais quand ils eurent val
barbe rouge et ses yeux flamboyai!
ils s'esquivèrent. — Une nuit le TcW
dit au juge: Vous qui savez reinpiad
un cœur, ne pourriez-vous pas rempl
cer une tête? — Expliquez- vous, dit
juge. — Sauf sa tête, ma femme
assez bien, dit le TchOo. — J'y pei
rai, dit le juge. — Une nuit, il fr
à la porte à minuit; Le Tchôu ay;
ouvert et allumé la bougie, vit que
juge apportait un objet rond dans
toile. — Qu'est-ce? demanda-t-il
Le juge découvrit une fort belle tête
femme fraîchement coupée. Cela ft
Faffaire, dit-il; allons voir Madame.
Le Tchôu l'éclairant, le juge alla i
chambra. à coucher, poussa la p<
110. - 305
il ^ 1^ 5^^ li^ S SB ^' ^"* s'ouvi-il quoi(|a'elle fût -verrou i liée,
M^ lÊ^ A rt£ "K fli^ l^f ^^ s'approcha du lit. Madame Tchôu
S dormait, couchée sur le côté, la tête
^ ^ * ^I ^ ^ êf ^ appuyée sur un traversin. - Parfait,
li?S M A ^ ^ iSf *}^ BS ^^^ '*^ J"^*^ ^" "^^'■'' ^^"»"^z fixer sa
jGiTljtBg^:^1%:<h^ sa botte, le juge trancha le cou de Ma-
j> ^ ^ Hg ^ îj^ [f|^. |?g dame, comme on tranche le pédoncule
d'une pastèque. Puis vile il lui mit la
télé qu'il avait apportée, à la place de la
sienne. L'adhérence fut instantanée...
Wi îëfc -5^ ^ ifiî j^/f ^ "i/^ Ensevelissez la tète coupée, dans un
B^ ^ ^ «S :ï« 71. ^^ ^ endroit décent, dit le juge au TchOu ;
j-^ I « bE 9^ ^y m ^b et il s'en alla. - Cependant Madame
yti ^ @ 1^ -^ ® Pfl Tchôu s'étant réveillée, se sentit le cou
comme engourdi, et le visage couvert
comme de croûtes. Elle appela sa ser-
vante, qui apporta de la lumière. Ma-
y\ ^ SB fi5 m ^^"'^^ ^^^^^ '^ visnge liarhouilléde sang,
et un filet rouge aulour du cou. De
plus, quand on lui eut présenté un mi-
^m±^:St^*B
i^Jl"K;2^^.J^ fc roir, eJle ne reconnut pas sa tôle. Elle
t 7C ^ la ;f: ^ ± if
fit appeler son mari, qui lui expliqua
le mystère. — Disons maintenant où
le juge s'était procuré celte belle léle.
Le censeur Où avait une fille fort bien
faite. Deux fois fiancée, ses deux fian-
ces étaient morts avant le mariage.
ffiï ^ W ^ JE ^ Devenue difficile à marier, elle était
^ B$ S M'] Hfl ^ SB ^ encore dans la maison paternelle à l'âge
fei J^ -4fc» -M ï3çr >ôtt -f^ ^ ^*^ ^^ ^"^* '^"^ premier de l'an, étant
wiiS^LKlMl^^yJ allée au temple des dix rois des enfers
-A ê >^ 9 -^ fô ^H où il y avait foule, elle donna dans
l'œil à quelques garnemenls, qui s'in-
troduisirent dans sa chambre, par esca-
lade, durant la nuit. Comme elle résis-
•Sftî^^^^iâlïÏDTHc ^^^^' ^'^ *^ décapitèrent. Quand les Où,
j-n ^ -^ ^g «^ l£^ ^ %^ réveillés par le bruit, eurent constaté
ma wi ri Wa »^ /T ©* ^ l'assassinat, ce fut chez eu;(, durant
Hà ^ I5C ^ @ S ^ 3y toute la nuil, un beau vacarme. Le
39
306 — i70. —
Ç3 JUS A ;^ -^fc ïH ^flP P matin venu, quand îls voulurent me!
n5 :35^ 3S^ ^ 1 5E Ï7rt ^ Ire le cadavre en bière, la tôle avi
fia tX PJ ^ A iP ïW J^ disparu. On pensa qu'un chien Tavj
^ ^ ^ il^ A ">^ ^ emportée. Les servantes furent fustigâ
-^ -J-. ^ ^ -=fe ffi iSC ÏS ^^^^ *^*^* négligence. Monsieur I
Q r^ "^ » m ^ ^ avertit le mandarin. En On de compi
-^H^nAJ^wW^ la lôte ne fut pas retrouvée, et k
>2l ^. '^ ^ ^*^ î® "^ ^ assassins ne furent pas découverts. •
^ ^ ,^j» « 1^ ^ ^ x^ Cependant Thistoiredu changements
aB m -0 é7 ^ ^ W f^ tête de Madame Tchôu s'étant ébruité
j^ ^ j^ ^ -^ 1^ 1^ f? Monsieur Où conçut des soupçons, i
envoya une matrone aux information
Celle-ci lui ayant rapporté que le visd
de Madame TchOu était bien celui i
Sn zAc âÊ >^ ^ -^ J^if Jl ^^ ^®"® ^"®' Monsieur Où dénonça
BS sfe ?*• fifâ P dB ^ ^ ^^^^'^ ^" mandarin. Le Tchôu raco^
^ "*r !7v m /"^ JtB ^ -^ son histoire. Examinées séparémei
5È rir :^ ^ ]^ ^ '^ W toutes les personnes de sa maison firei
ifc ^ Éf ^ # ^ *l^ ^ ""^ déposition identique. Cependant
Bi 4te Tb ii S S $6 <H!l "^^n^^"" ''«^^^'^ perplexe, et oo i
pm it^ r^ Kk 1^ \Hà ^^ \^\ prévoyait pas trop comment cette affat
^^gj-ig^^^— • finirait. —Le juge étant venu Ictî
ÏSf2^^^52 ^'«^^^>^'^- - '^'^^ volontiers, dit le J4
l/L^pâ?^A5J[^/K-ÏW j'enverrai Tàme de la fille parler à^
MMMZk^^^ P^'"- - ^^' fait, sa fille assassinée!
^ ^- R OH îfr ^ ?iîn é4> P^'"^ ^"^ '^"^^ ^ Monsieur Ou. et I
a m H KU ÎTt »e W 'W dit: J'ai été tuée par Yàng-tanien ^
^y^li^î^^^^O^^ Sôa-hi. Le licencié Tchôa-siaoming e
A HKMrt ^c-^fiEi'^ absolument innocent. Le juge L6«
^^S^miu3iSR^ remplacé la tête de sa femme par
Bn Ss S ^ JiÎa 53. ^ 1^ mienne. Ainsi du moins quelque chl
^^®^2fe^^^ de votre enfant a survécu. Gardez-v*
t=r ^1 yii. i^-»- •«• si^ «/« i4 de chercher noise au Tchôu. Vous I
--^ viioz plutôt lui être reconnaissants,
Ti^'MW^^^^^ Eclairé par ce songe, le censeur 1
^ ^J Ê >2! I^ ^ fâ ^ avertit le mandarin. Tâng-tanien f
^ tt» ,^» ^/^ ^ "A rr Hll P"^ ^" ^*^^' ^"^^' condamné et m
*^ B . •» **X 1± yV — ^ cuté. Puis le censeur Où adopta M
*iÊ ^ Z ^^ ^ M ^ d^»n^ Tchôu, le corps suivant la l^
- 1W. -
307
^m^An'^mwtm
^Ammêm^^A
M^^ULAmmm^i^
umnm^^A^T^
Il considéra Tchôa-siaoming comme
son gendre. Enfin il enterra l'ancienne
tête de Madame TchOu, avec le corps
de sa fille. Toute cette affaire peu ba-
nale, se trouva ainsi tirée au clair et
mise au point. — Tchôu-siaoming n'ar-
riva jamais à se faire recevoir docteur.
Son intimité avec le juge Lôu dura
trente ans encore. Une nuit, celui-ci
lui dit: Vous ne vivrez pas toujours. —
Vous voulez dire, dit le Tchôu, que je
vais mourir. Quand? s'il vous plaît. —
Dans cinq jours, dit le juge. — Sans
délai possible? demanda le Tchôu. —
Sans délai, dit le juge, car c'est l'arrêt
du Ciel. D'ailleurs, ne vous chagrinez
pas. Etre vivant, être mort, c'est tout
un. Bien fous sont ceux qui tiennent à
la vie, et qui craignent la mort. —
TchOu-siaoming acheta donc lui-même
son cercueil, ses habits funèbres, et le
reste. Il expira au jour marqué. — La
nuit suivante, comme sa veuve pleurait
prés de la bière, elle le vit entrer,
comme à l'ordinaire. N'aie pas peur,
lui dit-rl. Je suis mort, il est vrai. Mais,
être mort, être vivant, c'est tout un. Je
viens vous revoir, vous rties chéris, ma
femme et mon fils. — Si tu peux ainsi
revenir en âme, dit sa femme en pleu-
rant, ne pourrais-tu pas revivre? —
Non, dil-il; car j'ai vécu les années
que le Ciel m'avait accordées. -- Que
fais-tu, aujL enfers? demanda la fem-
me. — A la recommandation du juge
L6u, dit-il, j'ai reçu une place d'offi-
cier. Je n'ai rien à souffrir. Le juge est
venu avec moi. Prépare-nou3 à manger
et à boire. — La femme servit et se
retira. Elle entendit les voix de son
308
— m. —
0B^*^W^ai3n
mari et du juge, causer et rire comi
jadis. Après minuit, le silence se flt.
Depuis lors, Tchôa-siaoming revint
peu près tous les trois jours. Il parli
avec sa femme des affaires domestiq
et caressait son fils Tçhôa-wei,
n'avait que cinq ans. Quand cet en
eut commencé à étudier, vers l'âge
sept ans, «on père lui donna des teçoi
durant ses visites nocturnes. Qu;
Tchôu-wei fut reçu bachelier, à i'i
de quinze ans, il ignorait encore
son père fût mort. — Alors les visii
de Tchôu-siaoming devinrent moii
fré(juentes. Enfin, une nuit, il dit il
femme et à son fils: 11 nous fautnal
quitter. Je vais partir. Le Sublime Soi
verain m'a nommé préfet ( infernal |J
T'âi-hoa. C'est loin, et j'aurai beaacrt
à faire. Je ne pourrai plus revenir.*
Et comme sa femme et son fils se dés«
laient, il ajouta : Aucune union ne daw
Vous avez de quoi vivre, et mon fils
de l'âge. Ne pleurez pas! A quoi bonîi
Puis il dit à Tchôu-wei: Continue à éti
dier avec zèle, comme je t'ai appri»
le faire, et dans dix ans nous nousl
verrons. — Cela dit, Tchôà-siaomll
sortit, et ne revint plus. — Dix M
pluîï tard, ù l'âge de 25 ans, TchOn-ti^
devenu docteur, fut envoyé en inissi<
au Ghàn-si. Comme il passait prési
Hoà-yinn, il vit venir un char, qoil
lui fit pas place. Etonné, il regarda,!
vit dans le char son père Tchôn-âi
ming. Vite il fit ranger sa voiture, n
pied à terre, et s'agenouilla au bord à
chemin. — Son père s'inclina et lui!
« Je suis content de toi », puis passa. -
Comtûe Tehôa-wei restait toajooi
- ilO, m. - 309
tei^W^I:53l'"^ — IBPI ^^^"ouî'ïé, son père détacha le poU
gB»teÇ-S ^v^gîrfft ^^^^^ ^"' pendait à sa ceinture, et le lui
ta:^>V-t*--w^ WVlS: envaya par son valet, avec ces paroles
^"V^^mm :A: A • Porte-le; il te portera bonheur ». -
1^ 5^ ^ S tê f^ ffiî ,BI ^^ ^°^ ^^"^* ^® ^^^^ ^"* P^**^^^^ Tehôu-
W&^ ^^ *& .1^ ?ffl Maoming, partit à fond de train. —
nP^gg^ya ^ K Hi^jfnH Tchôu-wel examina le souvenir que
ttl^Ml^® 4^ ^^% ^^" P^"^® ^®°^^^ ^^^"^ f»»'® remettre.
^^•^^^^ y|\ ^ C'était une arme du plus beau travail.
1mW-S^'&^/^ ^ ra ^^^^^ *^™^ étaient gravés ces mots: A
'•^ ^ ^ JR Ifil lie ^ Mil ïa bravoure il faut joindre la circons-
S^^Mt^*^ SC^ pection, et au savoir la vertu. — Tchôu-
Tt^J^^^^Ï^^ FMI â ^^* '"'^ ^^ ^^^" ^" pratique ces sages
im^^m^^ 'WM maximes, qu'il devint, avec le temps,
^lit^WinM^ ffiï^ maréchal, et acquit la réputation d'of-
M ^fe A flS ii*. f FF iM* «r^ ^^^^^ Introduction XIV et VI. — WeiHilé des con-
S^ 1w xV l'^ ItV iJC . ^^ ^^ traires en général, de la vie €t de la mort en particuKer,
Pg" fcfi» %ip ftp ^^ ra _|- M Taoïsme pur, voyez TP pages 172, 174. 175, 176. —
n RXi ^*J- **'W T* J^ ^Fy jjR;, Tout particulier est tenu de faire place à un fonclion-
fi* ^K â3l ^I l/I HB es* TT ^^"'^- ^^ ^** **^*^ ^® ranger devant son père.
j^ □ '1^^ iE ^ ^ Jllfi ^^^ temps des Ming, durant la pé-
^ïîSâî^7tï*îro ffi!>^ ^^^^^ Suàn-tei (1426-1435), à la cour
t^ 1^ ^ "^ J? ^ '«S ^-^ la mode était aux combats de grillons.
^>v.5L-— 4^M WSÏ C'était une folie, une rage. Ordre au
'¥• ^ P fi@ î5J W B^ ^ P^"P*^ ^^ fournir ces bestioles. - Elles
H* 6fr TlitiA {jk ^ ^ ift* ^^"^ relativement rares dans les provin-
Ifl ^ Ifc WL IX ^ WtW ces de TOnest. Cependant le sous-pFéf«t
Ro^'l^^f^ '^i de Hoà-yinn (Chàn-si) se garda bien
de ne pas se faire bien venir. 11 envoya
à la cour un grillon, qui battit tous les
autres. Ce fut un malheur pour son
tïf^#^^^ ;è— peuple, car il reçut aussitôt ordre
f^Sîf^^SS h JE9i4=r d'avoir a en envoyer d'autres pareils.
1 -^^ ^ ^ 11 mit en campagne ses satellites, qui
^yB^â^W ^0 exigèrent, des grillons des chefs de
310
— i7i. —
mmmMmpBmm
T^mmmmmMmm
Tîllage. Ceux-ci pressurèrent lesvl
geois. Quiconque oe fournissait pas
grillons extraordinaires, était rançoj
ou fustigé. Sous prétexte de grill<
ce fut une curée. — Un maître d'(
nommé Tch'éng, qui avait des ennei
fut spécialement vexé par les satellil
et Gnit par être absolument ruiné,
est fait, dit-il à sa femme; il ne
reste qu'à me suicider. — Ne fais
cela, dit la femme. Cherche ! Ta ti
veras peut-être ce qu'ils demandent
Le Tch'êng se mit en campagne. H
du malin au soir, avec son vase d\
et sa cage en gaze, retournant toi
les pierres et sondant tous les trooi
prit en tout deux ou trois grillons,
furent jugés . trop faibles. Quand
terme qui lui avait été fixé fut expii
il reçut cent coups de rotin, qai
mirent dans Timpossibilité de contioi
la chasse. Tu vois bien, dit-il à saft
me, qu'il ne me reste plus qu'à i
suicider. — Attends ! dit la femme.
En ce temps-là, une sorcière bosi
passa par Hoâ-Tinn. La femme 4
Tch'êng prit l'argent qui restait, acbfl
des présents, et alla consulter la sorJ
re. Il y avait foule à sa porte, car é
était très famée. Elle était assise d|
une chambre obscure. En guise
porte, une claire-voie en bambou. I
vant la claire-voie, un vase à parfui
La personne qui désirait la solution d'
doute, entrait, mettait des parfa
sur la braise du vase, se prosterd
devant, et formulait n^ntalemeot i
demande. Pas un mot ne devait éti
prononcé. Au bout d'un temps pluso
moins long, un papier était jeté par^
- i7i. -
311
claire-voie. C'était la solution, mervell-
leusemeDt exacte. — Madame Tch'ông
consulta à son tour, en la manière
susdite. Le papier qui lui fut jeté,
n*était pas un écrit, mais un dessiq.
Un tertre, des pierres, des herbes fol-
les, en haut un moucheron, en bas un
grillon. — Madame Tch'ông n'y comprit
rien. — Elle porta le papier à son
mari. — Celui-ci le considéra^ et dît:
Ceci, c'est le terrain vague derrière la
pagode de TEst. Cela signifie que je
trouverai là le grillon idéal cherché, -r-
S'étant levé comme il put, le Tch'éng
se traîna à la pagode, avec son vase à
eau et sa cage en gaze. C'était bien le
lieu dessiné par la sorcière. Comme il
cherchait dans les hautes herbes, il
remarqua un moucheron, qui descen-
dait vers le sol. H le suivit du regard.
Le moucheron se posa sur une feuille.
Sous la feuille, le Tch'éng vit un griU
Ion énorme. Il voulut le saisir. L'insecte
gagna un trou. Le Tch'éng essaya
d'abord de le déloger avec une pailla.
Enfin il dut recourir au moyen extré*
me, de verser dans le trou l'eau qu'il
avait apportée. Le grillon dut sortir et
fut pris. C'était une bestiole superbe.
Le Tch'éng la mit dans sa cage, et
rentra chez lui triomphant. En atten-
dant le terme fixé pour la livraison, il
la logea dans un bassin en faïence, et
la nourrit avec grand soin. — Or le
Tch'éng avait un fils âgé de neuf ans.
L'enfant voulut voir à son aise le beau
grillon. Profitant d'une absence de son
père, il découvrit le bassin. Le grillon
bondit dehors. L'enfant le pousuivit et
le ressaisit, mais si violemment, que
312
— 171. —
MmnA^wi^^mmz
}^mumBi^uMm
Pinsécte fut mis en pièces. L'enfas
avertit sa mère. Atterrée, celle-ci ^
dit: Que va faire ton pérç, quand
rentrera? Epouvanté, renfanl soil
sans rien dire. — Le Tch'ông
rentré, sa femme lui dit la fâche
nouvelle. Il chercha longtemps son fil
et Qnit par le trouver noyé dans
puits. — Le père et la mère déposên
le petit cadavre dans une paillote,
se regardèrent désespérés, sans di
un mot. — Le soir, corn aie on s«
posait à enterrer Tenfant, on cons
qu'il respirait encore. Les malheu
parents eurent un moment de j
Leurs soins ranimèrent Teiifant; mi
hélas, il était idiot. — Navré, lepau
père considérait alternativement
enfant dément et son bassio vide,
dain le chant d'un grillon se fiteo
dre. Le père sursauta. Un grillon é
assis dans le bassin. Le Tch'éng
saisit, et remarqua qu'il n'avait qoi
pas de poids. H l'examina, et coosU
que ce n'était pas celui que son i
avait laissé fuir. Enfin c'élatt un gri
Ion. Restait à constater le degré de(
combativité. — Un garçon du villa^
dressait alors un grillon réputé extraa
dinaire. Le Tch'éng alla le trouver avi
le sien, et lui proposa de faire balti
ensemble les deux insectes. Sûr de
victoire de son élève, le garçon accepl
volontiers. Quelle ne fut pas sa surprii
de voir, les deux grillons ayant été m
en champ clos, celui du Tch'ént^i
jeter sur le sien et le saisir à la nuqrt
en chantant sa victoire. Le garçon di
vite intervenir, pour sauver son inseeU
A ce moment un coq qui passait, se jp<
- m, 172. -
f<.«t
313
sur le grillon du Tch'éng. L'insecte
bondit, et lui happa la crête. C'était
un grillon hors pair. — Triomphant,
le Tch'éng le porta au sous-préfet de
Hoâ-yinn, qui le fit combattre aussi,
contje des grillons et contre un coq.
L'épreuve fut décisive. Le grillon n'a-
vait pas son pareil. — Le sous-préfet
l'envoya à son supérieur, lequel le fit
porter à la cour, dans une cage en
or. — Là, le grillon démolit conscien-
cieusement tous les grillons criquets et
mantes, envoyés par toutes les provin-
ces. De plus, il dansait, quand on jouait
de la cithare. L'empereur en devint
fou-. Il demanda et redemanda si on
avait bien récompensé ceux qui lui
avaient procuré cet être rare. Les man-
darins eurent de l'avancement. Le
Tch'éng dispensé d'impôts, de corvées,
et du reste, devint un gros richard. ~
Cependant, quand le froid fut venu, le
grillon trépassa. Ce jour-là, à Hoâ-yinn,
l'enfant dément du Tch'éng, recouvra
subitement et entièrement la raison.
Comme je suis fatigué I dit-il. J'ai été
grillon. Comme j'ai dû me battre! C'est
fini, heureusement.
Voyez Introduction XI, X. IX. — L'enfant désespéré
ayant teolé de se noyer, son âme inférieure conserva son
corps; son âme supérieure, devenue grillon, répara le
tort fait à son père.
172
Le batelier Tcheôu, originaire de
P'ing-wang, passant sous un pont à
Hôu-tcbeou-fou (Tchée-kiang), heurta
involontairement, du bout de sa gafi'e,
314 — i^'2, —
>K BU M i ]8f^ ^ une jarre pleine d'ossements hamaifl
fL^^^ -Jtf œà déposée là. La jarre tomba à Teau. -
tB tX ^ "^ ^ ifS^ Quand le batelier fut revenu chez h
^ ê W ^ ^ ^ ^^ ^^^"^ cadette fut soudainement pos
^
^
sédée par un esprit. Je suis, cria-l-elh
^ li )P* ^ >V W mon vivant, j'ai été honoré par toute
^ ^ lÉf^ 1^ ^ ^^^ notabilités, jusqu'au vice-roi de!
•^ <^ ffl Si ^ itfc province. Et voilà qu'uo vulgaire baU
— » W TBi •& ^ îï lier a jeté mes ossements à l'eau. Ce!
^ fln i^ ii^ ^ j>^ ne se passera pas ainsi ! — Or, aupan
iffl % ilF -fft ^ ^ ^^"^' '^ ^^"'^ ^" Tcheôu était uneboa
^b S M -^ ï ne fille absolument illettrée. A parll
^ HE Sk JW HÊ l£ de ce jour, elle se trouva subitemei
*îfeB Ê 'n* :P? ^ ^ lettrée de marque et devineresse disa
S^ ^ ^ HË ^ H$ ^ ^^* ^^'^ débitait couramment les boni
' ^ * ^ ments usuels des devins, mais ses pri
•-^ S ^ ^ §• % dictions ne se réalisaient pas plussoa
•â *"Q M ikl^Éi '^^"^ "^""^ ^^' ^^'''*- ~ ^«°"y^ ^^ ''"
^ jii pr !uf A =1 possession, le Tcheôu déposa plaioli
Itt Fî t-l ^C -^ ^J dans les formes ordinaires, au temi^
^ ^ ^^M ^ du Génie de la ville. - Le lendema
^ W Vf --fr '^ "B* matin, à son] réveil, ^a sœur raconlai
- 5^ «E ^ * ^"^ ^"*^* ^^"^ satellites, qui tenaiei
^ ^ fis ^ J^ /v un koèi, m'ont appelée et conduil
^ '^ Ht • A m 3" temple du Génie de la ville. Làl
, -j- ;3S rt *^ "F" koèi se plaignit gu'on eût jeté sesa
^ M »n H '^^ ^^ sements à l'eau. Le Génie lui dit: Si
>j\ 'g]" ^ ^ M ^ frère l'a offensé, est-ce là une rais<
âfé 4n ^ PF -^ ^ ^^ persécuter la sœar? Je voisqa
^ -^ ^ comme tant d'autres, tu as peurd
jÇ ^ >^ -^ ^ ï^ forts, et aimes à vexer les faibles. 1
■^ lÈU ^ m. ^ i^ prétends à être honoré, pour avoir él
^i» irti^ 'fer ^ Mh A dis-tu, un bon devin. Si tu avais ^
^ IÇ^ •" W ^^ ^ vraiment un bon devin, tu aurais prév
— ^ «IM "M ^ ^ ^ P^"^ ^^^ ^^» ^"® «épulture plus sùï
^ A ?S :fêl '^ -1^ ^° résumé, tu veux en imposer ai
^ W4. ^ 4il- ^fl^ ^^"^ après ta mort, comme tu lear<
^r Pî îvi ' tËT ^ îis imposé de ton vivant. Qu'on \
^ ^ îSâ ^ -t ^ donne vingt coups de rotin, et qu'«
— i7^, i75. — 315
_ _ M "^ ^^^ ^ '® reconduise enchaîné à Hôu-tcheou-
î^ W ^ "Sr SE ~* foui — A partir de ce moment, la sœur
^ ^R- ::§: PJ^ ^ — * du TcheOu se retrouva illettrée comme
^ 'L^ $B j^ ;H1 ' — devant, et absolument ignare eu fait
W D i?^ 3S é de divination. *
-^ >il:^ 1 ".t >2k j,\» Voyez Introduction IX. — Dans les villes populeu-
jfff ÎSj ^^ ^g 5[^ ses, les vieilles tablettes funèbres des familles éteintes,
>^r- J^ ■ .-jj> _,^ les osseracQls recueillfs dans les sépultures ruinées, sont
rfifl ïnit /\ ■^* ^^ P'^'^^s dans des édicules construits ad hoc dans des
"Ù >r^ Jt^ H -^
lieux écartés, souvent sous les ponts. I^s ossements sont
enfermés dans des grandes jarres couvertes.
+ 173
^ ^ >S ^ ?C A Sôu-tcheou (Kiâng-soa), un cer-
3&a Tfc fê A R[ ^**" Loûo, jeune homme de vingt et
^ A^ ^ ^ -^^ quelques années, vit en songe, la nuit
^ ^ — ^ '^* du premier jour de Tan, son aïeul dé-
;^ ^ H ^ ^ fttnt, qui lur dit: Tu mourras cette
^ ,_*_» >^ j^ ^ année, tel jour du dixième mois. Impos-
5c ^ 'K Jtp Lx gible d'éviter la^ cliose. Dispose tes
^ ^ ^ ^ jltti affaires! — A son réveil, le jeune hom-
S H 30 ^ ^M ^^ raconta son rêve. Toute la famille
r^ «7 H^ «-H tj ^® lamenta. -- Quand le jour dit fut
rS 'Mi >7$ :ft9 pi arrivé, ses parents gardèrent le jeune
■^ ^ J^ J^ 1^ bomme. Rien n'arrrva jusqu'à la nuit,
ttR "HT >yi ^ ^ ^^ ^^^ commençaient à se rassurer. A la
*^ j^ ^^ ^ ^ éeuxième veille, un besoin pressant
^ ^ îïïl A I obligea le jeune homme à sortir. Il ne
f^ ^ ^ S >^ rentra pas. — Ses^ parents inquiets le
p« i^ K^ îTrt "M* cherchèrent, et le trouvèrent étendu
14 ^ /X. inj tI^ mort, au pied d'un mur, dans la cour.
jf ^ ^ JU§^ Cependant, comme la région du cœur
gU JL I ^ ifâj, restait tiède, ils n'ensevelirent pas son
^ i ^ m ^ cadavre, mais le déposèrent sur un
w\ ^ ^ fS ^^ Ht. — La deuxième nuit, le jeune
Hl :§ ::^ ^ ^ homme revint à la vie. Jadis, raconta-
âB tF* ^ 'ftti jT ''^'' J^^ abusé d'une servante de ma
® Ho y|j Iffii ^ femme. Celle-ci le sut, et la fit mourir.
!!^ ^ >î^ '^ HÊ L'âme de la défunte a porté plainte
316 — ils, 174. —
^^^ M "5^ B8 ^ ^ contre moi, au tiibanal du Génie de
^ ville. L'afifaire devait venir te! jour d
la dixième lune. J'ai été cité à corop^
Z^mr^ax
^ fÊ^ ^ ^ fèé ^ raître. Mais mon accusatrice ayant H
iA "Ml ^ ^ ib ^ réclamée par un des juges du Chân-i
dS ^ S ^ m w1 ^"^ ""^ affaire arrivée durant une d
^ "^ ^ ^ ^ Sy ses existences précédentes, mon jogî
l3c ^^ ^ ^W" ™^"' ^ ^^^ différé jusqu'à nouvel
/f^ KM SSi -^^ M S% citation. En attendant, le juge m'are^
HW 7R3i -^ Wj w voyé dans le monde des vivants. Retofi
TJ* m ^ ^. ^ provisoire seulement. Je n'écbappen
^ :âE € H ^ 1^ ^^^' ~~ As-tu appris antre chose? ê^
B TA S >to -^ ili "ï^°d^ ^® P^**® <î*i jeune homme. -
■¥• ^^ y ^ "W ^ lu Oui, dit le ressuscité. Inquiet snr«
TIT ?^ j^ ^ B8 ® ^^^ deviendrait mon père privé de mi
appui, je demandai au satellite cbar|
de me garder, ce qui lui arriverait.
m -nm^m
^ M ^ 1^ 1^ me répondit: 11 lui viendra ta fou. -
B9 ^ ^ R ^ 6lf "^^ ^^^' s'écrièrent tous les membi
y 3 £ S ^ ÏÏ ^® '^ ^^™^"^' ^'^^' :^ iê un graa
:* TO H. il2i T^ 4^ bonheur... Et tous de féliciter le pè<
"iP ^ ^ tir f^ ^® famille, de ce que, malgré la md
gM -^^ Rb^ 1^ ^ 1^ de son fils, il jouirait d'une heureoi
^ nk^ A ^ vieillesse. — Or, un mois plus lardj
3^ " Jm è{^ g ^ père mourut hydropique. On compi)
^ 'ù M ^ ^ ^^^^^ ^"® ^^ *°'*' ^'^^^'^ -^ '^
JET HÊî -^ 3?P >% ^^^^ ventre. — Trois ans plus lardJ
«RI H^ Je yu y\ fils Loûo mourut subitement, et déflffl
j]] lA^ ^ ^ ^ tivement cette fois.
Mjt 'hu ^g pfT j^ Vojez Introduction VII. — Nombreoses sool l
^Bp >*'^ /IW J TO^ histoires de méprises ou de nystificalions dies au ktè
^ ^ TIC >lÊ Voyei numéro W note
^ 7v A ^ 1^ Yâng-hioung était le fils d'un cofl
^ fSè B^ ^ W, inandant. Son père étant mort, l'enfii
^ ^ ^ 5S |jl# encore jeune fut recueilli par le coloDC
Tfe ^ ^ ^ Tcheôu, son oncle maternel, en garfrf
'W 37Ç ^ iïfc 3^ son à Heûe-tcheou (Kàn-sou), qui*
174
— i74.
317
Mmm<^^mAmi^
prit en grande afifèction, à cause de sa
vive intelligence. Le Tcbeôn avait une
fille, à peu prés du môme âge. Une
gouvernante, sa parente, était chargée
des enfants, et s'acquittait conscien-
cieusement de leur surveillance. —
Devenu jeune homme, une nuit d'été
qu'il étouffait dans sa chambre, Yâng-
hioang sortit respirer l'air dans la cour.
Soudain Mademoiselle Tcheôn vint le
joindre. Les deux jeunes gens s'aimè-
rent. Depuis lors ils se virent toutes les
nuits. — La gouvernante ayant entendu
parler et rire la nuit dans la chambre
de Tâng-hioang, l'épia, et découvrit le
pot aux roses. Elle avertit le colonel.
Celui-ci s'en prit à sa femme. Impos-
sible, répondit celle-ci; notre fille
couche avec moi toutes les nuits. — Le
Tcheôu n'y comprit rien. Sous un pré-
texte quelconque, il fit fustiger Yâng-
hioang et le chassa. — Après avoir
erré sans ressources aucunes, celui-ci
finit par échouer dans une vieille pago-
de à Lân-tcheoa-foa. Un jour un char
s'arrêta devant son refuge. C'était son
amante, avec de riches bagages. Je
suis venue avec mon oncle Tcheôu-ou,
dit-elle; vivons heureux ensemble. —
Or Tchedu-oa était le frère cadet du
colonel Tcheôu. 11 venait d'arriver à
Lân-tcheon-loa, comme commandant
de place. Tâng-hioung alla le voir. Le
commandant lui rendit sa visite. Tâng-
hioang lui présenta sa femme. Le com-
mandant fut ahuri. — Ma nièce est à
Heûe-tcheoa, dit-il. J'en viens. Si elle
avait dû venir ici, son père me l'aurait
dit. Tâng-hioung fut stupéfait. — Peu
de jours après, le commandant Tcheôu
318 — i74, i75. —
^^^ JS 1& i"^ 1^ ^ui ^ ^^^"' retourné à Heûe-tcheoa pou
f^ jfK ^ ÛS, TÀii -hn V[\\ •^f^ régler des affaires, apprit la nouvelle!
fW ^ 741 a^ ^tt Î(M my m son frère le colonel. Ma fille n'est pa
j]] ^ W^ W yÈ Pf y<^ sortie de la maison, dit celui-ci ; ett
3WtBi^H$^^A9^ ^"^ ^^®*'^*'" ^^ ^e"^»»^- — Celle-ci io
/Sïi -fi* ra •^ TT Ç? n ffl ^*^" ^^ double, c'est une renarde, qa
^ M)S /Si rf >i^ yL tj Ml a pris l'apparence de notre fille, etqi
83^ >^ ife ï^ ^ ^ ^ A va faire croire et dire que celle-ci court
^-rffSrt^Éff-'-H^life *^ prétantaine. Il n'y a qu'un raoyea
— A^-iri^TSM ^^ ^^"^^'^ *^ réputation de notre famil-
— . "^ >T^ it ts A. ® '6- f'îiis venir Yâng-hioung, et fais-loi
^"^Î^^!I*!^'AIK^^ épouser notre fille. — Le colonel elle
iïn FI dtA" P9 -^ P/ ÏW -J> commandant s'étant consultés, trouvé-
|i!4 Ci ftSC 113 5^ >^A vS 3\ rent que le conseil était bon. Le colonel
l^^îl^^Sn'^^^ appela aussitôt Yâng-hioung, et le ma-
-b Q 'PÈ W ^ ^ ^ ^ "^^® ^"^ conclu illico. — Quand l'é-
^. ^ !f^ ^ S? ôrt En ^ P^^'^ ^® retira dans la chambre nuptia-
Vk SS* ^'-^ "TÇ ^ Bll ^ œ le, il se trouva en présence de deui
"M ^ >K ^ -IS "^^ ^ épousées absolument pareilles. Henreu-
^nW^i^l^^P^^Z^ d'embarras. C'est l'autre qui est voire
^^ ^ ^ "^ W' ^ ^ JBL femme, lui dit-elle; moi je suis une
^>?^?^iïî0^JSêïAI^ renarde. Jadis comme votre aïeol le
=P^ eBSM^^rrSfîn ^^"^«"^^ Y^»9 chassait, je fus percée
^ m Im Y)^ 3B. ^L4K wl d'une flèche et prise. Le bon général
^ ^^ ^ ^ j^ ^ ^ SR ^^^ pan^a, purs me rendît la liberté. Je
"^ ^fi Bïl ^ ÏWT -^ P^ ^ ^*^* ^^ P^^^' en votre personne, la delte
^ ^ ^ ^ -^ ^ de ma reconnaissance. Sachant que
^ W\ i -^ "IËj -^ !^ lit vous aimiez Mademoiselle Tcheôn, sans
*& p^ ]^ ^ W :^ éH S grand espoir de l'obtenir, je me suis
fi^n 4K P3 Sfr" -^ rîEt -^^^^ "i? entremise de la manière que voas
^a 05* /W fvV ^ E9 ^ Î9C saveï, pour vous la procurer. C'était
2i>rJI^^^||| i^^ votre destin à tous les deux. Mon rôle
^ :^ T ^ Q ^ lîff
A Tâng-tcheoa (Kiâng-son) la cour-
tisane Tîng-kiao se décida à changer
est terminé. Adieu !
Voyez Inirodoclion XI et XX.
- i75, i76, - 319
M *^^ ^ ^ M M ^^ ^*® ^ ''^^® ^^ ^^ ^"^- ^° certain
ASf* ® M PT 5S Tch'âi lui offrit de l'épouser. Son offre
]S -'* 'a* ^ ^^^"' ^^^ acceptée, on convint du
^ ^ ^ H^ 'M ^ jour- — Cependant un certain Tchôo,
^05 W ïâ' i^ lil étudiant de l'école supérieure, qui ai-
'^ ]À S 71 a 4- "^*^ ^^ courtisane, lui offrit dix taêls
a S\ W >^v ti I et lui demanda un rendez-vous. Ylnn-
-^ M ^" ^ ^ ^ kiao 'accepta l'argent, et promit pour
B$ St -^ PT S îé ^^' ^^"'^' Quand le jour fut venu, l'élu-
^ K^ ^ r-T 2 i^ ^*^"' apprit que la prostituée venait de
d V^ ^T- ^ im monter dans le palanquin des épousées.
^ ^ ÎK ^ ^ ^ 11 en fut pour ses dix taêls. — Un an
%fil B •> 7ÎK ifcn <°^ après, Yinn-kiao tomba malade et mou-
^y ^ ^^ ^ >U 3t rut. Cette nuit-là, l'étudiant vit en
^ j^ ^ ^ ^ S songe Tex-courlisane. Elle vint à lui,
^ ffl 1^ M i^/r ^ ^^^"^ ^ ""® "^^^^ noire, et lui dit: Je
^ ^ "^ ^ ^ ^ suis venue payer ma dette. — Le len-
:R ^ -H- J^ Sfi 7m demain malin, l'étudiant apprit qu'il
M Jg >^ jfg f-g Q venait de naître, dans l'étable, un joli
M M "PfT se ^ :S: ''^^" "''*'• '^ ^"^ *^ ''^^'- ^^ ''^'''' ^"*
j^ ^^ ^*- / fit toute sorte de caresses, comme à une
^ ^ TO ^ Â ^ vieille et ckére connaissance. 11 le ven-
i ^ fM' B ^ 5l5 ^*' ^*^ ^^^'^ ^"^^^* ~" ^°^^^^^^^ la jus-
Jlf :?l* _il« ^ >te '^ ^'^^ inexorable des juges infernaux,
ifi ji^ TBi #I^ ^ m môme en une matière aussi honteuse.
M ^ ^ M '!^ ]^ Voyez Inlroduclion IX.
m^ -M 5^1^ 176
^ ^ ^^ ^ ^ a
^ ^ ^" ^'^" ^"^^^^ ^"''^"^ rété,àKiàng.
^ ^ PH '^ ^ fi^ y^°° (Kiàng-sou), la famille d'un cer-
^ R^ ^ '^ ^ Ml ^^^° Sû-kia, fut fort tourmentée par
-I^ [fM ^ /4- ^* ^ "" spectre noir, qui parcourait la mai-
jt ^^=r> 35. il\ î^ 'fdb son eu sifflant et mettant le feu partout.
^Ê ^ - — ^ B ^l| Même les voisins étaient effrayés par
iSr ^ "te ♦'^^ iV ^^^ apparitions. Ils demandèrent se-
)V\ ffl TO .^ ixi cours au sous-préfet, qui était alors
A^ Ô^ ^ m J^ Liôu-hantchang, un lettré de marque,
3£0 — 1^76. —
$16 Ji* W ^ K )^ i® originaire du Koàng-si. Celai-ci fli
BB yU (& >& "^ :1k 7^ ^^^^ ^^^ *^^ prières et offraudes usi
^ ^ ^ j^ - ^^'®^ ^'^ pareil cas, mais sans obten
— »-^jîff — '^i˧t ^^ résultat. Alors il fit rédiger par si
^ ^ ^ ^ ^ 'JtlÉ SU secrétaires uoe belle supplique au Gi
^ ^-^ nie de la ville. Après s'être préparé pi
TabstineDce et ud baîu, le sous-préfô
-ùm^^^â^
^ ^ Wk ^ ^ ^ ^ ^^ rendit en pompe, le soir, au tenipl
du Génie, brûla lui-môme sa suppliqof
sur un plateau devant Tautel, puisse
retira pour la nuit dans un apparte-
ffi 3S ra" B A. ^ j^ ™^°^ ^^ temple, attendant les révéla
A +a- ^ >Ç^ "H* ISfel '^ ^^^"^ ^^^ ^ Génie lui ferait durant son
>Sk 'U\ ^ ^ :5ft: IvB ^ sommeil. H n'eut aucune vision, mais,
^ Ê ^ ^ ^ Zl ^ au matin, Of| Tavertit que les cendres,
dans le plateau, avaient formé des leir
très. C'étaient les deux caractères Tch'èi
(Hôu-pei Hda>nan), et T*âo (un noffl
jJ5 Ô st ^ fâ ifl ^ ^® famille). Après avoir réfléchi, le
sous-préfel demanda à brûle-pourpoiot
à son client Sû-kia: N'aurais-tu pas fait
j^mnmBBm _ „„ _.
^ -S W ^ ^ ÏJT '^ tort à un certain T'âo de ce pays-là?
S ^n 1^ Igf jri^ ^ ^ Sû-kia blêmit, et raconta ce qui suit. -
ii# •> ffl >^ S CM ^ ^^"^ ^^ jeunesse, pour rechercher oa
^ ^ ™ 2< ImI 5S: ï^ parent, je fis un voyage à Où-tck'any-
''ft ^ >^ tr ^ fê fou ( Hôu-pei). Etant tombé malade ei
^ S ^ ^ ^ À iBÉ chemin, mes compagnons de rouli
^ ^ » ^1^ ^ m'abandonnèrent, et j'allais périr raisé-
^ ^1 ^L^ ^ ^ 1^ ^ rablement, quand un mendiant nomoié
^ ;^;^ ^ "S ^ jj^ ^Â T'âo s'apitoya sur mon sort. Il n»
— soigna, partagea avec moi le produil
de ses quêtes et les contributions ds
f H ^ Q :î^ W i
BR ^ yv *Ç lâ jS T> ses amis, me sauva la vie, et fioalemeot
1^ ^ 1Ê ^ "^ ^ ^ m'aida à regagner mes foyers. — Je na
>^ -Hr ^n 1^ îfâ* f=FI !^ mariai, vécus assez pauvrement, eus at
n W W' kÀ W H^ mï fils, et oubliai le mendiant. — Un jour,
(^ j? Î3 ^J i^ I>^ jË soudain, il arriva chez moi, avec on
sac très grand et fort lourd. Depuis II
jour où je vous ai sauvé la vie, me dil-
il, voici vingt ans écoulés. Durant ce
— 176, m. — 321
^ ^ ^ 4i£ ^ Sq[ temps, j'ai brîgandé dans les bois et
— "^ itJ _ >?^ gyj. |gg eaux, Ce sac conlienl mon bu-
lin. On me traque. Je vous prie de sau-
^ ^ itfc tfc ^ ^
ife ife îS ^ 1^ ver ma personne et mon bien. — Assez
mmmz^
embarrassé je consultai mon flis. — Ce-*
^ AA -^ lui-ci hésita, de peur de se compro-
5E yv H wA 7^ >i^ mettre. — Nous cacbAmes le sac, et
il^ ^ "f éW pensions à faire évader l'homme, quand
âb *^ )& "^ -Vif ^^"^^^n ^^^ gendarmes firent irruption
WL ^ « w SSC (3ans ma maison, le saisirent et Ten-
Jlfit ^ ^ ^ ^ traînèrent. Mon flIs et moi, nous nous
*i& A •'Éf ^ 1® regardions Tun l'autre consternés,
^1^ n ^ ^^ ^"''^"^ '"^ belle-fille se mit à battre
îîR rtO JE- i 5St des mains et à jubiler. Je savais bien,
-Ja* -^ i3 ^ ^ dit-elle, que vous deux nigauds, ne
^ ^ ^ -ftf "^ livreriez jamais ce lûenfaiteur. Aussi
^^ ^ ^ la >^ ai-je averti les gendarmes. Comme cela,
Qt *^ i^ '^ "°"^ '^^ serons pas compromis, et son
-JU 1^ butin nous reste. — Je comprends
maintenant, conclut Sû-kia. Le spectre,
c'est le mendiant T'âo qui se venge. —
S ^ ^ ^
y ^ ^ ]^ }J^ Tu as raison, je pense, dit le sous-pré-
^ 9Ë 4kff ^ ^ ^^^' ^' ^^ ^'^^^ ^'"^ '^" ^^^ ^^^ ^^"^ *^"
^ 5f înv W lut méde. Le brigand devait mourir. Mais
ê ^ 1^ ^ 5^ fîL tu as fait ta fortune avec le fruit de ses
t ^ IM "^ i^ îfâ rapines. Il va te faire rendre gorge. —
Iju ^ •> >to 4n ^fr La suite prouva que le sous-préfet avait
Bt "T ^ W 741 Si bien jugé. Le fil« de Sû-kiaet sa belle-
vC> ^ êè €S ^ A fiïle moururent. Des incendies succès
ë «iliîlfê^A
sifs réduisirent le vieillard à la misère.
Il* -A. B« _i IZ. 3Êfc> ^'^'^ '^^ apparitions du spectre cessô-
Ifc yfc Si 3AI T' ^ rent. Le mendiant T'âo était vengé. Le
^ ^ ï^ tR ^ -^ ^*^" "^^^ acquis n'avait pas profité.
}âl '^^ -iâf» -T^ sTf I Voyez Inlroduclion VIÎ.
f ^ ^ ji i^ ^
1^ 75 5P} ^ B *
H TC M" 3q< 5ffl *t* Au docteur Wàng-k'iming, origi-
H ^"^ ï^ ^ ^ ^AC naire de Oû-yuan-hien (Nân-boei),
177
322 — i77.
lÊ' M* ® ffi §8i © ^ — * arriva, le premier jour du quatrième
z^m-mm^ï^ b
mois de l'an 1774, Tiiistoire que voici. -
Etouffé par un cauchemar, durant son
^^^AjlS'^^'i^ sommeil, il s'éveilla, et vit un gran^
'fef ^ W 1^ >l 1^ ftSI ® diable debout devant son Ht. — U
S nL^hMmmm ^^^^^"^' ^^^*^ ^^^'^^' *' ^onclit sur ses
tS» K a& VV -RB R?^ h© to pieds, et empoigna le diable, qui essaya
.*h ^ H* 1^ ^ Jlffi *Hç ^ de fuir, mais se heurta contre un mur,
HT Ri^ É& ^ Ë3 -An Ml ^ ce qui permit au docteur de Tétreindre
dh R,d jnSi W X* 5m -a; yV ^ la ct;inture. Un tourbillon de vcdI
^ P3 B3 -^ ^ ^ yM ^ éteignit I9 lampe, le docteur sentit sei
i m :fe '/î JS S^ |S il "^^^"^ s^ ^»^^«^' "^^'^ " °^ '^^*^^ P'^
W ^ ^ 5Ç tË 'W M^ son accoururent, f.es tuiles tombaieni
A^^H^^^^ ^" ^^^' ébranlé, et pleuvaient dans lî
^ fâ tiS ^ ïïà ^ 7^ i^ ^^^^' '^^"^ ^"^^"^ p^^**- ^® ^^^^^°'
^ îïï -^ ;^ '^" ^'^ tC 4^ seul riait et dit: Soyez tranquilles! J(
if ^ i^ M W] A ^^ I« tiens. Apportez de la luoiière! -
« ^ TTit Ftt 1« «» -H* '^ diminuer rapidement. En peud'instants
tBj îîft iK W @ i^ =H: i^ ce ne fut plus qu'un petit enfant. -
^^Ï^'^A^^-Ji^-^ Quand les domestiques revinrent ave
iÈ? ï^ k JêC ^ IT ^ ^ ^^^ torches et des lanternes, ils cons
S 5 iu 3 ^ 1 'ê S l^térent que leur maître étreignait un
=S: If y^ ^ ^^ HE Hè ïîr poupée de filasse, qui avait été mise ai
$• ^ j^Ë hI ^ [il iSl V3Ê ^^^^^ comme avariée. — Faisons ui
^-^ -Wl 4^ '^ — • >?l ^ ^ exemple de ce koèi, drt le docteui
:^ î^ ^ "^^ î P^"^' effrayer les autres. Et saisissan
^JL^mWi^^^ une torche d'une main, il mit le feu
# É Bi ^ ifc fâ 'J^ ^ ^^ p^"p^" ^"^^* ^'"'^^ ^^ l'^T: '
â* 1^ HS *> ^ -/t ^ 45Î Elle grésilla, comme fait la viande dan
P« '?► iî^ -^ ® 7J Wti ^ la p(j^ie. Le sang et la graisse coulèrei
^T^W^^bA^I^ à fï«ts, tandis qu'une odeur insuppoi
^i4^BflB^lt4 ^ :^ tableraent infecte remplissait la mal
nS S S S *^ S* *r son. Le procès- verbal de Tévénemel
"-^ M .ffif A ^ ^ -^ ^ fut dressé par Wâng-fongt'ing, quia
W EL ^ E A M ^ «vail été témoin.
"èP âË >^ âB ^ M 3iS VoYf'z lulroduclion XIX. "Vieil objet tievenaaiï
i!# ^1 ^0 ^0 ® -Ê n
— ils. — 323
wW >{?$ ^ H^ Eu «1750, raconte Monsieur Yuan de
pj ^^ 4^ P^ Sf -4- Ts'iên-t'ang (Tchée-kiang), ancien
œe j^ jj> L^ ^ 4- mandarin, comme je séjournais à Sôu-
4K I ^ ^ J^ dB- tcheou (Kiàng-sou) dans la famille
j^ /\ JM ^ lif ^ ^ "" certain Kiâng-ufong, son fils, le
^^ '^ (^ "le W^ '^ bachelier Kiàng-paotch'enn, alla à Nan-
^~ ^ m ^ ^ ^^" concourir pour la licence. Le con-
"S* ^ X^ M Ê Sï cours terminé, avant la proclamation
1S^ ^ W^ ^ "ïn f^ ^^^ reçus, le jeune homme tomba ma-
g» _v #---* |-j <w UJ '^^® ®^ ^*^^ revenir à Sôu-tcheon. Son
^j^ yr B tl -^ /Tl père invita les meilleurs médecins, qui
^^ ^ "J^ j^ ffil î^ déclarèrent tous qu'ils n'y comprenaient
""' rien. Sachant que j'étais lié avec le
célèbre Sûe-ip'iao, Kiâng-ufong me
pria de l'inviter, ce que je fis. — Tan-
^ mm mm m
^t & ^C ît5 S ^ ^^^ ^"® "^"^ attendions sa venue, le
pj toto /i ^ -«- malade se mit à parler. Voici K6n-yao-
h-\ ^ J^ ^ ^^ nien, dit-il... Puis, parlant à un être
^i Wi ryX ^ W^ T* invisible, il ajouta: Veuillez vous as-
'^ BB Wk & "^ ^ seoir. — Kôu-yaonien dit: Je suis venu
^tt S ife. ^ ^ Pi" ^^^^ apporter la nouvelle, que vous
êtes reçu licencié avec le numéro 38.
^H vQ "(Êi ^ ^ & Je vous promets aussi que vous guérirez
"w" ^ ^ ^ ^ Â^ ^^ ^^^^^ maladie. Faites-moi servir de
iS f^ "'^ 1^ '^ viande et du vin, et je m'en retour-
^ ^ /£ ^ f^ 1^ nerai. — OrKôn-yaonienétaîtun bour-
lêr iM M ffi tt §PB ^^^*^ *^^ SOu-tcheou, lequel, ayant
It*^ ^ *>r ^^ ^etU ^ excité une émeute et poussé le peuple
H@. S* /-I- ,7xi JSÏ "^ à battre le mandarin, sous prétexte
flî ^ ^ .1^ ^ qu'on vendait le grain trop cher, fut
'P^ & *}T ^ 4^ ^ P*^*^ ^*^ décapité. — Aussi Kiâng-ufong
TO M 4u ^ ^ fut-il très effrayé, quand il entendit à
il ^ >fH ^ ^ 3W quel visiteur son fils avait affaire. Il
Wt ^ ^ fii :â^ ^ ^^^^^ ^*^® ^^°^ *^ chambre de son fils,
>bb ^ 4^ >Ai Vl ^ salua l'invisible, et lui dit: Si vous sor-
TflJ ^ W itl 5>: Mf tez de suite, je vous ferai donner ce
J^ ^ 2i ^ H ^ que vous désirez. — Je ne puis pas
Î2i - 118, il9, -
W^ ^^^ ^ ^ îïn >r ^^"^^^^^ ^^^ Kôtt-yaonien. Le maudail
ftÊ ^ 5^^ A — Éfe ^"^° ^® Ts'iên-t'ang est dans l'anli
rt S ^ ^ ifitf Hh c^3°^b»'e. Le médecin Sûe-ip'iao entr
/a ^ iq[ -^ -^ "î* dans la maison en ce monaent. Y\
W^'^ "^^ ^ y^ ^^^^ ^^ ^®^ ^^"^ hommes. — Kiâni
s; Hfi^ — i* f^ D**i ^'^^^ ^^*^^*^' ^^ °^® P"^ ^^ ^^"'® P*^*
iQ* fla — W H Mht au koèi. Sûe-ip'iao étant entré, je lu
^^ -^m^Y^ ^^^ ^^ dont il s'agissait. H éclata I
l*§ ^ ^ A i^ lire. — Faire place, dit-il; allons dom
mhxt S art ^ Puisqu'il a peur de nous deux, nou
vB "^ W BM 7L allons le mettre dehors. Entrons! -
'èX^ ^ ^ Se. ^^"^ entrâmes. Sûe-ip'iao tâta le pod
4^ rit ^ l>/ $ll ^*^ malade. Moi je donnai des coup
^ îrf ^ ^ BQ * ^^ ^^'^*' ^^"^ ^^"^ *^^ ^^"^' *^"^ ^"'
W ^ m WCVI tour du lit. — Une seule potion sufl
)^ ^i — . . ^ pour guérir Kiâng-paotch'enn. BientI
tË D? SB ®lt ? ^* nouvelle arriva, que le bachelie
^ Kr ^ 7s^ -^ était reçn licencié, avec le numéro 38.
3E wt ml ^ yv Voyez Introduclion yil et XIH. — KoH faméliqHl
■j^ CI ^^ J^ - pT ^"' "^^ ^® ^ connaissance transcendante, pour se bii
*« AC JgJ y^ ^5. faire des offrandes. ~ Les koèi craignent et évitent M
- ^^ -«- r^ ^o hommes de vertu, les hommes de talent.— Ils redoalol
•$ ^^ p!| §^ aussi les balais.
^ ^ ^ ^ îS
fêi ^ ^ -- •> '^^ certain le-laot'ouo errait par|(
W "T^ g^ — , ^ Chân-tong. Personne ne savait d'oui
j^ ^ :^ A SS était originaire. C'était un sage. II all4
4H ¥t -bn ^^ & ^^^^ ^^ ^^^^^ ""^' ^^^*^ hiver comna
!^ \L flS ^^^ ^ ""^ simple robe de toile, et pof
'M w W ^ ^ *2i"*^ SOUS son bras une natte en baJ
.% ffii ^ 4S 111 ^^" parfaitement propre. — Un joi|
>î^ ^ ^ Ff -^ ^"^' ^^^^^ descendu dans une auberi?
n" S -^ R) ^ pour la nuit, le tapage fait par les hôte!
RI fflf ^ .A ^ l'incommodant, il demanda à Tauber
"^ ^ ^ ^ ^ ^^^^^ ^'^' n'avait pas quelque recoin soti^
K «te ^ w ^^^^'^ ^ *"^ P''^^^*'- - Il y en a un, (^
:pre «ff "^"^ -^ li§ l'aubergiste, mais il est hanté. — Pel
— 179. -- 325
t ® llîl S ^ 9^ importe, dit te-laofouo. - L'auber-
I A A *:> iH' ^ Hi. ^ ^'^^® ^^' indiqua une chambrette. Il la
1 3E /V >^ IDj ^ ™ ?}R balaya lui-môme, étendit sa natte sur
i ^ ^ -^ W "^ [ij W *® ^^'» ^^ s'endormit paisiblement. — A
* h >& -© ^ ^ JB5 ^ minuit, le bruit de la porte qui s'ou-
i r r .•«• ^ Jf- ?S œ ô ^'*^*^' *^ réveilla. Une femme entra, la
t i^ *a ^ ^ )8 Wl @ cordeau cou, les yeux sortant des orbi-
s, ^ ^ P( /s^ ^ ^ 1^ ^es, et la langue pendante. Derrière
e. g t ap ^ ^ -y g^ elle, un homme décapité, portant deux
I ^ -^ S ^ Ji ^^^^^ ^^'^^ ^^^ mains. Puis un homme
u 3i ^L^ ilT S .^ iT ^ ^^"^ ï^^^i^» *" visage méconnaissable.
* Q ^ ^ ^ ^ ^ Yf ^"û" ^" autre, jaune et bouffi, au ven-
^ tre gonflé comme une calebasse. —
Quand ils furent entrés, les quatre koèi
Bmn^}^
vl^^H*^ D^^ s'arrêtèrent: Un homme vivant icil di-
i \W Jf\ ^^ ^ M F? -Ml ^'^'^^"^'s- Saisissons- le! — Un pouvoir
ï & ^/^ ^ ^ 2 invisible les empêcha d'approcher
L^Ble|gTp@-^ ^ même de la natte de le-laofouo. Alors
^ ^ ^ 'è é 5^ "X B\ ^^^ ^^ concertèrent. — Rien à faire, dit
} 1^ dbfr 6t t^ #B 3K 35Ç ^ ^^^^ jaune. Nous n'avons de pouvoir,
^ ^ iK /y) tro ^ ml 3£ que sur ceux qui ont peur de nous.
i*^^J^7[j^ — '51$^=^ Quand la terreur a fait enfuir leur âme .
j tM i^ âë ZSl $Ë. ^ e$ supérieure, nous pouvons agir sur leur
t S ^ » î m S M ^^''P^- ^^^"^■^' "^'^ P^^ P^"**- ^^° ^°^®
' % -^^ *ra >1^ 1^ "^ r J est dans son corps. Donc rien à fairel —
(ife-M^fS^^^ ^^^''s le-laofouo se mit sur son séant,
t 'Y jM zhL ^c. s^ pH ffl et se montrant lui-même du doigt, il
» r W -Sf xL W ^ ro demanda: Comment osez-vous entrer
i^^ i<l ^Wi !m ^ ici, alors que moi j'y suis? Qui êtes-
j «^ ffil ;Sl — Rja "^ ^ vous? — Les koéi s'étant mis respec-
Ê f. ^^"^ ^ ^ jja ^gu tueusement à genoux, la femme dit.
^ "~* ^ 'u^ ^ /v w ?W L'homme sans tête est un assassin, qui
i iK î^ f$ î$ ^ A ^ é^é décapité. Le noir est mort brûlé.
h :î^ ^Ê 3rt B3 :3r HH SS '^® jaune s'est noyé. Moi je me suis
* â m S2 rttt ï S ^ P^"^"® ^^°^ ^^^^^ chambre. - Me
iîwKS^W^i^TO croirez-vous, leur demanda le-laot'ouo,
Oui, dirent les koei. — Alors, dit le-
laot'ouo, tâchez de mériter votre réin-
fc ^
zr. 75 ifc iÏD f€ K ^ carnation, en cessant de faire le sabbat
se
326 — i79, 180. —
^ 5t sIF ^ M ^^^ A ^^'' ~ ^^^ ^^^^ *® saluèrent, et
-1^ ^ tSi 4h flfô^^it: 3*'é''6nt. — Au matin, te-laot'on
:^7C ^tSUJMiP-:©* conta à l'aubergiste la scène de la ..-
^tlÈl'yS^^^ÊÎfiSI^ Depuis lors la ehambrette ne fut pla
mwmmmmmm
^Ml^M^^^^ Un certain le de Pékin, était IK
^£ ^ ^ ^ 5t ï -^ ^ d'amitié avec un Wang demeurant J
t-tcheou ( au sud-ouest de Pékin ). û
Wang devant fêter le soixantiènae anoî
hantée.
Voyez ïnlroducUon VII et XIII.
180
42ï ^ ^ iS '"^ ^ veisaire de sa naissance le sept de li
^r(nm±MW^ m
septième lune, le te se mit en route
^L-j •— -V •* 3K nr ^K" x^' ™^'^t^ sur un âne, pour aller lui offri
ywi n <Z '^r ^ ^ ï?r ^ ses vœux. — 11 avait dépassé Fànj
^ — i ^ ]^ ^ Jl^ ^ â chan. Le jour baissait, et un oragi
^ôT Ï8 ^ -^ dâl J-* 4S iô montait. Soudain un homme de haut
^ itfc !2i^ 'S — taille, monté sur un cheval, le rejoigni
wfi»raB«TBfM>n— ^ et lui demanda r Où allez- vous? — L
^ ]^ M 4=T :^ -^ > ^ te le lui ayant dit, le cavalier para
^ t^ -^ _. :f^ j-/ \^ fort satisfait. Moi aussi, dit- il, je vai
^^ ^ -^"^ 5C ^ M ^ visiter le Wang. C'est mon cousin pa
^ ^ -^ ^ ^ "îiî lit ^l'i^ï^ce. Faisons donc route ensem
3fe âP ^ Wt l/l "^ 4^ ^'^* ~ Votre monture est plus rapide
^ ^ -k" ^ ^ ^ Ik ^^^ ^^ *® ' P^^^^ devant. — Le géao
iîB ^ s jp^ îK hJ ^ s'obstina à marcher derrière. — BientO
' ^ J3 Jjj^ iMl 3^ S ^ ses allures inquiétèrent le te. Serait-o
Ïri4- ^& ^ -^ M S3il ^" brigand? se demanda-t-il. — I
M ^ retourna fréquemment la tête, pou
PS ^ iB ^ -^ ^ ^ observer ce compagnon suspect. Ah
^ S ^ f5I ^ ^ lueur des éclairs, il lui sembla voU
TT ^ '^ ^ ir ff® ^ que le géant chevauchait, par moments
oE^^^iœ Wi la tête en bas et les pieds en l'air, qu î
"ffi S 3fc ^ P3 ^& B^ tirait une longue langue rouge, et soa{
fflL -te 6Jr îîî=r ^ rO ^ ^^^^ ^"® vapeur noire qui obscarcissai
^^SlraSi^ ^ *^ ^^^^^^ ^^ éclairs. - Epouvanté, k
^BSt^S^T^J© i te piqua sou âne, et arriva enfin cbei
— i80. — ' 327
'^ lit il êi^ f ^ #fî ^ ^^ W^'ïfl' av^c son étrange compa-
^ 1^ /MV jX. IRI Wl tffi (Jeux parfaitement bien. Il remercia le
m ^^, y^^ ia ^ le, et traita le géant de cousin. - Le
^ ^ P^ ^ ot ^ ÏW ^^" aidant, le te se rassura quelque
^ S vSJT db ^a '^ P^"' ®^ ^^ ^^^ ^"^' ^" chemin, il avait
3fe ' tl ^ >^: îm VH peut-être eu la berlue. Cependant il
^ ^ik^^ 1^^ demanda au Wang qui était ce géant. -
'^ ibë @ d4- M â& ^ ^^^^ ™^" cousin Tchâûg, fondeur
/k 3! ï S 5 S (^'argent à Pékin, rue des cordiers, dit
W y^TK^ <1 ^ ^ 'e Wang; il est venu pour ma fête. —
lÉ ^B ^ S ^ 5fQ Si '^^ ""^^' ^" '^^^^ '® ^^^^^ ®^^^ ^® ^^"^
as >fer ^o: ;ÎS â ^ *^ ^^^^ chambre. Ce dernier obtint,
^ jPl IK W H iw sous un prétexte quelconque. <iu'undo-
^ W 105 1^ 2* ^ Jt mestique de la maison leur fût adjoint.
if^ iiB ^ IT ^ H ^ Quand ils se couchèrent, il mit le do-
4-î ^ fet a ^^ db "^'^stique entre deux, et s'abstint de
fe ^ CT Q """ tW P^ dormir. -^ Bien lui en prit. Vers minuit,
ïtë^'l^^fô'fnf '® ê^éant s'assit sur sa couche, tira sa
UIJ 37 ^ fiB pH h ^ langue qui ruisselait de salive, étendit
^ â» zâ ^ i S* ^^^ ^^^^' saisît le domestique endormi,
W lœ S ^ ir Bn et se mit à le dévorer à belles dents,
W "Ife ^ 1^ M ^ ]jf* jetant par terre, un à un, ses os rongés
«B tb ^ ^ ^V* na. SI ^^ brisés. — Plus mort que vif, le îe
m* rr Wt M ^ ^^ v=t qui était très dévot à Koân-ti, s'écria:
'<r^l^BM'^^'1' A moi! vainqueur des démons. -^ Aus-
JL ^ *S§* tfSfr 75^ S ^ ^^^^^' ^^^^ ^" ^^"^^ ^® cloches et de
5 i ^ J^ 5 2 S *^»^*^ours, Koàn-ti descendit d'en
iM il? w <^ ^ 10 XR haut, tenant à la main son grand sabre»
i^iî SE É *H* ^ © K ^ ^^ ^^®' ^^ yâo-koai anthropophage
l»f ^ JTT M î?rt ffi -Hl ^^ changea en un papillon, qui voltigea
u ui n par la chambre, évitant les coups de sabre
% S vr ê /& ^ i% ^6 Koân-ti. Enfin un coup de tonnerre
W ÈSB ^ 1^ fiS ^ JS formidable retentit. Koân-ti et le yâo-
fii^ A^ 77^ ^ fflS 1^ 'â' ^°^^ disparurent. Le te tomba évanoui
IW Sa^ ml *lB BH O M sur le sol. - Le lendemain matin, la
^ M ^ ^ ]g «^ glP chambre restant fermée, alors qu'il
faisait déjà grand jour, le Wang en
enfonça la porte. Il trouva le îe évanoui.
^r^
n Jpljl ^ ^. m pf* l£ A terre, dans une mare de sang, les os
328 ^ 180, i8i, —
j)S ^ IS* S^ ^ ^^ domestique. Da géant, pas trace.
lot ^ ^ "^ H ^° courut à récurie. Son cheval yéla
|Rj t« ^ ^ Jl encore. — On envoya en toute hâte
^ ^ 3 Se 3^ Pékin, demander des nouvelles
cousin Tchâng, fondeur d'argent, n
des cordiers. Il n'avait pas quitté Pékii
ni môme songé à faire le voyage i
m^ m
+/f
^<&
5 s
Ft
Voyez InlroduclioB VÏII et II. — Le yâo-koai vu
pris la forme du cousin Tchâng.
fà^m mm
mmm sm
ïS P ÎJK :m ^ Un jour d'été qu'il faisait tri
1^ ^ ^ wid )^ chaud, le bachelier K'iôu de Nài
M SlM ^ fâ tch'ang-fou (Kiâng-si) ne trouva rii
/M tR jg\ ^ 99 de mieux, pour avoir frais, que de i
^ ^ Si >S »fii coucher, en costume plus que lége
^ -^ ^ âl lait ^^"^ *^ temple du Génie du lieu. Ret
^ 5 r-- ^ ^^'^ ^^^^ *"* ensuite, il tomba gravema
iv^ W ^ '^^ T^ malade. — Pensant que le Génie do lie
^ fê offensé par son indécence, le punissa
^ ^. ^*°^'' Madame K'iôu alla lui offrira
;^ ^ vin et des mets, des parfums et i
H *(£ j^ ^ ^ papier-monnaie, avec les plus humbli
■ excuses. — Le bachelier K'iôu guéi
^^ aussitôt. — Sa femme l'adjura d'all(
«is -M
remercier le Génie du lieu. — Ah! p
exemple! dit le bachelier furieux. Coi
^ ^ W I^ ment, c'est lui qui m'a rendu malade!
^ ^ ^ ^^"^ ^"^°^ ^^'''••' ^^' ^^ ^^ P'"^ ^
^ ^J '^ W écriture, il rédigea une pièce, dans b
S 'î^^ ffi quelle il accusait le Génie du lieu, cba
gé de protéger ses administrés, de la
nuire au contraire, pour se faire ofiFr
^ f^ JJlL ^ ^^^^ viande et du vin. H brûla lui-méfl
^ Ile >$V EM ^^^^® P^^^® soignée, devant la stati
BlI ^ passèrent sans réponse. Encore pli
^ ù 1k
— 181. — 320
;ÎA jtjq A ^ furieux, le K*iôu rédigea une nouvelle
tex 5îtf sf; -ff pièce, dans laquelle il urgeait sa pre-
^gf TV PH TT miére requête, et accusait le Génie de
5fc tJ* ^ ^ '^ ^'''® d'être de connivence avec son
^ ajg C!ag j^ subordonné le Génie du lieu, qui lui
y^ ^ra i« wc servait apparemment sa part du profit.
Il brûla encore lui-même cette pièce
devant la statue du Génie de la ville. —
La nuit suivante, le bachelier vit en
rêve, dans le temple du Génie de la
^ ^ W ^ ^^^^^* ^^^ planche semblable à celle
MJL I^ ^ m ^"^ laquelle on affiche, dans les pré-
yi ^gs S ^ toires, les prononcés du mandarin. Un
"^ ^ ^ " papier fixé sur la planche, portait ces
^ â !$ JiK mots, pointés au vermillon... t Le Génie
^ Th tSt Wk ^^ ^^^^ coupable d'avoir extorqué à ses
j / ^ ^ administrés de la viande et du vin par
yy ^ ^^ "^ ^^^ moyens illicites, sera ignominieu-
sement cassé. Le K'iôu s'étant conduit
insolemment envers les Génies, recevra
trente coups de rotin sur le derrière,
^ ^ ^ ë P^ï" '®s soins du sous-préfet de Sïnii-
^ Éfih $ft "S^ kien-hien (sous-préfecture administrant
^ ^ ^ S '^ °^^^^^^ ^^ *^ ^^^*® préfectorale de
^ W W î^ Nân-tch'ang-fou).» — Le K'iôa s'étant
St 1K ^ ^ réveillé, et ayant réfléchi sur son rêve,
Km ^ n% se dit: Ceci n'est qu'un vain songe. Car
^ "^ ™ enfin, je suis de grande famille, et ba-
14 -^ ^ Mi chelier. Aucun mandarin ne peut me
S iM â^ ij^ faire donner la bastonnade. Et puis, je
relève du Nân-tch'ang-hien (sous-
préfecture administrant l'autre moitié
^^IJ±
i^ ^ ^ f^ de Nân-tch'ang-foa). Laissons venir.
©in —
Peu de jours après, durant un grand
orage, la foudre détruisit le temple du
Génie du lieu. Alors le K'iôu commença
jUft "jkf ^ ^ ^out ^^ môme à craindre pour le bas
Ka SE 5 "" ^® ^^^ ^^^' ^^^îs enfin, on ne fustige pas
W ^ — ^ les Lettrés, l'usage l'interdit absolu-
-^ ^ "^^ jjtt ment.Néanmoins,pourplus de sûreté, le
42
330 — iSi. —
"^ ^ ^ ^ bachelier s'eoferma dans sa maison.-
^ rS ^ A ^" ™^'^ ^^"^ ^^^^* ^^^ craintes s'éfs
m ^ ^ ^ Douissaienl, quand il entendit souda
™ ^ ^ ^ la ville retentir de cris et d'impréa
1^ '^ ^ ff ^*^°*- ^^ ^^"1® courait au temple, i
mM^m^ 'egouverneur du Kiàng-8i venait d'êl
w ^ >% -Çr frappé d'un coup de hache en pld
^ ^ fi ^ front, par un assassin, au moment o
^ ^ Iffi fir ^^ ofifrait des parfums. Le préfet et h
S ^ ^^"^ sous- préfets s'empressaient. -
^^ ^ Ê A Hors de lui de surprise, le bacheik
^ ~ ^ fefe K'iôu avait aussi couru au temple, e
+ ^^
négligé d'intérieur, chemise et paoU
Ion. Son air hagard frappa le soœ
^ Wi^ ^ préfet de Sînn-kien-hien, qui le 1
4^ fia H» ^g saisir par ses satellites, et lui deman^
^ Ia^W ^"' ^* ^^^*^* ^" étranglement suh
— î^R W ^ -empêcha le K'iôu d'articuler an sei
^^ — ^ J^ '^ mot. 11 fit des gestes, pour exprinw
^ 9g 5gg -qu'il portait habituellement une long!
B ^ ^ robe sur le corps, et un bouton sur
>ê ?l ^ ^ête, qu'il était Lettrées un moL Ma
P .^ qui pouvait comprendre cette pantom
'^ me? Un instant après, à plat en pleii
rue, le K'iôu recevait du rotin sur
£. P2 I^!^ ^^^ ^" ^os» ^ la manière des simpk
{& "j^ k mortels. Au Irenlième coup, la paroi
^ At^ Jt 1^1 revint. Je suis le petit-fils du mioi
^ HE ^ tre de l'agriculture K'iôu, cria-t-îl
^ IS TJT Excusez-moi, dit le sous-préfet de Sini
kien-hien, je ne pouvais pas savoir. •
Lesauloritésdonnèrentensuite au bact
:t\^
)>À
^ ^ ^ l*er, par manière d'emplâtre, la place i
^ ^ 2>L. Chef des Lettres du Fông-tch'eng-hia
^â^
Mais, n'empêche, tout Lettré qu'il élai
"^' ^ ^ 1^ Génie de la préfecture lui avait fa
^ ^ ^ ^^^ ^^ ^^^^ donner la bastonnade, par i
-^ ^ :f± sous-préfet de Sînn-kien-hien.
»M5 "V fÊA Voyez Introduction III et V. — On ne frappe *
l'ï -^ fPu Lettrés que sur les maius. Ceux qui soûl condanftKi
— I8S. — 831
•gS^ vjfaf M |L|* I a 182 être décapités, ont droit à une natte, pour recevoir leur
js^ -g^ PI SA ^ W
^^ 1^ ^ "^ 'A AU ^^^^ '® village de Siào-koan-ying
Wi V ^ ^ y\ Au au nord-est de la ville de Tôn-tch'eng
B^ f^ Pi ^Wi ^ (Kiâng-soa), vivait un certain Soûnn-
^1 fâ Pîî ^ =& ^ taeutch'eng. Sa femme était née Sie.
-^ JS Jhs ^ , S ï-^s deux époux avaient un fils, né
JIjS, 1/ J ^ tp ^ ^ <^3"s la nuit du nouvel an, et qu'ils
^^ 'fô S '^ ^ CI avaient, pour cette raison, appelé Nién-
^Y >^ ^ -tt- teî I ^®° (le fils de- Tan). — Niên-tzeu avait
'^ ->^ 5C ::ft ^ '^l^ dix-huit ans. Un jour qu'il portait au
Mu "Q^ *^ "^ JÎ^, 1^ marché, pour les vendre, une charge
F' W^ */§ ifâk ^ ^ ^® poulets, un tourbillon de vent Ten-
^r S ^ ^ tntr u^ veloppa, et enleva ses volatiles, qui
rB B Ta M |*P >F3* disparurent dans les afrs. Saisi de ter-
^ l^ fB£ SL nép jh^ ''^"'*' Niên-tzeu retourna à la maison,
'jT ^ iiC ^ ^ ffi. s'alita, et fut bientôt gravement mala-
-^ M ?S ^ fS -W^ de. — Or sa mère enceinte, attendait
^ ^ ^ ^ Pi § alors sa délivrance. Quand le moment
-^ Fb t=f Zt ^ jjÇ' ^^t venu, son père ayant évacué la
lîH <rî &.^i ^ ^^ maison selon Tusage, le malade resta
:^ '^i Ml ^ ^ « seul dans sa chambre. — H lui sembla
^P ^ :3^ /\ fî^ iH' alors, dans son délire, que le vent
-?- jS^ «^ ^ FH FP Fémportaïl vers une porte rouge. Quand
3Z ^ /- ^ ^ ^ 1'®"^ passée, il se sentit choir d'une
^ 'L^ ^S S ^ W hauteur iverligineuse. Il ne ressentait
HS '^ >J^ ^ ^ S^ aucune douleur, mais avait Fimpres-
-j^ ^ "y ^ 5X, /l- ^^^° ^"® ^^^ coips se ratatinait de plus
^ ^ -^"^ J 7i^ Œ en plus. — Enfin il cessa de tomber.
W¥ K iBI "M* ^ "^ Impossible d'ouvrir ses paupières gon-
^Êt JgA 2p J5g ^ W fiées. Impossible de mouvoir sa langue
dbfr ^ JiC' A ^ !^ ^^^®* "" ^*®"^^^ '* entendit les voix de
BK "^ Kf ^ "jr ^ son père et de sa mère. — C'est un gar-
^ M ^ ^ 3^ ^ çon,dit Soûnn-tzeutch'eng; je vais voir
fâ Hi H B( ^^ comment va Niên-tzeu. — Un instant
<^ ^ ^ ^ ^ X après il revint, et dit: Hélas! Niên-tzeu
W ^ M ^ WÉ ^ est mort. — âfors la mère se mil à se
332 — i82, i83. —
183 -i- SI g yjj] lamenter, et dit: Me voilà bien, avecci
^^ -1- ^jfc «i ÎTrt morceau de viande (le nouveau-né) ei
ÎQl A% ^ W "0 plus, et mon grand garçon en moins 1
j^ ^ )3 ^ WL ^^"^ ®^* ^ recommeùcer ! — Alors
^ iH^ ïïiî ^ B Niên-tzeu comprit qu'il était mort, el
^ ^ •xr ^ >f- réincarné dans l'enfant mis au jour
i Ç ru Tï ^ par sa mère. Craignant que, dans sa
Jg ^ -]^ ^ Jtt douleur, sa mère ne le tuât, il fit un
±itd& JPC 4^ ifif suprême effort. Sa langue se délia, et
® ^ il vagit: Nién-tzeu n'est pas mort!
^ ^ ^h ^^ C'est moi Niôn-tzeu I — Quand elle
^ ^ ^ "^ S entendit parler le nouveau-né, la mère
^ /\. ^ & ^ ^^^^^ épouvantée, qu'elle eut un accès
îa -^ ^ ^ W d'éclampsîe qui l'emporta. — Le père
^ ZT ^ ^ nourrit l'enfant avec de la bouillie. SaJ
'^ ^'^ 1^ ^ B& croissance fut phénoménalement rapi-
M ^:^ I M S I ^^' ^ ^^^^^ moisi! fit ses dents. A cinq
B W( W BH A mois il marcha. Il a actuellement seize
Ffl W $K ^ ^ ^°^' ^'^^^ Monsieur Tên, le sous-préfet
ftll â^ 'â» -^ -*- ^® Tên-tch'eng, qui m'a communiqué
wf M "T 7^ ce fait.
Tsxte de la fki du dix-huiliëme siècle. — Le peaple
croit que les tourbillous de Tent sont produits par des
koèi qui passent. — Réincarnation au moment de l'ac-
couchement, sans descente préalable aux enfers, avec
conservation de la iaémoire. L'enfant non encore né,
n'est informé que par une âme inférieure. — Mort sans
d'onfeur, insensible, imperceptible. Porte rouge, rivière
rouge, la naissance, avec l'hémorrhagie qui l'accompa-
gne. Chute en ce bas monde, dans l'abime des misères
de la vie.
^ ^ iS «B
flg ^ ^ èE ^ roùng-tcheou (Tchêu-li) vivait
A W ^ ^ "° certain Wâng-kiucheu, devin habi-
H tH* un "J le. — Or le préfet de Hoéi-tch'ang
^ ^^350 ^ Kàn-sou), Monsieur Tchéng, avait und
^ ^ «^ Art P^^îte fille chérie, laquelle végétait de-
■ - 2j ^ ^ Pïiîs sa naissance, sans se développer.
^ ^ ^ W Son âme n'a j)as la force de la faire
«83
~ i83, 184, - .333
^^^ ^ :^ JSft ^ ^' ^^^^^» disait-on. — Monsieur Tchéng
fâl îÉ: -fc -> ï illl consulta Wâng-kiacheu sur la maladie
S S jT ^ s îî ^^ ^^'^^'^- "" ^^*® '''^^^ P^^ '^^^^^^^
fin ^ r î§ >Çî ^ dit le devin. Elle n'a pas d'âme. —
^ '^ ^ iH dt % Comment? fit Monsieur Tchéng. — Elle
J3, *^ :Ê ^ F7 "i "'^ qu'une âme inférieure, dit le devin.
1^ ^ ^ ^ H /£ Son ânie supérieure n'est pas encore
A ^ 1^ 4^ ^ ^ arrivée. Mais elle arrivera. C'est Tâme
-fb jË*^ R ife iK Si ^" sous-préfet actuel de X, qui, de par
Tfe -«- T J^ S '® ^^^^^°' ^^^^ réincarnée dans le corps
TC ^ ^ 7ti T» ^ de votre fllle. Il devait mourir au temps
ffl. -^ -I- ^ gg où votre fille est née. Vu ses vertus, le
â. ^ ê& ^ 3* destin lui a accordé une prolongation
:Wr 4Ly ^ ^ bW d'existence, mais a oublié de retarder
M ^ ^ ill JS d'autant la naissance de votre fille.
;é? gA >û^ [ji* -i- Votre fille est donc née incomplète.
11^ ^ V^ ^ Elle sera subitement complétée, le jour
"^ TO ^ lîC >Ç5 où le sous-préfet X, âgé maintenant de
"A ^ >2l ^ ifc P*°^ ^® ^^ ^°^' mourra. — Monsieur
S4 'Éï n â^ R TcMéttg envoya aussitôt un émissaire à
^ ^ u. ^ ^ ^' P^""^ vérifier l'âge du sous-préfet, et
^ Pli Jlt ifi lit les autres assertions du devin. Elles se
j^ ^ ^ ^ l trouvèrent toutes parfaitement exac-
17 ^ ë yu yp le Tchéng se réveilla comme d'un rêve,
^ ^ ^ êi^ ^ ®^ ^® trouva subitement en parfaite
^ ^ ai ^ 7^ santé, avec le plein usage de ses facul-
3fe ^ S ^ /fc ^^^' " ^^'^ ^^^'® renvoya à X le môme
^ ^f W ^ ^ émissaire. 11 apprit que le sous-préfet
^ '^ ^ Â^ ^ ^^^^^ mort, sans avoir été malade, au
35 J®. 3^ 2p; 4? inoment précis où sa fille s'était trouvée
/■# JK i^E ^i ^ft
•Çt ^ ^ ^ Un certain Hiâng-tsing, originaire
Texte da neuvième siècle, extrêmement important
et parfaitement clair. — Comparez, numéro 182, la
règle. Ceci est l'exception.
334 — i84, i85. —
^ *^^ ^ ^ ^ >fC ^^ Heûe-nei (Heûe-nan), avait un*
Bitf 91 ^ 2t 4ft ffi petite fille, qui mourut âgée de peaî
B% m) 3\ TC tS 5^ d'années. Au début de sa maladie, l'en-j
§ f^ Mà^ ^ ^ f2i"t jouant avec un couteau, sa mère
^ ^ "^ "tt ■& voulant le lui enlever, avait été blessée;
Sr^ ^aS^ ^'^ ™^*"' "" ^° ^'^ ^P**^^ *^ mort de
W( :^ ^ ^ ^ cette fille, la femme de Hiàng-tsing en
1^ ^ W ^ ^^ ^"^ "°^ ^"^*'®* Quand la petite eutat-
^ ^ Bî? -^ TI -a^ ^^"^^ ^'^^® ^® quatre ans, elle demands
im m ^^ ^^ ^ à sa mère: Où est mon couteau ? — Qael
I5C ^1^ jtm'^ — ' couteau? fit la mère. — Celai avec le-
>S j*H ^ l éé; ^ ^^^^ ^® ^^'^^ ^' blessée à la main, dit
J^ 'M ^— A4* fe ]& renfant. — La femme stupéfaite rap-
^ iBlI "^ W^ Wt 1^ porta ces paroles à son mari. — Ce
^ ^ ^ ^^ ^ couteau existe-t-il encore? demanda
gp ^ ïj^ ^ ^ ^ celui-ci. — Oui, dit la femme; je l'ai
^ vnr ^ ^ -- conservé en souvenir de ma fille dé-
3^ ifil ME -^ "ZT ""^ funte. — Le père mélangea ce couteao
^ ^ ^^ l!|| "f^ I^ ^^^^ plusieurs autres couteaux pareils,
^ gg R 4ffi H&* ^"'^ présenta ensuite à sa fille. Sans
W XR H US lîÇ la moindre hésitation, l'enfant saisit
Wi^ pT BU # le sien.
^ ^ /# 1^ Sous l'empereur Sda-tsoiing des
^ ^ "^ iîii "êyf ^'^°^ (756-762), un certain Tchéng-tai
0j.g; >G^ ^12, «^ était préfet de Tûnn-tcheou (Tohénn-
»*< O tl H^ kiang, Kiâng-son). Le frère aîné da
^ ^ Il préfet, Tchéng-k'an, avait eu de sa
.^ jg J3p femme née Tchâng plusieurs enfants,
PI
Réincarnation, avec conserva tioa de la mémoire,
dans le sein de la même mère.
185
qui étaient tous morts successivement.
Une fille seule survivait. Elle s'appelait
:km ^B^ _..
^ ^ ^ "ft^ Ts'ài-niang. C'était une charmante de-
jgf^ JLa ul. -rt m^ moiselle, âgée de seize ans. — La naît
^J^ ^ ^ a ^^ ^*^P^ ^® ^^ septième lune, Ts'ài-
^ ^ H T* niang vil en songe la Tisseuse ( déess«
— 185. — 335
^ *M M-^ ^ lS^ ^® *^ ^y^^' P^^*"^""^ ^^^ travaux fémi-
— nins). — Que désirez- vous? lui de-
manda la déesse. — Que je devienne bro-
£ ge ^ f M ^
OP ^ ^ J^ J^ >^ ^ deuse habile, répondit Ts'ài-niang. —
La déesse lui donna une aiguille en or,
piquée dans une feuille de papier. Pre-
nez ceci, lui dit-elle, et mettez-le à
)^ -S ^ ^ J^ -Ç ^^^^^ ceinture. Si vous pouvez vous
EF 7% 6lf S ^ Si 7h ^^^^^ durant trois jours, vous devien-
o ^ d^ ir^ ^ >m ^^^^ ""® brodeuse sans pair. Si vous
5^ ^ w a^ aR "T" XM parlez, vous serez changée en garçon. —
"i^ 'fêr :êt >8ft ^ ^? ' ^^^ *® second jour, Ts'ài-niang parla,
"^ - et montra le don de la Tisseuse à sa
mère. Celle-ci ne vit qu'un papier percé
^ ^jf ifc ^ 5^ - :Ér
J^jtl^^KH'^ «le deux trous d'aiguille. L'aiguille en
or avait disparu. — Peu de temps après,
Ts'ài-niang tomba malade, et sa mère
se trouva enceinte. — J'ai perdu déjà
^ rin tri «^ ^ ^ ^ ^'"^ enfants, se dit cette femme, et le
1^ ® #- 5lj 7^ ^ :^ sixième, ma fille, va mourir; à quoi
Rb Ea ï5> ri ^7 1^ mi bon en avoir d'autres, qui auront le
^ ^ ^ ^^ iSi'^ t^ même sort?., et elle envoya chez le
ih 4r Vi ^ ^ Si Hff pharmacien, acheter une potion abor-
W 5 S S n P T ^''^' " ^'*® ^"^'^ Ve^^iilev, quand, du
IK 5S P5^ ^ tl nij _L coin où elle agonisait, Ts'ài-niang cria
B^ >^ >2 A Jl )iS* M * Cruelle! » — Qu'as-tu? lui demanda
^ ^1^ "& -ft -fr ^ 3fî sa mère. — J'ai, dit-elle, que, après
^ ^ ^ *9^ -^ ^ îw avoir quitté ce corps, je dois renaître
ffl^ âE ^« ^ 3E. R'J ^ dans le garçon que vous portez. Or
Âk "—^ P^ xSi A â ffl ^^"^ ^^'^^^ *® détruire. Voilà pourquoi
ÊÈ M 73; B.si ë^ £lf X ^'^^ ^"^- "" ^^^^^^^ Tchéng ne prit pas
^ iv /y P^ ^ Wi T^ sa potion. Ts'ài-niang mourut, et un
'f^ ^ ^ ^ ^ ~, garçon prit sa place au foyer. — Ma-
dame Tchéng mit de côté les objets quo
j^ ^^ sa défunte fille avait aimés. Dès que
■^ m ^ yl quelqu'un y touchait, le nouveau-né
^ ^ ^ >$1 i^ î3E na ^"^^^ ^® colère. Il vagissait piteuse-
ment, quand sa mère pleurait Ts'ài-
niang. .Sachant qu'il était leur fille rein
^^^H^^B
^mm^nmik
<^ ^ Id ^ ^ ^ carnée, les époux Tchéng l'appelèrent
336 — 185, 180. —
^ j|fc ^ g ^86 -^ le Terme. Le Terme vécut, et de
Èë ^ fU ^ ^ M^ ^'"^' ^^^^ ^^ temps, censeur impérial.
E6 A^ n^ Xt $ffi 3^ Comparez les numéros 182 el 18*.
^ i^ 7^ ^ 4B B ^^^^^ ^® Texamen pour le doctorat
ïTIrî ^ #l3r dl'^l 4^ ^" ^^^^' *^ licencié Loûo-tchenfanj
S 3^ 5q X m ^ ^' Kiên-li-hien (King-tcheoa.foa. ai
^ Jg î^ IH 711 "T Hôu-pei) se trouvant à Pékin, un cer-
^ M 75 îSf )j^ ^ *^*° ^^ ^^ Fôu-tch'eng-hien (Fôu-kica
Xb ^ H^ ^ ^ 4^ ^^°^ *® trouver, et lui dit: Vous sera
TT (Pj tt ^ Et uL reçu, mais n'aurez pas de charge. -
^ -^ ^ si ^J ^ Veuillez me dire pourquoi, fit le liceiF
T?^ ^ j^ ^ ffîf jfet ^*^- "" Après la proclamation des reçus
An ^ â S m A ^*^ ^® ^^* "^ Q"^°^ *^s °^™s eurent éù
^ SyC ^ x!§ ::^ ^ proclamés, le Loùo constata que, di
^ fif "ZT ^ y\ ^'-^ fait, il était reçu docteur, mais qu'au
6lf "^ "ém ^ :6l -k^ ^"°® charge ne lui était assignée, l
^ * HU iPJ ^ ^ alla donc trouver le Lî, et lui demandi
^ -^ f^ K 5K ^ derechef pourquoi. — J'ai eu en songe
^ ^ . d^ ^ gË: lui dit celui-ci, une révélation à voln
tb S* SI :*: S K endroit. Le destin vous veut à Fôu*
T^ *M ^ hP ^ w tch'eng-hien. Je suis venu à Pékin toiï
y ^ ^ >^ ^ -w^ exprès pour vous le faire savoir. — U
'ffr ^ ^ "ër iS docteur Loûo retourna chez lai. Pen-
^ ^ nr* ^ ^ sant qu'il serait nommé au prochais
^ Js l> Sft lœ changement du titulaire de Fôn-
-— *& à^ ^ Y^ tch'eng-hien, il prit des renseignemenli
£E ilA "^ >fê ttB ^^^ ^® sous-préfet. Ayant appris que,
^ i&* ^ "K SK normalement, il devait encore restei
^ W ÏW i|i^ ^S e° charge plusieurs années, il ouvril
A ^ ^ >£g ^ une école, en attendant. Il disait, à qui
_ ^c -X" voulait l'entendre, que ce ne serait pas
pour longtemps, la sous-préfecture de
nmmnn
■^ ^ :^ 1^ ^ Fôu-tch'eng-hien lui étant assurée.— Pe
^ '7s ^ j^ yiK fait, ce ne fut pas pour longtemps. La
rt ^L iî ^ ^ troisième année, le docteur mourut
M Ti Si sSf ^ subitement dans son. école. — Un an
— i86. — 337
"M ^ y£ lin ^ ^ ^ ^'"^ ^^^^* ^^ quinze de la huitième
T j^A Wt fa& 'fâ A91 ttf îu"*^i comme ks personnes de sa famille
4^ 00"^ W m ^x ni se livraient à des évocations spirites,
W }i îR S rî !Ë|Si «W soudain le pinceau s'agita vivement, et
®®ii##BgAt
écrivit en grands caractères: Je suis
Loûo-tcheufang, revenu pour vous re-
voir. — Ses parents se montrant dé-
îl5 ^ wfi» lit iS ^ ^ fiants, l'esprit écrivit: Ne doutez pas.
T-tt — ^ -fp " f C'est bien moi. En voici une bonne
"^ "ZT y^ '^ y\ preuve: Il vous manque le titre de pro-
-X ^ f^ j K ^ w priété de votre terre de Loûo-cbeu-wan.
R&* "fr ffl :^ ffl J^ ^ ^^"^ ^^^^ ^" procès avec les voisins
>M* âk Li! A IDK: S v^ pour celte terre. J'examinais ce titre de
iT HE >u d Iw 3 î^ propriété, le jour où je mourus. Ouvrez
^ ^ ^* ^ ^^ ^ §S "^^° exemplaire du Lî-ki, à telle page.
À i@ R9 3^ 15^ B3 •> ^'^ ^*^*^ ^^^ '^* "" Quelqu'un courut
P- ^ PW -r ^^'® ^ *^ bibliothèque. Le litre fut trou-
fâ ^ w 9v ^J ï5c 55^ vé, dans le livre indiqué, à la page
^^ iS S^ ÂL "S 'F' ^ dite. — Alors toute la famille agenouil
lée, pleura son cher raort. Le pinceau
écrivit quebiues phrases de condolé-
>t^ jlt tù "^ ê ^^ ^ ^"ce, puis continua: Sur une commu-
jjt M ^^^ 1^ S& 4? T nication qui m'avait été faite, je m'al-
^ 4^^ :^i ^ Hi ^ i tendais à devenir mandarin du P'ôo-
i"^ WC ^J IK Ky ra O tch'eng-hien. J'avais oublié de deman-
fê "^ ^(^ '^ B3 S? ^ê. ^^^ ^^ J^ serais mandarin terrestre ou
^ HH BB BS 2p? /f+ "7* infernal. Aussitôt mort, je fus nommé
«7 TO hB ?Ç S TT -^r Génie de la ville de Fôu-tch'eng-hien.
^ ni tlÉ ^ ^ ^ Ig La prophétie est réalisée. Nous l'avions
^ ^ 'î' B8 RB ^ Âf "^^^ comprise... Si je ne suis pas vcmi
1=1 ^/X îJd ^ T^ X darins infernaux ont encore plus à faire
^ ^ — ^ ^ §g ^ que les terrestres. Ils n'ont pas un quart
W. ^ B i^ 1^ ^ iS <i'heurc de repos. Ils ne chôment que
^ ^^ I ^ ^ -S ^ ^® quinze de la huitième lune, un seul
tSL ^ ^ J^ Mi y^ ^ jour par an. Cette nuit-ci, la lune bril-
^ 1^ ^ AL ^ -ffi >ë* ^^"^ ®* aucun vent ne soufflant," j'ai pu
?& n ^ 'S A iS "T* profiter de mon congé pour venir vous
'^ M mf ^ /\ la -4^ voir. Je reviendrai peut-être, à pareil
i" -^ iÇ^ '^f ^ §2 jour. Durant mes visites, gardez-vous
43
338 — i86, 187. —
de secouer les arbres et les buîssoi
qui ornent la cour, car ils servent d'ab
au cortège de koèi qui m'accompaga
^:^m^Mmr^A „
W P^ I^W ï^ ^ "^ ê W ^^^ ^^^^ ^^"^ S' légers, que tout vei
B iil âl Ûh $â ^-^ ^^ ife ^^^ emporte. Pour pouvoir s'arréten
n ^ î ^ ^ ^ ^ «'ester en place, il faut qu'ils se fixei
y H ^ s ^ Wf -^ à un objet résistant. En bon mandarii
SX Ji^ i^ ^ ^ ^ R^ ^^ ^^'^ ^^^^^ ^^"^^ ^^ ^^*^ ^® °^^
B -âî R9 ^ Zb Kâ -Jr «^^'O^'^e- — '-21 conversation dura Iod|
Jxà ml KR 3E ztl IS '^ temps encore, puis le pinceau écri«
W ^ ^ -^ ^ HU SO quelques phrases d'adieu, et ce fat fin
^^ lè^ ^SSl €$ ^S jf^ j^ l'cxte de la fln du dix-buitième siècle. — Détal
* ^^ ÏWtF ^^ ^^^ £^ "--^ imporlanls sur la manière dont le peuple se figure I
iH* ^h '^ ^9 ^& ^H fi9 AotH. — Le Le est un de ces êtres oiyslérieux, doué»!
4MJ ^)C Z)^ ••*'• ^M •^ •^™ seconde vue, formant Irait d'union entre les deui nwi
''M 'fê ^k PD SI "T *M* ^*^''' *''*' ^'^"^"^ "" ^^ ^'^*"** "^^'^ '^^"^ *** *^***
*: ^ ^ i? ïfï fflMl. ^87
j^ M Mj •ï^ f s fia Iî'T solilaiie, au lien" dit Fàn-n-chan. I
A Canton, les deux étudiants Tchi
et Lî s'olaient logés dans une mais«
quinze de labuiliéme lune, les paren
du Tchâo leur envoyèrent les provisioi
nécessaires, pour passer joyeusemei
ife ifc ^ 3^ S^ ^^^^*^ ^^^^ populaire. Vers minuit fe
Z^^^'A
deux jeunes gens buvaient et riaia
^ encore, quand quelqu'un frappa à \e\
Sn ^ TCU "^ ]fê ""^ porte. Ils ouvrirent. C'était un jeui
/H ;2b; ^ ^ >â^ ^ rt^ homme qui leur dit: Moi aussi je sa
"Htr d^ 7& ^ ^ /^ éludiant. Je demeure à dix stades d1i
W iSR ^ /E VH "~* IS J'ai entendu parier de vous. Je
^ |g Vf § ^ J^ 3^ venu pour faire votre connaissancej
n !^ "^ -T^ 'S 7h ^ "^^ réjouir en votre compagnie. — I
jt^^ùk^ ^ -H ffiS '^^^^'^ ^^ ^^ ^^ *^ ^**^"^ asseoir. (1
® W ^ W l^j *• H parla littérature, histoire, enflnTaoisi
^ i^-^ ifi ^, — ffl et Bouddhisme. - Or le Tchâo. r
^ 173 "ïr "-H ^ èïT >^"r Confucianiste, haïssait ces derniers si
a !^ — « S 5^ ^*^^ jets, tandis que le Lî, nature peusi*
R AÏ 7C M ^ ^ i^ eu raffolait. - Qui a vu Bouddha
— i87. — 339
J^ >ï^ ^H SM ffi il* interrompit le Tchâo. — Voulez- vous le
77^ "ôT :S "71 "^ S' ^^**^ demanda Tinconnu. Rien de plus
Ira n ^ y\ A. ^ radie. — Quel bonheur! fit le Lî. -^
ntr ^ S8 ^ JiB 8k L'inconnu monta sur une table, défit sa
^^ ^ î^ a§ i^ '^ temps, un parfum énervant, narcotique,
longue ceinture, passa Tun dos bouts
par-dessus une poutre, et fit de Tautre
un rond (nœud coulant). Pendant ce
PV
Z^^
se répandait dans Tappartement. —
Regardez dans ce rond, dit l'inconnu,
^& ^ Ïî5 8'i )^ "W 6t vous verrez. — Le Iii regarda, et fut
^ — m ^ ^ B -fefe émerveillé de voir Koân-yinn, le Pro-
=W <Z^ >Ci wr lecteur, et toute sorte de splendeurs.
Le Tchâo regarda aussi, et no vit que
^mf*tZM,
^ ^ ^ ^ ^ des êtres hideux, au visage cyanose, à
— ' la langue pendante. — Vous verriez
mieux, dit I inconnu, si vous passiez la
tète dans le rond, — Le Lî avança aus-
^ ^ ^ ^ ^ sitôt la tète. — Arrête I cria le Tchâo ;
^ 3*: 7à^ ^ lyn ^^^' appela au secours. — Les domes-
W "^ ^Z ^ V^ tiques accourus dépendirent le Lî qui
1"^ ^ ^ -^ M étranglait déjà. L'inconnu avait dis-
3^ 3K ^ B@ P§ P^^^ " ^^^^^^^ ^"^ ^® quartier était
^ ^ ^ ïï -2S hanté, les parents des deux étudiants
S ^ ipE Fp ^ les rappelèrent à la maison. — Mais il
[ij RT ^ ® ^ était écrit que le Lî finirait par être
i^ S Pb ^ h victime de son tempérament" raélancoli-
g >Cj T^ W -L- que. Il devint coup sur coup licencié,
M ^ ^ -^ )^^ docteur, et sous-préfet de Lôu-kiang.
jï Zfc ^ Mf ^ Ayant eu des désagréments à subir dans
4n ^ ^ ^ >^ ^^^^^ charge, il se pendit. Cette fois il
/hI ^ yÇ 'SF 1r ne se trouva personne, pour l'empêcher
^ IH 1^ ^ ^ ^'^'^^^ ^^^^ Rouddha.
7£y J/f ^^ G9 ES Pour la fête da IS de la haitième lime, voyez Mo-
t ■ rî —- •'^'^ *^' Usages, deuxième édilion, page 385. — L'in-
l/j[. Irp ^i vMj "^ connu, âme d'un suicidé, enlerré-àdix stades de là, en
^V ^7^ ^1. ^^ ^j. quête d'un remplaçant. — Les légendaires chinois obsèr-
mt LlI 3\ bU ^H'^ ^*^'^^ souvent, et finement, qu'une prédisposition psychi-
"tv ^ÎtI w2 /%L I— r *ï"® morbide fait les sujets capables de suggestion, d'hal-
SJ ^3 iii ÔA lucinalion, de médiummité, etc. S'ils n'ont pas de mots
"Sk I^ >ZiI P*^""" '^''■6 mélancolie, neurasthénie, hystérie, manie, ces
g 3}K ^ W XflÈ ^^'s •*« ^^^' ^<*"' P^ inconnus. - Comparez numéro 45.
340 — 188. —
îE^è>6'-^^~~*^ En l'an 17U. alors que moi
Chôi
fetI#4^®StS7I-T*W Soêi-yuan j'étais mandaria de
F-f KK -J- "wr r^ y^ J I y^jjg (Kiàng-sou), un Lettré noraoi
Où y était précepteur dans la famill
■i'^mmmm^'F
était le commensal. Sa femme et son fil
habitaient seuls dans une noaison Isa
lée. — Un malin, on irouva la femia
HWi^M^^'^^ Hoûng. Ce Où, bachelier, était de Hcal
^ >ÇV tJ^ ^ ^to AL Jbk 552 nan-fou. Sa femme et son fils Tavaie^
^ M <^ pf\ :fU Pff ^"^ suivi à Chéa-yang. Le précepteur lo
5l$^^-<I^i|lwX/l£ geait dans la famille Hoûng, dort
mm^mm^j^f . „
ifc^^R-^^^iffÉi ^" bachelier égorgée avec le coûtée
Kt ^Mfc ^ 19 f^ -Bl A 4S^ ^"^ '"^ servait à éplucher et hacher ï»
ySSSStSîaS^ ^'^""'''- "" ^"^"^ rexaminai judiciai
j ^ P^ B>t iw ^ W 5^ rement le cadavre, je constatai que Ifl
^JjM^jJjj.j^TJ^ ^ ^**^*'^ entailles faites à la gorge, allaie4
H Itfc BlI aie Sr* +B -fr "iH ^^ gauche à droite. Un esclave dfl
/i Wi Wi Wf ^ Va TLTr Hoûng étant gaucher, je commença
^ JL ^ "5^ ^ i^ 3Ë ^ par arrêter cet homme. Il accusa an d0
sffî JÉL Uf ^ •fcï îfît ^ 0& élèves du bachelier d'avoir assassiné 1
lAl: ^.«^ ^f^ ^5A !:£ 7T EB fg^^g qjj. résistait à ses instances
J'arrêtai le jeune homme, mais me cot
mnÈi±'m^^n
^ 5^ ^ ^ "î" î^ vainquis bientôt que l'esclave ne l'avd
^ # 4 ^ m ^ ^
accusé, que pour se venger d'avoir él
»^ ^»- >'. V -t*- =fcr 1x3- iiH ,M#- fouetté par lui. L'affaire en était \i^
SSl'rtK^^^P^ quand je fus transféré à Nankin. -^
ytm^^l^A^^ Mon successeur, le sous-préfet Wtt
^ '^ l/ti BC .ai ^W ^% 111 noircir et faire condamner l'esclave
5l$ f ^ ^ 1^ ^ Jt ^ S ^^ grand-juge déclara les preuves dm
•g» -t TT ^ ti rr Tjr ^ convaincantes. Au bout de douze aai
*Sfâb!2!!iïl-^^ "^^^' *'^"^"^^® °'*^^^*^ pas plus avancfil
^ ™ ^ pî6 4^ JiU — • ISs que le premier jour. — Au sixième moi
^^- ^ ^ # itn ?fr^; M St ^^ *^" *^^' J'^*^P'*^^ ^"'^" ^^^*^ ^
:S! î^S "7* Tl »)5ft *S iS- ^^^^ ^"^ ^^^^'^ *^ meurtrier. Voici coin-
::îfe ^^ :FV >1^ /i JlL ^ ^ ment. — Un membre de la famille
^ ^ ^ ^ ^^^ W Hoûng, bachelier militaire, mort l'anoà
— i88, 189. —
341
F 1^ ^ W 'K
^^B
^ Mi wT
>:S> >^ 1^
précédente de maladie, et dont fe
cercueil était encore déposé dans sa
maison, avait apparu à sa veuve, une
nuit d'été, et lui avait dit: C'est moi
qui, telle année, tel mois, tel jour, ai
assassiné la femme du bachelier Où,
qui refusait de se prêter à mes désirs.
Ma victime a porté plainte contre moi
au Ciel. Demain à midi, le Génie de la
foudre passera par ici, pour frapper
mon cercueil. Fais-le vite mettre en
lieu sûr. — La veuve Ûtce qu'elle put,
pour sauver les restes de son coupable
mari. Mais le temps qui lui était donné
se trouva trop court. A Théure dite, le
feu du ciel consuma le cercueil avec
les ossements. Tout fut réduit en cen-
dres. — Détail notable, dans la cham-
bre où cette exécution eut lieu, aucun
autre objet ne fut brûlé.
Voyez lalFoducUon III et IV.
189
Le comptable Li-niensien de Cfaéa-
menn-hien (Tchée-kiang) chargé de
faire rentrer des redevances, était allé
à la campagne. A la chute du jour,
étant prés d'un village, il chercha une
auberge pour y passer la nuit. 11 n'y en
avait pas. Ayant vu de la lumière dans
une paillote, il approcha. Dans la pail-
lote, un homme gémissait sur son lit. —
Puis- je passer la nuit ici? demanda
Li-niensien. — Tout mon monde vient
de mouiir du typhus, dit l'homme.
Moi-même je suis malade. Installez-
vous, si le cœur vous en dit. — Brisé
342 — 189, —
fB>^îfiî~*^M'î*J^ de faligue, Lî-niensien en prit son
5^ ^ >f K -4b ^ s: RH JiS ^^^^^' "~ ^^ pourriez-vous pas me pro-
^W- 3^'^-ërW'^ curer du vin? demanda-t-il à l'iiomme.
WyC/'^^M^^ ^^^^^ deux-cents pièces de monnaie.
îE^JC^^Î^tltsfkÂifC ^® ^^^^^ sera pour vous. - L'homme
^ *e ^r fl^ 4^ KM *ê «5 ^^ ^^^^'^^ ^® '^^'^' ®^ s^**^*^- "" ^° ^^^^^'
ITOlP^IÎlLra^^ dant son retour, Lî-niensien s'étendit
^ ^ VS ^ — ' ^ ^ ^iF s"^ ""^ <^^s bottes de riz coupé qui
joncliaient la cour. Un souffle froid et
»tHf =cr Ml =^Â- ^ ' " "" léger bruit éveillèrent son attentico.
iS Stt RM ST ^ ^ lï battit son briquet. A la faible lueur
^ ^ Jl^ 3ffi6 g go ^P — produite, il entrevit une femûie éche-
— velée, au faciès cadavérique, droite et
— ^ raide, qui planait au-dessus des amas
>$ 1^ ^ ^ jft. ^ ^ de paille. Effrayé, il continua à baUre
"" ^ |g| Afe -JL. ^ son briquet. A chaque étincelle, Tappa-
<^ m ém —^ y^ rition lui apparut plus distincte. C'est
un vampire, se dit-il. — Terrifié, il battit
^mmzmm±m
-ï ifc A 1^ - ^ ^ ^
^'^^M^^f^^JBë etj retraite vers la porte. Le vampire fit
A -g- u * ig fer fçi autant de pas en avant, que lui fit de
a*, il. /^ ^ P^^ ^° arriére. — Il s'élança dehors.
?^ÏpCm^J^^I^ Le vampire le poursuivit. — Arrivé au
S l>Sr ^ ifi i^ 31 ^ débit de vin du village, Lî-niensien se
:^ toi *^ l-H -^ 1^ 1-rr précipita dans la salle, et tomba éva-
^ ^ ^ uJ -^ yC Mp noui en jetant un grand cri. Le vam-
?È ^ ^ ^ îê S ^ P"'® s'afTaissa aussi sur le sol. — Le
V® >M' ff îfit "^ ^ -1^ marchand devin ayant ranimé Lî-nien-
r^ **- S !S on u Ha "®°» ^"* ^^ raconter son histoire. -
^ ZS. # Wl pq yC r^ On ramassa d'abord le vampire. C'était
^1^ M^ ^ ^Wx^ ^^ femme de l'homme à qui Lî-nien-
!t^ *â #d: '*n 7* S ^^ ^^^° ^^^^^ deniandé asile. Morte du
ÏW ^^T ^ A^ ^mi typhus depuis peu, elle n'était pas en-
^ A B^ """^ iS "^ ^ <^o*'® ensevelie. — On chercha ensuite
son mari. 11 fut trouvé mort au bord du
chemin, à cinquante pas du débit de
vin, qu'il n'avait pas pu atteindre. Il le-
f^ llll JÊ ft 7^ /< ^ °^^^ encore dans sa main les deux-cents
pièces de monnaie.
Voyez InlroducUon IX.
' — 190. — 343
M M ^I^^M' j\\ Maître Soûnn-hiefei originaire de
M^XiUT Jin Hôa-tcheou-fou (Tchée-kiang), tenait
I ^ ^ 6fr ^ V mL ""*^ ^ Yunn-nan-fou. Le quinze
^J^ ^ 5x ^ fSR JL (t| du huitième mois, au soir, il permit à
^ ^ ^ y^ -^ /& SS ses élèves de boire au clair de la lune.
g ^^ îK ftfr ^ ^ ^ Soudain on entendit sur la table un
jm b^ ra S ^ î *^*"^^ '^^^^^^^ ^ ^^^"^ ^"® produit la
5^ iS JmA ^ ^ W âb chute d'une grosse.pierre. Les élèves se
JKB *S "^ IÉB ^ I^ ^ regardaient Tun Tautre, quand un être
^ tfffi j-^ /=! p*î ^ S, étrange montra sa tête à la porte. Son
^ W^ Rr |Pj t^ ^ ^ visage noir et parcheminé ressemblait
— * 1^ ^ K — iW'^ ^ ^^'"^ ^'"" singe. Une barbe vôrte
^ ^ À ijf J8^ JB ^ pendait à son menton. Il était coiffé
m\ j^ 1^44-pi ^ ^ ^'"° chapeau de cérémonie à houppe
si ^Hb jB5 tt iro -^ Wi rouge. Il entra en sautant et bondis-
^ J* ffl K'J Si 3^ ?S! ^^"^* Quand il vit que le3 écoliers
L>J ÇP H Rani ;?;; TP ^ buvaient, il rit d'un rire sec, pareil au
kiK Âr\ yt IwiJ ml It "X crépitement d'un bambou mis au feu. —
^ A *S A M t^ ^* C'est un koâi de montagne (siâo), se
^ ^ PW "jfcr s îïiB tfa dirent les élèves, dont aucun n'osa
? S S 2 5 pq S ^^"^''- "" ^p'^' ^^''"" ™"'' p'' ^^
4 w f^ B ^ w ^ maison, l'être mystérieux alla à la cui-
ij^ yj ^ ^ ^ f^ 4t sine, où le cuisinier, qui avait célébré
fâ *a *B M -fc >frK *a '^ ^^^^ P^** ^® copieuses libations,
^ ^ 1 i« ^ 1 ^(jPfjjait ivre sur son lit. — Du dehors,
5^ ^ ^ ^ et W is l^s élèves crièrent pour le réveiller et
HH Rft !S ^ "A* *S ^ *^ mettre en garde. Sautant de son lit,
\\^ 2X. Hi mti 1^ nS .AK* '® cuisinier prit un gourdin, et se mit
%^m Uim^mm à battre le koâi, qui s'efforçait de le
fë >2l îfâ B'I "S* ^ "f ^^^^*^- Ensuite il l'étreignil à la cein-
^ 3î^ /fR ftk ^ ^T -Ife ^"^^' ^^ '^^ ^^^^ lutteurs roulèrent sur
%* -A Mè u ^ ^ ^ le sol. — Les élèves accoururent, armés
ZI yv 1t -t $0 IÏ^ V^ de couteaux et de bâtons. Le koâi se
5 4K W UJ ^ •!*§ ':^ trouva être à l'épreuve des instruments
tranchants. Mais, sous les coups de
bâton, il se ratatina peu à peu, et finit
mnMnmn
R^ M '^ *!§ A ^ ê P^'^ se changer en une boule de chair.
344 — i90, 191. -
^ dk tB ^^* '^ S ^ ^^^ élèves la ficelèrent à nne colonne,
iA S9 ^ 3*f -fis Jit. ^ ^^"^ rintenlion de la jeter à Teau, dès
^ ^ ^ A^ ^"® ^® ^^"^ aurait paru. — Mais, au
H P^ '^ lÈC '^ ^^ moment où les coqs chantèrent, on
entendit de nouveau sur la table, le
môme coup iqui avait annoncé la venue
- ^- .^^ du koai. La boule de chair avait dis-
^ BB ^ ^ '^ -fc 5& paru. — Comme trophée, il ne resta
P^ "^^ ÎP9 "T ^ Atî im ^^^ vainqueurs, que le chapeau à
ii x^ i> ^ houppe rouge. Quand ils rexamînérent,
XpC Sm 5w ^ ' ^^ ^^jK, ^^? constatèrent que c'était le chapeau
M W -^ Jôg -^ Ûl 'SL ^^ rélève TchOu. — Or, depuis assez
tf ^ 4S ^ 5ÎC ^ longtemps, des chapeaux de cérémonie
tl W^ ^ 1^ 5y w disparaissaient de Técnle, sans qu'on
^ ft'^ m tJ* ^ sût pourquoi ni comment. On comprit
© S"* ^ lÊ ih ^ ^^^'^^ ^"^ c'était ce koâi qui les avait
^ — ^ ffi 3i S ^^'^^- ^* P^^^^^ ^"'*^ ^^^'^ "" SOût spé-
^K fî ^ m iî Jljl, cial pour celte sorte d'objet.
^ ^ 3|fc j^ 2b ^ Voyez InIroducUon VIII.
ïi^*# lït^
s X :^ H «g -^
Le batelier Mà-nantchenn de T'âng-
si-tchenn ( Tchée-kiang ) faisait une
nï ^ ^ ^ JVî % ""^^ ^^^ service de passagers ordinaire,
1* "Sk i^ ^ SS h quand une vieille femme, accompagnée
^ S 2. ^ ^'""® ^^""® ^'*^' ^® ^^'^ ^® '^ '**^^'
jR IK ^ Sn îa Les passagers qu'il conduisait, voulu-
rent le dissuader d'accoster. — N'est-ce
pas une bonne œuvre, leur demanda-
t-il, de tirer d'embarras une femnie et
An >y Jl ;^ ij — ' une fille surprises parla nuit? — Il
accosta, et les fit monter sur sa bar-
que. — A l'aube, là barque arriva à sa
destination. Alors la vieille tira d'un
^ ^ 't' ^ i'M W ^^^ "°^ poignée de fèves jaanes, le^
enveloppa dans un carré de toile, et
les donna au batelier, en disant : Voici,
«M^p? mm
MM^^ TffU
^ 13 îl w ^ 5Ë pour notre passage. Quand vous voudrez
— lOL — 345
êK 4iè^ §§ MB 'S^ "^ ^ "^"^ rendre visite, posez vos pieds sur
"^ v^ A ta ffi? /n- 34* ^^ carré de toile. Nous nous appelons
^ ÏK A :^ %i tir mL pài, et habitons à la Porte céleste oc-
l ^ M ^ f iJ^ '^^ cidentale. — Cela dit, les deux voya-
ft * -^ A A ^
geuses disparurent. — Le batejier qui
avait commencé par fouYrer le nouet
de fèves dans sa manche, se dit alors :
iJf^ â iS ^ B^ ^ m ^^^ ®" affaire à deux sorcières... et il
l>/ 4^»" •^ -4^ irt 2K ivr J^^^ *® nouet. — Rentré chez lui, com-
^ 3lL n$ ^E^ 1 V 3B l>\ me il changeait de vêlements, quelques
^ I0C <I ^ ^lî ^ ^î f^^^s restées dans sa pjanche, tombè-
1^ vS ^ A ^ é?^ ^^"^ ^ ^^^^^' C'étaient des pépites
^^^m^ï^m ^'^*'- ~ ^^^^' '^ batelier courut à l'en-
m ^-^ S^ Uj M m W droit où il avait jeté le nouet. Les fèves
^ i& ^ "èSb ^ S avaient disparu, mais il retrouva le
^ r® ÉJf ^^ B&l ^ -^ ^^^^^ ^® ^^*'^' Essayons! dit-il; et il
^ «la ^ o «pji <r \r luit ses deux pieds dessus. — Aussitôt
^ tl tE ™ h fî ^ il se sentit enlevé dans les airs, et trans-
is in 2^ $S ^ M ^^^^^ "^^^^ roccident. Villes et villa-
ges défilaient sous ses pieds, dans la
profondeur lointaine. Bientôt il entrevit
^ î® ^ .^.
jC JC ià ÎB 3S iî5 ^ des palais pourpre et rose. Son véhicule
in JS ^ j^ • ^ 1^ *^ déposa au seuil. Des enfants qui
■M* CT *^ I r^ ^ "tt^ gardaient la porte Tannoncèrent. La
S ^ Px -^J^ m Tn S viv ille vint le recevoir. — Vous deviez
W ^ ^ ^ ^ ^ lÙ venir, lui dit-elle ; c'est votre destin;
•^^ ffiffi n* 2fr S^ :i^ 3Bft ™^ ^^**® ^^"^ ^^^ promise. — Qui suis-
^ BiB Pif pA S fip ^ je p^jur prétendre à un pareil parti? fit
^ ® i^ 1^ # i^ # le batelier. - Il n'y a pas de partis,
T $f ^ ^ ^ ^ Ht ^^^ '^ vieille. C'est le destin seul qui
-iM -a- ^tl^ -5^ I SW "3 *^^'^ ^^^ unions. Vous fuies liés l'un à
7n ® -JE J /l^ i^ -^ l'autre, quand lu la reçus sur la bar-
^ ^ ^^ ^ ^ W ^^^' l"ul^i'e de parler davantage. — Un
^ ïîH yfr J^ ^ ffi. S instant après, au son des flûles, lui et
ffl ^ -â ^ ^ m ^ ^"^ buvaient la coupe matrimoniale.—
S ^ W ^ i^ -R* Œ Quand la lune de miel fut écoulée, quoi-
^ S ^ ^ >^ ^ tfc ^"^' ^^^ ^^"^ ^^ qu'on peut désirer,
À Ifl lA ^ /?k /fc ihtt Mà-nantohenn désira faire une visile
^ ^ Kf ?r ^r 5E V'f à sa famille terrestre. Il en parla à sa
!^ ^ /^ ^1 ^0 femme. Monte sur le carré de toile,
44
346 — 191, 19'S. —
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dit-elle. — En peu d'instanls, le bah
lier fut transporté à la porte de i
maison. Depuis lors il fit la navetl
entre la Porte céleste occidentale
son domicile terrestre Tîng-chofl
k'iao. — Or les parents du baleli
conçurent la crainte qu'un jour il i
revînt pas. Ils brûlèrent le carré \
toile. C'en fut fait. Mà-nantchenn dj
rester sur la terre, et reprendre sag^
fe. — Les sages consultés sur cel|
aventure, opinèrent que la vieille q|
avait dit s'appeler Pâi (blanc), àe^i
être la déesse du halo.
Bon échantillon de Taoîsnae fantastique. Qaan'^ ^
constellations et les météores s'en mêlent, cela dépî)
Xoules les bornes. Comparez numéro 185, la Tisseoie.
192
A Pékin, l'annaliste Hioûng-peDl
tiiou logeait à côté du mandar
Tcboâng-piensiou. Ils se voyaient pr^
que tous les soirs, une fois chezl'u
une fois chez l'autre. — Le douze i
huitième mois, le Tchoâng avait re^
le Hioûog, et tous deux buvaient ei
semble, quand on appela le Tcboâi
pour une affaire urgente. Resté sei
le Hioûng continua à boire, en altei
dant son retour. — 11 venait de sev«
ser une coupe de vin, quand il lai
disparaître. 11 s'en versa une secoinl
Cette fois, une main bleue sortie i
dessous la table, s'empara de la jcou^
Effrayé, le Hioûng se leva. Alors i
grand diable, bleu des pieds à la lêl
sortit de dessous la table. Le Hioti
appela au secours. Deux dowesliq»
— i02. — . 347
;^ ^ ^ ^ "t^ j^ n^' accourus avec des lanternes ne virent
«âtl ^' ^ "ffi ^ ^ S* *'^"* '"^ diable bleu avait disparu. —
^J m ^ "rr ^ ^ « Peu après, le Tchoâng étant rentré, se
^ cji ^ -^ ^ 3^ j|!t moqua des visions du Hioûng. Je parie,
^ :±t. 4i ^ ihp ifâp J^ i*ii dit-il, que vous n'oseriez pas passer
i^ ^ rt ^ ^ ^ iS '^ ""*^ *''*• - P^o*'^"^' P^^s^ ^*' ^«
Fp -^ M •^|) 4^ ^ JlL Hioûng, qui fil aussitôt q.uérir la literie
^ Y>fc — — • f^ ^ J^ nécessaire, et son sabre, une arme
^ ^ ffiS vS '^ ^ tÊ excellente, qui ayant appartenu jadis
^ â iS S ^ ^ ^" maréchal fartare Nién-keng-yao,
îfn Ê H -^î» m ^ ^ avait bu le sang de nombreux ennemis,
^ 'ffë t^ ^ ÎÉr Ï^JX ^\/^ ^^"^ "'^^ campagne au Koukou-nor.
2bl !û! ^ 4è *i Hâ ^^=^ Bonne nuit, lui le Tchoâng, en se x^W-
Ht tn ® ^ U Rg ^ rant. - Le vent d'automne soufflait,
^ ^ ^ R^ ^ ^ la lune ne donnait qu'une pâle lumière,
^ «_ j^ rr è iftî ""® lampe brûJait derrière le rideau
R ^ — •^ ^ ^^'^^ ^"^ abritait sa couche, dans la
^ fx ^ *'^ JS *^ W rue Jes veilleurs annonçaient la troisié-
fê 5^ "~" ^ ^Ci^ Ini ^ ™^ veille. S'atlendant à quelque visite
^ -S" S^ Xbî ikfc À ¥7 nocturne, le Hioûng ne dormait pas. —
w /hJ "^ >1C jS ^ -H^ Tout à coup, une coupe vide tomba
^ J^ — * ^ j|{; |ffi ^ sur la table, puis une seconde. Voilà
tttg ^ ^ ^1^ >g- Jdj» qu'il rend la vaisselle, se dit le
iyk ÎS i S £ as ra Hioûng. - Un instant après, une jambe
vk\m^ ïnl ^ ^ M bleue entra par la fenêtre de l'est, sui-
^ rfï ^ — ► ^ -(^ >^. vie d'un bras, d'un œil, d'une oreille,
é^ %Aw ^ B'P -*fc ai H d'une demi-bouche et d'un demi-nez.
;••' ^ ■ ^^ BE y -L. En même temps une autre jambe bleue,
^ ^ CJ g $Hî ^ ï5j suivie d'un bras, d'un œil, d'une oreil-
^ ,^ .jy "^ tn Jl^f 1^ le, d'une demi-bouche et d'un demi-
1^ «s w &) >'l* '"^^ »S Les deux moitiés se réunirent au milieu
•^fe llîS A ^ .t M Hi ^® l'appartement. Le diable bleu regar-
l&l -iftf .B' — ^ ^ ^ ^^ ^^^c colère vers le lit du Hioûng.
Ç â' 2 « '^ H ^ Un coup de vent glacial souleva le
h H S H ^ /3 ?^ rideau. — Brandissant son sabre, le
î^ ffi 't' '~~^ '^P ^ — ' Hioûng se jela sur le diable, et lui
itii éP Çh BT . US -étl Voy^^ un grand coup sur le bras. Le
W. RS ^ -n" 'Tn 355h| diable saula par la fenêtre. Le Hioûng
^ ^ ^ ~^ 'M Wl ^ se précipita à sa poursuite. Il allait
348 — i9^, i03. —
^ «_^ 193 ,^-^ Q Talteindre, quand le diable disparai
ij^ k -i^ *C * derrière un cerisier. Le Hioûng rentrs
5ÇÎÇ y\ VÏi Wf ± et se coucha. — Le lendenoain, quand
^ ^ ^ ^ A '® Tchoâng ^înt prendre des nouvelles
ES ^ B9 ^ ifè^ ^® ^^" ^^^^' '' ^°^ ^^^^ effrayé de voir
S ^ S Ifâ H ""^ ^'^^^^ ^^ ^^"^ ^^"^ *^ jardin. Le
>^ ^ i^ ^ >^ Hioûng sain et sauf lui raconta son
JjA tu B J- *& aventure. Le Tcfaoâng fit aussitôt abat-
PH .^. />fe M% ^^^ ®^ couper en morceaux le cerisier.
rJ "^ Xr ^"^ y y Tous les éclats du bois de cet arbre,
^h S? ifê W sentaient encore le vin.
-4iî ^^ ^ ifn Voyeslolrodaction XIX. Arbre m^t. Thème faTori,
/Es ^K :^v Jlli rappelant les légendes des nagas indiens.
Ji. J^ '^ ^ 193
umm m
ZM
Le Lettré Tcheôu-k'ik'oann de
W) ^ ^ ^ Hâng-tcheou (Tchée-kiang), dirigeait
. ^ 21^ ^b récole officielle de Loûûg-ts'aan-hien
jjI. m ^ (Kiâng-si). — Chaque nuit, sans cause
43c ^ §^ S^ connue, le tambour suspendu à la porte
^ Dh 'fiÉ 1^ ^^ récole, résonnait de lui-même.
-^ PM #è!5» r*f Trouvant ce phénomène étrange, le
"W 7^ S i^ maître aposta un veilleur. Celui-ci vit
3 J^^ TJp un grand gaillaid, qui lui parut haut
±ju *i! d'une toise, battre le tambour. — Or le
^ ^' portier de Técole, un certain U-loung,
^ W: ^ n'avait pas froid aux yeux. Il monta la
Wv ^ llfe i^^ garde, avec son arc et ses flèches.
tfa A J^ J&l Quand le grand gaillard reparut, il lui
H^ yV jrj Cm lîrauntrait, qui ne rata pas. Le blessé
"ï^ fî Rl^ ^ prit la fuite et disparut. — Peu de
temps après, un ouragan ayant déraciné
un grand saule qui se dressait devant
récole, le maître ordonna de le débi-
^ "î* fSI ^ ^^^' ~ ^ surprise ! on constata que }*|
tronc de Tarbre était percé d'une flè-
che. On comprit alors qui avait jadis
^ iïiï A t^
^Z
^^ • - ^^ ^ut>. \j\\ \j\jYu^\\\. aiuio \\\x\ avait jaui-
J® W ^ ^ battu le tambour de l'école. La falalilé
— 493, i94. - 349
194^^^^-^^-^ qui, depuis longtemps, faisait couler
"felKSte'ffe;fe&A.4^ ^"^ examens tous les candidats du
/if**^?ÎKTXl7S^74l Loûng-ts'uan-hien, cessa aussi à dater
^w^5S^ — '*^^ de ce jour. Au premier examen qui
^^^ffiî tP Mc^ t$ suivit, un candidat nommé Tch'ênn fut
'S ftfc ^ tB :^ }g^ H$ ^ Un jour le vice-roi Yînn du Chàn-si,
|^^;p9-^^B^jJJ^ reçut du sous-préfet de Hoâ-yinn-hien
M S >5V R ^ :H^ iSI ^iS '^ dépêche suivante: Un vieux sophora
1^ ^ -i^ _^ ^ "S* ™ 1^ qui se dressait devant mon prétoire,
a3St§®;^^^'fÈ interceptant trop la lumière, je donnai
^^MSSgtejSplKfg ordre de rabattre. Le personnel du
^.^ÏA^^B'^^^ tribunal me pria de n'en rien faire,
^^^fW^ ^$A>fe^ Farbre étant chênn, disaient-ils. Je
:=^Wt^1/^Mi^W:j^ maintins mon ordre, et fis môme dé-
+»^MSSlj^;J^jS^^ terrer les racines du sophora. CeHes-ci
A. ^ ^ M — ''*' ^^ terminaient en prolongements Char-
ly "pg # H — îffî :zr f^ nus,
BS 4ÉÈ ÎE ^? -fc S '^ H lesquels embrassaient une image de femme; j'ai
IXa TS* TT WT y/ CL ^»»i M supprimé le lexle obscène.
^^^i¥>^-^^^ê Furieux, je fis jeter cette chair aux
A -^ ^L^ ^ ^ fp La nuit suivante, je tombai malade.
Ê Jtfc W ^ ^ JPÏ "^^ '^^ perds la vue; mes oreilles bourdon-
By ^ RM :^ PT Blff Bft nent; je touche à ma fin. Veuillez donc
™ 2 ^ ^ O R^ rS envoyer au plus tôt un délégué, qui
^ ^ g jy ;^ 'Pjiq jj^ prenne charge des sceaux de la sous-
f^ Ite ^ |1^ IS ^ ^ préfecture. — Qae répondrons-nous à
^ ^. lï ^ S w celte dépêche? demanda le vice-roi Yînn
W Tr -T^ P^ ^ yu ""^ à ses conseillers. Le sous-préfet est-il
SC ^^ ^ >^ JPÇ -Ç ^ malade ou toqué ? — A ce moment un
-ffi- -ML 1 a ^ ^ ^ courrier annonça qu'il était mort.
trZ Wj y\ Œ TX» -^ J^ Arbres m^î. Voyez numéro 492 noie.
m t -g * T^ H # .^.
^ ^ :A: fç ^ Ji Jh
• £ I -S '^'^ L'inspecteur des études Fàng-paO
V^ ^ ^y ^ ^ W ' — ^^^ît ^^^ ^siï^t nommé Hôu-k'iou, âgé
350 — iOi, i95. —
;^ 195 W^ ^ "^ ^ W^ ^® trente et quelques années, qui le
mSJ* H oT Slll "ïtn ^» suivait dans ses tournées. Une fois qoQ
?u fi ] nW w] S l'inspecteur séjournait au Où-ying-tien,
4* 1^ ^ ^^ $n ^ 4^ son valet fut logé dans la salle de baiu
mj-. '^^W^^ ^^ rétablissement. — Au milieu de II
^^ Àt -m ^^ %^ ""^^' ^^^^ P^^*'^ "^'^^^^ tirèrent le va-
^ ^ ^-^ ^ ]g ^ -_. let de son lit, et le transportèrent dans
^ ^ ^ ^ 3^ ^ iJ ^^ ^^"*'' ^"' *"* P^'*"^ comme éclairée.
5t '^ ^ P^ ^00^* voulut prendre la fuite. Arrivé à Tex-
^ ^ n^ ^ M ^ trémité orientale de la cour, il se trouva
>® ^ gg — • ^ ^ — en présence d'un chênn vêtu de rouge
^ iéc. ^ )ÏÎ9 ^ lËf A. ^*^ coiffé de noir, qui, d'un coup de son
-^ :^ — ^ -fr^ "ft: É3 P*^^ botté, renvoya à Textréniité occi-
m ^ ¥3 -^Jr ^ ^ dentale. Là il fut reçu par la botte d'un
^ fê ^-^ ^ l^ 10 ^ second chênn tout pareil, qiiî le ren-
BBI ^ AH îfih ^T t^ ^^^'^ ^" premier. Et ainsi de suite. Jus-
,;R ^ mil li Ji qu'au chant du coq, le malheureux
<-. ml ^ /i^« ?S P servit de ballon, dans une partie de
^^ i^ ^ /i^ i^ B$ football. Enfin les deux chênn disparu-
^ ^ it^ ::î^ .:&4^ H ^^°^' Hôu-k'iou resta gisant dans la
j1 ^ ^^*^^* "~ ^" ^^"^' quand on le ramassa,
^ xS iffi ïfô ^ 9î on constata qu'il avait tout le corps
jgjfe ^ ^ ^ ^ "ÔB couvert de bleus, meurtri et enQé. Il
zrr \, tf "^ ^û^ ^ ^"^^ fallut plusieurs mois pour se re-
^ m U MW^ m. mettre.
^— * 1^ Tira ^y [M K't II s'agit de deux kodi, appelés chinn dans ce teste.
ni p it ^ /^ A
Sn. HSr ^ 44^ ^ &^ ^" ''^^'^' ^® marchand de toile
Wi JKi W 1t ^^ râ^ Tch'êng de Tchénn-kiang (Kiâng-son),
^ ^ HS Ife ^ W q"* revenait de Siâng-chan, passa, alors
^ ^ ^ ïllc 35 S ^*^^^ faisait déjà nuit, par une lande
^^ 2g ^ Hte ^ pleine de tombeaux. Soudain un petit
mm ^ ^ i® "Ë. koèi sortit des hautes herbes, et saisit
/l^ 1^ ^ ^ W ^ "" ^^" ^® ^^ '^^^^^ Bientôt un autre
Ç? >K fSt AH ^1a ^ P®^*^ ^^®^ survint, et saisit l'autre pan.
2^ M 1^ -* ^^^ premier le tira à droite, vers ce qui
^ i^ 5w M W i^ *"i PS^i'wl ^'lï'c un mur, dont la crèlf
- i05. - 351
W^^ttA^^S ^^^*^ ^^''"^^ ^^ fantômes, qui lui jelô-
i)i :& TÏr fKt =^# '^î^ h i>S *^°^ ^^ '^ boue. Le second le lira alors
'^ ^ ^ WX pM l=vt X. 13 à gaache, vers un autre mur, également
^^ÎlR PwSo^^'^ Sarni de spectres, qui lui jetèrent du
sable. Et ainsi de suite. Plus les deux
koèi le tiraillaient, plus les mystérieux
spectateurs sifflaient de joie. Epuisé, le
A.jg^âCl^^^'tfc Tch'êng flnit par tomber dans la boue,
^Iîn3:;l^il^"7'^lffî ^^ pensa qui! allait mourir. — Tout à
m H|J "" :Ç «a ^ ^ « coup les koèi le lâchèrent. Le Tch'êng
i^iSÎTj^W^Jt les entendit chuchoter: Attention! Voici
^ B8 ^ "f *^ ^ ^ '^ maître Lèng qui passe. — Un instant
S i* *tl *> ^ ^ W ^ ^*^*^^' *^ '^^^'^^^ ^*^ apparaître un per-
^ 3& JE5 ^ 'w a ^ "^ sonnâge de haute taille, à la démarche
^ ^ i^^ ^ iV i}^ ^ ^'^"^' ^"^ s'éventait en fredonnant. —
jy- pr ^ ^t H £fl iSA ga Que fais-tu ici ? deraanda-t-il au
^^^^^^ Tch'êng. — Celui-ci lui ayant raconté
p^ ^ ^ y&i '^ Ûh ^ 5»^ son aventtire, maître Lèng dit en riant:
P^ ^ A iè 5t 'l' fê BÇ* Tu as servi de jouet à de malins lutins.
^fli ^J^ T^ ^/ ^ F^ #f ^ •'^ ^^'^ ^^ ^^'^'^ d'affaire. Marche der-
g^ $A f«J "SC y^ [^ iikx ^ j-i^Pg ujQÎ Personne n'osera te faire de
'(^ 9X^ ^ ^ "^ ^ ^ mal. — Le Tch'êng se leva et le suivit,
it -rtî >î^ A M (fc^ ^ y)? ^'espace de plusieurs stades. Maître
S Asî ^ y^^ B >çr ^ -fâ^ Lèng s'éventait et fredonnait toujours. —
^ 1Î 16 W ^ ^ti K -PI) L'aube blanchissait. Maître Lèng se re-
^W.ffM'W^-Mé ^^**^'"^ ^^^^^ ^^ Tch'êng, et lui dit: Tu
ii.x r J k^ 'IS 1^ ^ ^ 'K nous ici. — Le Tch'êng le remercia
^ "I Ji ^ ^ ^ §î /J> avec effusion, et lui demanda son nom
A ^ g^ g ^ ||^ i t5 et son domicile. — Je suis, dit le grand
2K f *î »^ Wr SB PT * ^ personnage, maître Lèng-ts'ioukiang,
3È. 1^ M LÎs mSj O jR ^"^ du carrefour, près de la porte orien-
+ ^ 9Î '^ f # î^ ^ fÈ taie. - Rentré chez lui, le Tch'êng
^ ^^ BUl mr -JL. Jjj juj y^ dut prendre un bain et faire laver tous
^^^m^mW ^^^ vêtements, tant les koèi l'avaient
m ^ fe ^ 0^ w lit ^ souillé de boue noirâtre. Il alla ensuite
[19 P ^ ^ 35 ^ ^ ^ '^ porte orientale, pour remercier son
•fc S •It- Wî ^ 3fe rfiî '^ bienfaiteur. — On lui indiqua la mai-
^ iS- i2E fli' "T* 3^ nn 7M son d'une famille Lèng, mais personne
^ ^ tk ^ f^ itt ^®J ià "6 connaissait Lèng-ts'ioukiang. Enfin
35â — 195, 196. —
// » Si 196 ajcjT g^ quelqu'un se souvint, que ce nom étai
écrit sur une ancienne lablelte, di
temple de famille des Lèng. C'était b
S ^ ^ îHI m *^ tablette d'un bachelier, de la promolioi
de 1644, mort depuis plus d'uo demi
siècle
Koèi dislingur's, et koèi vulgaires ; comme il y adet
jfe j^â ^-^ "îjïfil vivants ^ -^ kiûnn-ize distingués, et /]> ^ sià»-
^^ ^^ '' ^ jenn vulgaires,
— m, A
196
M ^ ^ M f^" Le docteur Kéu-santien de Sôu
PPj ;2^ :::i ^ — • tcheou"(Kiàng-80u) avait un faible pro*
J^ ^ "iC 5^Ê "^ nonce pour la chair de tortue. Aussiler
^ ^ ^ ♦ pêcheurs lui oflfraient-lls toutes les bel
^ § "J ^ ^3Ë les tortues qu'ils prenaient. Il venai
^ tfe 'Ife %I :^ encore d'en acheter une grosse. -Li
^ Ht ^ tî^ IïlS nuit suivante, un homme portant uoi
m ïg ^ /C re cuirasse dorée, apparut à la bellernèn
>T^ dt ® ^ ^ du docteur, une dame Lî, et lui dit
Je suis le troisième fils du dieu di
fleuve. Votre gendre m'a fait prison
nier. Si vous me sauvez la vie, je voœ
Ai
\, WC ^J^ Ùù ^&i témoignerai ma reconnaissance.-!^
^ ^h ^ '^ ^ lendemain matin. Madame Lî envoyl
B t^ ^ "^ "^ ^^ messager à son gendre. Cet homKM
Ma eI ^ ^ y^ arriva trop tard. Le cuisinier venait di
S É^ ^ ^ ?f* dépecer la grosse tortue. Cette année
là, sans cause connue, le feu prit clifl
le docteur, et détruisit sa bibliothèque
mm^m ^
Jt ^ ^^ ^ îtL Peu de jours avant l'incendie, le cliiei
^ itL Jf, ^ ^ de la maison, se dressant sur ses patta
C^ S lî' S -H^ ^^ derrière, avait offert à son roaîlra
IM ^ AÈ "^ K avec ses pattes de devant, deux bol
f^ ^ ^ ^ ^ d'eau. Les figures des ancêtres avaiefl
» ^ :^ BF +b apparu comme pointes sur un mur. -
M "$ B S Mauvais présage, dirent les devins cod<
BÎH ^ -^ ^ ^^ suites; présage (je feu; car le yM
197
Tchâot*ientsiao a raconté lui-même
riilsloire suivante, qui lui arriva <juanit
- iOO, 197. - . 353
M 5^ 5fê SI *^^ tU^ l'emporte sur le yîjin. — Leur liiter-
rb I® H ^' :^ ^ pi'émion se vérifia.
^ ^*^ ^ ^^ ^^ ^^ Chien ï/d«(^, eau yinu. Moris yîw» reparaissant
^^ —• j §^ i^ 1^ '£rn sous lear forme <le y^fn^ vivants.
^ ^ W ^ ^ lit îl était sous-préfet de Kiû-young. —
"^ ^ PÏV AL ^ }& ^^'^"^ ^^'^^ ^*^ '^ ^*"^ ^^"* ^^**^ *'^""
tu  ^ ^3;^ ^ ^ quête légale dans un cas d'assassinat,
ti yv ^ "0 ^ A^ il dut passer la nuit dans une vieille
lŒ ^ ^ iw â |§É pagode de village. Durant son sommeil,
IB "Éfr 4B FT ^ ^ '^"^ matrone lui apparut, couverte do
A J^ « W >S* ^ poussière et mal peignée. Vous êtes le
W 1^ lÊL Hv "5^ ^ mandarin de ce district, lui dit-elle. Je
^ M/ /^ ^ ^ t^ ^^^"^ ^^^ plaindre à vous de Wân-lan
"ért *fe 'Y -W 533 4lt ^"^ m'étoutTe. Sauvez- moi, s'il vous
IB «*{ J W >er ta plaît. — Le sous-préfet s'éveilla en sur-
Hj @ ^ ^ ^ ^ saut. A la lueur da sa veilleuse, il en-
A ^^ 1^ dW É!f d^ trevit la visiteuse qui sortait. H sauta
^ ra^ ^ nfô* T^ U ^6 &on lit, mais ne put pas la joindre.
^ K f^ *^ P j'C Elle avait disparu. — Le lendemain
in M' ^ ^ ^ -iïi matin, en examinant les lieux, il dé-
M Ffl S. ^Si feà PI couvrit, à côté de la pagode, un édi-
^ m B ^"'*^ ^^^^^ ^ *^ ^^^^^^ Koàn-yinn. Les
^ y\ W W ^ flS abords en étaient bloqués par une mai-
^ j^ -^ =1 ^ ta son neuve. Or, dans la statue de Tédi-
4ft ^ H >^ "^ ^ ^"'^' ^^ sous-préfet reconnut sa sv^x-
iSi m -^à ^M M^ ?C^ teuse de la nuit. — Il fit aussitôt appe-
^ '^ 1^ M î§ S ^®*' *^ bonze. — Y a-t-il dans ce village,
fô ^ fflll 5^ db ^ ^"* demanda-t-il, un homme nommé
^ !» :^ ^ fâ ^ Wân-lan? - Oui, dit le bonze; c'est le
=E JH ^ ÏC i^ ^ propriétaire de la maison neuve, devant
P9 B8 M IS îP' ^ rédicule de Koân-yinn. — Le sous-
^ tï & ^ '4^ ^ préfet fit appeler Wân-lan. — Ta mai-
W H W ^ ^ ^ gQ„^ lyî demanda-t-il, l'a-t-elle été lé-
i@ î^ ^ IS ilË ^-" g"<^ PS^r l^s ancêtres? — Non, dit
45
354 . - i97, i08, —
B >^ 198 ^ PQ ^ niB ^^°'^^°* i^ ^'^^ ^^^^^ ^^^^^ année, sui
g^ j g» j|^ -^ -L. '{^ )^ ^^ parvis du temple de la déesse Koâih
W\ HP Te -^ ■ W Xa yinn, que le bonze na'a vendu poœ
^ ^ ^ ^ ^ • ^ vingt taëls. — Tchâo-t'ientsiao comprit
p ^ :^ *p © + ?"f 'r f ' ^^«?:;/^7' " ".'•^ "»^
4J ^ ^ -V itt ^ db ' ^^ doona a Wan-lan, et lui m
îa ^ 7j\ w Wi ^ ^ tima Tordre de tout remettre dans Péta!
^ '^ f â ^ Sa ^ *& d'autrefois. Puis il donna quelque cboa
éô- P^ HM nJ^ ^ *ffc iH* ^" bonze, pour faire réparer et ornei
nJt rj 7^ 1^ WL^P lllt Pédicule. - Or Tchâorfientsiao, agi
"& "K ^ — * >3 ^ Œ ^6 plus de quarante ans, était sans eit
J^ + S 5Ë» ^ '^^^ jfc fants, et avajt perdu l'espérance d'ei
M' Jh W: -^-» db rr ^^ avoir. Quelques mois plus tard, sa fem
/J tfi Sr !?^ kK vx, me se trouva enceinte. La nuit des
A5i ^ i^ ^ ^ ^ lltt délivrance, la déesse Koân-yinn la
^ ^^ ^ ^ê' Ëffl ffil apparut, et lui offrit un b
^ ^ a qu'elle avait apporté. Madj
w Ja o ^ ^ in © accoucba d'un enfant mâle.
W "t ^ ^ ^ Zlk î^ Voyez TP pages 4C7, et i74 à^ 47C.
Lfe Grand CérémoniaircTchâng-lik
'l^ I^Ç A ^ ^ ^ ^^^*^ ^^vo^ laoïste. Il ne négligeait p
non plus ses affaires. Quand il se relil
à Nankin, il avait mis de côté quelqi
chose comme un million six cent mil
/fr 5" Ml 5J$ Jto ^ ^^^'^- ~ Alo's le commandant Lângh
mm^ m M: m
fit faire la connaissance d'un tâo-chfi
alchimiste famé, qu'on disait possêé
— • ^ ^ Ja vr&ie formule de la drogue d'immoi
^ J^ , Ç? ^ ^ taillé. 11 avait plus de neuf siècles d'âj
^ Tu âTTÔ ^J savait convertir les noyaux d'abiicoH
_ . __ ^ pépiles d'argent, et le reste. Il décli
^ ^ A> ^ ^ ^ ^ Tchâng-lihao, que, pour produire
^ |jj. j^ ^ *S '^^ drogue d'immortalité, il lui fallait \
S S î I ^ -S °^*"^^" ^® ^^^^^ d'argent. ~ La pe^
tBC ® ^ yv -^ 2?A ^^ *îi »"«'l aidant, le Tehâng se résu*
î^ ' Tu ^ ^
— 198. — 355
S^ ^ d^^ "f^ Mil ^ ^ ^ '^ coûteuse expérience. Il garda Tabs-
-A ^ ^ fô H- 'r^ n linence, flt déterminer par un géoman-
T^ S cien remplacement du fourneau, etc.—
*© ^ db ^ JS£ ^ )£ Le tao-chea commença par enfourner
M ^1 ^ïr 9^ 1t& ^ He ^^"^ charges de bouille, et cinquante
S S S â* ^ 2 S ™***® ^"^^^ d'argent. Le Tchâng surveil-
la ï=t TO tjlà ^ ^ R» lait lui-môme le fourneau durant la
^"^^ §^ ^ fê "é^ "ft ^ journée, et le faisait surveiller par ses
^îr ^ iSÊ !M! ^ 'fiî fV ^^'^^ durant la nuit. Entretenu jour et
S" ^ ?S ^ ^ "'^*^' durant trois mois, un feu d'enfer
^^ W ^ ^ -^ ?JC ^ fondit successivement buil cent mille
^Ê ^ ^ iS El 4^ ~^ ^^^^^ d'argent, sans qu'on vit trace ûe
4Ê ^ B* + "7" ^ ihi' *^ fameuse drogue. — Le Tchâng s'in-
^sT f^ H ^ >f^ :ri )@ quiéta. - Je vous ai dit, dès le com-
— ^ 4^ ^ ^ ^ >^ iW mencem^nt, répéta le tâo-chea, qu'un
million .de. taëls devront être sublimés.
Alors la drogue sera produite. Quand
vous l'aurez avalée, vous ne souflfrirez
i* ^ ^& ^ /V 3E ^^^^ ^^^ besoins du corps, ni des in-
tempéries des saisons; vous traverserez
l'espace au gré de vos désirs; vous serez
^ sS J% ^3. ^ Wi exempt de la morL 11 manque encore
:tr -l- ^ ^ •fi' ^ ^^^^ ^®"^ °"'*® isiëls, — Le Tchâng
«t ^— ;^ 1^ ^L-. aç. livra la somme, mais fit garder le tâo-
mï TT iH ïyX ï!ft H chea à vue. Un surveillant l'accompa-
f^ ^ ]^ -^ 1^ lil guait, même quand il allait aux cabi-
RS @ ^ ÉE â ^ ^^^^* " Quand le million fut au com-
•^ 2f T[ ^ ^ , P'^^' *^ tâo-chea étant sorti, suivi de
f^ ^ it >^ «^ ^IJ son surveillant, disparut soudain et ne
HH — . ^ "pr ^k A reparut plus. — Le Tchâng courut au
^ JM* "tl^ ^il t> M fourneau, et constata que l'argent était
— ra enlièrement détruit. 11 ouvrit le paquet
^ Z^ ^ -^ sS S, ^^^ bardes du tâo-cheu, et y trouva
^^ une lettre ainsi conçue: Voleur, lu
t'étais approprié iniquement un million
de taéls. Je te les ai fait restituer. Ils
9 ^Mf^±Z
01 3 [ë] 1^ ïi^ Mil ^^"^ effacés sur ta feuilke de compte
^ ^ Sa ^ 'S -fffi ^"^ enfers. Je t'ai rendu un grand ser-
n PI w ^^ H iSE yiçg^ Qi compte que tu m'en sauras gré.
tR W ^ ^ TO -A Voyez Inlroduclion XVII el XVIII.
356 — 199, »00. —
ilS — ' ÏE ^ IES[ ^ ^ Ui f^ ï^6 vice-président tarlare Kîe avait
un parent éloigné, homme extrêmement
2?-ifr3^ftr:77>'Kwn -fce intrépide, lequel trouvait qu*on parle
^^nÏTRt^^fljI — ^ trop des koèi et des thôûn, et ne per-
^ ^ ^ ^ >S âË ^ JSfê ^ ^^'^ abdune occasion de se moquer du
- - faste et du néfaste. — Une fois qu'il
traversait le Chân-tong, un aubergiste
^ ^ Taverlll qu'uli de ses appartetnènts était
mm^^w^nj^yt
dbtà J5L Hhi »
O i=t PI
*l? îffi"T'Il"fe^M^^ hanté, pouMe mettre en garde. Le ré-
Xr^WL m U ^ m. ^"''^^ fut que notre homme se logea
^âK3?^^flR /LjLBSt^ tout exprés dans cette chambre. — Vers
J^^JS flf^fifrlfit^ minuit, les tuiles commencèrent à pleu-
HW*^ 4t*-fc^>&A ^^*'^* Pour tne faire peur, ofia-t-il, il
7^^^ ^^ faudrait que cela tombât de plus haut.
w Jl^ ^ jfc "H ^ *S W Aussitôt une meule de moulin tomba à
4^9 î^ ^ S^ mi fiâr JL A '"' '* faudrait briser oette table» Aussitôt
WW B TCfc MU ^>^r W une grosse pierre torftbant sur la table,
l^%|[5Ç i^Wi^M-^ ®" fracassa la moitié. Chien de koèi,
jk^m Jtt Wl SM^ cria-t-ll, je n'aurai peur, que quand lu
^C ^ M B* xr 5. 1^ m'auras cassé la tête. Et s'étant levé, il
W(y\'0^ ^ S.J^ P m se découvrit, et se tint debout imtno-
iR^M WS^ïê>^ *^^'^' "" ^^^" "^ bougea plus, et l'appar-
^vl/ P^ ^ /^4( v4»- "* ^ tement fut désormais paisible. Vaincu
lyrj ™1î^ï;jfA^ par tant de hardiesse, le koâi avait
>f^^h ^Jl^^U déménagé.
Jj^t 4C Q *J* [3{& Sg "tt* La peur donne aux koèi êl aux *o(l^ prise sur les
-Li "^ ^^ *^^ ^^ **"* hommes; l'inlrépldilé les déconcerte. NoUâ avons vu.nu-
t^g ^t^ /«H iH* >^|> , — * ^b méro 479, l'expUcalioa de ce phénomène.
— M^' ^^%1^^ Durant la période Toùng-tcheng,'
^U^ »l*FrM®î?n ""^ «■"^"'•^ '"^™"'^ '^'■^^'■^ *^^ ^*'''"
*o ndt -^ ■^ 2 M y^ ri» ""^'■'^ ^°" '^'^ ^ ""^ '•"^ ''^ râmille as-
»«Hf^ ^iB07r>'B sortie. La mariée fut apportée d'une
— 900. —
357
ijBm±^mAMm
maison sise hors la porte Châ-heiie*
menu. Comme son pal;U)qoin passait
près d'une tombe ancienne, an tourbil-
lon de venl Fenveloppâ, accompagné
d'une |)oussiére si intense, qne les por-
teurs et les gens de l'escorte furent
tous aveuglés. EnGn le palanquin arriva
k la maison du marié. — Quand on
l'ouvrît, ô surprise I il en descendit deux
mariées absolument pareilles, qui en-
trèrent côte à côte. Le père et la mère
du marié se regardèrent. Mais ce n'était
le moment, ni d'interroger, ni de
discuter. On adora le ciel et la terre,
on fil des offrandes aux ancêtres, et le
mariage se trouva conclu. Assis entre
ses deux femmes, le marié se dit, qu'au
fond, deux, c*élait mieux qu'une. —
Enfin les époux furent conduits dans
la chambre nuptiale, les parents et les
domestiques se retirèrent, et le silence
se fit dans la maison. — Soudain des
cris de détresse sortirent de la chambre
nuptiale. On accourut. Le marié gisait
à terre, une des mariées gisait sur le
lit, les deux yeux crevés, et le sang
coulant sur les joues. L'autre mariée
avait disparu. — Quand on eut apporté
des flambeaux, on vit, perché sur une
poutre» un gros oiseau gris et noir, au
bec effilé, aux serres acérées. Tandis
que les domestiques cherchaient des
arcs et des lances pour l'attaquer,
il prit son vol et disparut parla porte. —
Nous venions de nous coucher, dit le
marié, quand celle de gauche me donna
sur les yeux un coup de sa manche,
qui m'aveugla. — Un instant après, dit
la mariée, un gros oiseau se jeta sur
moi, et me creva les yeux à coups de
358 — 200, Wi. —
^ ® ■© ^ ^^' ^^ se ^^^' — Triste noce, qui commença pal
^ ™ . ^ - 1^ la cécité, pour les deux époux.
Koài méchaDt, faisant du mal pour son plaisir.
Le. palanqain d'une mariée, ne doil jamais passer prèi
d'une tombe, près d'une caverne, près d'un pnils, prii
de tout ce qui peut servir de repaire à des koèi ou à dl
koài. S'il faut passer en vue, un voile doit être lenà^
entre le palanquin et le point néfaste.
ftS^I^:M:*Biif ^ Le Lettré Kiâng-ya de Ts'iiif-
iS S S I^ S ^ S tcheou (Nàn-hoei) enseîguaît cinc
»© Si? fe S* W ^ 'K élèves, dont le plus âgé avait treia
flS M 4 ^ 35l >N* 3^ ans au plus, et le plus jeune huit
3sè 30 « /-J;* ^i^ S ja classe, soudain le maître saisit «
1^ ^ fê 2i* ^ ^ ©t gourdin, et cassa la tête à ses du
1^ iX iâ- 4p ïïg A H élèves; puis il brisa la sienne conf
TO -br ^ m ^ .a /B *® ^^''' ®^ ^^^^ ^^^^^^ ^^°^ *^° ^
W 1T *i TO 7 J K W Quand les parents apprirent la trisi
^ ?E ^ ^ ^ ^ ^ nouvelle, ils accoururent éplorés. R«
1») ^ -y ^ 3 ry ^ venu à lui, le maître raconta ce qi
*i ^ ^ ^ -fr OM S^ ^^'^ • ^^ "® reposais après raidi, quaa
^ ^ ^ tÇ -TT ia Dl soudain je vis entrer par la fenêtre si
mMI^^^"!" ^ ^" ^^P^ ^^^^' **^ a^^»^"^ ^^s visaga
IMfe an "^ '^S SS — :a: bleus, des cheveux rouges, et des #
^ BiJ flX ra 7M ^ -Bf tements bariolés. Ils se jetèrent sa
^ ^ ^ ^l* î2^ :zi ^ mes* élèves, comme pour les dévorei
>fê4^;*S^lfillsfe iï5 Je saisis un gourdin, et volai à lu
S î ^ S ^ /5! S s^^^"^^- "^^ ^"^PP"^ '"' '^' ^°^' '*'' '^
^ 3t 3^ tB* "@l* 4aJ PR tes mes forces. Quand ils eurent en!
jK A ^ >^ § ^ W <iîsparu, je constatai que j'avais ass
mé mes cinq élèves. Ma douleur I
telle, que je me cassai la tôte contre I
zmm-^mA iB ...... ,„„ , „ ^
^ ^ -IT ^ % Tli § mur. — Le mandarin prévenu, ^
^ :2ï: M ât ^ ^ 1^ inspecter les cinq cadavres. Il refo!
^ S M* ^ *^ -- #M ^'^^^^^ ^® ^*'^'''® ^ rhistoire des koi
^ ^ i^ic ^ #1 7i5 Mais les parents des élèves déposera
^ ^ © ^ ^ H ià tous, que le maître Kiâng-ya était*
— 201, 202. — 359
!t ^ ^^ ^ ^i^ W ^^^^^^^^^ homme, quMl n'avait dMnimi-
? >fe 2^ «ÎT K^ Afr "" ^^^ contre personne, qu'il traitait tr^
5 ^ w /J- œ KÎt "K* bien leurs enfants, qu'on ne TaVait
"■ ffl K^ Y H â® ^ jamais vu ni exalté ni fou. Ils conclu-
t ^ ^^ 3P +» {& iT ^^^^ ^"® *^® drame ne pouvait être que
^^1^ ^-^V '*^ ^^'^^ ^'""® ^^^^^ ^® ^^"^ contractée
î w ^ j ""• HD T an cours d'existences antérieures. Ils
^ ^ ïfeS ^ 4P 4 ^ prièrent le mandarin de faire panser
£ t;î^ iU ^--^ 3r ^ n raaître, et de remettre toute procé-
, vD S ^"^^ jusqu'aprèà sa guérison. — Ce
R ^ S ^ ^ ^ TO ^î*>l arriva au cinquième mois de l'an
^ ^ ^ ^ P^ 21 M ^^^^' ^^ sous-préfet de Ts'ing-yang le
C ^â^ ^ ^ W nffi /ïr* P^*^^^ ^ '^ connaissance du vice-roi
r W J^ gS ^ flril yL Yînn. Le maître Kiàng-ya étant mort
U^ Wt ^ ^ ^W ^" P"^^° ^"^'^^^^ J^"^s plus lard, des
aiîîD ^ A ^ A: $e suites de sa blessure, où n'en apprit
Jlltj m >^^ /« *E ^ Jamais Dius lonff.
^Wcm ^^^
£^t« m^^ 202
^ W W 7^ «^ TO L'histoire suivante est arrivée en
^ 4* W -^ ^ â ^^^^à Joèi-tch'6ng.hien(Chàn-8i). Il
S ^ 1S3 ^ v'^ lis y ^^^^^ '^ "° temple, dédié aux trois
u 1^ - *^^^^^ Koân-u, Tchàng-lei et Liôu-pei.
F *P^ '^ ^ îBI itf Toute l'année, il était fermé à clef,
S ^ ii ifc B# ^ P^^^® ^"®' disait-on, il s'y passait des
^ - •'** choses extraordinaires. On n'ouvrait la
jamais plus long.
Manie hallucinatoire ayec impulsions homicides. —
C'est par les dettes préexistantes, que s'expliquent toutes
les ratalilés.
^^m ^^m
porte, qu'une fois au printemps, et une
^ WL ^^^^ ^^ automne, pour les sacrifices.
Même le bonze chargé du temple,
n'aurait pas osé y passer la nuiL — Un
soir un homme du Ghàn-si passa par
2! t& ^ ^ ^ JgL là, avec un troupeau de près de mille
L| ^ ^ g -^ -^ moutons. Il demanda qu'on lui permît
a^ ^yr m ^'^ "ZT ^'^ de passer la nuit dans le temple. — Il
& ^ f 5 ^ lit ^ est. dangereusement Jjanté, lui du'cnt
360 — 202, —
^■^-tifcSP^aH i^dbfr °^^''^^^"^- "~ ^'^ *"* cîonaa la clef. —
'^ ^ ïî # f6^ ™ O ÏK II abrita ses moutons sous les vérandas
^ -\ tS >^ ^ >2 ^ flS P**'^ ^® coucha dans le temple, un peu
^TTîîO-^I^lttÉfe:^ inquiet tout de mêrpe, aussi gaida-t-il
^ ^ U^^aZ^^ ^^" ?''^"^ ^*^"^^' ^^ laissa-t-il sa chan-
^mJi^UXi^mm délie allumée. Vers minuit, il entendîl
^ !^ t^ Èï 1^ ^ /Sf tS ^" bruil, sous le socle des statues.
-y jW -g- -ajj -jj^ f, ;;^ ^ Soudain un grand gaillard, haut de
iai "Ij — • ^ huit pieds, parut sortir de terre à cel
i|)t *^ ÎR D W) /> ^ ^ endroit. Ses yeuj^ noirs caves lançaienl
Efr Tft: !;î^ OÊ if? W HR -ff ^^s éclairs. Son corps était couvert,
m^ji^<.mm/^m7] ^^^ ^.^^^,^^^ ^^.^ ^,^„^ ^^^^^ ^^ ^^.^^^
verdûtre. Il regarda d'ahord le mar-
J^^^^^M"^^ chaud d'uQ air féroce, puis souffla vers
/K jg. dbL ^11 Râ 9 ^ jth ^"'» P"'^ chercha à le saisir avec ses
tt^^^il^ ^**^*^^ acérées. - Le marchand le
W O *S^ S5r 5* A. W ^ cingU à grands coups de fouet. — Le
4fi> A KS bW EEî HEt T* PH '^ lanière d'un coup de denL — Epou-
ÏW A tlR flR FW PW v\\ vanté, le marchand se précipita dehors,
"^ "Pk 3^ /¥ "^ BR bS a et grimpa au plus haut d'un grand
~ arbre, qui se dressait dans la cour. Le
monstre lui dardait des regards ter-
ribles, mais il ne put pas grimpera
iKT h^îÉ*-^^' '"fe^ surent. Le monstre disparut. Le mar^
^ J JL ™ Ig. 7C AK chand, plus mort que vif, descendit el
JpÇ^^jilllB^^MB raconta son histoire. — On examina le
^^^Mîl5l5fl^"K ^^^*^ ^®^ statues. Certains crurent re-
yv iw >^ H/J _ marquer qu'une vapeur noirâtre s'é-
chappail des jointures des pierres.
^'^^^Wl':hWL^ ^® sous-préfet de Joèi-tch'eng-bien
^^ -TT- «M jg ^ Asa -^^ fcsb averti, ordonna de démolir le socle^
4^^^»^> ^" ^^'^"^^ ensuite l'empIacemenL A
5t ^ fô ^ ^ JW ^ ^ liwe toise de profondeur, on tiouva un
gi: — 5&Bg^1^^j^ t;ercueil, contenant un grand corps
^a ^ ^j— j^. |kj ^ jm, ^. momifié. Les vêtements avaient disparu,
^ . ^ et la momie était couverte d'une couche
:^^^A^^3feJ® de moisissure verte simulant uoe
-- 302,S03, ^ 361
^ H të ^^^ ?|| 4H ^^*^^°' ^'^^^^^ ^'®" '^ vampire qui avs|lt
À ^ + tt »*^ Pb ^^^^^"^ 'e marchaDd durant la nuit. —
^ ^ iîr ^ ^ X ^® mandarin ordonna d'élever un
RT W •QI ^ R^ ^ bûcher et de le brûler sur place. La
Jg ^ j^ Ëg é F momie siffla, le sang coula, et les os
±. «U M ^ S, ^ craquèrent. -^ Depuis lors il n'arriva
3r tl\ 151 ÇH JJXt ^ plus rien d'extraordinaire dans le tem-
gg ^ fia 1^ »^ flR P»« <l«s l>oîs héros.
il ^ S» ^ ':^ ^ p^es"9?;\?c;7V''"*^'*^'"^ Royau.es, voyexTH
^^ffi^i mm 203
^11 H lË f^ W ^ Dansie Où-8i-hieii(Kiâng^soa), au
SB. fStM & ^^ ^'"^^ Tchàng-f ang-k'iao, un cerlaîn
^ S S S 52 Hoâ-hiek'aan plus curieux que pru-
^ W w -Ç- T" w" dent, s'adonnait assidûment à Tévoca-
^ ?ï^ ^ --^ in *^^" ^^^ esprits, avec quelques amis de
^ ^ ^k W ^^° espèce. Un jour l'esprit descendu
^ m ^ùi ^ ^^^^^ plateau, se donna pour Wang-
iHl ^ •& §Sf ^ tchoangchan^ docteur sous, la dynastie
{| ^ êl AL A "'^^' ^® ^^^ ®^^ ^™'^ rhonorérent
^x^ ^ ffô Hfô Éîr ^^'"më tel, et lui posèrent des ques-
<^ mS: ^ Wt rJÏ lions confornies à sorr état. Ils remar-
M 1^ ^ t^ ^ quérent que Je docteur s'exprimait dif-
S i^L El 1^ 7b ^^^^^^^^^^ et faisait mal les vers. Sa
n ^ S ? ^ complaisance les frappa aussi. On n'avait
tt >^ 3È ^ ^ qu'à l'appeler, pour qu'il vînt aus-
1^ ^ — • j^ 1^ sitôt. — Un jour, au beau milieu d'une
fê ^ B @ ^ conversation, il écrivit; Veuillez m'ex-
j^ Sl cuser. Je m'en vais. Ts'ién-joulinn m^a
î^ Si % ^ ^ invité à dîner... puis le plateau resta
^ fk SS. ^ l# muet» — Or Ts'iôn-joulinn était ou
iHt S ^ ne P& homme du môme village, dont la mai-
f V -W Mr^ dh ^ son était distante de trois stades envl-
j^ ^ ^ i^ -^ von de celle du Hoâ. Piqué de curiosité,
BQ tA^ BQ .1. ^ le Hoâ s'informa de ce qu'il y avait
r? m Iju ^ ^" ^^ jour-là chez le Ts'iên. Il apprit
B ^ffi. ^Ç" ™ Du -qu'on avait fait des invocations et des
46
362 — 203. —
'1^ ^ 1^ >^ >?^ ^ f llj f llj ofrraodes aux chênn, pour un malade.
^^pj=^^«-j-^^ Le lendemain, quand Wâng-tchoiu
B|J -T^r H TOF W it iB IS chan fut redescendu sur le plaleau,
^W 1^ ^ M (^J^M Hoâ lui demanda: Vous avez dioé li
® ^ Bi -^ zfi tll ^ ^ ^^^^ Tsién-joulinnî — Oui, dit Vi
^ A 5h o m Ajf ^ H dit le Hoâ, le Tsiên n'a invité que i
À^iP^^5iliJi!S59 ^^^^^ ^® respéce des génies locai
M^ -^ ^ i^ "^ Râ Ht comment un esprit aussi distingué^
>hI S -^ OT -SR IS hF vous, s'est-ii mis à tabl« avec de part
BR^^^j^^db^ convives? - Acculé, Tesprit dit:
WïRflâlifi£l^'5'Mf^ ^^ suis pas le docteur Wâng-tchom
-^ S A a iS S 5 ^^ ^^''''- ''^ '"^''^ Chantonais Lî-paiiw
<lAniA0jîffi^<I^ jadis marchand de coton, morlicidl
§fB iP ^ 1^ ^ -^ @ '^ ""^ ^^ ^^^ tournées, durant la péri«
ÉE^^'^^^M-â Pf K'â^9~^^* ^^^ ^^^ n'ayant pas été a
W ^ M\ Jm ^ m ^V~i conduite au pays, je loge, depuis iJ
. il "(^ '1^ ^ i ^ W ^ dans le pagodin du pontée ce vilM
jif^ S 1^ i^ ^^ Wi ^ ^^"^ sommes là treize âmes abandf
nées. N'étant coupables d'aucun crin
nous ne sommes pas liées, ni conGné
^Jt.^JP$^A3E ^ Quand quelqu'un dans le village I
^limmu^A
des offrandes, c'est nous qui lesdég
tons. — Mais, demanda le Hoâ, co
ment pouvez-vous. vous approprieii
^ ^ ^ ± ^ jff^ jîjï ^ qui est offert aux Génies du lieu oa
lit 1@ s^ '^ k ^ î?± SS ^^ ville? — Ces génies, dit Li-paini
i^ w Se -^ A w) tt X|\ ne vont pas à domicile, lis consomrai
.^ ^ Éfc ^ ^ IS ^ 'P^ ce qu'on leur offre dans leure teœpl
-> B 3£ lia: |œ£ ^ nSfî *> Ce qui est offert à domicile, nous \
S^SSgRpîl^n ^*^"^^ ''^"^ ^^^^ abandounés. —
"S Ér ^ Sft ip Ih] "T" y Souverain du ciel permet cela? dem
^ >il t# ^ è ^^ iWi ^^ ^^ *^ ^^^- ^ ^® Souverain du ciel.
ÉB. iK >^ 4iff iH' ^fi^ T^i Lî-painien, ignore les offrandes prii
^^.Wc^^ faites à domicile. Les offre qui n
ÉSt^ ^ {^ MMMm Ce qui est offert, revient aux
^ iS' 'M W^^^ ^ ^ SV Pourvu que nous n'extorquions
7^ *> ^ r-fl ta :«; PT ^ ^^^ ^^^^^^ *® Souverain du ciel
"0 'w ^ ë^ ^- '■^ t^ :fr laisse faire. Vous avez pu cons
^ )^ H K 4* % R n W que» s» J'a» bu le thé et le vin que
— 203, S04. — 363
* PP JèR SI ^ A. N* ^ m'avez offert, je ne vous ai jamais dé-
robe ni thé ni vin. — Mais pourquoi
vous êtes- vous fait passer pour Wâag-
'l't&iË'Wltblïii^l^ tchoungchan 7 demanda le Hoâ. ~
^ Quand vous fîtes vos évocations, dît
Li-painien, le petit génie protecteur
de votre maison ne pouvant pas s'adres-
^ 'i^ M lii ^ 1^ ^ 5^ ^^ ^^^^ ^^"^' ^^"^ invita nous, les
r i^ -ftn "^ M ^ ^ »^ treize âmes du pont. Les douze autres
^ Th 50 JR ^ ^£ J^ •rff éianj absolument illettrées, n'osèrent
if ^ ^ "î* fiM lill P^^ venir. Mor, sachant écrire quelques
i <^ ^ ^ n' -W ^ ^ tchoungchan, nom que j'avais vu au
I ifiî ^ 4f^ lil i^ ^ ^ ^^^ ^^ nombreuses inscriptions con-
- fin i9J :^ ^ Bfe rfK vîS servées dans les maisons de ce village.—
îSeB^^±>îlB^Ï« Puisque vous n'êtes ni lié' ni confiné,
I ^ ^ S (t3 '^ iw ^ pourquoi ne retournez-vous pas dans
^ M W ^ 9^ 1^ ^ ^ ^^^^^ pays? demanda le Hoâ. — Parce
I « )g ^ 4^ î# ^ ^ ^°^ ^^ "'^^ ^^^^^ ^"^' P^^®'' '^ P^^^®
" ^ i& "^ 744 la. ^^ ^ aux chénn des ponts, des bacs et des
\ ^^ i^ Jl^ ^^ W ^ ^ barrières, dit Lî-painien. — Si je vous
i J9r W ^ :^ iA h ^ bfûlais cent sapèques d^ papier-mon-
W^^i^'^lt "^'®' ^^*^ suffirait-il? demanda le
î ^ *5i ^ A ^ iw 'ta Hoâ. — Merci mHIe fois, dit Li-painien.
\ ^Ê ■~' >?^ ifeSr S H '* ®° faudrait encore autant pour le
chénn du pont, dont j'ai été l'hôte si
longtemps, afin que nous nous quittions
I "t" S^ ^ ^ W )^ éW- bons amis. — Le Hoâ brûla le papîer-
? , -jbS ^*jk -g ^ ^ iH^ monnaie demandé, et congédia Lî-
kS: tfit "xbC ^ S 31 painien. Instruit par cette mystifica-
1 '^-^ ^ ^ 5lv ^ ^ "J^ lion, il renonça aussi au spiritisme.
( JP9 ^3^ "^V ^F t^ J^ ^^^^ intéresfiant, et qui &e passe de commentaire.
I -jf^ grr  _i +\ 4 Hoêi-tcheon-fou (Nân-hoei), les
I ^ Kt ÏC T aTs logements du sous-préfet et du capi-
I ^ PS ^ ^^- :=: î laine de place étaient accolés l'un à
364 — W4. —
^ ^ ^ ^ ;^ raulrè. Entre deux se trouvait le ter
mz-m ^tsi
pie du. Génie du lieu, dent le mun
fond lennait la cour du capitaine, taa|
ik ^ ^ ^ MiWlf dîs que la façade donnait dans la c«
^ ^ ^ fm tH^ -rtf ^" sous-préfet. Au printemps de Vi
3 5 S S S S ^^^^' ^ '^''' ^^ ^^°^ 8'écroula. et!
^ fSr ^ 5S 5gg |t& temple se trouva en communicalîi
^ 0lf ^ ^] ^ ^ *^®^ '® '^^'^ ^" capitaine. La nuit sol
vante, une vieille femme de service ('
capitaine, tomba soudain coo^mefn
mm^ffr^m
W ?hI W ^ Ï^ I pée d'apoplexie. Quand elle fut revei
ïfr ^ ^ ®[ M ^ à elle, on constata qu'elle était blei
•ifc ^ gê w ^ ^ ZSl ""I"-. "' 7"r"„„7l .
H î§ ?E ^ >2l ^ elle; donnez-moi à manger. —On!
ê ffi iP ^ IR 'Bl 7^'^- T „^*' «rangea juste le doal
îr jS ^ -JU * ^ ^® ^® qa elle mangeait à Tordînaire. ^
Jb « aË A '"i^ ^ P«»s elle dit: Je suis Ha-cheu (n«l
M ^ tartare) concubine du précédent sa
préfeL La femme en titre m^ayant b
traitée, je me pendis à un pécher.
^ ■& ^ a ^ '^ moment.de la mortj je souhaitai deii
"^ -4^ >^ Ê ffâ* ^ ^" ^^^ ^"^^^ méchant, pour pouvoir
--fc ^ Ms éjt ^ f^ venger. Hélas, quand je fus moi
^> A Q^ Ï™ :a; §Qj j'appris du Génie *du lieu, que j'a^
^ ^ W^ ^^ ^ ^^ mérité mon infortune par més.péci
6lr 4S ^ tël iSè ^Sl passés. Il me défçndit toute vengeai
Sfc ^ 4^ ^ ^ ^ dans le prétoire, et me conflua di
n W ^ P SE K son temple, ou j'ai terriblement soûl
'tt ^ ^f i|^^ an â^ de la faim. Aujourd'hui le mur,
^ Ttr 'Ê^ H* >(>fe S s'écroulant, m'a blessée ad pied, t
^ >ai Ml ^ ir ^ j'ai pu sortir de ma prison par derrii
W ^ ^ ^ ^[j ^ *^^ ^^^^ entrée dans ton corps
A BH Bâ' 1^ ^^*i -à^ manger. Si tu me nourris, je ne
R ^ ^ ^ ^ 4M ^^""^^ ^"^"'^ °^^** ■" ^^^^'^^ ^^^r
ti *R ^'J ^ "ZT >Sk vieillftdormitle jour, et mangea dool
^ ^ f?lj ^ ^ M ration chaque nuit. Elle n'eut aui
3^ 'pr Kf gN ^ ^i autre mal. Souvent elle révéla aux gei
^ ai 4r ^ /? ^®^ secrets qu'elle ne pouvait pas savoi
M iK ^ W Tl Mb naturellement. - Or le capitaine 1
" — 204. — — 365
t^^^i^^^Wi P'^^^ ^^^^^ P®^^" ^^^^ ^^^ ^^'® ^"'*'
jf/^/^idh^§âHl -*• ^^^^^^ beaucoup. Il lui avait fait faire
f^SSste"oSB ""® tablette, qu'il portait avec lui, de
\ :^ inï m W^ H '^ ë fifarnJson en garnison. A Hoêi-tcliaoïi-
S^^^^J^^^hI '®°» ^* ''»^2iît placée dans un temple,
[ S ^ -* ia ^ "tt* Œ ^^ ^* ''^^ faisait des offrandes aux.
r -^ Wi -ÎK W ^J :^ «^ temps accoutumés. La vieille ignorait
i ^ j^ ^ ^ .^ ife ^ cela. - Voyant qu'elle révélait dea
ï'S^^rtf^'T-*^® secrets, depuis qu'elle était possédée,
-^^X^œ-H-^ '^ capitaine lui demanda des nouvelles
l^m'mjSim^'i^ de sa fille. — Donnez-moi le temps de
^^^ I^^I^^^ m'informer, répondit Tâme qui possé-
t -& 3S S» k "/n HH "fc^ ^^'^ ^ vieille. — Le lendemain, ella
zmim^^ViJl\^lf< dit an capitaine: Votre fille est logée
il>J^^]]^^^|^ dans tel temple. Elle y est très bien, et
B^d^^À-ffît^i^^h ^ tout ce qi>MI lui faut. Elle n'a aucun
îS^^S^Sè <*ésir de revenir à la vie, et est très
'^ vf S ï« ^ 'f ^ li contente de son sort. Elle vous fait seu-
^ -^ ^ .M ^ -S* ^ ^ lement savoir, que les babils que vous
lll&^t»fc*'=1iÔ^>fer^ lui avez envoyés ce printemps, sont
K ^ - I? "^ ^ ^ ^ trop petits et étroits pour sa taille. -
Kwi^-tiBlJîff^pE^ Le capitaine ayant fait une enquête,
ll9j^?(K;^^4'^^ apprit que les habits en papier envoyés.
I Yffi ^ -*r ^^ ^S 1^ >fV ^ ^^ ^^'® ayant été mouillés par une
6 K "ta -Je i®i ^ U liZ averse soudaine, la personne chargée
I ^ •— ^ ^ ^ 1^ ^ de les porter, les avait remplacés par
L i^ 71 ^ ffl -^ "^ ^ ^^^ habits en papier achetés au bazar,
b^^^-*-5^^ ^ l'aventure. -^ Cependant on rebàUt
E ^ X w 1< ^ >r PP le mur écroulé. L'âme dit: Je vais être
It^yf^f^^^-j^EiÉ ^® nouveau renfermée dans ma prison.
pour de longues aidées peut-être. Ayez
la charité de me brûler quelquefois du
wL^^ W^ 3s) papier-monnaie, qui me permettra d'à-
« <fp fr a SI « ^ ^„' ro Xu. ar^r -
L'âme remercia et dit : Je sais jouer de
H^liJ^^^ijS^^ '* guitare et chanter; donnez-moi une
u ^ xj^ ifc ■ "■ gg gi;: guitare, et je vous chanterai un com-
i^^^^xHPS pliment d'adieu. - Elle joua, chaata,.
^ 51 J^ li 'S W fl- ^ puis ^ç tut. — Alors la vieille repiit
■
366- — S04, 205. —
Mj ^ Hi flf^ ^ ^^^ ^ ^ soudain sa mine et son accent d'antre
•Hfd&Ê^lIf^KHB^ m ^°'^- Désormais elle dormit la nuit, el
um^ïiSSÎSiS "^ "^"K^^ P'"«' '« J»"""' '«"'«"e ralioi
X|?g=SSfiHyi^W"3^ ordinaire. L'âme l'avait quittée.
A "M Ir ^ ^ ^ ^ Ce texte du dix-huUièm« siècle est inslraclif.
^ >i^ ï@ w lit ^ S ^
^ fk ^ ^ ffl ^ :^ M 205
^ i¥ IB ^ "^ n >^ § Derrière la pagode Téi-cheng-nai,
^MlK^ll^f^ig ^" *^^^^ ^« ^^^ Sï"^<>'>' P'^^s de HâDf
tchepa (Tchée-kiang), sont toujoars
remisés des cercueils pleins par milliers,
aai ^ ^ ^ ^
^W^i^^^^H^À. ®° attendant que les familles les ense-
^^4^^^^^3rt ^®^^^^^"^- Passant une villégiature da*
-fcS^iS'^aeaôCL^S^ ^^^^^ pagode, je demandai au bonxeî
A\ m ^ m m W ^ ^ N'arrive-t-il jamais rien ici, où les ko»
^'^iM^^^Wi^ ne doivent pas manquer? — Jamais, n*
^J^^49lFr5^^1îiir ^^^"^*' ^^^ ^^^^ ces koèi sont riches; ils
n^^SSr'^'^ restent parfaitement tranquilles. -
Juw^fa^îtR^^ Comment, dis-je. Ces morts étaient tons
^^^WH'^'LLI^^ de pauvres gens. S'ils avaient été riches,
A^ ââ Q? BK <4^ ï ^ ^®"*^^ familles ne différeraient pas ainsi
r >& Hn Bli ^ T" ^ leurs funérailles. Ce qu'on dépose ici,
f ^ jtfc 1^ t§ 'fi — ' g <^'est la lie de Hâng-tcheou.~ C'étaient
l+l ÉB^^^f^.^^ jadisdepauvresvivants,reprit le bon»,
^ ^ fik ;*i * *& TO ^'accord; mais maintenant ce sont des
m m ^ ^ ^^ -^ JcJA koèi riches. Ils ont du vin, de la îian-
Ift @$ ^ ^ Itfc 59 M ^e» ^" papier-monnaie, des habits,
H ^12 ^ TO BT ^ :fp ij^it de continuelles et abondantes «.
't' ÎR ^ K ^ tW <^ fraudes. Aussi, malgré leur grand nom-
^ Ù^^ ^*M ît SS ^''^'P^s la moindre manifestation. Etai
n ^ -y ^ ■ ^ ^ soûls et repus, ils sont sans malice. ""
•^ ^^ ^^ wï ^ ™ ^ savez-vous pas, vous qui êtes mandai .
Pf ^ ^ fln i^ ^ ^ QU<5 quiconque vole ou assassine, le fait
^ ^ f& — il -^ ^^ ^^'^^^ ^"^* ^ ^^^"^ ^^ froid? Les koèi
Zi ^ j^ ^ ^ 5 ^ qui apparaissent aux malades ou qoi
^, >V Z^ ill '^ ^ îg font de mauvais coups, sont-ce des
^ 205, 206. — 367
M ;h: 1^ 206 ^ Sp ^ ^^^ ^^^° habillés et bien nourris? Non!
)U rtrt^ wm ^^ ^ ^è ^ ^^^ ^^^ malheureux, aux cheveux
m ^« ^ — • ^ ^ épars, nus et émacîés. Ils exigent, parce
^ "Ê Q "t I @ 0^ qu'on ne leur a pas donné. — Je pensai
PT fSi >M ^ ^* :^ "ffi ^"^ moi-même que ce bonze parlait d'or.
^ S S ^ ""^ S 52 Et de fait, durant un mois que je pas-
Hf ^ iS «RI ' ^ H% sai à la pagode, ni moi, ni mon person-
lË â A ^ W €1^ '^^^' °' ^^^ enfants, personne n'enten-
fô â Iffl A -S^ M9 ^^^ même un sifflement.
gSr j|p IHJ y^ >t^ ^ Toos les *o«$iricol, quand Us TOOlelTÛMUicnl.—
IP 4^ Q '^^ ^ j^ CetoxteesicbiretexpUdle.
II* g :t^ ;;^ g> jCt Dans sa jeunesse, un certain Kià-
S H ww O ^ œ cheufang, de la province du Heùe-nan,
M Ma w ^ uS sqic paraissait comme hébété, un peu idiot.
&i ^ B ^ ^ ^ ^^ parents étaient morts. Son frère
^ ^ 4U^ ^ -7- dS ^^^^* ^^ lettré, le fit travailler aux
T^ ^ ^ 2 3^ champs. — L'idée fixe de Kià-chea-
ilO ^lit sS W 3 ^ ^^9> était d'aller andêl. Il y pensait
ih ]^ "t" ^ ^ "A" ^°^ cesse. Un jour UD tao-cheii qui
Ë^« 1^ ■ I» ^ passait, lui dit: J'ai appris que tu dé-
0R tl J^ IB ^ sires aller an ciel. Ferme les yeux.
\ Jt ^ 5^ >Sl "^ Prends mon bras. N'aie pas peur. — Le
jjh :^ pT ^ 2p ^ jeune homme se sentit enlevé dans l'es*
m a m ^ P^^* '^ ^^°' sifflait, et un bruit de
Ss OT i^ fÊ S^ vagues qui déferlent retentissait à ses
n iS B ^ @ HS oreilles. — Après quelques instants, ii
^A^ iHt tt^ & ^ reprit pied. Ouvre les yeux maintenant,
3^ Vt Bqp ^ g| jiH le tao-cheu. Le jeune homme vit un
^ ^ ^ ^ W ^ paysage féerique, des palais et des
fi ^ ^ -^ ^ l(^ maisons. — J'ai affaire ici pour qnel-
5? tÎi ^ -^ ^ ^"^^ temps; prends ceci pour te soole-
A y\ Wi î(K ^^ ^n nir, dit le tao-chea, en lui tendant une
^ W\ tSi^^ ^ ^ coupe de vin. — Kià-cheulang se mit
eu devoir de la boire. H en avait bu la
moitié, quand le tao-chea lui dit: Com-
SB îË ^:t
V) ]^ ^è ^ m ^ ""^ ^^ "^ ^^^^ P^ rester ici, rends-moi
368
— WO, SOI. —
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le reste. Divérlîs-loî en m'atteDdauL ^
L'absence du tâo-chea ne ^ parut
longue à Kià-cheafang. Quand il
revenu : Redescendons sur la terre,
(1. Ferme les yeux et prends
bras. — Kià-cheufang entendit les
mes sifflements et mugissements qi
Taller. Au bout de quelque^} instan
reprit pied prés de son village. — Quj
il parut devant son frère, celui
poussa un cri d'effroi. Es-tu un hoi
ou un koèiî demanda-t-îl. — Pou
serais-je un koèiî dit Kià-clieiifanf
Ne suis-je pas allé aux chaoaps ce ma*
tin? Un tao-cheu m'^a mené au
pour quelques instants. Me voici de
tour. — Ce matin? quelques instanl
s'exclama le frère aîné. Voilà des
nées que tu as disparu, et qu^on
croyait mort.
Effet d'une petite dose de la dros^ue (l'immortalité.
207
L'histoire suivante a été racoob
par le bachelier émérite Keûe-we
lian, lettré distingué. L?épouse en tiC
de son père étant morte à Kîug-tchi
fou (Hôu-pei), son père la rempla
par la dame Li, sa femme secondair
Trois jours après que cette femme
été déclarée épouse en titre, elle es
mina le contenu des coffres de Tépoo
défunte Tcheôu, dont elle avait béril
Elle y trouva une robe rouge, ornée
neuf fleurs de lotus brodées. Ce vé
tnent lui ayant plu, elle lé mit. Âpr
le dîner, prise d'un transport sut
— «07. — 869
^^— ^ ^t(f'^>r ^ ®"® ^® soufflcla comme foril lés fommes
y^ ^ wa ^ Atr 4S ?^ J& exaspérées, et cria : Je sais Madame
- 2 2 u S '"'^**®*'*» réponse défunte. Cette rol)e
^ ?H fif "3F Jl §Ë ^"ge faisait partie de la corbeille ap-
portée de ma famille lors de mon ma-
riage. Je i;aipiais tant, que je ne l'ai
^ - - jamais mise, , pour ne pas Tabîmer. Et
^l^Wt^^^îkM ^^^'^ ^"^ ^^^' ^ P^^"® «rVivée, lu me
^ 4(^ 'H' S âb db& 27f 4KS ^'^^ P"^' "^^ ^^'^ t'arracher Tâme. —
Ïis-^SS^S '''^"^^ '^ ^^'"*"® ^^ '"^^ ^ genoux, et
T^^nM^^H demanda grâce pour la jeune femme.
^' - — Puisque vous êtes morte, dirent-ils à
rame de laTclieôu, à quoi vous servira
cet habit si voyant? — Rendez-le-moi,
rame. Ne sav€i;i-vous pas combien j'é-
tais jalouse? Ai- je jamais donné aucune
de mes nippes à cette concubine? Brû-
^ ^ ifS ^ W ^ fS^ ^ ^" '^ brûlant à Tinstant, commanda
i2!llf^SffitQi|^\Jh lez-moi cet habit à rinslaàt même, ou
JT *V\^^ J^ ^ SS T^^vi- ^® "® ™'^" ^^^' ^^' — ** ^^*^"^ ^" P^^"
i^ ^ ^ A^ ^ ^ ser par là. La robe rouge fut brûlée. -
'KPw|^^^^"H'P^ Je la tiens, cria ràhie tiiompbanle;
^ ^ A £* ^ TJC s matin, elle bâilla et se retrouva possé-
merci ; je m'en vais. — Aussitôt la dame
Li délivrée,, se retrouva dans son état
habituel. -^ Mais le lendemain, dés le
-i^^mm^^m
dée. Qu'on appelle Monsieur, dit-elle. —
rt -Jic t:£L ^ ' - - .^ Son ancien mari étant accouru, elle lui
M St'B'AS^ÎS P"t *3i Destin et dit: Votre nouvelle
^ma^^^An^ épouse est trop enfant. Elle ne peut pas
tt îSË 43^ n ^a ^ ï& iâ gouverner convenablement la maison.
->* WT W w W •» Î8 JlR Je viendrai désormais tous les malins,
^^S^^Qâ^5l5 ®'J^ gouvernerai en elle. — Depuis
lors, chaque matin jusque vers midi,
la dame Lî fut possédée. L'âme de l\in-
cienne^maltresse demandait compte par
S i0i 7 ^ W "S ^ Q ^^ bouche de toutes les dépenses, ali-
^mmnÊL4^^^
ments et chaulTage. Elle tançait lesser-
viteurs et les servantes, etc. Cola dura
^ Sr JS tT î^ ^ A t^f Pius de six mois» A la fin tout le monde
47
370 — 207. —
7 h SB >& ^ ^ ^ dans la famille s'était iTabiloé à cet élad
iftfSSSSS <ï« choses étrange. - Un jour rame di^
IW 5'i >R *lB "W ^ TB à son mari: Je veux partir d'ici. Ed
Sif ^ ^ W fê ^ ^ passant et repassant, vous ébranlez el
S^ Ôf ffi i /& ï ?P heurtez mon cercueil. Cela me fait tnà^
-^ m\m :±l 1^ yZ 1^ aux os. Dépêchez-vous de m'ensevelii*^
'^ ^^W( YS ^ iit pour que mon ûme ait la paix. — Je
ai rr JZ. ^ ijg ^ ^ n'ai pas encore trouvé de terrain con?
^ :£ m ^ A ^ M venable, dit le mari. - Ton voisin de
Hif T BJ >r PI ?!r « l'ouest^ le marchand de pétards, en a
^^^l^^^lï "" ^1"^ "^ conviendrait beaucoup, dil
Mim tA ^ ^ Mt £fi5 ï'àme. 11 est situé dans Une 'ivallée. Je
^ 2 ^ g ^ 2 ''«' ^^^^^^- " y ^ ^^^ ^yp^^' ^^ ^^^ ^^*''"
^ ^ @ JJL i^ ^ TT bous. Le site est tout à fait à mongoût^
^©fl^^Pi^^ ^^ marchand te demandera soixant^
^ M :rtî ^ Pf ^ ^^^*^' '^^^'^ *^ vendra pour trente-sir,
J — dPt ^ 3!i W JK Dépôclie-toi de faire Tachât. — Infor-
^ % fii M '^ ^Wi mations prises, tout ce que le koèi
H 7*^ H SËL + Iffi ^ ®^^^^ ^^^' ^® trouva parfaitemeni exact,
ra^^^jLi^^ Le Keûe acheta le terrain. - A quancj
/S W ttt "W ® K W les funérailles? demanda l'âme. -^
-^ H ^ lii ^ ® ^ Donnez'-moi le temps d'avertir tous nos
^ ^ -gh 5& a\ >4/r jÇr parents, dit le Keûe. Et puis, remarque^
^ Q a -M 1 S bien qu'il manquera quelque chose à voà
» M ë H 1® A TR funérailles. Je n'ai pas encore de fil^
5^ ^ ÎJC ^ ^ SM 4* ^"® J" puisse vous' imputer. Alors qu|
* œ ^ M 4- M 1^ conduira votre deuil.? - C'est vrai, di|
J /Si Wt ^ 9 1^ f% le koçi, Attendons encore.;. Votre nou^
j^ PC iif AÎ ^ ^ velle^ femme est enceinte, tnats son en^
S& ^i& tih ^ ^ iM, ^^°^ "'^ P^^ encore de sexe. Donnez-
S ï 5 S T" S P * "'"^ ^''^^^ °^**® P^^^®^ ^^ papier.mon<
ÎK 3E W fifiP ^J % 7m naie. Grâce à cette somme, j'obtiendrai
^ ^* J^ gj jg :j^ ^ que 'ce soit un fils, que vous m'attri^
7d^ -Mr 1& ^ 4b :S: i^ huerez. — Le Keûe paya. — En temp^
^ 2. S. - voulu, la dame Ll accoucha d'un fils^
j^ zn iB ^ M UJ ffl qui fut depuis le bachelier Keûe-wenn^
!^ H llli -^ ^ ^ ^ linn. — Trois jours après, l'âme s'emi
^ !^ f^ "^ n nt Ù para encore de la nouvelle accouchée.--;
W ^ ^ ^ mt Wf kÀ Vous êtes vraiment dépourvue de cœor»
3fc ^ ^ ^ ^ ^ ^ '^» <^î^ la vieille dame Tch'ènn, m^re
— 207. ^ — 371
f^ Wa fê Ml ^ Wi 7 ^^ ^^^ ancien mari; -^ Pas du tout, dit
-j^ j]K ra ^ 'H' SB J0 l'àme. C'est moi qui vous ai procuré
^ ^ Cl ^ ^>. i>R pi cet enfant, qui doit m'être attribué, et
^ ^ ^ ^Si ^ JS tu ^"^ "^ ^^^^ '^^ offrandes rituelles. Je
3flP B9 tTfi Ift *^ 2fP BIf ^'®°^ ^^"^ l)eaucoup à sa conservation.
SSÎSSS^M Or sa mère étant fort jeune, dort d'un
W ^ si ^ W ^ sommeil de plomb. Je crains qu'elle
^ fSi ^^ ^ ^ ^ n'étouffe l'enfant, si eiln le garde dans
B&. lÉfe Kâ A ffl ^ -fff ^^^ '^^' ^^ ^^"^ ^'^^* belle-mère, de ne
™ ^ kB >& /Bl TO ta le lui donner, que quand il devra téter.
^^^^^WlHi ^^ >'6s^^ ^u temps, et surtout la nuit,
gardez-le vous-même s'il vous plaît.
Ainsi serai-je tranquille. — La belle-
mère le lui ayant promis, elle se re-
^ j^ $if lit 1*^ ^ ^ ^^^^' - ^^ ^^^^ ^P'*^^^ ^" ^^ '^^ ^°"^*
'âll ^ S^ "iS >9^ @ @ railles. Le nouveau-né dut revêtir l'ha-
^ ^ ^ W ^ ^ ^ bit de grand deqil en chanvre grossier.
'Sff zn ^Ac ^ -^ ^ ^ Monsieur Keûe trouvant cela trop dur
;2^ ]JJ5|î att ^ ^ >fâ 1^ pour un nourrisson délicat» cherchait
m rr. M ^ ^ll -«- A ^^^^ accommodcmenls avec les rils. —
/^ w H ^^ '*' ::ft *tv L'âme accourut, fort en colère. Pas
^ ^ ^ ^ ^ "^ El d'accommodements, dit-elle, avec ac-
S^ ISl SE M iS & "Ê^ compagneinent d'injures. J'ai été l'é-
H âË iffil ^ H ^ ÏC passe-comme tes rits le prescrivent. —
î^?BBiflftffl^>P *' ^^''"^ ®" P^^^^** P^^ '^' "■ ^"^"^ ^®
jT -tt* ifc ^ ^ ffî âfc J^"*" ^**^ venu, l'âme s'empiara une der-
*b — *B ^ S "*^**® ^^^^ ^® ^^ ^^™^ ^^' ^^^"' ^*^"^"®
9b m f9^ sis M ^ >K^ ^" pleurant. Mon cadavre il mon âme
^ ^ iH^ -S: '^ @D 4£ inférieure vont reposer en paix. Je ne
3^ ^^ ^^ ^ ^ *^r ^^ reviendrai donc jamais plus. - De fait,
après les funérailles, le koèi ne reparut
^:^m%^^^ _ --.- .-.
^ "t ^ ^ 1^ ]^ Sif jamais.— Jadis, quand elle était encore
fille, cette den>oiselle TcheOn avait con-
clu un pacte, à la vfe, à la mort, avec
deux amies d!enfance. Ces deux per-
^m^mnmm
W ^ IS ^ ^ fSfc ^ sonnes moururent très jeunes. Made-
"" - '- moiselle Tcbeôa épousa Monsieur Keûe.
Une nuit, ses deux amies lui apparu-
MB^^miÊm _ _^ _._
W^^ ^ ^ M.ik i^ . rent, dans la ruelle de sou lU. Elle le
372 — 207, 208. —
fi ^ 1^ ^ 208 1^ dit à son marî. Celuf-cî prît son satn
j^ jSl I A ^ 1=1 et fit des passes dans la dii-ection indi
*? X ; S î: ^"^®- "^^ '^^ ^* blessées, dît Madame
3C jET Hi^ ^ ZI ^ Mieux êùt valu les prier. Elles vont»
venger suc raoî. — Elle mourat de faî
peu apr^s, sans enfants, à Tâge à
vingt-trois ans.
B^ 9* '^ ^ ^ ilil L'époase en titre première, est enterrée à eâté «
J^ -Sv 2rK 5 Xfj ,* l'époux. S* elle o'a pas eu de fils, nn garçon de l'époMi
^^ ^C ^C P^ iR "lT **"' '"' * «accédé, ou d'une concubine, ou on adeyié, M
-cj .^^ _^ ,^^ ^- -, est attribué. Vivant, il lui fçra les offrandes, comneisa
^% *^t y^ ^ 'iH ^9p vi^*^'^ °>^'^- ^<^f^> il scf^ enseveli à ses pieds.
^ ^ ^ ^ â ^=^ ^^ Tchée-kiang le policier Mib
^ J^ ^ Cl — "— kisien, attaché au département des s*
W /yf JUj ^ T ''^ lînes, avait amassé une somme d'argent
p| ^ ^ ^ ^ '' acheta une petite charge pour
1K 5r -iB iè ^ ^nf ^^^ Mà-hoantefaang. Xleluî-ci n'ei
i Yn £ 2 ^ ^*®"^^^ P'"^ ''^^^^" ^'^^''® *'^^" ''''
«& IH RS ^ ^ 1^ habile, il devioti)ientôt très riche.
^ ^ ^ lig jZ. Ag Sur le tard, Mà-kisien épousa une jeoi
^ ^ jgj j^ ^ — concubine, qu'il aima beaucoup. Il ré-
^ ^ m tA ^ _- solut de lui laisser son héritage, a»
^ ^k Ifê ^ ^ ^ '^^" ^^ ^^ transmettre à son fils. H I>
^ ^ d^ 1^ ^ .« vertit de sa résolution, en ces termes^
^ ^ ^ !^ a "^ Si tu me sers fidèlement îusqu'aa boi
W yo ^ 7C ^ ^-^ de mes années, je te léguerai me
^ 1^ £ ^ 1^ ^'^"' ~ ^^^ ^"^ P'^^ ^^"^^ Mà-kiii<
/^^ ^ JL^ ^ /kii ^tant tombé malade, appela son fils
W ^ /> S J^ lui dit: Cette femme m'a servi avec.
^ ^ ^ ^ «^ plus grand dévouement. Mon désir eâ
JHj f& ^. ^ ^ que tu lui donnes le bien que je laisse-
-ir ~T ^ iâ ^ ^^^ ^ ^^ '"^'^^' '^^ "'^'^ ^^ P^^ besoin. -
^ ^^ TC W ^ A peine Mà-kisien eut-il expiré. qo|
S$|c ^ ^ 7J\ yh son fils conçut le mauvais desaeiû A\
^ An 'js^ ^ w spolier la concubine. Le mari de si
^ ^ œ — ^ ^^°^®' monsieur Où. alors préfet M
^ ^ m ^ W Ts'uâu-tcheoQ, était un honw^ ca[»bio
SOS. — 373
^^' V^^ ® $L ^ de toal. Mà-hoantchaiig alla letroaver
GT mià SSjl 'ftfî â4 ^ JS« ®^ ^^^ ^'^* Figarez-vous le tour que
JR w î^ PII Sa 9S: 5^ moD pore m'a joué. Il a laissé une for-
^ i@ ^ >4^ ^ ^ "ZT ^""® ^^®2 considérable. Or il m'a de-
mandé de la donner tout entière à sa
concubine. Je suis frustré. — Sois
tranquille, dit le préfet Où, nous arran-
® ^ 5E -4^ %%^^ Ml %^^^^^ cela. Je te prêterai main forte. —
-ju jjL. JU fJ jgt 4gj ^ Quand le septième jour fut venu, la
^ ^ ^ ^ ^ ffi ^ nuit du retour de l'âme, Mà-hoantcliang
;^5^W^rîil-?3^ fit veiller le cefcueil par la concubine.
^ ^ ^ fia ^ 46 ^ Lui-même et sa femme pénétrèrent
iM fê iW^ lîtl IB 'A ^ll ^^^^^ ^^"^ '^ chambre de son père, et
5^ ^ )^ IBI 5^ -A yti enlevèrent toutes les caisses et malles,
1^ ^ -^ ^ ^ ^ ^ avec leur ctmtenu. Enfin Mà-hoan-
jM ^ "^ ^ Éf ^ ^ tchang ferma la porte avec un cadenas
^ ^ m ^ S ^ J^ ^^'^^^' "" ^^''^^ '^ veillée, qujand la con-
^ ^ Ul «tJ ^P îRr 5k cubine voulut rentrer dans sa chambre,
^ g^ a jS 71 J^ Ml elle trouva la porte cadenassée. Au
XiîL 7=1 -^ FS ^ 4Jf même, moment le préfet Où «e^ présenta
V^itlé^mm iM^ à elle- et lui dit d'un ton élevé et bru-
Vi i^ "M BE ^ 1^ ^ ^' ' Vous êtes trop jeune pour rester
M Ai. ^ ^ Pf M ^ veuve. Retournez de suite dans votre
^ S ^ ^ -^ S OM famille.On vous cherchera un bon parti.
^D ra ^ ^ y^ ^ JH Je vais demander à Mà-boantchan^ de
@ fê^ iSH ifC ^ ^ iiil ^^"^ donner une somme convenable. —
4t 4Sr 01 K ffi itP Ft ^^^^ ^^^' ^^ ^PP^^^ Mà-hoantchasg de
•-- ^ '^ ^ ^^ grosse voix : Donnez cinquante laéls
WS-^ift^^ à cette personne, dit-il; ce sera plus
^ !@ S A ^ iQE M ^"^ suffisant. — Mà-hoantchàng paya
i^ W ih ^^^ Jbk âS immédiatement cette somme, qu'il avait
Iff fl» 111 HS ^ ^P 8fy préparée d'avance, puis dit à la con-
^ ^ j^ ^ ^ pj ]|J^ cubine: Monsieur Où a raison. Vous
/^ 1^ R ^ fe ^ ^ "^^ pouvez pas rester ici. On a déjà fait
^ ^ ^ ^ ^ ^ UJ ^^^ paquets, et le palanqiiirî est^prêt.
é* ^ ^ ^ ^ ^ Ul Veuillez partir à Tinstant, sans vous
2^ ]^ S ^ î^ ife M inquiéter du reste. — Craignant les vio-
"^ MË *&£ ih 7 ^SS^ 4Ë lences du préfet Où, la concubine ainsi
M ^ expulsée partit sans mot dire. - Vous
^ ^ flR WL ^ 3fe iS m'ave? rendu là un fameux service,
374
jttms^hm B
dit le Ma aa Où. — Betoarnée cbflj
^d^ -^* in -lî* ffi '^ ^ ^®^ parents, la concubine refusa de si
^ 3C t^ ^ JK ^ ^ laisser remarier. Son petit pécule fa
1^ f^ g jp. ;2^ |g ^ bientôt dépensé. Quand le douze de U
@ nS >& ft ^ S -& septième lune fut ^enu, elle ached
"5 ^ S: S ^ ^ renceps.et les autres objets nécessaird
Œ ^ ^^ JR Pf .^ W pour roifrande (du quinze, jour dd
ffi 95 ?E S ® ^ ^ morts), puis se rendit chez les Mi
fSB Ah ^ WL -« Pil îM P^^*^*" ^^ lamenter avec eux. Elle fd
\m, U\TLm.m-ftt^ reçue paria femme de Mà-hoantchand
>5 H^ if IS — J^ ^ aussi mal que possible. N'as-lu pd
4? ^ M T ?^ »)fc& 8)r ^^"^^ ^® revenir, après avoir m.
%i-/iimm^%U> expulséa? lui demanda cette grossiéd
BE yv W ^ ^W-y^ personne. — On ne permit pas à la cod
^ ^ "^ ^ ^ ^ lït cubine d'entrer dans la maison. EIM
SB iFf* @ J!â M ^ iff ^"^ '^^^® ^^"^^ '^^ cabinet attenant a^
9K ilL :V ^ EU S ^ vestibule, et avertie qu'elle aurait I
Ifi ^ itt^ î* i| :^ déguerpir aussitôt les offrandes faitd
^ <j^ Sy 1^ îftB M ^* malheureuse se lamenta durad
«B >^ ^ iâ M itaL -t« ^®°^® la nuit, jusque vers le malin. H
ÎK ^ fS re -W ^ ± Le lendemain, quand les Ma voulord
^ 7 IP H^ ^S ^It A ïa chasser, ils ^ trouvèrent son cada^J
Bg S ^ â^ J0 ^ >APV suspendu à une poqtre. Mà-hoantchad
jS n S 5 S I Éa ®^ ^^^® acheter un cercueil, y dép(d
^ JL H K '« A W la morte, et la renvoya. à ses parend
^ ^ Jg -^ ^ ^ ,|| qui n'osèrent pas se plaindre, parped
JS- it:â ^ ^ "K TSt BF du terrible préfet Où. — Persuadé qui
^ ^ le. ^ -1^ ml y\. n'aurait plus désormais que des ma
^ ^ # fH W ^ ^ heurs dans cette maison, Mà-hoid
-^ ^ & -^ ^ 5S M t<îhang la vendit à un sieur Tchâng,^
^ ^ ^ » ^ -^ JU ^^^ ^® *^^®^ ailleurs. — Or une \à
PL î^ /J> BE iR >r -ij le Tchâng vit la suicidée et Tenteni
1^ ifl ^ ^ ^ ^ y^ pleurer. 11 avait oui parler des affain
^ ^ ^ ^ 35 71-4- domestiques des ità, et était indigi
^ -y f^ ^ ^ -^ X <*e leur Ignoble conduite. Compr
^ m iîffl wE 3l M n nant à quel koèi il avait affaire, il 1^
^^^^WL^ Q dit doucement: J'ai acheté cette maisi^
"T* Bê ^ ^ "fe "M! 'fift ^^^^^ ^*^^*' ^^°^ intention devousfaa
«MjS^^ ^"'^ ^^*^* ''^ connais vos ennemis^ w
™ W -^ ^ 4C ^ ^ hoantchang et le préfet Où. Pourqi
208. — 875
>f^ «SI ^ iffiR /^ ^ M m*eDDuyer, moi? C*est à eux quMi faut
xg *r^ Q ja zti 3K -* ^^"^ ^° preDdpe. Si vous voulez^ la
^R tj -T" ^ ^ =EL — * nuit prochaine avant niiouit, je vous
^^ ^ ^ ^ ^ ^ JS conduirai à leur nouveau dotnicile
La pendue sourit d'aise, et disparut. —
Quand la nuit fut venue, le ,Tchân$
brûla de l'encens, disposa une tablette,
^ Hk 'S^ iï ife ^ pria l'âme de s'y fixer, puis la prit
juiA Cl Iffr *7* tr ^ tir ^^ ^'^" ^"^ ^^^^ ^^^ ^^' Arrivé à leur
^ tJ PF 4^ W ^ W porte, il dit tout bas à la tablette: At-
— * ^ ^ ^ ^ ^ tendez que je frappe à la porte ; vous
*4^ "Jk* t|2 4^ ffî ÎH ^ entrerez quanti elle sera ouverte. "7=-
^ Â * S S S ^® Tchàng ayant frappé, le portier
**^ Tf* yv ^ wW SR ^ sortit... Votre maître est-il rentré? lui
^ ^00^*^^ demanda le Tchàng... Pas encore, dit
1*^ -t Pn 71 ~*^ 'ter '® portier, je l'attends. — Bonne ooca»
mÉ -^/4^ ^mL *^^"' ^^^ '® Tchàng ^ la tablette;
1^ ^ ^ UL W sW entrez! — Croyant que le Tchàng se
«O P3 Si W lÉ $Ë. parlait à lui-même, lé portier le prit
A|r û|t i-^ ^ tiii ^ P^^'^'' w'* toqué, et referma la porte, -r
m B]f ^'^^Mm Rentré chez lui, le Tchàng ne dormit
"F* ^ S^ ^ f^ ^ P^^ ^^ ^^^^^ '^ "^^^' ^^ lendemain, de
iMl 4^ f^ ^ SD * S^^^^ matin, il alla aux informations.
^ dSi « M an A^ ^® portier des Ma se tenait devant sa
S ^J ^ ^ P|^ 5^ porte ouverte. — Vous êtes bien ma-?
f^l^ ^ ^ n iïn ^>n2i'' '"^ <ïî^ le Tchàng. - Il y a de
-^ -^ BH "F" HH ^ ^°^^' ®^ *^ portier. Notre maître est
^ Ta IW ^^ n*J ÏX rentré à minuit. Un instant après, il se
ftË -^ ^ ^ ^ ^ trouvait mal. Maintenant il est à toute
A ^ 5i S ^ M extrémité. — Le Tchàng retourna aux
'^^ i^ -ju ^ S^ S informations, le même jour après midi,.
PJf ^ Xi, <!i ÏK m Mà-hoantchang était mort. Peu de
^ Bn P^ 0^ i itfc J^"''^ ^P*'^^» '® P^^^®^ ^^ mourut de
iS. iJS >&K Dâ À "A môme subitement. De plus les deux
V5 !^ ^ ^ ^ ~ familles Ma et Où, furent complètement
3S[ T m 1^ ^ «X ruinées.
Voye; Inlroductioa VII ; Morale et Vsages. deuxième^
édition, page 383 ; et le numéro 10 du présent volume.
376 — S09. —
l^Wtl^M^'lk'Ê ^ Wàng-yeMcheog, le fièi:B cadet de
f^ 'At f^ $S dSl (% ^ ~lr Wângrliieiicheiui préfet de Où-ich'ang«
S ^ uï S M 2 2b i '^«^ (Hôu-pei); était mort durant les
JJÎRTïl^llIxRf^nrt* chaleurs de Télé. - L'année d'après
^JSlWlWL^W^^ ^^^^' ^" automne, le mandarin Wâng-
/V^^Bâ^'idâtWafeâfr *"»"'* ^^"*^" *** défunt, toml>a grave-
^:«BeW<^«-2^j|;Ç ment malade. Il délirait depuis plu-
$ il!& ^ 9|î iHb ^ lÉi^ ^ sieurs jours. Un médecin consulté pres-
7^ ^ ^ ^ «ffr ?^ ^ ^^^^'^ ^"* tonique. La méfre du malade
w>4-S*2SSt^S préparait la décoction, sOr la table,
}^ÎK^iyi^«^^W prés de son lit, quand Wâng-hî dît
H;— g^Q^^^^ d'une voix étrange: Xai été la victime
^ £S tIC fb pi ^ 9 i^ ^'"^ imbécile de médecin. Je ne souf-
2S ^ S » ^ ^ ^ ^"*^^* P^^ ^"'^* ^" arrive autant à mon
TO^Bf%ïiCj*'3Ë cousiri ffi... El, d'un coup de main, il
ASti^^^jÉFn^ jeta à (erre la tasse contenant la dé-
^ J?; -^ ^ A 5 Hb ^ <^^*^"- ~ Q"* éles-vous? demanda la
i^ mère effrayée. — Je suis Téncheng,
BBj§^iHi'f^^'^l^>M ™^^t ^^"^ dernier. Se peut-il que vous
SM^â(>^^^^ "^ re(x>nnaissiez pas ma voix? —
m ^nawSv^ Qu'êtesrvous devenu? lui demanda la
^ D 5S y Tu W ^ T-^ mère. — A cause de la droiture de mon
^Mfêp^EI3tî&^ caractère, et parce que ma vie a été
^ 3ii il jp» iiï ut K
tranchée avant le temps, j'ai été placé
- '-- ^^ _ -4j- ^" prétoire du Géaî© de la ville de
^î^llJPViPlItKI^ Tch'àiig-tchcou(rangde préfet). Celui-
^ ^ £É "3 -Il ^* "'^^ chargé de porter une dépêche
m^ ^m importante au Génie de cette province
(rang de vice- roi). J'ai profité de Toc-
•^ ^ ^'i tt ife ^ ^ /V casion pour venir vous voir, et suis
VS^^W[W??MéË arrivé juste â temps pour sauver mon
^ Sa :^ o ^ u ^ ^ cousin HI des mains de soa.médicastre.
p^^^M.^3è,^^ Maintenant il faut que j'aille remettre
^ llfc ^ 1^ — i% ^0 ™^ dépêche au prétoire provînfcial. Je
^Lt ^1 J9S 61 ^ "^ ^ "W i^^iendrai ensuite. — Un instant après,
j^âS*^ Hî s'endormit paisiblement. Le lende-
^ Wt 9 ^ W ^ ^ ^ inain m^lin, on constata qu'il n'avait
— S09. — • 3Î7
^ ^.^^k^it^ M ^"^""® souvenance de ce qui s'était
fe-H:-* liK 90t ii^ =ti^ ^ passélavellle. — Vers le soir, Yéncheng
te ^ Zï! ^^'^^ ^® nouveau par sa bouche. J'ai
?5!w3^IKl0E^M soif, dit-il; donnez-moi à boire... Puis,
Ml ^ '::^ ^ SÉC sa ^^ ûûi <î"»»<^ î* eut bu: Appelez n)on frère, le
J^ïœSfSi^ «"«"«■»«• - or le Huitième, était le
y^ J\ mm ^ iOu 71^ Wl dS^ seul frère de Tôncheng né de la même
^ ^ ^ ^ jg JB^ /\ f^ mère que lui, pour lequel il avait eu,
31 ;Mt Wt rr jar ♦& Ï7 jflT ^^^ ^"^^®' °"® affection spéciale, de
■^•U^W — tt^yti^-j son vivant. — Quand le Huitième fut
U -^ /J> 5jè T ^ '"& 4 venu, Yêncheng lui Ot des caresses,
^ipi^^^PiéuM ^^^^^ J^^'^' P"'^ ^* *"^ ^^^- Prends
^QU iff^ ^ -^ 1^ -tt* CT garde, dans tes jeux, de ne pas mettre
^•J fl^ fÇ W H =R: t^ ta vie en danger. L'autre jour, quand
^^W^^^MM ^" ^^^^^^^ naviguer des petits bateaux
fe Fï ^ïS -^ — >K J? 3fe ^^^ '® bassin devant le temple de nos
^m^^^iM*jLjU^ ancêtres, tu as failli être écrasé par la
<'-n'^^J&'^''Wi^ chute d'une colonne. Tu devais être
^^^jX^^Wt)^ tué. C'est moi qui ai poussé la colonno,
iïffilJS^ t?-^'fiî^-A* pendant qu'elle tombait, et l'ai fait
^ -nim, Mj^ m ^ "^ heureusement dévier. Tu allais payer
È W ^ ââ 5c 5 ^ 1^ l'offense faite par notre père, à un vieux
iport enseveli sous cette colonne. Notre
père fit niveler sa tombe, dresser, une
colonne dessus, et creuser le bassin à
3^M^;|^^^y^ côté. Oppressé par la colonne, mouillé
? ^ "S: ^ ^ :B! H$ ^ par les infiltrations du bassin; le mort
!L 1^ ato ^^ o S ^^^^^^^ ^® se venger. Je l'ai empêché
rrr^V^^tRfM.1^ de réussir pour cette fois, mais hàtez-
Slë^flPéfi&^S'^ ^^"^ ^® Texhumer et de l'enterrer ail-
^ llm *^ M- id: ^ A ^ leurs. — Puis Ténchéng demanda qu'on
X >(H *^ 33c tp ^ /V ^ , appelât ses trois sœurs. — Quand elles
^^i^~.^^}t^ furent venues, il dit: Première et
S iië& ^ A H ^ yif "^ Deuxième, vous serez heureuses sur la
^^^z^^^^jÙ^ ^^^^^'^ ™^^s ^^^' Troisième, le destin ne
ClgttfcaEiKlSE'WRl te veut pas de bien. Cela étant, mieux
t jftlIaf^îCtt^t^ ^^"^ ^"® je t'emmène, et te conduise à
Éqgj 'fé* PT ttl i© f^ A Dolre mère. Autrement tu auras trop à
7^ mWT^ -ttho souffrir de diverses marâtres. — Cela
vM^'K^^^^yt dit, Ténchéng rit, salua, et prit congé
48
378
- S09, no. —
^ ^ 210
+ ÏÎI
-m
lït
mmmz ^
îfn
m
en disant: Au revoir! aa revoir! —
instant aprèSi HI reprit ses sens,
parla avec sa voix ordinaire. Peu
jours après, il était guéri. Avant
mois, la Troisième mourut. — En 171
durant Thiver, avant le nouvel
Téncheng apparut en songe à son
sin El. Je suis heureux de vous voir
bonne santé, lui dit-iU Pour moi,
vais avoir de Tavancement. Il ne
sera plus aussi facile que jadis de vi
vous voir. Adieu donc! — HI se rév(
tout triste.
Voyez latrodnction m, hiérarchie des
infernaox. — Dans cette histoirerpas de mélc
mais le monde double, et le destin ; do Taoïsme pv.
210
A Lù-seu-tch'ang, village disb
de cent stades environ de la
préfecture de T'oûng-tclieoii (1
aon>i vivaient l'étudiant £iâng-ilina^
sa jeune femnie née P'éng. Mariés I
ans avant que l'étudiant coiffât le 1
net viril, les deux enfants s'aimaiei
d'amour tendre. — Une nuit. Ils i
rent tous deux, que lui serait reçu 1
chelier tel jour, et qu'elle inourrail|
jour-là. Quand le temps des exan
fut venu, l'étudiant ne voulut pasi
présenter, de peur de perdre sa femfl
Présentez-vous, lui dit celle-ci. L'il|
portant est que vous obteniez un grad
Peu importe que moi je meure. Dj
leurs bien des rêves ne se réalisi
pas. — Elle dit cela, pour décider s
mari. Celui-ci se présenta à conti
cœur. La liste des reçus, dont il éU
— SiO. -
379
nwiBn%mii¥^m
9& mi
m
fut affichée le jour qui lui avait été
révélé en rêve. Le lendemaio il rece-
vait, à la préfecture Tâng-tcheou-fou,
It nouvelle que sa femme venait de
mourir subitement. Il ne put rentrer
chez lui, qu^après les formalités de la
réception officielle des bacheliers, le
quatorzième jour après la mort de sa
femme. Or le peuple de la sous-préfec-
ture de T*oûng-tcheon, croit que la
nuit qui termine la deuxième période
de sept jours, est celle où l'âme revient
(comparer page 33, ailleurs ia septième
nuit). Kiâng-ilinn veilla donc près du
cercueil, dans Tespoir de revoir sa
femme. Vers minuit, il entendit on
léger bruissement dans un coin de
l'appartement. Sa femme apparut, et
souffla la lampe qui brûlait devant le
cercueil. Ilino ne bougea pas, de peur
de Teffrayer. Elle approcha du lit,
entr'ouvrit les rideaux, et demanda:
Es- tu revenu? 11 Fembrassà en pleu-
rant. Quand les deux époux se furent
raconté ce qui leur était arrivé depuis
leur séparation, ils se mirent au lit,
comme jadis. — Est-il vrai, demanda
lUnn, que les morts sont cités par un
satellite infernal, puis gardés jusqu'au
retour, et enfin emmenés par lui? —
Cela est vrai des âmes coupables^ dit
sa femme ; celles-là sont tenues capti-
ves. Comme j'ai été trouvée sans faute,
et les juges infernaux ayant constaté
que le temps de notre union a été
écourté, j'ai reçu la permission de re-
venir seule. — Pour celte nuit seule-
ment? demanda lUnn. — Non, dit sa
femme; chaque nuitjusqu'à solution de
notre lien. De plus, je te^suis repromise,'
380 — 210. —
^ --— * "i)) $& ifp 2^ IS f@i P^"** ^"® seconde existence. —
^ -A* É3 ^e» ^ V F^ i^ ^® moment, un coup de vent ébran
-0 3s G^ ^ ^ ij^ ^ ^ ]a fenêtre. Tiens-moi ! liens-moi ! d
^itL^^^T^^M *a fetame effrayée. Les koôi sont
É4^ -ti ^ i^ Qil TCbC 2Êt ^ légers,que le moindre souffle lesempoi)
S" S a S 2: li 2 2 '•" '«'°' ÎTésisUblement. - Au chan
>|)fî ^ PI ^ ^ ^ îïBs ^ du coq elle prit congé, puîsre?întcb
^fè'MWi^MVÊi^Hi ^"® °"'^- ^''® ^^^"^'' ^ ^^ ^^**^"^' '
4df "H* îW* "T" Jtn /h ^ 4>^ faisait divers travaux pour son ma
^ ^^ JH^ ^^ ^ aE W 1 h comme de son vivant. — Cela dan
âi''MmjÙià9^^^9Sà ^^^^^ mois. Enfin, une nuit, elle dit
^'t^ 'M ^ M &élk ^ gémissant: Maintenant notre union
_-^î&=sS!£S*û ^ ^^"^' ^^"^ tlix-sept ans, je te sei
*>l ^ ^ « ^ 1>f IR de nouveau rendue. — Elle partit,
^^ )l^ ^ ^^ Ui Ml °® revint plus. — Le bachelier Kiâi
3C ^ H ^ /^ W '^'^ »Wt proposer les meilleurs partis. Il refi
75 ii^ lU 1^ ^ ^ 4^ ^ obstinément toutes les offres, bia
.. _ . "^ I^W — résolu à n'épouser que sa repromisc
Je me remarierai, disait-il, quand vous
^M . - ._
^ 1ê^ ISl -^ -^ ^ êP m'aurez retrouvé mon ancienne femn
cérent. — La dix-septième année
puis son veuvage, une jonque reveni
^^^^Éà^^;^ du Chân-tong aborda à Lù-sea-tch'i
Elle portait un ménage chantonais, |
mère et fille. Le père était un bon roaisl
^ SX :^ i& ^ ^. ïî â pauvre lettré. Son frère Favaît aidé
Wt Wè 1^ ffli f^ ^ î^ -fr éleversafille, puis avait voulu la maiid
5 _- ^ ^ m ^ S _ à un bon parti. La fille avait refuse
yn^ fSÊ. m: mK t$ obstinément,, déclarant qu'elle élaît
^ "^ ^ ^ 1^ tÙ^^ ^ destinée à un certain Kiàng-iliim *
'fflÉ4i*'lllB*Plî7rtB Kiàng-sou. Ses parents s'étaient doK
M S JL ^ m ^ ^ embarqués avec elle, pour chercher ce
PQWdL^MBBÎ'®^ futur. — Averti, Kiàng-ilinn demanda
•^ jMr j^ {^ ^^ jÉ^ ^ ftËi ^^ ^^^^ "°® entrevue avec sa fille, dan»
^ tbC îl- "7" BB "T iH* 11^ laquelle il reconnut aussitôt son ancieo-
^5KiL>l^iwJJlL^ ne épouse. Elle était renée dix-sep*
iCC ^ 1^ jSi ^ ^ ^J ans auparavant, deux mois, jour po*
^ 910, 2U, — 381
Ifc iMl 9Ë ^ ^^^ & ^ j^"^* ^P^^^ ^^ précédente mort, le jour
Wi ïB" *^ ^ 4* ^-fr X- ^*^ ^^*® ^^^*^ P*^^^ déflnitivement congé
fr fl' rl^ :^ Vt W ni de son mari. Kiâng-ilinn l'épousa au
^ ^ >S$ ^ iHi t^ ^ P^^^ ^^^* comme bien on pense, el ils
M "V^ ^Ht *5* -^ iSc^ Î&I furent très heureux ensemble. Dix-sept
& H B^ I 5 ^ M^ *°^ P*"^ ^^^^' '"^ ®^ ®"® tombèrent
B «L ^ ^ ^ ^ 5Ë malades, et moururent presque en
■B t%9 ^-^ tyn tf>^ JL&k pf Destin, métempsycose, incoliéreDcet', voyez latro-
W^KKA^W.^ m ^ dnction VI et VII.
ï"^HfFl^^ +ifE ^" certain Tchôu de Hâng-tcheoa
^ ^ ^ ^ -g- 1^ t^ (Tchée-kiang) vivait du pillage des sé-
E ^ ^ îfc ^ ^ pultures. Avec six ou sept compagnons,
F ^ IX h ^ ^ m il sortait par les nuits très noires. Les
]^ , ^ -jgr -^ ^ M ^^^^^^ étaient ouvertes à la pioche. —
W «iff ^ S ^P fS: ^ Comme elle ramassait plus d'os que d'or
i-fV^^^tî ^"R et d'argent, la bande recourut aux évo-
% }S& i^ — ' -A t^ ifc cations spirites, pour se faire indiquer
j; pi Q g ^ afe |0b les bons endroits. Un jour le génie Tâo-
^ tj ^ M W 2l tt ^^"^ descendit sur leur autel et écri-
t ^ Ht lîî î^ Tu W vit: Si vous continuez ce métier, pire
$ 09 MK BE "^ ^ ^ ^"^ ^^'"^ ^^^ brigands, vous aurez tous
Rh^^R^J^ ?0C^ '^ ^^^^ coupée. — Très eiffrayés, nos
91 fW ^W^ ^ ^ pillards restèrent tranquilles durant
^ yiC ^ i^ ^ ^^ mT plus d'un an. Enfin, n'ayant plus de
â Yill ^ F^ 'à^ 1^ lë^ ^"^^ vivre, ils recommencèrent à con-
^sh^»ll^ m^ ^^^^^^ '^^ esprits. - Un esprit des-
£ TB s Uf ^^ 3^ SX cendu sur leur plateau, se donna pour
5^^!$^ ii^ 1^ <^^^i^° ^^ ^^^ Sl-hou. Près de la stupa
tt -fe^ ^ -li^ im i& iS Pào-chou-Va, écrivit-il, vous trouverez
F ^ )^ 5C Ul 7t* W accès au tombeau d'un grand person-
^T>^^^ ""^*^ '^^^®* '^^ ^^°"*^® contient un grand tré-
'— sor. — La nuit suivante, le Tchôu el
ses compagnons reprirent leurs pioches.
\^ ^ W^ f^ USi ® D'abord" ils ne trouvèrent pas îe puits.
38i ^ sa, 212. —
212 .-^|g|||^;g:^ Alors une voix se fit entendre, qui I<
-M (d *S« PP ^ jBR Hfl ^^^* ^^^^ les saules, à l'ouest de la
7m m W jQmfiVm gode. - a rendrott indiqué, ils ti.,
M WMIS ^t-^M^ ^^renl de fait l'orifice d'un puits coil
^ 491 M ^ ? ^ W ^^^' ^^''^ ^^ mir^t à déblaya.
^ "^ ^ ^ ^ M ^ quatre pieds de profondeur envir
K^ ^ ^ ^ ^ TC -T* ils découvrirent une dalle énorme.
f^ ^B^^^l^^ '^ débarrassèrent, mais leurs forces i
^ ^ ^ âS 3^ M ^ ^"^^^ °^ suffirent pas pour la souh
M Ht S ^ ^ a ^®''* ■" ''^ ^ souvinrent alors qo'^
™ ^ i@ ^ @ ^ El bonze de la bonzerie Tsing-sen pos
^ ^ ^ 8i Si M ^ ^^^^ ^°^ formule, au moyen de laqa(
ju S?? S9 rft TT Jt^ ms ^' pouvait soulever les poids les (M
^ W 5^: V /7 ^> ra lourds. Ils le prièrent de venir lesat
^ 4^ ^ ^ ^ 4ir ^ <ler, et lui promirent sa part du botid!
-tt ^ !Sl — ' 3t) À Mk ^^ bonze, qui était un gredin, accq^
^ ^^^^^? ta. — 11 récita sa formule, une centaii^
Ȕ ^ m W m y^ ^^ de fois de suite, devant la dalle. Sott-
ie J^ # ^ §f te ^ ^^^° ^^ ^^°^^^ s'entr'ouvrit. 11 en sori
5 i9^tfIlFHLM:x^4t ^° ^^^ '^^^* '^"^ d'une toise, qui saiil
^ ^du2S>^éwtt '® ^^°^® ®^ '® ^*^* ^°^ '^ tombeau. li
R* ^Ç wï :K f^ ^ ffll le vampire le dédiîra en lambeant
^ ^ ^ 3tl Bt M ^ ^^''* dévora, ne rejetant que les m
j^ f^ n â): ^ 4il :^ rongés. —Le TchOu et ses compagnon
"K ^ W Bt ;S\ ^ ^ n'attendirent pas leur tour. Us s'enfit
^ S ^ ^ ^ iS S r^Dt dans toutes les directions. — U
^ I˧ iS. fif f^ "àl ^ lendemain, la tombe était refermée, (h
T" "tt» ibfc ^ •* «^ 2 ^^°^® ^® '^ pagode Tsing-sea manquait
A^ ' W% TT /V ^r IP TC Comme il ne revenait pas, le mandario
% ^7 ^ iS^ ^ ^ ^^^ averti de sa disparition. On sut qm
6 «^^MBEf^-fb *® Tchôu l'avait invité. Celui-ci fat a^
3Ë m yv^ wi^ ^ lîtes. 11 se pendit en prison, pouréchap-
if? ^ ^ :^ # il = P^^ ^«^ 6*^^^«-
HQ âl^ ^â. *^ 0^ i^ tifl Malfaiteare envoyés à leir perte par les cft^a*
^ n9 1^ 'W m iM |U4 voy^ »iB^<> ^^*
^ "^ >^î ÏS tË 5£ ^A^ On raconte qu'un préfet de Hâi-
— 219, 2i8. — 383
^^ ^ ^ ^ ^ f^ yang-fon (Heùe-naÏQ) sous la dynastie
g» M db6> S EL ^^°9* ^^^"^ ™^^^ ^'^ charge, son àmo
W IS nK -^ ^^ ne s'en aperçât pas. Elle resta dans le
^ WL ? ^ ^ prétoire, et continua à monter au tri-
M^ dhc^ afL jc "î^ bunal préfectoral chaque nuit, en grand
-^ la «^ m ^ costume, à l'heure où le préfet défunt
T^ ^ B M ^ avait accoutumé de siéger jadis. — Dn-
— ^ «^ :;g H^ J^ rant la période Toùng-tcheng ( 1723-
±l»l é^ ^ 1735) de la dynastie Ts'Iag, un Mon-
Kl '^ ^ sieur K'iâo fut fait préfet de Nân-yang-
Q ^ ^ ^ 'ou. Les employés du prétoire le mirent
7^ ^ ^ JÈi ^^ courant. Est-il obstiné, ce vieux,
A ^ ^1 !ft ^^'"^' ®° "^°^* ^'^^* °^ ^^'^ ^^^' ^^^
/V w ^J SE de même, qu'il n'arrive pas à se per-
fc^ ^ ^ W s"^^^' 4°"^' i^^^st plus. Je vais le lui
A ^ BB ^ démontrer. — f^ nuit suivante, avant
Mtt l'heure ordinaire de l'appantion, le
>^ ^ ^ ^ préfet K'iâo monta au tribunal préfec-
 gn ^ pr J toral, en grand costume de la dynastie
S Jn 2t SS '^o"^®''®» ®' s'assit sur son siège. — A
^ 1q ^ fi9 l'heure ordinaire, l'ancien préfet parut,
îH ^ B jJiS ®° grand costume de la dynastie dé-
>i^ ^ iH^ âfe ^^^^' ^0°^°^^ ^^ approchait du siège, il
<fr ^ ^ s'aperçut qu'il était occupé. 11 s'arrêta,
W VC "fj S^ hésita, poussa un profond soupir et
^ J^. ^ >^ disparut. On ne le revit jamais plus.
pX ^ ^ I^ Voyez loirodocUot VI ut XII.
^J ffl ^ M fil H Dorant:ia période l'âng-hi (1661-
tA ^ & Xi "XÇ JU» 1722), un certain Tàng-k'ioungfang de
se ^ S S -^ ï Kiù-Joung-hien (Kiàng-sou). concou-
q[ ^ JEC ml «^ TC rait pour la licence à Nankin. Il avait
-Sr ft '^ ^ El ^ composé, et pas trop bien réussi. Aussi
^ ^ i& ^ toi é& é^>t-îl ^ssez inquiet, et craignait-il un
3^ M ïl ^^^^' "" ^* °"^^ suivante, il rêva qu'il
^ Mi ^^ ^ ^ ^ entrait dans le temple du Génie de la
^4 — 213, 2i4. —
8t^ S' 3)^ m Si ^ ^ littérature. Le Génie était assis sur sa
rr i+i #îl îSt i;iî^ "7" ^i trône. Autour de lui, nombre de pelU
IL ïfl «B nn Bn* ^^ wr fourneaux brûlaient. — Qu'est ceci
® ^ f^ SI ^ "^ ^ demanda le Tâng à un assistant. —
£? HÊl ^ ^ iSs ^ ^ refond certaines compositions du coo
A U^'^ m ^m ^^^^^' dit celui-ci en souriant, sd(M
m JL ^ W S ^ TO les desseins du Sublime Souveraine -
|§ 25^ — • ^ ^ i^ 1^ ^^ ^^°^ constata que sa composilioi
^ /^ + ^ Jff -fin <€ù ^^^^^ ^^ nombre des refondues. Elh
»R ^ T ^ m AIH ^ était toute changée. Les lettres brit
^ ^ "k 1^ W jK ^ laient comme de Tor. 11 s'empressa A
^ ^ 5& ^ >P^ îfc ^J ''^PP>*^dreparcœur. — Lelendemaii^
M ^ B^ 1^ Jffi ^ "g^ ^ ^^° ^^^^^^' '* ^PP**^' ^"®' durant b
iS '^ ^ iM]) TK w 3 nuit, le feu avait pris au bâtiment ot
""^ ^ Se Hj^ ^ J@^ ^ '®^ compositions du concours étaien
J^ tib €! f?T E^ !x^ ^ déposées, en attendant leur correctioo
m ^ S ^ ^ S ^^"^t-seP' compositions, dont celle di
95 al ^ îK H ® % Tâng, avaient été consumées. - U
tt ^ ^ ^ a ^ ^ directeur d^ l'examen ordonna que ce
•^ g# ^ P^ ^ n ^i^ë^t-sept candidats fussent aussitdl
3i ^^ m^ J^ CX tC h remis en cellule, pour refaire leur corn-
B9 ^ '^ 1^ ^ ^ 1^ position sur le même thème. Inutile di
^ ^ S ^ & ~)t "^ ^^^^ ^^^ ^^ ^^°^ écrivit la composilioi
■^ sS ^ rh ^ ^ -^ ^"'** ^^^*^ apprise par cœur en songft
« m "T tÏ 5^ îs ^ Il sortit premier de la promotion. Iâ
^ ^ wA ^ ^ M IS ^^cret du Sublime Souverain, son des-
^ + i^ in ^ ± ;^ ^^°' ^^^^^ accompli.
•â^ TE' IHr Ida :fe. ^ga. Voyez Iniroduclioa V. ~ Des textes nombreux alir-
B "~^ J^^ ^* ^Y "S* 1^ ment, que le succès on Tiusuccès aux examens lillênim,
/j^ jK^ «^ .m . «D ^^ dépendent moins du talent que du destin, d'une prédesti-
^S — ^ 9^ ^ ^ ^^ ^^ nation basée sur les mérites ou démérites antéfiews.
Il ii ^ ^ i; ffi
^ ^«I*fSlJ«: 214
W A ^ |f ^ :^ Au Kiâng-si, le pauvre lettré CWt
7 ^ ^ n S ^ ^ ^"^ tenait une école ailleurs, rentrait
?^ 09 B^ ^ ffl ^ ^^^^ '"^ ^^^^^ ^^^ longue absence,
>» /£ ^ Hl S ^^"^ "" ^^^^^*^ omnibus. 11 vit, aa
TT W 'f' ' Mu ^ bord du canal, une femme qui pleoraa
— 214. -^ 38S
"T" S S ^ 1^ ^H ^"^^''^'"^^' Q"'^^®2*^^"^'"** ^^^"^^3"
^ Al^ itt tEt Ff n ^"*'* "" ^^^ ^^'* "^'* vendue, dU-elle,
>lC Kl W ™ Wl JH- pour avoir 4e quoi payer ses impôts.
fUt ^ iî^ s i^ '^ ^^ "^ P"*s me résoudre à me séparer
TV ^ Jf^ ^ À. ^fl ^® ****' ®^ ^ "^^" ^^^*^ enfant, qui
Lw ^ .â. '^ ^ J-. mourra certainement, si on le sèvre
1^^ #:^# !^
maintenant. — Emu de compassion, le
^ jS^ ^ 1^ :fS ^ Cbôu demanda: Combien votre mari
doit-il? — Treize taëls, dit la fem-
me. — Alors le Ch6a proposa aux
>ffi 'J *^ ilvC ^ yt autres passjigers de se cotiser, à
^ PI ^^ ^ pi p^ raison de an taêl par tôle. — Tous ro-
i^Â A S a /Q V fusèrent. — Or son traitement, que le
.3C t 5^ y l^ iK^ Ch5u rapportait, se montait juste à
^ ^ S |ffi| '^ >K treize taëls. Il les donna à la piiuvre
*fô B^ ÏA" ^ ^ î^ désespérée. — Quaad il arriva chez Jul,
2^ ^ SSC /1> ^C^ w il dit à sa femme: Voici deux jours que
P|> ^ ^f ^ ^ g£ je n'ai mangé; prépare-moi vite quel-
""^ ^ FI Fî >l^ ft ^'^^^ aliments. — Il n'y a rien à la
#3^ m: ^L ïï^ m njaison, dit la femme. — Emprunte, dit
5k ©fc W ^ J[^ le lettré. -- J'ai déjà tant emprunté, dit
W JS^ Û\i 9^ "^ ^ife '® femme, que personne ne veuj plus
^ i^ iH* W{ i& S "^^ prêter. — Alors appréle-moi des
«" ^ ^ ac ^ ^ herbes, dit le lettré. — La femme cueil-
W n/t W S A>1 ^ lil «t apprêta des laiterons. Quand il
^ TC 4f El ^ "l^ ®"^ soupe de c« légume amer, le lettré
- jy, gg ^ç. i^j^ jr^ ^jC se coucha. — La nuit, il entendit dans
^ ^ ^ Pn m T<h la coin- une^oîx qui disait: Celui qui
JU^ ^ PÎf '^ ^ B9 s'est nourri aujouitl-hui de lailerons,
|tg ^ "^ R I^ ^ ^"*^' Tannée prochaine, un fils qui sera
& ^ S Tf ^ zw i*eçu premier d'une promotion de doc-
S 5E 3^ :^ Ô ^ teurs. -- Un an après, la femme du
iË "^ '^ ^ "^ i^ ^^^^''^ donna le jour à celui qui devint
-^-^ ^ iS^ S^ ï?rt F-T Chôu-fenn, premier docteur de la pro-
o£f ^ ^ » 5. motion de Tan U87, puis ministre
^ 39^ ^,i^ fflf I d'état. — Une bonne œuvre importante
pb ^ 1^ 1^ ^ prodilît plus de fruit, que nombre de
petites bonnes actions.
49
386 — 215, 216. -
'M A '^ W1 ^^"^ *® T'ài-tcheou-fou (Tch
^ >K *^ ^ I& kiang), le lettré Yîng, encore sim||
^ ^ ^ ^ particulier, vivait retiré dans les rao»
wi 5^ 3S ©C t?^ tagnes. Une nuit il entendit des koi
2fc St iBl H © q«» parlaient entre eux. L'un dit: U^
t=B ^ ^ ^ S ^^'*^' ^^"^ '® ™^*^ absent pour r
Ei V& ^ iS. ^ négoce ne rentre pas, est persécutée I
^ ?!^ ^ ^ Wl ses beaux-parents, qui la poussent à^
* remarier ailleurs. Elle n'y tiendra |
a
^
^ JZ. ^^ >çr ^^ Avant longtemps elle se pendra, ct(
ÎW "J W ^u H viendra ma remplaçante. — Le Yî
jg ^ J^ ^ ^ écrivit aussitôt une lettre, au nom
® 1^ ^ îH* 1 1 1 ™^* ^ absent, et y joignit la somme
^ ^ ^ ^ quatre taëls. — Quand le père du mai
x^ ^ Iw ^ F|1 chand eut reçu cet envoi, il remarqi
«jB é^ ^ 'îâ — ' ^"^ récriture n'était pas celle de
^ ^ ^ ^ ^ fils... Bah! se dit-il, si la lettre est (a
Ix >ffl iwj Tvl t^ trefaite, l'argent est du bon argent.
>^ f^ ^ ^ ^ '* ^^^^^ ^® penser que son fils é4
Si ^ ^ -^ ^ '^^^^' ^^ "® poussa plus sa braài
^ -"Tt ^ ^ ^ remarier. — Peu de temps après, 1
^ -W B>fc bM pn marchand revint, et les deux époi
^ 35 I& sauvés par cette bonne œuvre discrél
vécurent heureux ensemble. — Avec '
temps, Maître Ying devint présidei
e ^ SÇ
^ Ç y^ ÎW d'un des six grands ministères.
n%%^ 216
ic «^#:A
%-
«ùL — r AO. rfc. Heùe-teng était un excellent méde
"B ^J ^ y^ cin. Un pauvre homme nommé SoûM
'^ ^ ^ Wi mien étant tombé malade, le fit pri<
de vouloir bien le traiter. Heûe-ted
lui fit plusieurs visites. Celle maladie
mm.^ik
^ T> 5i P3 w déclara-t-il, lieut à un épuisemeul ik
-- 2i6, 2i7. — 387
m ^ ^ Jg — ^ M^ forces vitales. Pour guérir, il tous
& ^^ Àh -fft ^J- fitt faudra prendre divers toniques. — Or,
B ^ ifi cL ST ^^ comme beaucoup de médecins chinois,
^ Jtl ^ ^ ^1 1^ Heùe-teng était aussi marchand de
drogues. — La femme du malade
n'ayant pas de quoi payer les visites,
et encore moins les toniques, conduisit
^ J^ ^ ^ le médecin dans uue chambre écartée.
!H! Wr ^^ >i>fe ^ i& ^^ ^"^^ pauvre, lui dit-elle; je ne puis
-•> DC jS TF ^ 'W vous donner que ma personne; sauvez
^û — ' ^ jtfc ^ ^ n^on ïiiaï*»! ^'îl vous plaît; je suis à
votre disposition. — Je n'ai jamais
commis aucune action déshonnéte, lui
répondit Heûe-teng froidement. Soyez
^ 3Bl ^ JJ ^ â P'"^ fidèle à votre mari. Pour moi, je
^ ÏS — «* ift ^ G9 ^^''^^ gratis ce que je pourrai pour le
» S sauver. — Quand il fut rentré chez lui,
^ ^ â^ bR ^ ^ Heûe-teng envoya les toniques néces-
3z ^ ^ f% ^ ^ saires. Soûnn-mien guérit. — Une nuit,
un chçnn apparut en songe à Heûe-
teng, et lui dit: Tout le bien que tu as
m W
^ ^ ^ § f^ ^ fait par Texercice de ton art, est moin-
tU» qZL a ^ jî^ » dre que le mérite que tu as acquis en
ZZ ^ S^ ^ ^ S n'abusant pas de cette femme. Aussi,
ST} f^ Df ™ 8n ^r par décret du Sublime Souverain, un
'^ aâë M 1^ tjj^ Jg^ titre, et cinquante mille ligatures, te
Riffi o^ k Hft^ M^ ^ ^^"^ accordées. — Peu de temps après,
^ ^ ^ » ^ le fils de l'empereur étant tombé ma-
^ m ^ ^ iiX Vt lade, et aucun médecin n'ayant pu le
y4^ ^ ï6 '^^ ^i^ ffîF guérir, Heûe-teng fut invité à lui don-
^ M ^ ju «gtt ner ses soins, et le guérit du premier
^1" HE -H* M ^ a coup. L'empereur lui accorda aussitôt
£ ïâ ^ ^ ^ 5S ^" ^^^^^' ^^ ^^ somme promise dans son
^ ^ -^ -^ -iBt ^^^^' ^ ^® ^^^' ^^^ informé des choses
^ ^ ^ V^ 3m 1^^ P*^ secrètes. Rien ne lui échappe.
?^E^«iir 217
^ s A ^ ;s 'i>
"^ ^ >S i2^ *^. ^ Le célèbre médecin Tcheôu-uetcb'oang
388 — 217, 2i8. —
Jg î^S ^^ jf^ jHW^ ^^^*^ ^^ serviteur nommé Téi. Cet ham-
^ Mli U^ 2& ûïr AU '^ tomba malatJe. Le médecin lui ayant
^ m m T rn /n tâlé le pouls, constata qu'il mourrait
Ma j^ ^ 5fD B& ^ bientôt. Il lui donna donc une peUte
_. ^ ^y^ 'A ^ somme, et le renvoya à ses parents. —
^5^ TT ^ te ê Comme il passait à Tâng-tcheou
ÎW @ P W ^ A (Kiâng-sou), Téi irencontra un homme
^ ^ ^ ^ ^ ^ désolé. — Qu'avez-vous? lui demanda-
^3:;^ ^ ^ St jet YS ^"*'' "" ^^ ^^^^ ^® Targent act flsc, dît
TT "T! iZ ^ S *^ malheureux. Il ne me reste qu'à ven-
dt I wC ^ J§ dre ma femme, ou à me noyer a^ec
^ ^ 1^ ^ ft ^*'^' "~ ^^^ ^® compassion, Têi donna
a Y -â* ^ dt ^^"^ *^" pécule. Puis il se rendit cbex
"^ ^ ^^ ses parents. Au lieu de mourir, il goé-
"l HÇ lis ^ 55 ''^^- "" I* retourna donc chez son maître
^ ^ ât Sn JS^ *® docteur Tcheôu. — Est-ce bien toi?
j&^ fflt -^ ^ *"* demanda celui-ci, très étonné. —
iS TO m ^ }^ C'est bien moi, dit Têi. — Le médecin
j^ ^ ]^ ^ ^"^ ^^^^ '® P°"^^- '^* constitution est
4^1' Ix« ^ ifS ^ entièrement changée, lui dit-il. Ta tI-
^ o liL ^^^^ ^'^^ ^^^^'^^ ^'^^^ étonnant. — Le
'GÉ >n ^ iM ^ Téi lui raconta son histoire. — Ahî
^ ?& ^ M ^*^ '^ médecin, ta vertu a touché le
S -A- ^ ^ 4^ ^*^^' ^"* ^ changé tes viscères. Cela ne
3E yÇ Hy TTO ^ se diagnostique pas.
H iHl fâ^ fjf*- ^ A Hoéi-tcbeou (Nàn-hoei) un cer-
S f^ ^ iwh ^^*" Wâng-tcheujenn était encore sans
^ ^ m m ^ enfants à l'âge de trente ans. Un devin
•^ ^ l4Îr % ?E *"* annonça que, au dixième mois de
A^h IP* Hil ^ ^^^^^ année, il courrait un grand dan-
iE ^'^ flii liS ger. Le devin était très célèbre. Aussi
^M 1^ H t^'l ^^ ^^°£r se rendit-il à Sôu-tcheon,
^ #1 -^ ^ ^ ^^"'' liquider ses affaires. — Durant
3SE ^ ifh ? ôrî ^^ voyage, il vit unô femme se jeter à
w -ÇC tE ^ e|] l'eau. 11 dépensa dix taêls, pour décider
— 2i8, 219. — 389
"F* "F P5 ^ ^ ""^ "" pécheur à la repêcher. Il demanda
5^ ^^ S ^ "H" ^t^ ensurte à la femnie: Pour qùet motif
-S 1^ w ^ :« îfif avez- vous agi ainsi? — Mou mari cul-
^ ^& ^ îk ^ 1^ ^^^® ^^ ^^^^^ louée, dit-elle. Nous
^ SU '^ FT IT ÏH ^^î^"s élevé un porc, pour payer notre
^ O^mA i^ ^ redevance. Je Tai vendu hier. On m'a
— * î wl ^5^ j« ^ payé en faux argent. Mon mari m'a
âÊ «* B\ ^ 1^ ff^ battue. Voilà pourquoi je me suis jetée
à Teau. — Le Wang lui remit ce qu'il
fallait pour payer la redevance. La
4c«18«^l|f _. , _
^ HÏ Jvt ^ 3Ê >w femme porta la somme à son mari.
Celui-ci conçut des soupçons. La femme
le conduisit à l'auberge où le Wang
était descendu. Il était déjà couché et
B|^ Jt ^ ^ ffl Wi endormi. La femme frappa à la porte
^ H ^ ^^ En ^ et cria: Celle que vous avez sauvée vient
S ^ S ^ ^^^^ remercier. — Vous êtes jeune,
'J^ J ^ S. ^ Wl cria le Wang de l'intérieur; je suis seul
"T> î^ A. i6 -F xâ ^^"^ ^^^^® chambre et il fait nuit ; je
juA Y^ .^^ H iH :^ ^^ P^^^ P^^ VOUS recevoir. — Mon mari
iS ^^^ ^^°" ^^^^ ™^*' ^^^ ** femme. — Le
— ^ 1^ i^ ^ ^ Wang se leva, et alla ouvrir la porte.
P^ tP h -^ 1^ ^ ^® moment un mur s'écroula, et
-5 ffl S 5 d^ ^^^^^ '® lit qu'il venait de quitter. Le
^ Jç ^ W -iT Wang avait échappé au danger prédit.
^ iiV ^ iÊ ^ C'est ainsi que le Ciel protège les braves
4& \W jfK on ^ gens. — Quand il fut rentré à Hoéi-
vz ^ B -sh tc^eou, il alla trouver son devin. Vous
5ç. iîs ^ 1 J ^ êtes un tout autre homme, lui ditcelui-
JiS ^^ itfc f^ S ci. Le malheur est conjuré, et toute
n -fcH 3r tu ^ sorte de bonheurs vous attendent. —
M^ TO dt tl m wâng-tcheujenn eut successivement
^ dt -^ fé ^ trois fils, dont deux furent gradués. U
3g ^ Jjfr -Jk -F vécut jusqu'à un âge très avancé.
219
3E ff^ ^ ^ -^ Un jour de printemps, comme Lù-
= W ï ^ ''*' s<î promentit dans la banlieue, il
390 — 219, SW, —
PI
^^^ 4^ ^ ^ % lH] ^ rencontra un de ses anciens anais, moij
:^:^Tfê?Ê:^Mz: ^ " ~" ~ " "7*" ""
W'^^^W^'^Â. tribunal da Génie du mont T'âi-chai.
Je suis en tournée, chargé de citer 71
hommes. Vous êtes du nombre. Comme
vous fûtes mon ami, je ne veux pas
Mb ^ '^ bS ^ ^ l£ ^^"^ brusquer. Je vous prendrai aa
retour, dans un mois environ. Disposeï
vos affaires en attendant... Cela dit, fe
^^M + W ^
^« m'f-r.M.m
^ ^ iM: ^ ife ^ iÉî ^oèi disparut. - Lù-k'i appela son flis
et lui dit : Je mourrai bientôt. Termine
pour moi trois bonnes œuvres, que je
n'aurai peut-être pas le temps de finir.
^Jf^ § M *M M* >S^ Un tel est à enterrer. Une telle est à
•+* "^fc Bi K& "ift "tf ^ marier. Tel chemin public est à réparer.
^ HE -^ KR HIi ^^ ^ YqI^j l'argent. Occupe-toi de ces trois
S ?Ët ^ :^ ^ "F* ^ choses au plus tôt. — Puis Lù-k'i pré-
ffi9 izRl S* ^ f^ H ^> P^"^^ ^^^ cercueil, et attendit son heure.
i^^ :ffi ^ S 'to ^®^^® ^^^^^ "® ^^"^ P^^' ~ Durantia
^ ^ ^ =1 "^ m dernière nuit de l'année, le satellite
]^"M A Ira ^ ^ ?â îof6»'ï^al j"V apparut en songe, et Iw
^ ^ W èl ^ ^ S ^*^* J'ai reçu contre-ordre. Pour trois
^ mtf S ^ m -iC »* '^^""^s œuvres que vous avez faites,
^ gR aD* gn CB * JS vingt années de vie vous sont accordées
i* iK "^ ''MP ■—• 1^ ^" P*^^* — ^'^**^'* lï^ourut vingt ans
^ )l\ ê ^ ^ 5!. ^ ^^"s les sutras bouddhiques, ilyî
^ ift JS 3S !ffi ^ f^ plusieurs descriptions fameuses de
^ m S ^ ^ ^ ^'^^^^^ ^^ ^^ ^^^ supplices. Parloas
V m ^ 4^ ^ ^ $e seulement de son entrée, à Fông-toi-
^ râj ^-^ ^ ïîiï j® ^ ^'^n, au Séu-tch'oan. Un de mes amis,
^^ nfitAç^t^ , qui a souvent passé par ce pays, m'i
^ H) Wg <il^> qfrf raconté qu'il y a là dix tribunaux suc-
^ M ^ "H ^ % M cessifs. Dans le dixième, adossé à U
220
— 220. — ' 391
^^êittf"^êWBI ™0Qt3g"®» s'ouvre une caverne, fermée
nm^mm^k^A
par une forte porte. La nuit, à rentrée
_^ de celte caverne, on entend le bruit
^ ^ W ^ ^ ffî ^ 7 ^^s jugements et des supplices infer-
SSjflAKJcW^^WW (1573-1619), un gouverneur du Séu-
^^iLÎWi^Ml^ tch'oan nommé Koûo, voulut en avoir
icr. t 3p ^ ^ % n^ ^â" '® ^^"'^ ^^^' '* ouvrit la porte close,
S^ ■ ^ ^ "^ visita la grotte avec des lanternes, et
JR« ^ ImE ^ ^ "K îu ^ découvrit un puits vertical, d'où sortait
S ^ ^ ^ @i SB 'J^ ^ ^° ^^"^ glacial. Ayant fait faire un
Jaiu^S^BB» Plateau en bois solide muni d'une sus-
^ |î;i HT t3F 4^ iift ^ pension, il s'assit dessus, et se fit des-
Bi 'f^ $ ^ jH ^ >5^ @ cendre dans le puits. A vingt toises de
^X ^ i^ ^ B3 + s "^ profondeur, il toucha le fond. Là
tÇ 2J ^ ^ 3- ^ t s'ouvrait une allée latérale. Muni d'une
WL y^ ?P /^ ÎS? ^ )^ :xp lanterne, le gouverneur s'y engagea,
JH HA "& V^ ^ ^ & t^ ^^ ^° ^^^^^ environ, et se trouva dans
un monde lumineux nouveau, avec ses
villes et ses palais. Etant entré dans
M.M^n.^'nr^
^ JfeO^SS-^-S^ un grand prétoire, le gouverneur salua
llP^ TL '^ ^ ^ TSBi fs^ Koân-ti, qui donna ordre de le prome-
mî^ m^ ^Wk^r\ ^^^P^^ les divers tribunaux. Au cin-
WI^Bwnrt'Rlî^ïl.O quiéme, le juge le fit asseoir, lui ouvrit
|^^|[{^^fi~|^^l^ du thé, et causa longuement avec lui
-Jr fôV IK -M <f^ Wft 20* J£ ^^^ affaires des deux mondes. Puis
S t S M? •^ ^ n S ^* ^^ ^' reconduire au puits, et le gou-
3£ '^h W SS Î2S I Ml iSà, verneur remonta sur la terre dans son
^ fl — i ^ ^ ^ ig M plateau. Le souvenir de son expédition,
"S" ^Pfl ^ t&i "^ ffl A im consigné dans les archives locales.
H™'^*^— •^/vK=l Un ancien règlement de la sous-
i^ ^ M ^)ï ^WF "^ M\ préfecture do Fông-tou, veut que le
c5tilI"^wiw!MîSlî!K La veille du premier de la lune, on
ift 3t ® ll^ "^ 3^^ """ §U dépose ces verges neuves devant la
•^ Hu g- l- Ip j^ -Jr >\ fameuse porte, et l'on enlève les verges
^ "ir El Jl J^ vC -^ <A usées rendues par les koèi. C'est là un
f^SifïlSl^lf^^g* usage ancien, notoire. Que ceux qui
392 — 220, 22i. —
métempsycose, aillent voir à ^ông-ton-
bien, ils reviendront persuadés.
^ ^ ^ '^ 9ê^^^ W] M, ^"^ ^^ latiifû&ulté'à croire l'eRferetf
M^ ^ ^^ ^fà ê^ Comparez numéro 14.
mm + mmiè-m 221
^SS-— ïï^ ^ ^^^^°' ^^^ revenants apparais^
^ '^ IM !^ m wR ^ BS saient la nuit, dans les jardins ^e i'bô-
^ â? ^ ^ •^ îM ^^ "W^ ^^^^^^ ^^^ L'tnquiétude des habilaati
ThA^^ffl+ff^:^ ^® *'^^^^ ^"^ P^^ devenir telle, que U
J Jl w *J f»x êe HT whT -^ maître de la maison, Monsieur lia-
"■^ ^j ^ V^ ^ ^'i ^ ^ ^^®*' *^"^ ^^ résoudre à prier les ta#^
nr g ^ — - 'fô ^ *Fâ^ -^ ^^®" d'exorciser sa maison. Le.Supé-
S^SAi^=mîr?uS^ "^"^ ^^^ tâo-cheu ayant déterminé un
S^ J^W" & ^ tr JLWJ jour faste, fit dresser un autel danslJ
i^^T^^^^^ ^^"^ ^^ réception de la famille, i
<^ ■ ^ *t I ^ ^_^ iigp suspendit aux murs les images d4|
yc .t 5k T" -^ agi xpois pjjre, des vingt-huit constelb'
^ ;^ "5^ ii /V i^ Ma lions, des trente-six cieiix, des quaH
6^ ^ é^ S§ î^ 3K i^ maréchaux céiestes, etc. il dispod
«K 1 S4 ^ ^ ^ me ^"^"^^^ °"^ batterie de tambours et 4
w A Jg ^r- rr 1^ m cloches, avec quantité de lanteniei
^ ih S ^IJ «Bl ^ iH d'encensoirs et de drapeaux. QuaranI»
iVi 6^ i^ rS +^*î JS 4te "^"^ tâo-cheu furent convoqués pool
OT HJ W ^W ^ fj ^ la cérémonie. Après un jour consacJ
/wl f IM JE i:S ïa « P# à la purification et à rabsÊnence, ti ^
cérémoniaires firent les encensemei
et les aspersions préparatoires, puisi
p^ Me ^— ^ nn -4t- l4ll ^'' *es aspersions preparaioires, pul^
^i: ra fT ^ 1^1 ^ ^ grand tambour commença à rouli
Q ^ § i y^ i9E ^ Les tâo-cheu revêtirent leurs vôtemerA
^ jg; TTgr -t ilSl ^ éS: rituels, bonnet orné de Timage d«i
^ œ J> ^ ^ ^ K^ ^^P^ ^^^^^S' ^'^^^^ décorée des neuf pa-
f S ^ ^ ^ h *9i Isa lais célestes et des huit diagranunél
[ij If^ j|^ ^ «^ lË ^ divinatoires, souliers permettant M
courir sur les nuées, etc. Après avoi
7Î #4i -d?* :^ J^ u iiL ^^'"^ ^^^ images et invoqué les génies
^ Wl ^ ^ î Jl Ie ils chantèrent le grand exorcisme
m^fÂm =
— 231. —
393
durant une journée enliérc. Ensuite
fut affiché avec solennité le ban du
Supérieur contre les esprits malins, et
son invocation a tous les lions génies. —
A ce moment, tous les habitants de
l'hôtel, poussés par la curiosité, vinrent
pour voir comment on prendrait les
yâo-koai. — D'abord les plus jeunes
parmi les tâo-chea, saisissant les dra-
peaux, occupèrent les cinq points car-
dinaux. Trois cérémoniaires se rangè-
rent près du Supérieur. L'un brandis^
sait répée magique, Tautre la yerge en
branches de pécher, le troisième jçlait
Teau lustrale, tandis que le Supérieur
marmottait les formules de Texorcisme.
Guidés par le maître de la nïaison, ces
quatre officiants parcoururent tous les
appartements, cabinets et recoins, chas-
sant les yâô-koai dans la cour, où les
porte-drapeaux, d'abord groupés, se
défilaient en ligne, pour les cerner.
L'épée magique tournoyait, la verge
fouettait l'espace, le cercle se rétrécis-
sait. Apportez la bouteille, corpmanda
le Supérieur. Après avoir fait Je geste
d'y introduire quelque chose, il la
boucha, la scella, et ordonna abx tâo-
chea de la porter au caveau, sous la
tour de leur couvent. Puis il dit à Kià-
chee : C'est fini. Ils sont pris. Désormais
vous serez tranquille. — Kià-cbee se
prosterna, remercia et paya. — Cepen-
dant, parmi les spectateurs, les jeunes
étaient plutôt portés à rire. On n'a rien
vu, en somme, disaient-ils. Après une
pareille mise en scène, ce dénouement
est par trop insignifiant. Ont-ils vrai-
ment pris les yâo-koai? — Taisez-vous,
gamins, dit Kià-tchenn. Les yâo-koai
50
394
— 2'2i, n^. —
7]
m*
4M
3^
sont des influx malins. Ils ne devil
nent visibles, que quand ils se ca
densent. Dans leur état aérien, ils
invisibles. C'est dans cet état, qt
ont été pris et rais en bouteille. —
uns crurent cette explication, les autr
non. En tout cas, les apparitions
sèrent. Effet de la magie on de Fie
gination, je ne sais.
Voyez TP pages 83 et 84. Introduction XVD.
222
Après le grand salut à Tempereur
les grands officiers se divisèrent
groupes. T'âi-tsoung les parcourut
regard. Parmi les civils, il reniai
Fâng-huanling, Tôu-joumei, Sû-cl
tsi, Hù-kingtsoung, Wâng-koei. Pai
les militaires, Kào-chenlieii, Toi
tcheuhien, Tînn-k'aichan, Tch'éi
yaokinn, Liôu-honngki, Hôu-kin<
Ts'inn-choupao . Mais il ne put pas dé<
vrir le ministre- Wêi-tcheng. — Al<
Tempereur appela auprès de lui
cheutsi, et lui dit: Cette nuit j'ai fai
un rêve étrauge. Un personnage s'i
prosterné devant moi. Je suis, m'a-ti
dit, le dragon de la rivière Kîng. Ti
offensé le Ciel, qui a donné ordre I
ministre Wêi-tcheng de me décapil'
Je vous prie de vouloir bien me saui
la vie... Je lai af promis la vie sain<
Or Wêi-tcheng n'est pas ici. — Fai
le appeler, dit Sû-cheutsi, etgardez"
«u palais aujourd'hui. Cela l'empêcf
de tu^r ce dragon.'— Bien, dît
tsoung; et il fit donner ordre aux cl
— 22^. — 395
H J i:]^ jjj des équipages, d'amener au palais Je
ministre Wéi-tcheng. — Or, . la tiuit
précédente, tandis que le ministre
m^ H m^i^m
^^/fï^^T t^^ Wêi-tcheng examinait les constell^-
' Tir 1& -S^ 5^ '^ 5E tt ^ ^*^°^ ^^ *^"^ brûlait de l'encens, un
~* Âr «a ^ Jft /^ ^ ^ envoyé céleste monté sur une grue,
JP* I ^ î^ la f^ w ^!I était descendu vers lui, et lui avait
^B^^^^ftf^^Jt.^ ''^«^îs un décret du Pur Empereur (Pdr
.1 f^ 2-- ^ ^ ^ A B& ^ Auguste). Le décret ordonnait à Wêî-
57i 5x '^ ^ +a ^c**®ï^9« de décapiter le jour suivant,
^ ^J Œ hI ÉiJ* W m IW au troisième quart de l'heure où (à peu
•^ ï&i; ^ nr ili* ^ 7& ^A. ^^' Wei-tcheng s'était prosterné,
yKmWiiSAj'mlX^ avait fait ses ablutions, gardé Tabs-
^ ]^M ^ 3^ ^ #i K ^ lipence, excité son courage et dé-
_ Jgr ^ *• /t: t^ la jhj# gourdi son poignet, en attendant l'heure
B ^ M ? -^. ? 5 indiquée. C'est pour cette raison quMI
^ ^ ^ B0 ^ ^f "^^ W ne s'était pas rendu à l'audience impé-
î^ '^ ^ ^ *8^ ^ Tiale. Mais quand le char envoyé par
BEÎ
ifc
^__ Htti "- iE=ai . ^'empereur pour le prendre fut arrivé,
xa \m H Wh tu -^ H ne lui fut pas possible de se dérober.
*^ ^<Wk ^ WkM W" ^ lï revêtit au plus vite son costume offi-
^ ^ ^ ^ Wi Â. ^ ^ ^^^'' ^^ ^® laissa conduire au palais. —
B B>lï T?T iR^ >T>w '^ ^CXi pereur en s excusant, sa Majesté lui.
^ 7 ^ W ^ flft x\ '^ ^'^' ^^"^ n'avez commis aucune faute.
#=!a. qr: B '=^ fTH: H^ ♦Ûl fl^ Puis l'empereur congédia tous ses offi-
«. '^ ^ -^ '.^ ^ ^ ÏW ciers, retint Wéi-tcheng, et l'emmena
iS ® 3\ sS h 6L SJ ^ dans ses appartements particuliers,^
tP ^ ^ '^^ §4* ^ ^ ^^^ prétexte de conférer avec lui'des
W 5i£ Ylli 71 M ^ ta -y* ^^^*^^^ ^^ ''^^^^- ^'^ conférence ter-
ffiV 7t^ iW y^v 3C pBt Wl -^^ .minée, l'empereur dit aux femmes de
Hi^^^^'ikA^^Mà disposer l'échiquier, etinvitaWêi-tcheng
^ ^ du SÎE il| ïffi >S ISX l'heure où, au milieu d'une partie,
Wi ffï '^ li f ^ M i^S ^ Wéi-tcheng s'affaissa soudain. — H
^ tb 4^ :^' ifl ffi 95T -i« s'endort, se dit T'âi-tsoung. Pauvre
» 2i ^ "^ - - ministre, le poids des affaires l'accable.
iS pC H^ ^ Jtb >?^ ^ ^ Laissons-le taire un somme. —Au bout
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— 2S2. — 397
|^É||^^g^^ M: fS^ d'un cerlain temps, Wéi-tcheng revint
1;^^ -Jte Ml iH- ^^ P7 Bàfi ^ ^uî> ^^ ^6 confondit en excuses. ^
t(m ^ipJlLtu UffiSi Soyez tranquille, dit Terapereur; re-
^Ki"^ ^ j[L ^ ik M, ^ commençons la partie. — Ils allaient
^ ttl 4S 1 1 1 f& m flî ^(k coi^'n^i)<^6i' â poser, quand on entendit
:S !S -ï î£ lï î» Sk des cris au dehors. Puis Ts'inii-choupao
R iH lîi ^ ^ IK lB Iffi et Sù-maokoung étant entrés, déposé-
:lê 5^ ^^ ^ ^ 5^ 1> ^®"^ devant l'empereur une tôte de
i fi^ ^ ^ *=^ -U- éA ^ dragon fraîchement coupée. — Qu'est
^ i^ ^ M ^ ^®^*^ demanda râi-tsoung. - C'est,
l liSl ër ^3* pq ^ W d^ dirent les officiers, la tête d'un dragon,
tW^ rtï iÉ ^ 7P ^ S <iuî-vient de tomber des nuages, devant
h 73M iiJ 9ii w yQ « 5^ ,^ g^jg^..^ ^^ ^.,j^ p^g _ Qu'est-ce
que cela signifie? demanda l'empereur
â^^i^^4'#fp|9 ^ Wéi-tcheng. - Sire, dit celui-ci en
i'I^ ^ 'S* ^^ ^ ^ :^ ^ prosternant, c'est moi qui viens de
^ &B ^ ^ ^ ^ ^ ^ ^* couper, durant mon absence. —
I Wl fê §T •& W* ^ @ Mais, dit T'âi-tsoung, durant cette
Si :^ ^ ^ ^ ^ 5^ SK absence, je ne vous ai pas quitté des
i aS ^ Si -— :* -^ /i« ^'®"^- ^^"^ "'^^^^ ^^^^^ °^ *® P^®^ °^
p '^•H "^ RB >> W B^ ja main. Vous n'aviez aucune arme. —
i t^ Mit ^ •§• ië ®f 8i Vous n'avez vu que mon corps, dit
g a[ — • ftl] ^ -Jfc iffr ^ Wêi-tcheng. Mon âme est partie. Une
^ . ^^ -. ^^ *-^ >*- troupe de gardes célestes lui a présenté
un dragon enchaîné. Âpres notification
i f^ M M^ ^ ^É^ ^^ ^^ sentence, et de l'ordre du Ciel
^^"^m^^SiiSt ni'enjoignant de l'exécuter, d'un coup
I ^ ^ ^ ^ S' nr u ^® 8'^^^® ^ ^^"^^® tranchant, je lui
I ^ T w^ ^^ l£ 3E Jl abattis la tôte, qui tomba des nuages
"^ Wl M ^ ^ ^ ^ ^^^ *^ ^®"®* "^ L'empereur éprouva un
S An ^ iB G _• =Ws IC sentiment de satisfaction, en constatant
JW fêv tÇ "^ o 7Ç combien son ministre était capable.
1*^^ ^^ l^S. ^ D'un autre c6té, H éprouva un senti-
i *^5V 4T 4* 77 ^ ^ ™^^^ ^^ regret, parce qu'il avait promis
^^jIl^X'^'MjX^ ^'^ dragon la vie sauve. Enfin il donna
TmW(.7m^^WM ordre de suspendre la tête au pilori du
t ^ §£ ^^ lit >^ ÎPÇ ^ marché, donna une récompense à Wôi-
fr ïH* S" 'fit ^ ^ êê ZB! ^^^oûff» ®^ renvoya tout le monde. —
tJUj BE9 2^-Et!iI Quand le soir fut venu, il se sentit touf
ÏJÉiMW^Rii'fï mélancolique. La nuit, il dormit mal.
398
i^ iH m, tiiL ^ Jg -gr j^ Vers raînuft, le dragon décapité loi ap-
-3L-#iii:mi
parut, tenant sa tôle sanglante. Rends-
moi la vie! criait-il. Tu m'avais promis
S 10 15 ^ m:! ^ î^ ""j^C ^^ ™® *^ conserver. Viens, que noos
A^ 'tel ^^^ ^ DlË '8^4'^^ éclaircissions cette affaire, par devant
ammmS^m'Z ^® ^"^^ "^^^ enfers... Ce disant, il étrei-
Mjl^rî^lTO B /wM gnait T'âi-tsoung, muet de frayeur et
^MM'I^^'^ iK 1jn ^^'^^^ ^'""® s"^"^ ^^^^^®- ~ ^'^"°p^
'i^ *^ vSS i^ -fet* ïfiC '^^ ^^ ^^^^ s'éveilla soudain e^ criant: Il y a
w S ± ^ ^ ^ ^^^ ^®®^ '^^ • *' y ^ ^^^ ^^^^ ^^* ••• ^"^^
© ^' W iR ^ ?Jê ia iSSf î* ^onol>a dans le délire. — Les femmes
fê ]ft ^ --* ^ ^ ^ ÏF et 'es eunuques étaient dans la conster
W> a '^^VKTfffflWj^ coutume, tous les grands officiere ar-
iEJl^MP5l$5l$lii J'ivèrent. Ils attendirent longtemps.
Sfi tir 'ë F^ ^ {^ ^^ Bffi^ Enfin on leur annonça que, r^mpereur
S/^to^^m^^ ^^^°^ malade, raudience était remise à
W ^ W ^^ 1^ W M m un autre jour. En même temps l'impé- 1
pH--fc:ggj^Pxk-^^ ratrice faisait appeler les médecins dn
B y^ '&Û IM "^ ^ li^ B palais. Les grands officiers inquiets at-
Mà '^ m Tm, w "vl At ^ tendirent leur, sortie pour les question-
^ H* n ^fi îi H fô> ^R ner. Le pouls de l'empereur est fort
M W ^h M ^ ifR OkM agUé, dirent ces praticiens. H délire
S m S "îî S' S tÈ ?5 ^^P"^« ^"'" ^ ^" "'^ ^°^*- ^'^'^ ^'^''•
'^ IM T^ Vtm î^'J 'K yPJ On verra dans sept jours s'il s'en tire. -
^^IÇ^'^^^i^ii ^^ paroles de mauvais augure, causé-
H T» ^ -fr- ë§ S" |-f IC ^^'^^ ^^^ graftds officiers une grande
-S *^ .^ S e P frayeur. Un instant après, T'âi-tsonig
^ ^ *3^J ^ É|J |{5û S^* "^ fit appeler Sû-maokoung, Ts'înn-choa-
J^ÙJi^^^M^ ^° ^^ Utch'eu-kingtei. Chers fidèles,
^ r HH M ^^• ^ ^ W ^^^^ ^^^'^' ^^^^ ^^^^^' ^'^** ^^^^^^ ^°®^
T3 ^^WJBfl]/t35T^5cW durant 19 années, sans que jamais per-
M^MWé^lSIX^—^ sonne m'ait fait peur. Mais cette fois
•??ÎS^ — PîtîJl^lH y^^ ^ affaire à un koèi. — Soyez trao-
S^« -rtr^ïS^ ^"^"^' ^^^ Tslnn-choupao; la nuit
mBMàW^f^Mm prochaine, utch'eu-kingtei et moi, noDS
^^Eêl^Êl'bt^C^ ^^'^^ garderons. Ce koèi sera bien osé,
^. *^^^ WW reur. — Quand te soir fut venu, les
S ^^^f^M^B^â^ deux braves prirent la garde du palais,
— 2Î2. — 309
^Wi^M^^JB^ en grand ct)stume de bataille, tenant,
"^ Wl ^ ^ SïSStJ^âS '"" °"^ massue, l'autre une hache. Ils
— •/&KtH^2^*^5K ne virent rien de toute la nuit, et Pera-
^ fln iM :^ ^. B lin ^ pereur reposa parfaitement. Le lende-
SE Hi IJ* ^ S IS X A "^^^'^ T'âi-tsoung remercia les deux bra-
"£i|^L^>-p--'^^^ ves, etlespriade contîaueràluirendre
T^ m l> lit w "w »t ff ce service chaque nuit. Maïs, au bout de
"iV; H^^li^:Affi^ quelques jours, il leur dit: Je ne saurais
PH Hc >l^> 'ffe "^ ^ ^ P^ consentir à ce que vous vous fatiguiez
Jîfefl^A-^^A'^iîi de 'a sorte. Je pense que votre image suf-
W W 4^ ^ ^ ."X M ^ û**^ pour me protéger. —II donna aussi-
— "* ^ M M A ê ^ '^ ^^^ ^^^^^^^ ^^ peindre les deux fidèles,
2^ TO B œ ®I TC V 14 ^^^^ ^" **^ étaient, avec casque et cùi-
IX. -W- a E9 =*^'i JE ^ Bv fasse, l'un avee sa massue, l'autre avec
^ ;^ M ^ ^ 'f^ ^ f g sa hache. Les deux images furent fixées
fâ J4I» 3$' ^ ^ fê ^â 4/* ^"^ *®^ ^^"^ battants de la grande porte
^ Ah S 5 *!• ffl !2 ^ "*" P^'^^^- Le calme continua de régner,
J£ M ïiS K ^ W l" "t comme si les deux braves eussent mon-
>rPISS2^TXI^^ ^^'^ ^^^^*^ ^° personne. — Mais voilà
"^ 'tea ^ ^ ^ ^ — - ^ qu'une nuit le koèi découvrit, paralt-il,
alH"^^^^ '^ P®^^® ^® derrière du palais. Ce fut un
^TT^M^f^f^Hi ^^^" vacarme. Les briques s*agitèrent,
. S PJ ^ ;^ ^llC dt ^ ^^^ ^*^^^^^ volèrent, et le reste. Sû-mao-
Sk ^ ^ -iâ» '^^ ^ ira^ ^ ^^^^9 proposa à l'empereur de confier
mf^WW^^BwXPs la garde de cette porte à Wéi-tcheng.
^ ^ '^ ^ ÏH W ^ P9 Depuis lors, elle fut aussi paisible que
^ .^ it ^ Ô «* ^ ^ôf ^^ P^*^^^ ^® devant. — Cependant, mal-
S '^ ra[ ffit M ^ m ir^ ^''^ ^^^ ""^^^ tranquilles, l'état de l'em-
:J^ m ^ ffR SŒ JS. ^ ^ pereur empirait. Enfin l'impératrice
^5g iR JS, ÎP ^ ^ >f* §1 convoqua les hauts dignitaires, pour
■ ^ ^ S ffi S* ^ ^^^ ^ recevoir ses derniers avis. 11 leur fc-
I?R ^ ziTC :xrc iS, LK ^ B commanda son fils. Puis on le lava, t)n
^ ^ >fc 4" W ïd H M rhabilla, et on attendit la fin. ^ A ce
Tft ip ^ n don gS :tC ^ moment, Wêi-tcheng présenta à l'em-
S ^ ^ +tt ^ ^ ^ ^ pereur une lettre. Prenez ceci, lui dit-
S S fffi SP ^ Kl -H:; Jl il. J^al aux enfers un ami. H s'appelle
^ P^ .^ K A -^ H JH^ Ts'oéi-kué. Il fut jadis au serviçe.de
S^ >W^ irfe M +• Bi ^ ^ votre père. Maintenant il est officier infer-
«I ^ ^ jT ^ ^ nal. Nous sommes restés en très bons ter-
^ ÎC Jv ^ '/î' iS * ^ mes. Remettez-lui cette lettre. Je pense
400
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^ ^ f^ iP ^ lit ^ t ^"^' P^** ^""^'^ 1*""*' ^"^^' ^* trouvera
I ^ ffl -ir Sft ï? :ii e ^ moyen de vous renvoyer sur la lerre. —
Ï^^SS^fï T'âi.tsoang piil la lellre, la glissa dans
ait:?KASi>B^flBM sa manche, et expira.
^.%^^M^im^ Il lui sembla quMI soilail du |»alaîs,
l54S*fryBl*MfH-^^ rappaieil des grandes cliassi's.
J^9^ T^iny "^Mj ^ é^ Puis, en pleine campagne, son train
^ Hé ^ i^ W § S M ^'^^^"0">l soudain. 11 errait seul, à
^ ^ ;> jtt: gK /J. 2P j^ P»ed, dans les hautes herbes,' et com-
•=? ^ ^ T? -4r- fli lu ^ "lençait à sinquiéter, quand une voix
J m 1^ VU ^^ i^ ly^ lui cria: Venez par Ici! - râi-tsoung
^'j il^ ïl^ ^ ^ ^ ^ -^ ^^»P^"^^''^- Un homme agenouillé au
IK O âï ^ ^ V^h K** ^ '^^'*^ ^" chemin, lui demanda pardon
i ^ ™.^ 2 ? ^ de ravoir fait attendre. - Qui êtes-
^Mé^W'^mi^^ vous? demanda l'emiiereur. — Je suis
^ ÎÎK ^ ffl è iê^ ^ un ^°^'^y^ parle juge du premier tribunal,
^ _! T ÏÏ ? ? S ÏT "^'^ »'i«^«nn»i' PO"»' vous citer, à cause
r* J^'^fit^'^du dragon auquel vous aviez promis la
^jÊ^M^^M^^ ^^*^ ^""^'^' ^^ ^'"' ^ ^^*^ exécuté. -
^>&ïAi^rtiJÇ}^:xnmL Comment vous appelez-vous? demanda
5'^752riÉ- T'âi-tsoung. - Je fus sur la terre, tilt
^ — \m m ^U"" '^ ^ l'autre, Ts'oéi-kne, serviteur de votre
" A ifil M A ^ »/^« ^ ^^^^' Maintenant je suis atlaché aux
^ :^ YH m tii-U^ ^ À *"^^"^"^ infernaux. — J'ai une lettre
^ ^ Ws J^A fm M^ wi i\! pourvous, dit T'âi-tsopng tout rassuré;
3 M MM^^^ iK HlJ ""^ **^^^*'^ ^® ^^^''® ^™* Wéi-tcheng...
B -^ ^ ^ *^ T: *K A: ^^ ^* ^^^^ ^^ ^^^^*"^ ^® s^ manche. -*
t 5 5 S S n Sî S Ts'oêi-kue rouvrit et la lut. Après les
»^ *T @ >MÎ ^ lÉI tO m formules et les compliments convena-
K ^ — ^g^^fîa bles, Wéi-tcheng priait Ts'oôi-kua, au
A -iz- 4m ïi^ 7^ tàk M.t^ "^"* ^® *®"*' ancienne amitié, de vou-
ïi^iw- loir bien faire son possible en faveur
1 /s* ^ S^ "tr ^ ff A de son maître l'empereur T'âi-tsoung,
^^ ^ -+» ^R ^ ^ et de le renvoyer sur la terre, après
B. #• IH: ^ 15* S ^ explications données. - Soyez tran-
^ W nù »^ *P& ^ Mi quille, dit Ts'oêi-kue, très sympathi-
I fi 53S [t| ? J fe ^ ^"^- J® s^»s ^"® c'est Wéi-tcheng qui
D *^ 1§! ÈH liM "iH ai ^ ^^^^^ ^^ dragon, et pour cause. Je
> m î^ m^ ^ /^ ^^^^^ pouvoir vous promettre dès main-
^ Sa IÇ 1^ IflL W 391 tenant, que vous relournerez sur la
51
402
— 92£. —
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^ ^\ S fë ^ 't' -t "^ X^vvQ^ - A ce moment, parut une
Ï^ H ^1 *7 H5 'S *^^^ Iroupede jeunes gens/vôtus de noir,
'^ -^ ™ J nP ^ 7K avec des bannières. Ils dirent à T'âl-
\\ ^ — W ut ÎS ^ ^ tsoung: Venez voir Yôn-wang, qui vous
p:. ^ «s :^ i^V iiiJ J5KI i^ ^.jj^ ^^^ ^^^j,^g^ d'aprôs^lo? sept lettres
dorées écrites en travers au haut de la
ISiBiK^T HWî^ P^''^^- T'âi-tsonng fut introduit, ban-
. .^ nières déployées. Dans la rue, il fut
arrêté par son père Li-yuan (détrôné
# ^ M SB ^ Bï W
3E Bel fi d^ ^ ^n ^ âtt P^^ '"')♦ et ses deux frères KiéB-tcb'cng
et Yuan ki ( assassinés par lui ). Il fallut
que Ts'oêi-kue appelât à Taide un k'pèi
noir aux longues dents, pour leur faire
3E ^ ÏE @ ^ ^ -H "^ lâcher prise. — Enfin on arriva à un
g^ Ba ;;jte nEl âfe^ ::^ >(|ïi à ^^''^nd palais, composé de dix prétoires.
I ^ ^ • ^ 5 ^ Les dix juges infernaux sortirent à sa ren-
LU Is] ^P iB ÎK 7C 3^ 2^ contre, et lui cédèrent le pas à l'entrée
3E 3E ® T ^ i ^ M de la grande salle. T'âi-tsoung s'excusa.
^_ - _ _ _ *^ ï'r»î AlA y%(lA n/-viin i»/\rkrlr»rk /•/\rv\rkfA . e\r\rv\
tr^^
J"ai élé cité pour rendre compte ; com-
ment prend rais-je le pas sur mes ju-
rU R^ # ^ f^ ïJî3 55B ®. ges? dit-il... Mais les juges firent tant
d'instances, qu'il dut passer devant, et
s'asseoir à la place d'honneur. Puis le
juge du premier tribunal s'étant levé,
iK ^K ^K jfc ^ ^ ^ i^ le salua et lui dit: C'est le dragon de
qpj-^jHtAgwH^^iî^ la rivière King, qui a porté plainte con-
^ ' ^ ^ ^ ^ ™^ ^ ire vous. Il prétend que vous l'avez fait
^3EJti>y^^l|^w tuer, contre la parole donnée. - Voici
^M TÇ âft ;^ W ce qui en est, répondit T'âi-tsoung.
Quand je lui ai promis la vie sauve,
j'ignorais que le Ciel l'avait condamné.
^ ii E 2i^ 7C fj ±
ffl M '^T :^ S4* ^ §1 ë^ ^^ PJ"s, mon ministre Wêi-tcheng l'a
^3E 3P P'â ïfiî -ftfl h "/r ^ décapité, sans que j'en susse rien. Je
^ S Y I !±1 -^ ^ ^ ne puis donc pas, en justice, être tenu
^: ^ t|l| "S* -pt W ^^ pour responsable de sa mort. — Nous
i!l ^ ^ ^ï IM W ®f "^"^ ^" doutiojis bien, dirent les dix
qr ^ -y -fc, iir -^ ^ juges; aussi avons- nous déjà fourré le
^ ra ffiL 2 d^'sigon dans la roue de la niétempsy-
^ ^ «fe W S ^ W cose. <:ependant, à cause du bruit qu'il
iOi . — 239, —
'M^4^^.^mm^^Mwnmmn
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mimmHH^m^mmmr^fi^
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— in. — 405
UJ Kll il ^ ?Ë ï -^ :fc ^ ^^*' ^^^' "^"^ ^^'^"^ ^^ ^^"^ ^^^^'''
B^ ^ âli ^ 4H W At '^^ '^^"' ^" ^^^" *® *^^"* "^^' Veuillez
IW ^ ^ wj W -g* w TTC nous excuser de vous avoir causé ce
^ISW'^iC'^'H^lii cJérangement. Nous allons voir mainte-
jft "1>'î'*^3S^^lit "^"^ ^® ^*^^ ^st écrit de vous. Ts'oèi-
flîi TO ^ :JP 9U ]®t ^ llffi kue alla chercher I»! livre, et l'ouvrit à
M 46 ^ 9 ^5 M XTC ^ *^ P^^®- Q"®*'® "® ^"^ P^^ ^^ surprise,
^k ^ >!Ï^ ÎTrt "fi^ >&" ^r "V ^"^"*^ ^' constata que 13 années de
^ ^ îA^ B-ï- -S S régne seulement, étaient données à T'âi-
3aE 3b im ^ ^.!^ "^ ^ tsoang. Il saisit vite un pinceau, chan-
^ :fc éW >K^ iX 3^ #• geale — un en £. trois (33), puis porta
M . i;i* ^ ^ __^ ïffî M OH '^ '^^"^^ ^"'^ j"g^s. — Depuis combien
^^ ~^ "ï Œ E9 TT K^ d'années régnez-vous? demandèrent
^^ 5> ^ "^ ]^ flX ^ *^ ceux-ci à T'âi-tsoung. -- Depuis treize
^ 'îâ 1^ ÏS SI M Ê^ iC ^"^* *" ^'^""^ dirent les juges, vous
^^ _1 ^ -^"^ /:j^ ^ avez encore vingt années à vivre sur la
S bM 1^ pq ^ 5^* nJ^ jg terre; nous allons vous y renvoyer. —
:^ ilfc â ^I J# ^* ^ ^ T'ài-tscung remercia. - Les juges
/fcëSiJÊ'^itmrrîlW chargèrent le Ts'oëi, et un certain
^ S S S Sl '^'^^^°' "^"^ ^^ reconduire. Avant de
nvi 1S W HU ^fc ^ 4* Piendre congé, T'âi-tsoung demanda
J?i ?l l§É itfc ?l ^ "W* i^ ^^ ^^' ^^^^*" voulait aussi du bien aux
S-WtW i25tCîC^^I "membres de sa famille. Oui, dirent les
^ISUl^l^ig^;^ juges, à tous, excepté à votre sœur
@ Im :3' ^ 'S ^ ^ ^ cadette. — Que pourrais-je bien vous
1^ TJTC , ^ 4î|t rr.] -Qr -jj offrir, pour vous prouver ma reconnais-
I ^ «1 f^ Ai ^ r' sance? dqmanda T'âi-tsonng. - Nous
LU ^ m" ^y B "^ ^ 5(B manquons de mêlons, dirent les ju-
^-^] ^ SI B^ ^ iU ni 1^ ^^^* "" ^^ ^^"^ ^" enverrai, dit Tem-
'S ni" B^ ^M" ^ '^ «fc^ -4- Pe»*enr. — Puis on se salua, et T'ai-
m^^ tsoung sortit, le Tchôu guidant sa
iM S |> >î^ 1^ ^ ^ 3E marche avec le petit drapeau qui sert
7h ^ ^%Ê- W" tÊ BÏ\ nk ^ ^ guider les âmes, et le Ts'oéi marchant
1^1 H «B 1?^ ^r iL m m ^^**''*'^''^ P^"^' '^ préserver de toute
1^ >Ci fPt 1^ -AV î^ :3v tfl? agression. — Ce n'est pas par ce che-
^ — % ^ ^ j|$ \{n ^ "^^*^ ^I"^ j^ ^"^^ venu, remarqua T'âi-
'S^ffilffSt#^R'f9 tsoung. - Sans doute, dit son guide;
ra es Ifvj- :^ M- 1^ Uj i— aux enfers, on entre et on sort par deux
ré^ ^ — '>êîtlitLTjS voies différentes. -Bientôt T'âi-tsoung
406
T*âng Tdi-tsoung assailli par les prêtas.
. ^ 2%%^ — 407
Ift^^lîBTMËlfelXl ^P^^^*^^ '^^ fameuses monlagnes yïnn-
:*: M^ 21 •^ ^ ^ ^ chan, clôture des enfers. En passant
^ S VI . ia 3SA c^ yS prés des dix-huit étages infernaux, il
iftJ^^^|^>felS^ entendit le bruit des supplices et les
B^ :^ ^ ^ ^ ^ Jï A ^"^ ^^^ suppliciés. Puis une escorte
wt ^ ^ '^ 2^ ^ ra» 5 ^^ satellites koèi, munis de bannières,
5R E JrB ' 1S2 ^ îS ^ se présenta, pour le conduire au pont.
T #"-0 X JE ^ 19; *S ^ II vit le pont d'or, le pont d'argent, et
^2fe fô" :& >Btt ibC ii\ W îIK *^ P^"^ ^*^ misère, entrées des voies di-
^ B r3 ^ ^ L|l *^ SI) verses de ce monde. Après avoir franchi
ftr ill — ^ "^ t' 'Li^ ^0 *6 pont d'or, l'empereur passa devant
B^ KH* isS fS: ^1 ^ "/C 1ê^ '^ PO^^® ^^ '^ ^^'*^ ^^s prêtas, suicidés
S^SÎ^2^ffl 09 lues. Là il faillit lui arriver un mal-
5IC i>^JlB1^>I^PÏC heur. Soudain des voix crièrent: Lî-
T5l5iSltTR§*ÊX^ chettminni Voici Lî-cheuminnI (petit
^C ttil vè :éfe -<â^ en ^ **iB '^^"^ ^® l'empereur ). Et une foule de
^iwl-S^^^ f^^ P^^^^^' horriblement mutilés, lui bar-
>I> 'Si *S 1k9 ® -^ Jtt J rèrent le passage; âmes des soldats tués
^É '^ jîn Jfe ^ ^ ;& ^ dans ses guerres; âmes des suppliciés
ni SbT ^/ft ^ V m ^^ \U "^»sà mort par son ordre. Tous cri-
^*^ Pg IR ^ JL -^^ 1"J UJ aient: Rends-moi ma vie! et cher-
^Ci^ ^ ^î@ W Im ^ ^ lêU cbaient à le saisir. — Secourez-moi!
^ 3L 5^ W SI ^ ^l ^ ^^^ T'âi-tsoung à ses deux guides. —
SiiS5S a 5"? Pas moyen, dirent ceux-ci; il faut par-
J^ 50 2^ ^ ^ ^ B x^ lementer, et acheter le passage. — Je
^ ^ Vil M ^ "^ ♦§! Éë '^'^^ "^" apporté, gémit l'empereur. —
g -nj ^ yi ti* 5^ llf" T ^"'^ ^^*^ '^^ tienne, dit Ts'oêi-kue.
^^^^i^JB- ^^"^ pouvez tirer d'ici une traite, sur
"~* SR ^ T^ vè, yvL Œ 5T 'e banquier infernal Siâng-leang de
5^H^jE^$^^^ K'ài-fong-fou (Heûe-nau). — Bien vo-
:feîj Sî^ ^ -JUS: >«. ili ^ lonliers, dit l'empereur; et il signa la
1l!f/«^^/V1W-Û'l-Ul«J tj-aite. — Alors Ts'oéi-kue harangua les
S^ SÇ >fe >S Îï5 ^ ^ f ^ prêtas. Si vous laissez passer, leur dit-
4^. Jlt ^ A ^ Ag ^ -^ il, il y aura des sapèques pour vous.
&L l BH ^ -5^ ' ^ "^ L'heure de la vengeance n'est pas en-
W y^ «^ Or J!C Wt "~" fê; core venue. T'âi-tsoung doit retourner
;§ [|Ê 1^ ^ ^ ^ ^ ^ sur la terre. H vous fera de plus faire
W >^ flK lhS= Î7 iS A m "" ^'"^"^ ^^^'^^^^' P^"^ ^^^^'' votre dé-
AC /J 7314 ip^ ,/^ >^ / > t^ livrance. — Les prêtas satisfaits llvrô-
M^MWt^^^^ rent passage. - T'âi-tsoung hàla le
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^^MM^Ml^B P^"' "^^^ se comprend. EnÛn il arriva.
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avec ses deux compagnoDs, à la roue
^ ^^ ^ de la métempsycose. Adieu, lui dit
^i^IfltiSl'M^^ Ts'oêi-kue; n'oubliez pas votre dette...
Wl fê '^ ^ ÉK i^ ^ ^ ^^ ^* l'engagea dans le secteur des no-
œSSsœ-^SS ^''^^ personnages. - 11 parut à Pempe-
Vi ^ JS^ f9 m ^^ m W reur, que son autre guide, le Tchôu,
iS5'5iF^I^-^-¥"1® ^® faisait monter à cheval. D'une traite,
Zt T Ba Ê& 'ffi ^ $ll -il^ '^ cheval le porta au bord de la rivière
-5»! ^ ^ ^ T^ 2b ^^* ^^''^^ ^® '^ capilale). Comme Pem-
^ Wl ^ ^ h ® T ^ pereur s'arrêtait à contempler la ri-
^^ ^ 1G ^^ ^ M ^ ^^^^^' ^^^^ ''heure, vite! dit le Tchôu,
tu -^ M9 D^ i^ iM ^ iâ^ et il le jeta à l'eau. — A ce moment, à
JELJS: m ^W? if^J yr^W la capHale Tch'âng-naii, tous les hauts
?ï ^ ^Jt^ Wi tè "^^ f^ ® dignitaires ch'ils et militaires réunis,
*fc J&i *& X^ >5V @15 Jft lïï s'apprêtaient à introniser le prince im-
25SSi.S5ÏS P^"^*- ~ Attendez encore, leur dit
'K S 5W l# ^ as BD ^1) Wêi-tcheng; Tàme de notre maître re-
— ' ^ t% ^ ^ 5î^ ^ ^ viendra certainement. — A quoi bon,
B7& -S SE ® vS HT rfc ^>'*ent les autres; le proverbe ne dit-il
'^ ]K S^ J^ -/^ ^ 3E pas, que l'eau répandue ne se ramasse
^l^lHSMiS^i^JHÔ^ P^s» et que l'âme dissipée ne revient
3F ^ 7f i/^ il^ lÈ # ^ ^^^* "~ ^^ discussion s'échauffait,
V ^ îw im /A "T* -S* ^ quand des cris sortirent du cercueil
iK^ 1±: flii 5R 1^ l> « ^ impérial. J'étouffe! j'étouffe! criait
XM ^ â i K 'B| § !?'3 T'âi-tsoung. — Au premier moment,
SS ^ [^ Mi ^ "4^ ir ^ répouvante des ofticiers et des femmes
^ ^ ^ '^ i ^ w ^"^ grande. Beaucoup s'enfuirent. Le
"ta ^'J Sx 3E M aP rT >S hun Utch'ÇQ-kingtei, plus brave que
^ fë Jt ï^ â5 ^ "Èif T ^^^ autres, cogna le cercueil en disant:
i^ H 41^ ^ ffl 86*^-^ Restez tranquille! N'effrayez pas les
a -^ ^ ^ ™ ^ "^ ^ gens ! Dites ce qui vous manque, et on
^ftjRpSlilT^^ vous le donnera. — J'éloaffel criait
1- ^ > ^i& S^ -h* B\ T'âi-tsoung. — Vous voyez bien qu'il
■^ "T fift ^ ^ ^ ei Se ^^^ ressuscité, dit Wêi-tcheng... et sai-
St ^J ^ 3C» *^ ^J m wW sissant un instrument, il fit sauter le
^^^^^^^H couvercle du cercueil. — Je respire!
*H ÔT SE 'M "^ fDl ^ T ^*^ T'âi-tsoung, en se mettant sur son
m te-/a*^^^^ ^^^"^' ^"^ ^"'^ sauvé? — Nous tous,
« 1& f^ J^ JL i^ ^ Jl s'empressèrent de dire les courlisans,
52
kiO
— 93^2, —
m 1 -^ m m u m ^ m it '^^^ n T é^.
± 3E 5^ T m ^ m m m ^ ^"^ ^ ^'^ ^'^
■ikmm'^f^m^ù:^! it t ^ ^ ^ m§
i^m^m^ M mm m sii? ^a ^p. ^ n *
?E-^A^b B :^ wl m m m n m ^ n mi
^ rfi p M #' A « m T 4^ ^ ïs M m n
m m m m wc m m iK ^ ± m m m m ^
X n ^ ^^^ ^ ^ m ^ ^ 1 ± ^ m Ml
— Î2S, — 411
Uk l^ ^ (^ \ Jt i^ revenus de leur frayeur. — Quelle
t- XA\W ^/h &i 1A m m ^^^°^^»'^- gémit T'âi-tsoung. J^ai failli
ïB '^ ^ S ^ I^J ^ A ^^^"' «P^ n<>y®'' ^ans la Wéi. - Wêi-
WÊ W UX ^ ^ r^ M i^ tcheng fit appeler les médecins, qui lui
I^ « iM^ ^ mT a! Xi ^ administrèrent des calmants. Puis' on
HH SI a^ fi& flft -F ^ MV lui fil prendre de la nourriture. Enfin
j^ O S. f^ ^ ^ ffï ^ on le mit au lit. Celait le soir du troi-
Iffi P# i* !^l M ^ ^ ai ^*^°^® ^^^^' *^^^"*^ ^^ ^^^^^'"^ ^® ^^"
1^ w TOr ^y ^ R fiv :»m âme. La cour s'empressa de déposer le
^ ^ ^ ^^ t% ij^ Ç^ deuil. — Le lendemain de grand matin,
3^ ^ T IL ^ W W WI ^^"^ '^^ fonctionnaires se présentèrent
i^ BK TcbC *^ ftS ^ ^ ^ ^ l'audience impériale. Assis sur son
Vh B|) 5K H^«ffl ^ îS ^ trône, Tempereur leur raconta en dé-
^ M ^ fS^ m ^ Wi ^' ^^'' ^^"^ *^® ^"' **^^ ^^^*^ ^'*"^® durant
Hat A 1^ s gH P Jsfe _. ^^^ ^'*^*^ jours de son absence. Puis il
ÂwSram^Bfe ^^"°^ *^ '*^^**^^ ^ ^® nombreuses fem-
yv :^ 3l flR 1 J ® §fe ^ ines du harem, gracia beaucoup de
i& W^ ï ^ ^ ^Ê Wt iPi condamnés, exhorta par un édit solen-
Tbc ^^ /gl 4fr tn ;*; a J^ "®' ^out son peuple à bien faire, or-
^"^2.- donna que Utch'eu-kingtei irait à K'âi-
JlL ÏÏ5 H ^ ^\ ^ ^ W 'ong-fou traiter avec le banquier Siàng-
^ ^XC Sp "T ^ ^ -— j^ leang, et qu'on cherchât quelqu'un
m-^ W'V± f^t^m m infernaux.
^^ftft'^ASF^'^^ Quelques jours plus lard, un cer-
^ ^ :±u ^ r^ "^ ^ ^ ^^^^ Liôu-ts'uan se présenta pour faire
*^S^vM ^^^ celte dernière commission. C'était uu
^ ^ ^ T 1^ IX OX "^ brave homme, très à l'aise. Pour quel-
^ JM ^ ^ ^ ^ ^ W^ ^^^^ ^^^^ ^^ blâme dits à sa femme
j ^ ^^ ^ -rjj Âjfc fs ^ Lî-ts'oeilien, qui avait donné ses bijoux
y^ ^ Sr /W y u ^ Uu ffi à uu bonze quêteur, celle-ci s'était
M^M^\Êk^^% pendoe. Sea deux petits enfants ne fai-
sant plus que pleurer, Liôa-ts'uan
désolé résolut d'en finir avec la vie.
Ayant appris que l'empereur cherchait
^J "^ ^ ^È ^ ë ^ "° messager pour les enfers, il s'ofl'rit,
^ % ^ 4^ i^ S {*^ ?^ ^"^ agréé, prit le panier de melons sur
2l P^ w -Ï! ^^ ^^^^' ""*^ ^^" ®*'^*^^ ^^ ^^" viatique
^ 1 J ^ (S 3C T >H1 1^ dans sa. manche, et s'empoisonna. Peu
41-2 — i22. —
^^JSi^5R-©T 7^ d'instants après, son âme arriva, te
jM; 4u J- V -t :^ PS ite '"^lons sur la lête, à la Porte des
^WlA>^iEISJî^ morts. — Qui va là? crièrent les gar-
Wl ^3E^Aitf3E^. des. — Melons de l'empereur T'âi-
;>grJg;^PP; 'î^M ^«^^'^^ff P^^"'' ^^* **'X joges, répondit
^ ^ '^ "Y iSî YTfl in ro ï'iô"-^»'"^*»» q"i ^"^ aussitôt introduit
w W& W /l^ 3m1 10 >*"^ :^ avec honneur. — Il présenta ses meloos
^^ilIy^^'W^^ et son ordre. —Les juges fort contents,
•^ ^ yCi^ td^ ?H* /i «te -+- Jouèrent T'âi-tsoung à pleine bouche.
^ Fî w^ IW ia 1« >ffi "V Puis ils demandèrent à Liôu-U'uan,
^ ni lE M ^J"^ ^ Jt T^ qui il était, et le reste. Celui-ci leur
@6 WA Wi ^ J^ fÊi ^ ^ raconta que sa femme s'était pendue,]
"*^ J- Sll ^? & A^ ^ HT que ses enfants pleuraient, etc. —Nous
^ • ^!l ^ Œ HîJ ^ dt te devons une récompense, dirent les
m^E^^^^^fc^^ juges; et ils donnèrent ordre de cher-
rirt ng ^ -T* *m ^ T H3 cher aussitôt le koèi de sa femme. L*eD-
^-g^^^^^24 ^*'®^"^ ^^s deux époux fut tendre. -
Sï^^^SRaB lïHu Cependant les juges ayant consulté le
-J^ 5R ^^ IM' S *Sj* -^ 5K grand livre, découvrirent que le destin
±»n Bif ^n ^^ ?3^ j*^ d^ '^ur accordait, à tous les deux, une vie
jëj fli) ¥U ÎH >^ tS jli très longue. Ils confièrent donc les deox
iB.3E^®]ÎEilIt^® âmes à qn satellite infernal, avec ordre
^ ip 66 # |ij 4^ JK ^ t ^'\ ''^,T^"l'' '''' ^f ^T^' ^"'
^^ 4^ ^ 6;^ ^ T ro >W^ ' â™6 de Liôu-ts'uan rentre dans son
^ iS ^ 5^ ^ J :^ ^ cadavre encore frais, dit Tén-waag au
^^Sî^^JKi^^ satellite; et que Tâme de sa femme,
^^^^B^JS.IQl'HI ^^"^ ^^ cadavre est décomposé, entre
^ aS ^ ^ ^ ^ I 2hi ^^"s le corps de la sœur cadette de
M m- ^M^ Mi m T'âi-tsoung, dont l'heure a sonné. -
gjZL^S-^ra^^ Bien, dit le satellite; et il sortit, emme-
>7l ^ Se tîl ff BK ^ ^^^ "^^^ '^^ ^^"^ âmes. — Un tourbillon
yv ^ /B» m ^ Sli ^ 5?^ de vent glacial, transporta les trois à 11
^B^l^^l^^^lg capitale Tch'âng-nan. Le satellite
lif'ftfc'K^'^ 11k ^ ^ poussa l'âme de Liôii-ts'aan dans le
î tPSI u -^-^ :^s^ prétoire où son corps gisait encore,
m±TAmm
puis il pénétra, avec l'âme de Li-ts'oei-
^^^J'^AcTVA^S? lien, dans le gynécée impérial. Là,
^ iW -^ T ^ tW: ^^ R^ soudain, la sœur de l'empereur, U-«-
ying, s'affaissa sur elle-même. Le sa-
tellite lui avait arraché Fâme, et mb
222. — 413
^ISII^^^^ffîf? celle de Li-U'oeilien à la place. - Tout
ft^i^±mm
le harem fut en grand émoi, cela s'en-
tend de soi. On s'empressa autour de
sMïR^^ïE^'^^ la princesse, on courut à Timpéralrlce,
'S "^ ï ^ ffi é^ in T °° avertit l'empereur. Celui-ci mur-
^ ^ ^ ^ ^ ^ ii^ ^ "f^o^a: On m'a dit, aux enfers, que le
^^9<rHlIÎE^a^M destin ne lui veut pas de bien. - Mais
iÊL >^ S^ ^ 1^ ^ ^ ^ ^^^^^ ^"^ soudain la princesse recom*
^ ^ ^SÛ S^ ^ Mk >^ /-tu ™^"Ç^ ^ respirer. Ne'pleurez plus, dit
^ M ^ 4^ -iT II i'empereur aux femmes; elle revient à
W ™ s; 1^ W A :^ W la vie; ne l'effrayez pas. - Et s'appro-
îj^- ^ -=6 A d^ ^ ^ ^ chant de la princesse, il lui prit la
aa^ fflfe ^ TT ^ :â* ^ nr ™^*"» ®^ ^"a: Reviens, sœur, reviens! —
w ffiR w" dS «S *T* — • j1 LiôQ-ts'uan, cria la princesse, ne cours
iÊ ^ ^ ^ ^ ^ ^ y^ pas si vite, je ne puis pas te suivre. —
^l^R^#iîn8tlBl^ ^*'® délire, dit l'empereur; sœur, re-
r!^ ^ d^ 3^ "" S m ^ garde donc, c'est nous. — La princesse
H'HfRRfT^UlM ouvrit les yeux: Qui êtes- vous? dit-elle
^jlt^^^ââP^iE ^^"^ effarée. Lâchez-moi, s'il vous
^ -^ — /fiB A "^ ^ >çc P'^^^- "" ^^ suis votre frère Teropereur,
•i^-^ — TSm^^JyK dit T'âi-tsoung; calmez-vous! - Elle
^^^[U^lâ^flgfiîîit est bonne, dit la princesse. Je m'ap-
*^ "^ M fâi^^-^pT P^*'® Lî-ts'oeilien. Mon mari s'appelle
 5SSSSS^ Liôu-ts'uan. J'ai deux petits enfants. Il
y\ ^ #5 1^ lliSl ^% flii IBT y a trois mois, je me suis pendue,
^ *(& sS W) ^ ^ ^ A& ^P^^^ ^°^ dispute avec mon mari. Dé-
^ R^ @ 7 (^ ^ BI ^ sespéré par les pleurs des deux petits
dnt-S^^^^ orphelins, mon mari a porté aux enfers
^ h3Ë@?ÊS.»W 1^ melons de l'empereur. Tén-wang
'^P^^iP'fôl^J^^ °®^ ^ renvoyés sur la terre. Mon
H[j- ■ jKm 5ft -/r au ^/j Ait "^ari marchait devant. Je n'ai pas
Wirsl^WlihVi^vBi pu le suivre. En courant après lui, je
^J f\ î^ B* :Sïl 1^ ^Ij iil suis tombée. Voulez-vous bien lâcher
"it ^ "EC i& i^ ti T SE Daa main, malotru ! — Est-elle devenue
£^»A^^mL^ ^^"«^ «^ ^"""""^^ râi-tsoung; et il
f^ ^ iSk ™ vt Ma '^ ^ fit appeler les médecins du harem. —
TC ^ââ^yjR^'tfc A ce moment, on vint lui annoncer que
^ idl ^ -Ir "Mi "^ -fr 3ÎR I«iôu-ts'uan qu'il avait envoyé aux
^ S ^ rf? ^^^^^^ ^^^^ ^^s melons, était revenu,
B$ ^ lA ^J^ ^ 5*c ® ^ et demandait à rendre compte de sa
414
— 222.
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^ iE 'li^ "S* H 3E ® ^^ commission. — Stupéfait, Tâi-tsoung
Itt in ffifr 2ft >^ "ôT •ât M ^"* donna audience sur Je champ. --•
mW^ m y^ ^i « *» j'ai porté les jnelons, dit LWu-ts'uan.
^i^^ËM'Q'lBli^ Les juges ont dit beaucoup de bien de
^ ÏÉJ ^ >K ^ ^ E T> ^^"^' ®^ ™'^"' chargé de voqs remer*
^^^^fttt^/^:ft:-J« ^'®'*' ^^°'' ""^ P^^"^' ^'^ ™^°^ ''^°^"
:ë 3çTV 3Pj ^ ÎRÇ 1/F tfc ilB ma femme suicidée. Je l'ai perdue ea,
Hià 3S ^ )§ 'il? ^ IM ^ route. Faut-il que j'aie du guignon! —
St !ffi laT ^ f^3 dâl -^fe — • Q"^"d >* ®"^ entendu ce récit, l'empe-
»5S-S!^^^R4ç ^^^^'^ commença à entrevoir la vérité.
•©•TÊMïNcBEM^S Yên-wang ne Ta-t-il rien dit, au sujet
*r P^ ffic ë ^ ^J ^ /^ ^" ^^'^'^^ ^® ^^ femme, et de celui de
^^ — masœur?d6manda-t-ilàLiôa-t8'aan.—
Il a dit au satellite infernal quelque
X ^ ^ :^ ^ fel # t-
^ T SU :^ )§ fî ^ X „.. ^_„„
=g î^f^i^l^JË^w chose de ce genre, répondit celui-ci. —
^ ^ .. - — Viens, dit l'empereur; et il conduisit
Liôu-ts'uan au harem. — De loin, ils
. _ - .- entendirent les cris de la princesse,
'ftfe^59JS3Ê>^îM^ ^^^ prises avec les médecins. Laissez-
^ iHc^ *ër >fiïr ifô^ "Éâ* ift "^ ™^* tranquille avec vos drogues! J'en
"^ ^2 • v? -^ ^ ^' ^^^^^ ^® ^^"^ ^® brouhaha 1 J'aurai la
^ ^ ^ jÊ T^ ift 'Ê î?| jaunisse dans cet appartement où tout
^ ^ >?! 3^ ^ ^ >î^ ifr est jaune (couleur impériale)! Laissez-
2fl! 1^1-7 ^ @ V^ H^ /^ ^ ™^* retourner cjiez moi, où j'aurai la
^^KWM^M^lKt pai^î Làchez-moII Lâchez-moil - Le
Édl ^ ftfi» ^ ^ 5^ S "^ harem était sens dessus dessous. T'âi-
gj r gg ^ -là» ^ SS :in. ^ tsoang appela d'abord la princesse en
^S S ^ 1^ ^a "^ ^^ présence. Reconnaltras-tu ton mari,
M'P :^ t# # 1# "(^ i5 lui demanda-t-il? - Si je le recon-
^jH^^^^^J^^ 0^1^*"»'^ ^^^^^ 1^ princesse, après de3
j^ -sîï- /H :a ôn ftfi ffi jâi années de mariage, après que je lui ai
aÈ 5t W ^ B|4 KE jg* S. donné deux enfants? - T'âi-tsoung
— "^ ^ fis W ift 5E fll| appelaliiôu-ts'uan. Dés qu'elle l'eut vu,
$& 4^ ^ m^ 7 ^ ^ ^ la princesse se jeta sur lui. Pourquoi
^ ^.-î .^ ^ "5 2 ^ è ^^'^" marché si vite? Pourquoi m'as-tu
Wk "fT i^ 3E ^ ^ |ïj "P^ laissée en arrière? Je suis tombée. Ces
^^'^ISJ^^i^ j^ malotrus m*ont ramassée. Us me cas*
^ ^ W? ^ S f^ BK ^ ^^'^^ ** ^^^^* ^^ °'^ i5omprends rien.
^ ^ W 5^ JH I^ flft ^ Emmène-moi bien vite! — Celte fois ce
^ — ^^^V^^yL fut Liôu-ts'uan qui fut ahuri. C'était
m — 2«2. _
Bm^mm'^z^^^i^iBmmmtii
--^Mmmmm^-r^izm^^itn^
^^^itilftôîiT^AJB^^^KAiffi
i^^iÊi^M^nmn:mmHm's^w
#^f&^i^ïieftfÈ^ïm^**i
tfii^-mmmmm^mi'^mmmmiii:
mmmm^m}^m^«^^^mmiSLâ^
mmm^^mîm.^pimmm'^'^n
mi^!^umi^mmi^t'BMicm±WB
mm'^mM^m^.^mm'B^^mu
mwr^mMm^È^mmmmmmmn
*P^ifiimigêlS:aT^ = âti®lljft
mmm^^^\ïim^.^mmmMsïu
m m n m m m B m mm m ± "f- m ^ i^
mm.n^m-^m^r-'^mmt^mmk
3^m^mmmmmm±^i^^m^mn
mm%^mm'nm-a:T^.MU^^^
^^^m^nAm-iÈiiiiSLvnw±M
m m m ± ii^ m M. È^ m m ^ jè Èii m w ^
^iîk^m=kimm^wtm^nmu0t
m^nmmm^m^îÊit^mm^M
mstmnm^. ^miMm±.M:mm^
mmmmmm^z-ù^m^mmt
'&^^^f^^^W9^B^m=Eïïim^^^
mmmw^^f^mmm^^m^^^&
^^^m^m^^m-Ê^i^Mm^n
mmH^M-i^Amm^^^^tni&
mmi>Jinmm-$^i^i:kmmm^^
jtmm^i xmmmmM.n^ Jàm^
222. — 417
^F ^ & ^ ^ "M ^ ftft ^^ fomme Li-ts'oeilien, qui ]ui parlait
en la personne de la piitJèesse Lî-u-
XJI-I *9&^ "iXt IB W ^^ «-J 1^4 ying, — L'empereur qui avait compris,
Jâ. ^ ^ ni WC tÈ ^ Ë^ '"' ût la théorie du cas, lui donna sa
Ait ^ ^ 'bl^ ^ & jm ^Mi ^^"^ ^" '"^ rendit sa femme, comme
^^&m^^^m ^^**® voudrez, avec toutes les nippes de
^ ^ M M SW ^ î^ Sm la princesse pour elle, et diverses f*i-
^L iS^ ^ ^ isf ^ Itfi iW ^®"*^^ p^"'' *"*• ■* '^*"^'^' ^"'*' *'*^^ *^^""
« /Ai -Tfi •k: ^jl ^ ^ n reusement, Thisloire de Liôu-ts'nan
2! S ^ S ^ S ^ S ^^ ^« ^«s melons. - Il nous reste à
Wl ^ ^ W ^ ^ 3^ W raconter ce qui arriva à Utch'eu-kingtei
dttL , ^^ fiSlfc **^ 3E ^ ^ ^ K'ài-long-fou. — Après qu'il eut
^g« i "nT e -^ iVi îh ^ longtemps cherché le banquier Siâng-
^^ H ^ -/p «51 ^ 9& leang, il apprit qu1l n*y avait dans la
T^ H^ S ^ W ^ HR* flk gr^i^de ville, qu'un homme portant ce
nom. Il tenait un thé. Sa femme ven-
a§^ ^& 'œ /m OA- t^ BiV ^^^' ^^^ faïences. Leur profil, à tous
S ^ W w Ml ^ Œ RK les deux, était employé tout entier à
^^ ^ ^ ^ ^ îlS ^ ^ payer aux bonzes des prières et à briller
^ & '^ ^ *^ M '6S ^ ^" papier-monnaie pour les morts.
.^R 3Cr H a£ >S w iU^ ^iC Pauvres en ce monde, ils étaient très
^fft i* i9E j^ -^ fS^ i^ W riches aux enfers, où ils avaient placé
mTsuûiZ^H
tout leur avoir. Quand renvoyé de
l'empereur se présenta chez eux, suivi
de toutes les notaWlités du lieu, avec
Wi SB ^ ^ ifc ]ÎSS£ ÎS 1^ ^^^ charretée d'or et d'argent, le mari
T-JiHAB^^^vSVS ^^** femme atterrés, ne surent d'abord
uSn ^ fa Rj w H3 ^. ^ leur dît Utch'eu-kingtei avec bonté.
^ ^ X s i3> ^ ^ '^ L'empereur, votre obligé, vous renvoie
ce que vous lui avez prêté. — Comment
aurions-nous prêté à Pempereur, nous
^^ j^ "^ W "Sf /h ^ ^ qui n'avons rien? dit Siâng-leang
^ f^ J£ ^ ^ âfl ^ P^ Comment accepterions-nous votre or
^ a j^ "^ «^ ^ d^ '^ ^' votre argent, que nous n'avons pas
nu .Œ œ h 1^ «. j@ W^ gagné? — On s'expliqua, et tous com-
J¥ ^ âl âtl M W ^ ^ prirent qu'aux enfers ou avait prélevé
tW* qC yfl^ « & ja* ag Jif la rançon de l'empereur, sur les méri-
Juj 7v -t ^ :S "Qf SP TIm tes déposés par Siâng-leang et sa fem-
•^ l§ ifct ^ fijî ^ :ê ^ me, en enjoignant à T'âi-tsonng de
53
418
iD ^ ^ iiS ^ ^ 1^ ^ ^^^^ restituer sur la tBrre. Mais il M
>ûw^f!MtiS^i4^"r*e* impossible à Utch^eu-kinstei, de leor
^ Jp^Wim ^^ V ^ faire accepter même une sapèque, da
j^'^^f&iM^tlft>S ^^^^^^ envoyé par Temperean Force
-kiî Wl ^ 4>k \W ^^4& "^t ^^^ ^^ ^^^^^ d'envoyer un courrier à la
m^SS-à^iStt capitale, pour detnander à Tâi-tsoimff
mmmw^^l^^ ce qu^ll fallalt faire. - Grandement
^MMWtlSiMàtfyM ^^'^^* r^pereur ordonna de donner
mmw'^mmMm
Targent aux bonzes de la xUle qui pos-
t* -is. j^ -M* > cédait ce rare couple, à ^torge, pew
•Ê^KîSMnHSî ^^x» ^® convertir toute la somme ea
X]fc^'ftft:S^^^ bonnes œuvres, pour le rachat des
♦^ ^ ^ ^ «fc ^ fl Jf ^^^^^' ^ c^^^^ occasion fut construite
tTC^W — m 'm m m à Kài-long-loa la pagode 6iâng-ko«o-
lBlitiâilf^^^^l't& '®^' ^^^^ ^^ chapelle commémorative
^y^-Ml-^^ P I^M ^^^^^^ ^^^ épouxSiâng, et ses ciaquas-
ÎjSSS^S.^ ^® ^^''^^ ^® dépendances. La stèle de
lAWSJsWîilTpTgf fondation porte le nom de Utch'eii-
^:^ — ^j|»^/m T kingtei. — Quand l'empereur Tâi-
^14^^ IHM-dk*'^^ tsoung vit toutes ces affaires si biea
•g^UlJeCpm^Hl'ag: terminées, il fut on ne peut plss coa-
U^^^^^Um tant.
— ^StifiSAfîtW voyez TH page 1548 s^.
^%;nâ:itB9^%nr;sia Le Lecteur aura renaarqttét 9Wt
BD ^J I Hf ^ ^ f& Se ces histoires, leurs thèmes sont peu
f^^&iM,^^i^^ nombreux. La somme de ces thèmes,
^ V- ^ *=^ Mî B "S tft ^st le système esquissé dans Tlntro-
M "^ -^ duction. Les centaines de. textes dont
Hhîâ^'^fl^TïS^T^ je dispose encore, n'ajouteraient à ce
~*^^SSL^'AitStiSL ^y^'^™® aucun trait nouveau. Je m'ar-
+ m±^#^?E^ réteraidoncùù.
419
Table
des principales matières.
Let^ chiffres resToient au numéro, non à la page.
Aldddiia, 198.
Ame. Informée des choses de ce moo-
dé« et s'iatéressantaux siens, 99,
100, 209. — Extériorisée, 1, 23,
24, 27, 28, 78, 110, 128, 129,
134,148,171. — Evoquée, 30,
31,32; 51. — Extraite, asservie,
70, 95,. 158, 160,^ 164. — Dis-
sipée, 5, 168. — Adhérente aax
ossements, 153, 172. — Ame
vengeresse, 6, 20, 21, 22, 47, 49,
54, 87, 92, H2, 120, 122, 162,
201, 207, 208. — Voyez aussi
les articles: Char de l*ânie. Deux
âïnes. Double. Faméliques. Morts.
Possession. Résurrection. Suici-
dée. Vampires.
Ama de Fâme. Tsién. 163.
Ames des Tiscères, 33.
Animaux. — Le faon, 59. — Tortue
chénn, 196.
Animaux méi. — Le mouton, 85. Le
bouc, 149.
Arbres méL — Cerisier, 192» — Sau-
le, 193. — Sophora, 193.
Char de rime, 142, 143.
Ciel. — Sa justice, etc. 2, 7^, 35, 44,
51, 90, 188, 213, 216, 217,
218, 222. — Visite au ciel, 206.
ConstellationB dupées. Le garçon-
fille, 17.
Crâne. Voyez Squelettes.
Déesae du halo, 191. — La Tisseuse,
135.
DesUn, 84, 170,191, 210, 213,214,
217,218,219,222.
Dette payée. — Par réincarnation,
le poulain blanc 61, le veau noir
175. — Par la ruine, 72, 101,
176, 198.
Deux âmes. — 182, 183. — Les deux
étudiants, 9. — Le grillon, 171.
DÎYination, présages, 30, 38, 171,
196, 218.
Double, 25, 26, 27, 29, 82, 95.
Enfers. Descente aux enfers. — Les
500 rebelles, 8. — Le sous-préfet
de FOng-ton, 14. — Le kinnara,
83. — Koàn-yinn, 95. — Les
sept décapités, 162. — Les verges,
220. — râi-tsoung, 222.
EuTOûtement. -^ Vengeance du de-
vin, 50. — Conjuré par les Muta-
tions, 128. -- Chambre nuptiale,
157. — Les bobines de cheveux,
158. — Les sept poupées, 159.
Fi^éliquetâmes, prêtas. — 179,144,
145, 178, 203, 222.
Figures méi. — La tortue-fille,
104. — Tortue portant stèle,
136. — Cheval de pierre, 136. —
Enfants de pierre, 136. — Pou-
pées funèbres, 140. — Fâog-
MO
siang-chea, 441. — Poupées
d'or et d'argent, 165.
Figurines magiques, voyez Envoûte-
ment.
Fông-choei, voyez Géomancie.
Foudre. — Le soldat, 2. — Le novi-
ce, 7. — Le secrétaire malappris,
14. — Protestation entendue,
74. — Le remplaçant, 103. —
Carreau dérobé, 105. — La sage-
femme, 152. — L'adultère assas-
sin, 188.
Génie du lieu. 44, 88, 94, 115, 147,
181,203,204.
Génie de la yille, 16, 18, 52, 72, 88,
101, 108, 163, 172, 173, 181,
186, 203.
Génie du mont T'ài-chan, 94, 219.
Génie protecteur privé, vrai 82, faux
149.
Génies de la porte, 122, 222.
Géomancie, 147.
Hautement, voyez koèi et yâo-koai.
Inconscience après la mort, 1, 212.
Incubes, .succubes, 79, 82, 104, 121,
163.
Juges infernaux, 8, 83, 101, 170,
220.
Koàn-tf, 14, 35, 79, 89, 90, 108,
111,144,180,220.
Koân-yinn, 95, 197.
Koèi. Ils ne projettent pas d'ombre,
i^b, — Effet que produisent sur
eux, le souffle 45; le vent 186,
210; les pétards 77; les sonneries
155; le chant du coq 125; la
hardiesse 199. — Koèi mariés 91,
lascifs 106, s'amusant 111, gour-
mands 76, jouant 55, buvant et
se vengeant 127. — Le fils du.
koèi, 135. — Grand exorcisme,
koèi embouteillés, 221. — Koèi
faméliques, 203, 222. Bien noar-
ris, ils se tiennent tranquilles,
205. — Football 494. Lutins
195. — Histoires diverses, 137,
144, 145, 150, 178. - Voyez les
articles: Ame. Faméliques. Morts.
Possession. Suicidés. Vampires.
Loups. Le vieillard, 65. — Le garçon,
66. — La virago tongouse, 67. —
La louve épousée, 68. — La vieil-
le louve, 75.
Magie, maléfices, 4, 35, 64, 69, 81,
93, 96, 97, 102, 128, 129, 134,
147, 148, 154, 158, 159, 221.-
Voyez Envoûtement, et Tâo-koaL
Maladies méi. — La peste, 123. —
La malaria, 124. — La pilule des
huit venins, 164.
Mandarins infernaux, 18, 108, 170,
186, 209. — Voyez Juges.
Méi. Voyez Objets. Animaux. Arbres.
Figures. Maladies.
Métempsycose, 6, 8, 19, 53, 6i,
108, 119, 162, 166, 175, 182,
183, 184, 185, 210, 222.
Monde inférieur, voyez Enfers.
Morts guerroyant, 3, 167 ; adminis-
trant, 207, 212; enseignant, 26,
170; lascif?, 106; s'amusant, lli,
195; se promenant, 125; deman-
dant des services, 168, 169; se
vengeant, 127, 176, 209. — Voya
Ame et Koèi.
Objets méi. — Le câble, 36. — Ob-
jets incendiaires, 37. — Le tra-
versin, 38. — Le balai, 43. —
Bois pourri, 46. — Le plumeau,
123. ^ Poupée de filasse, 177.
421
Œuvres méritoires, 214, 215, 2^16,
217, 218, 219.
Pétards et bronze, 77, 155.
Possession, 172, 204, 207.
Pygmées, 130.
Réincarnation, voyez Résarrectioo,
et Métempsycose.
Renards et renardes, 56, 57, 79, 80,
81,86,114,151,174.
Résurrection, 10, 19, 35, 53, 58, 60,
109,119,173,222.
Sang de chien, 50, 79.
SateUites infernaux, 10, 70, 71, 93,
109, 126, 161, 163, 178, 209,
219.
Secret de la conscience, 54, 82.
Spiritisme, 51, 72, 90, 116, 117,
118,203,211.
Squelettes et crânes malfaisants. —
12,132. —13,39,40,41.
Sublime Souyerain, voyez Ciel.
Suicidés.-Noyés, 42,44,100,169.—
Pendus, 45, 46,99,187, 204, 215,
222. — Voyez Ame, Koèi, Faméli-
ques.
Snttie, 166.
T'âi-chan, 94, 219.
Tch'éng-hoang, voyez Mandarins in-
fernaux, et Génie de la ville.
Tchoûng-k'oei le protecteur, 98.
Tigres, 62, 63.
Tsién, âme de Fâme, 163.
Vampires, 11, 15, 73,107,113,120,
131, 133, 138, 139, 146, 155,
156, 166, 189, 200, 202, 211.
Viscères changés, 64, 170, 217.
Wéi-t'oao le protecteur, 51, 156.
Yào-koai, 34, 48, 77, 82, 93, 98,
121, 127, 180, 190, 194, 199,
221.
Errata et Addenda.
Page 6, douzième siècle j(c ^ f| IB,|transposez au dixième siècle. L'ou-
vrage a été refondu au seizième siècle.
J'ai utilisé un très petit nombre de pièces antérieures au huitième siècle,
pour mieux illustrer le système. — A ceux que ce genre de littérature. inté-
resse, je conseille Tétude des trois collections tS If ffî par -î; Jlf qua-
trième siècle, JC ^ H SB par ^ BJ^ dixième siècle, 3f IIF tt P^r IS S
dix-huitième siècle, qui en résument la substance.
La photographie qui fait face à la page 301, a été prise dans le temple du
Génie de la ville de Jj|^| )|S Sienhsien, galerie de gauche. Les autres images
sont tirées de divers tracts populaires.
L.W.
SINOLOGIE.
IMPRIMERIE DE LA MISSION CATHOLIQUE A SIENHSIEN:
S. Couvreur S. J.
Œayres.
Grand dictionnaire clanlque» par cUdi»
1080 pages io-4% 1904.
Petit dtetlonnalre,. pardefs, 736 pagei ia-8*,
1903.
Dictionnaire f rancalt-clilnats, seconde édi-
tion,, livrable en 1909.
Les Annaleiy double tradnaion et notes« 406
page&in-8*, 1807.
Lef Odei» double traduction et notes, 580 pages
in-8% 1896.
Les Riti, double traduction et notes, 1654 pages
in-8*, 1899.
Les Quatre Livres, double traduction et notes,
756 pages in-8% 1895.
Choix de documents, double traduction,
4* édition, 568 pages in-8*, 1906.
«<}Ulde de la conversation, traocals-an-
glals-chlnois. Huitième édition, 456 pages
ia-32* eblong, 1901.
L.WIegeTS.J.
Collection des Rndimeots
Langage parlé, y B da Nord.
Grammaire. Phraséologie. Toars ettocstioai.
Dialogues. Deuxième édition, 1513 pages in-16*.
Narfatlons populaires. Gompiémeot daTotime
précédent. Langage courant. Troisième, éditioa,
785 pages.
Morale et Usages. Complément des denx Toloaci
précédents. Langage des sectes. Deixièffle èi-
tion, 548 pages.
Langue écrite, ^ fg ortgttial.
Mécanisme. Phraséologie. lOS pages.
Etude des Caractères. Leçons étymologiqsef d
triple Lexique. Deuxième édition eorrigée e(
refondue, 854 pages.
Textes historiques. Sommaire de l'histoire cki-
noise, depuis l'origine jusqu'en 1905, avec texte:
2173 pages, 85 cartes, tables; en trois TotuBO.
Textes philosophiques. Sommaire des sotioti
chinoises, depuis l'orignie jusqu'à nos joors,iicc
texte : 550 pages, en denx fascicules.
S'adresser
à Tientsin, procure de la Mission duTekêu-li S.E.
à Stianghai, procure de la Mission du Kiàng-nan,
à Paris, librairie E. Guilmoto, 6 rue de Mézières.
à Leipzig, librairie 0. Harrasowitz, U Querstrasse.
mit.
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UNJVERSITYOFCALIFORNIA, BERKELEY
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